dimanche 19 avril 2015

C'EST UNIQUEMENT LORSQUE LES HOMMES SE METTENT EN MOUVEMENT POUR ECRIRE UNE NOUVELLE PAGE DE LEUR HISTOIRE QUE DIEU SE MET DERRIERE EUX

Disons franchement et une fois pour de bon ceci: 

Cela nous énerve - et le mot est faible - lorsque certains viennent dire "Dieu va le faire", "Dieu ne dort pas", "Dieu combat pour nous", "Inch'Allah", "Ayons confiance en Dieu", "Dieu n'abandonne pas son peuple" ou tout autre propos du genre, lorsque face à nos difficultés, des appels à nous organiser, à prendre nos responsabilités devant l'histoire...nous sont adressés ou lorsque nous sommes interpellés sur tel ou telle situation qui requiert notre Action. 
Dieu n'intervient pas aux côtés, encore moins à la place des groupes humains désorganisés, dispersés et refusant ou faisant semblant de ne pas voir leurs réalités et les capacités qu'ils ont pour pouvoir les affronter. C'est quand un peuple constate son impuissance sans pour autant se donner ou sans pour autant vouloir se donner toutes les peines de les soigner pour résoudre les équations liées intrinsèquement au séjour terrestre qu'il délègue ses responsabilités à un Dieu hypothétique, représenté par cet homme blanc, à la barbe blanche et en tunique blanche dessiné dans « Réveillez-vous! » des témoins de Jéhovah, et qui n'a que faire des "Nègres" qu'il aime tant pour les avoir laissés être colonisés, pillés, humiliés après avoir été menés sous la torture et les coups de fouets sur d'autres terres, capturés, enchaînés et exploités dans les pires sévices qu'aucun autre peuple que ce Dieu n'aime pourtant pas tendrement comme les africains, n'a subi.
Quand les hommes se mettent en avant pour penser, jour et nuit, les solutions de leurs problèmes, en se donnant toutes les peines de les mettre en application, Dieu est derrière eux! 
Non, Dieu ne fait pas l'histoire! Les hommes résolus, décidés, organisés et combatifs, oui!

KPOGLI Komla

samedi 18 avril 2015

LA COUR SE RENOUVELLE!

La stratégie de conservation du pouvoir par un système tyrannique obscur lui impose l'obligation de renouveler, autant que de besoin, la cour. Plus la cour s'élargit, plus le tyran tend vers l'accomplissement de son "destin" planifié par "Dieu qui donne le pouvoir!"

Depuis plusieurs années, Gnassingbé 2, conseillé par de vieux briscards avec à leurs têtes les Charles Debbasch, Edem Kodjo, Barqué et autres, a développé patiemment la stratégie consistant à faire venir dans sa cour quelques jeunes loups. Le recrutement de ce nouveau personnel continue d’ailleurs. Il s’agit de renouveler les collaborateurs et les courtisans et de dissimuler ceux qui avaient servi sous son feu père, relégués au rang de conseillers de l’ombre ou purement et simplement écartés. Les despotismes obscurs ayant le talent d’user leurs courtisans recrutés à grands frais et de les jeter comme du citron après en avoir recueilli le jus. Si on peut dire que ces jeunes recrues n’impressionnent pas trop la population, on peut néanmoins constater qu’ils apportent à Gnassingbé 2 des idées…machiavéliques, de l’énergie et surtout leur image dont il a grand besoin dans la phase qui la sienne aujourd’hui. Ces jeunes loups, le costume taillé sur mesure, le verbe néolibéral acquis dans des universités occidentales ou locales, savent parfaitement manier la langue de bois et savent vendre leurs produits avariés et pourris en les couvrant de bons et séduisants mots. Certains parmi eux savent s’emparer même de certains sujets de fond tels que le Franc CFA qu’ils critiquent à souhait. Ce dédoublement parfaitement exécuté a le mérite de brouiller les pistes et, au passage, de grappiller quelques soutiens ou d’amoindrir quelques critiques dans des milieux dits de Renaissance africaine.

KPOGLI Komla

vendredi 17 avril 2015

LE PEUPLE PEUT MANGER CE QUE L'OPPOSANT JURE SUR SA BIBLE OU SUR SON CORAN N'AVOIR JAMAIS MANGE, NI EN PLEIN JOUR, NI LA NUIT.

En demandant aux populations d'aller prendre les cadeaux électoraux du RPT, les "opposants", véritables analphabètes politiques et incapables de saisir la stratégie des apparences dont se contente largement le système tyrannique héréditaire au Togo, rendent un immense service au RPT qui a juste besoin des images de la foule présente rien que pour prendre ces cadeaux pour prétendre à l'adhésion populaire suscitée par Gnassingbé 2 et prétendre à sa victoire dans les urnes....Aussi, disons que l'on ne peut conseiller une pratique aux autres sans être soi-même un pratiquant. Les « Opposants » tels qu’ils se nomment, prennent-ils de l’argent et des cadeaux offerts par le RPT et Gnassingbé 2 ? Ils jurent sur leur Bible ou Coran que non. Jamais ! Dès lors qu’il s’agit d’eux-mêmes, les « Opposants » ne disent plus que l’argent et les dons distribués par le RPT et ses ménestriers appartiennent au peuple et donc mangeables par tout le monde, sans crise de conscience. Immédiatement, ils leur reconnaissent une paternité souillée. 
Faire manger fièrement aux gens qu’on veut diriger ce que l’on considère soi-même comme souillée ? Bizarre ! Interrogatif ! 
Ah ouiiiiii, j’oubliais : le peuple, qui a les intestins de cochon, est protégé contre la souillure, tandis que « l’Opposant », ne faisant pas partie du peuple à qui appartient en réalité l’argent du RPT, lui n’a pas l’antidote du peuple. » KPOGLI Komla 

Pour aller plus loin, lire: Togo: Quand Jean-Pierre Fabre apprend aux populations sinistrées le double langage. http://lajuda.blogspot.ch/2015/03/togo-quand-jean-pierre-fabre-apprend.html

16 avril 2015
KPOGLI Komla

lundi 13 avril 2015

QUELS MYSTÈRES DE QUEL PRESIDENT DE QUEL PAYS?


Photo : Capture d’écran réalisée sur Republicoftogo.com
Nous ne perdrons pas du temps sur Jeune Afrique. C'est connu: François Soudan et ses Ben Yahmed, père et fils, sont des griots qui font vivre et prospérer leur Jeune Afrique, qui est toujours jeune depuis sa naissance en 1961, en faisant du polissage aux tyrans les plus obscurs d'Afrique dont les palais sont très souvent leur salle de rédaction. Passons!

Notre sujet c'est Gnassingbé 2 dont les deux traits caractéristiques principaux sont: se moquer des togolais et jouer sur les apparences, qui, seules comptent à ses yeux. En effet, notre homme déclare, après avoir raconté bien d’autres balivernes, dans Jeune Afrique N°2831: « A bien y regarder, on ne me reproche qu’une seule chose : ma filiation, assure Faure Gnassingbé. »

Sur ce point précisément, il ne faut pas avoir peur et tenter de se cacher sous des phrases alambiquées du type : « Ce n’est pas une affaire de personne ». En ce qui nous concerne, très clairement oui, nous faisons partie de ceux qui reprochent à Gnassingbé 2 sa filiation. Il faut l'assumer. Car, sans cette filiation, il ne serait pas là où il est actuellement. C'est au nom de sa filiation Gnassingbé que Gnassingbé 2 se croit être en droit de prendre de façon sanglante et terroriste les togolais en otage après que son feu père l'ait fait durant 40 ans. C'est au nom de sa filiation que Gnassingbé 2 se pense en successeur dynastique qui n'a que faire de ce que les africains du Togo pensent, sentent, vivent, disent, veulent et décident. 
Mais, il n'y a pas que cela que nous lui reprochons. Gnassingbé 2 fait partie de cette "élite" africaine, continuatrice de l'entreprise de démolition de la société africaine entamée par les razzias négrières et la colonisation directe qui en est la suite logique. Dans le but de perpétuer le rôle assigné aux territoires d'Afrique dans l'économie mondialisée, Gnassingbé 2, continuateur de l’œuvre de son père, est pourvu d'une d'une mafia locale, portée par des raclures du type Charles Debbasch, alias Koffi Souza et imbibée de la pensée capitaliste/socialiste ou communiste (I?) adossée à une armée-milice dont le métier est de réprimer toute contestation de cet ordre cannibale ne pouvant survivre qu'en travaillant de toutes ses forces pour que l'Extraversion de toutes les ressources soit la règle de base de cette société qui, d’ailleurs, n'en est plus. Ainsi, Gnassingbé 1er + Gnassingbé 2, c'est : 50 ans au pouvoir au Togo, au moins 50.000 morts directs par violences militaro-policières, Assassinat de Sylvanus Olympio puis retour du Togo dans les escarcelles de la France, au moins 1.000.000 de togolais tués de diverses manières (crimes économiques, maintien du Franc CFA, coopération-suicide, absence d'infrastructures de base de santé, absence d'eau, délabrement mental collectif savamment entretenu...). Tortures + Maintien des frontières coloniales + Ecole coloniale + Maintien et promotion de l’agriculture coloniale + braquages électoraux incessants + Opposition et populations soumises à un terrorisme permanent + Sabotage de la culture africaine.

13 avril 2015
KPOGLI Komla

samedi 11 avril 2015

LE PAIN!

Parmi les pièges qui sont tendus à l'Homme sur son parcours terrestre, le pain est le plus puissant, le plus redoutable et le plus destructeur. Pour le pain, l'esclave peut vouloir rester esclave. Pour le pain, le frère peut vendre son frère. Pour le pain, les esprits peuvent se perdre et perdre la raison, allant jusqu'à soutenir l''insoutenable qu'au fond d'eux-mêmes, ils rejettent. Pour le pain, un homme peut se transformer en courtisan le plus prolifique, travaillant constamment à travestir les faits et à habiller de mots lénifiants le pire des mensonges en vérité absolue, et vice versa. Pour le pain, des hommes sont capable de se dégrader, de tuer l'avenir de leurs propres descendants. Pour le pain, des hommes sont prêts à saboter leur peuple, à tuer leur propre peuple, à s'engager dans des alliances les plus nocives pour leurs propres congénères. Pour le pain, des hommes sont capables de montrer qu'ils peuvent rivaliser avec les animaux inférieurs. Pour le pain, des hommes sont capables de priver les leurs de liberté, de dignité et de perspectives d'avenir meilleur. Pour le pain, on combat les combattants de la liberté et du redressement collectif.
Plus le pain triomphe, plus les hommes accordent leur attention au pain, moins bien se porte l'homme et moins il est préoccupé par la nécessité de faire société.

Quand le pain monte, l’homme s’abaisse et la société s’affaisse lentement.

ÔÔÔÔÔ Pain, malgré ton air neutre et insensible, et aussi par ton caractère incontournable et transfrontalier, que de crimes sont commis, soutenus ou couverts en ton nom!

KPOGLI Komla

mercredi 8 avril 2015

QUAND LA JEUNESSE DU TOGO ASSUMERA SES RESPONSABILITES HISTORIQUES, UN NOUVEAU JOUR SE LEVERA....

Si la jeunesse togolaise, dans sa majorité ou dans une minorité organisée et agissante, avait, avec méthode et courage, un tout petit peu le sens de l'histoire, le sens de ses responsabilités historiques, elle n'aurait même pas pu accepter que Gnassingbé 2 et ses soutiens intérieurs et extérieurs soumettent le territoire du Togo à cette nième tragi-comédie électorale après 50 ans de règne du père au fils. La jeunesse togolaise aurait compris depuis longtemps déjà que c'est elle qui a les clés du drame colonial que les africains du Togo subissent depuis si longtemps. Cette jeunesse aurait compris que, seules son organisation et ses actions sous la conduite d'un leadership radicalement nouveau qui a pris la peine d'aller, avec justesse et courage, à la racine des problèmes et théoriser les solutions idoines, sont les clés. Pas dans des appels à une tyrannie soutenue de l'extérieur à des bonnes manières, pas dans des appels mécaniquement répétitifs d'une fameuse Opposition quémandant des réformes, pas dans des supplications populaires adressées à une tyrannie qui, par définition, est obscure et fondée sur la tromperie, pour des élections transparentes. Surtout pas dans l'espérance naïve et automutilatrice que des organisations internationales de la pire espèce comme la Francophonie vont déboulonner pour les togolais une des tyrannies les plus obsolètes du monde.

Quand la jeunesse africaine du Togo se mettra debout, de manière organisée sous un leadership avisé et radicalement lucide, les bases aussi bien de la tyrannie des Gnassingbé et de leurs alliés, que les commerces des opposants affairistes qui tirent leurs marrons du feu qui dévore les togolais depuis lors, seront détruites et une nouvelle société réintégrant d'abord les valeurs culturelles africaines, verra le jour pour le bien de tous ses filles et fils qui ne devront plus jamais retomber dans les travers précédents, car construisant des institutions solides et adaptables.

KPOGLI Komla, S.G du MOLTRA

PAS BESOIN D'ADMIRATEURS A DISTANCE, MAIS DES COMPAGNONS.

Nous ne cherchons aucune couronne particulière, mais nous voulons contribuer au devoir du redressement collectif.
Nous ne cherchons pas des admirateurs, mais des compagnons de lutte.
Nous ne recherchons pas des J'AIME, mais des gens qui dépassent le virtuel pour s'engager avec nous, au MOLTRA.
Nous ne cherchons pas à être des prophètes de quoi que ce soit, mais des acteurs de la Renaissance du peuple noir, dominé depuis si longtemps.
Nous ne courons derrière aucun trophée personnel. Car, il n'y a pas de trophée personnel quand on a son peuple dans les profondeurs de la souffrance, de la dispersion et du suicide suggéré.
Certaines personnes donnent l'impression que nous les appelons à "travailler pour" nous. Nous n'appelons personne à venir cultiver notre champ personnel, car nous n'en avons pas.
Quand on naît au sein d'un peuple qu'on retrouve à terre en venant au monde, l'on ne cherche pas à changer de peuple. Démarche, au demeurant, illusoire. Au lieu donc de vouloir changer de peuple, il faut chercher plutôt à donner le meilleur de soi-même pour relever le sien, le redresser afin de lui faire retrouver la place qui est normalement la sienne dans la marche du monde.
Celles et ceux qui comprennent ce message, qui sentent qu'ils ont un devoir envers notre peuple d'hier, d'aujourd'hui et de demain nous rejoignent.

KPOGLI Komla, SG du MOLTRA

dimanche 5 avril 2015

AFRIQUE: DU DEVOIR DES AFRICAINS DE REDRESSER UN CONTINENT ENTIEREMENT CHAMBOULE.

Reconfigurés* progressivement par les divers peuples qui les ont dominés depuis l’Egypte pharaonique, les africains sont engagés dans la voie du non-retour du renoncement à soi au VIIème siècle avec l’islamisation avancée de leurs terres. Avec l’avènement des razzias négrières transatlantiques au XVème siècle, les africains ont touché le fond du renoncement à soi.


Du matriarcat, la société africaine est devenue patriarcale. Du pouvoir fondé sur des chartes sociales en étroite liaison avec les ancêtres et les problèmes à résoudre dans le présent et dans l’avenir, l’Afrique est passé à une nouvelle légitimité calquée sur l’absolutisme royaliste du type occidental. D’une terre non commercialisable vouée une agriculture orientée vers les besoins intérieurs, l’Afrique est passée aux cultures intensives d’exportation. Transformés en collaborateurs et en messager-consommateurs par leurs différents conquérants, les africains sont pourvus de nouvelles religions, d’une nouvelle morale, de nouvelles institutions, de nouvelles langues. Ainsi, renoncent-ils lentement mais sûrement à leur propre génie linguistique qui se trouve ainsi relégué au rang de vernaculaires incapables d’être modernisées, et donc condamnées à une mort lente. Pour preuve, les parents africains laminés et refaits eux-mêmes, brillent de fierté de savoir et de faire savoir que leurs enfants, ignorant leurs langues maternelles, ne parlent plus que l’arabe, le français, l’anglais, l’espagnol, le portugais, plus actuellement le chinois.
Nana Christian ESTROSI IV, Roi des rois en Côte d'Ivoire....

Habillés par l’industrie étrangère, beaucoup d’africains ne s’estiment « grand quelqu’un » qu’en costume-cravaté. Aussi bien la fameuse élite au sommet que le petit paysan qui, le dimanche, assiste à la messe dans son costume acquis dans la friperie à un prix mille fois moindre qu’une tenue localement confectionnée, chacun érode petit à petit jusqu’aux spécificités vestimentaires, ne serait-ce qu’en tenant compte du climat tropical.

Inscrits de force dans un premier temps, puis de leur plein gré à l’école coloniale d’où beaucoup sortent « bardés de diplômes », les africains jouent parfaitement leur partition dans la consolidation de l’occidentalisation du monde. Devenus l’élite, construite de l’extérieur pour remplacer la gouvernance authentiquement africaine qui a fait ses preuves dans les phases historiques les plus brillantes de l’Afrique, ces nouveaux africains moulés à l’aune du projet colonial global vont constamment violer la société africaine pour l’obliger à se débarrasser davantage de sa personnalité. Cette élite a ainsi le fondement de son pouvoir dans l’entreprise de démolition de la société africaine engagée directement par les maîtres eux-mêmes dont elle est la continuité. En travaillant activement à effacer les traces des ancêtres africains, cette élite fabriquée de toutes pièces a égaré le peuple noir à qui il ne reste donc plus qu’à imiter platement les autres jusqu’à en devenir les instruments dans leurs desseins.

C’est l’Afrique entière qui se trouve chamboulée dans sa conception des choses. Ainsi, est-elle passée d’une civilisation qui, comme toute autre voulant maîtriser ses pas, doit Etre avant d’Avoir, à une civilisation qui veut Avoir avant d’Etre.

Ceux qui veulent que les choses changent, si c’est vraiment leur désir, ne peuvent plus continuer à vouloir avoir raison les uns contre les autres dans une ambiance de détestation cordiale ou d’indifférence. Dénoncer, chacun dans son coin, ne suffit et ne suffira jamais. C’est pourquoi, nous sommes obligés de réunir les énergies disposées à aller dans le même sens sous un leadership nouveau et responsable pour engager la lutte pour la reconquête de notre espace confisqué et détourné vers la satisfaction des besoins et projets qui, non seulement ne sont pas les nôtres, mais qui sont surtout contre notre progrès collectif. 

Nous l’avons dit et redit : les grands changements historiques, avant d’être l’affaire de la masse, sont l’œuvre d’un noyau d’individus à l’esprit vif et actif. C’est ce noyau qui, par sa force de conviction et d’entraînement, vulgarise les solutions mûrement réfléchies et théorisées, et pilote la lutte jusqu’à sa phase finale de la reconstruction, tout en s’assurant d’avoir suffisamment préparé de nouvelles générations aptes à continuer et à perfectionner, si besoin, le projet. Ce travail, comme on peut le voir, est des plus compliquées des entreprises. C’est pourquoi, il ne peut être laissé dans n’importe quelle main qui va le couler dans la légèreté et l’immobilisme. Il s’agit de remettre l’Afrique à l’endroit, de la remettre sur sa voie naturelle de progrès d’où les africains ont été détournés, de faire asseoir sa modernisation sur ses valeurs culturelles préalablement tamisées, de lui construire des digues pouvant recueillir tous les flots continus venant de l’extérieur et d’en opérer un tri pour ne retenir que le positif. 

Il s’agit de lancer résolument l’Afrique vers la grandeur dont elle a toutes les potentialités. Ce n’est pas en cherchant continuellement à se rogner les pieds pour les faire entrer de force dans les chaussures qui leur sont taillées de l’extérieur que les africains redeviendront des acteurs de leur histoire. Au contraire, en agissant ainsi, l’on se prive de ses propres capacités créatrices intrinsèques et au bout de cette démarche, c’est la défaite assurée. 

En janvier 2012, nous écrivions qu’avec un leadership éclairé et courageux, les peuples les plus médiocres ont pu faire des bonds dans l'histoire, que nous devons abandonner l’attitude typiquement négro-africaine qui nous pousse à haïr, à détester et à isoler celles et ceux de nos enfants qui sont lucides et capables d'imprimer un rythme de marche adapté, et qu’il faut renoncer à la conviction que l’homme noir n’a pas d’ennemis, malgré les faits historiques évidents prouvant que les africains n’ont ni amis ni alliés dans le monde, et qu’enfin les africains doivent cesser de croire de toute leur force dans les religions d'autrui et dans un humanisme internationaliste qui combat les mêmes prédateurs à leurs côtés. » Nous confirmons ici ces propos.

Pour conclure, gardons les deux clés essentielles à l’esprit: prendre conscience de la gravité de la situation et organiser la lutte à mener sous un leadership radicalement nouveau et n’obéissant pas aux critères de l’extérieur. Le MOLTRA est dans cette perspective.

* La reconfiguration est la réorganisation des connexions entre les unités d'un système fonctionnel complexe, lorsque certaines sont supprimées et que de nouvelles unités apparaissent.


5 avril 2015
KPOGLI Komla
SG du MOLTRA

Web : http://lajuda.blogspot.com

samedi 4 avril 2015

QUI VA RESPECTER UN PEUPLE QUI A ABANDONNE SA CULTURE POUR UN MIMETISME BOVIN ET ILLUSOIRE?

Imitation de Jésus Christ dans les rues de Lomé (Togo)

Perdu dans un monde où il ne sait plus s'orienter, l'africain ne sait plus à quel Saint se vouer. Trempé jusqu'au cou dans la fébrilité et l'impuissance dans un monde dont les règles - fixées par les plus forts car mieux organisés pour atteindre des buts préalablement définis - sont impitoyables pour les peuples dominés, dispersés, désorganisés et incapables de livrer le combat libérateur, l'africain se débat dans l'imitation la plus ridicule qui est le trait de génie d'un peuple qui refuse absolument de se voir tel qu'il est pour devoir faire tout ce qu'il doit pour se redresser. Dans cet art vil et émasculateur, il faut dire que l'africain est premier sans ex-aequo, ni deuxième. Dans le jeu de l'imitation, seul peut-être, le caméléon, animal pour qui le mimétisme est une question de nécessité existentielle, ferait mieux que "l'homme noir", qu'on appelle d'ailleurs (faussement!) Homme de couleur, dans les sociétés occidentales. Réinventé par l'homme blanc pour ses besoins depuis au moins 3000 ans maintenant, l'africain fait tout ce qu'il peut pour ressembler à ses inventeurs ou pour obéir aux critères fixés par ceux-ci. N'ayant quasiment jamais honte de se couvrir du comble du ridicule, l'africain fait et fera tout ce qui est en son pouvoir (de faiblesse) pour se donner des identités qui ne sont pas et ne seront jamais les siennes. Ainsi, est-il condamné à vivre (sauf s'il se reprend effectivement) dans l'errance, l'infertilité, le déshonneur et la déshérence, car coopérant à l'assassinat de son propre être.

Une des manifestations les plus courantes et les plus frappantes du mimétisme chez un peuple étant son refus absolu de s’assumer et de se définir, les africains préfèrent s’affirmer et se lire par le truchement d’autrui. Parviennent-ils donc à esquiver leurs propres blessures pour ne sentir de peine que pour celles d’autrui. L'africain actuel ne peut plus nier, avec son visage minable, d'être une fabrication des différents peuples qui l'ont colonisé jusqu'ici. Peuples dans lesquels il se retrouve parfaitement à chaque occasion. Parfaite incarnation du visage d'autrui qui l'a recréé pour ses besoins, l'africain porte sur ses épaules les peines de ses fabricants. Si la croix de Jésus ne repose sur ses frêles épaules, ce sont les versets coraniques qu'il répète platement qui saturent sa boîte crânienne. Il ressent même les malheurs avant qu'ils ne surviennent à ses fabricants. Malcolm X avait, depuis longtemps, identifié ce caractère chez des noirs, lorsqu’il parlait de l’esclave domestique qui pleurait lorsque le maître pleure et dit Nous avons mal à la tête lorsque le maître souffrait des maux de tête. Face à ses propres douleurs et celles de son peuple, le noir reste un monstre froid. Silencieux comme une carpe et indifférent comme un sapin de Noël en plastique. Se soucier de son peuple, de son pays, de la renaissance de l’Afrique est le dernier de ses soucis.

En dehors de la répression brute, le colonialisme utilise d’autres outils plus doux, imperceptibles pour la majorité pour briser la résistance ou, en tout cas, pour retarder la prise de conscience des africains. Il s’agit entre autres des médias (BBC, RFI, France 24, CNN, Vox of America, Deutsche Welle…) dont les africains en raffolent, car se disent-ils ainsi civilisés en les écoutant, des séries télévisées, des sectes et autres loges maçonniques qui mystifient les plus crédules, de l’école coloniale, du catholicisme colonial, du protestantisme le plus éculé, de l’évangélisme born-again destructeur, du business associatif qui appâte avec des miettes de fonds et financements des esprits qui manifestent des signes de compréhension, des ONG prétendument humanitaires paralysant toute imagination locale et consolidant l’extraversion, des centres culturels français, allemands (instituts Goethe)…faisant des africains qui les fréquentent des amis de ces cultures au détriment de la culture africaine, des institutions telles que la francophonie qui structure patiemment mais résolument la jeunesse africaine en la dotant des CNJ (Congrès National de la Jeunesse) et le Commonwealth promouvant les langues des pays qui les ont pensées aux fins de conserver et renforcer les liens entre les métropoles et les colonies…

Ainsi donc, il y a toujours des descendants de pharaons qui déclarent que leurs territoires est 1er producteur mondial de cacao, de café, de banane et quoi encore? Et qui sont fiers de l'être. Ils entendent même combattre farouchement tout autre pays souhaitant compétir sur leur domaine réservé de production de banane, de café-cacao…de matières premières. Avec une économie cacaoyère, caféière, alimentée par la force musculaire revigorée au paracétamol frelaté qui peut nous respecter? Etre là, à cultiver avec ardeur des produits coloniaux d'exportation (avec l'aide du FMI et de la BM), au détriment des produits vivriers de moindre qualité importés, qui peut nous respecter?

Quel respect pour un peuple dont les enfants errent en quête de miettes alors qu'il a les terres les plus fertiles au monde, du soleil, des cours d'eaux intarissables et qui a une économie qui fonctionne au lampion et au générateur électrogène importé d'ailleurs? Quel respect pour un peuple qui a abandonné sa culture pour un mimétisme bovin et illusoire des autres? Un peuple soumis par la France notamment, un pays pourtant battu si souvent par les autres nations européennes dans leurs différentes guerres fratricides?
Qui peut avoir du respect pour les enfants d'un peuple qui a abandonné son territoire entre les mains de la racaille africaine constituée de dirigeants assassins et kleptocrates élévés par des parrains "blancs" génocidaires? Quel respect peut-on avoir pour un peuple qui a perdu le contrôle de son espace depuis bientôt 3000 ans et qui n’a relevé aucun des défis auxquels il fait face depuis lors? Quel respect pour un peuple qui est là, en haillons mais cultivant du coton pour habiller ses maîtres? Cultiver du cacao pour du chocolat, du café, de la banane, des fleurs, du thé pour le bonheur de ses maîtres? Quel respect pour un peuple dont de nombreux enfants dansent et chantent pour leurs maîtres?

Ces pharaons, mieux, ces descendants de pharaons ne peuvent qu'être ridiculisés dans leur satisfaction passéiste, car ils baignent dans l'illusion d’une grandeur qui est perdue. Ils ont été passés dans les fers esclavagistes et aujourd'hui, ils nagent dans un bas-fond colonial qu'ils comprennent à peine. Beaucoup n'envisageant pas retourner sur la terre de leurs ancêtres, veulent qu'on leur reconnaisse leur "pharaonité" dans le système oppresseur qui a ruiné la civilisation pharaonique. Ils quémandent de la reconnaissance pour leur contribution, la « contribution de l’Afrique » à la réussite des autres. Autrement dit, en étant rien sur nos terres originelles, en laissant les dirigeants kleptocrates imposés, les Occidentaux et leurs multinationales, les Chinois, les Indiens, les Libanais, les Syriens, les Turcs, les Saoudiens, les Brésiliens, les Coréens...tenir les rênes politico-économiques de l’Afrique, nous exigeons de la considération et du respect sur les terres des autres. Quel culot ! Et, lorsqu'en maîtres assurés, les dominateurs nous refusent un tel "honneur", une telle reconnaissance, les pharaons se plaignent de racisme, de méchanceté, d'inhumanisme. Certains, tellement versés dans la chose religieuse, disent même que ces maîtres "ingrats" sont Apophis et qu'ils auraient donc besoin de notre enseignement afin d'acquérir la sagesse Mâatique ou Kamitique pour ainsi redevenir des humains capables de reconnaissance.

Nous redeviendrons des pharaons, donc fiers, si nous allons à la reconquête de notre espace sur lequel nous bâtissons notre renaissance pleine et entière. Pas la peine de prétendre la Renaissance sur la terre des autres. C'est la géographie qui fait l'histoire et non le contraire.


Par Komla KPOGLI
S.G du MOLTRA

mercredi 1 avril 2015

Nigeria: Le changement de personnes dans la continuité du système.

C'est uniquement à partir de ses racines qu'un peuple est maître de lui-même et se lance vers la conquête des cimes de la grandeur. Sans sa base culturelle d'où découlent les institutions nécessairement adaptables qui le gouvernent, un peuple est condamné à errer dans les bas-fonds de l'imitation la plus improductive, et ceci sur des décennies, des siècles ou des millénaires. En refusant de livrer ce combat premier, fondateur de la renaissance d'un peuple dominé et plongé sous l'éteignoir de la civilisation de leurs vainqueurs, les africains sabordent leurs capacités créatrices intrinsèques. Le mouvement vers l'avant ne peut, en pareil cas, qu'être un saut joyeux dans le vide et du brassage du vent accompli avec un air satisfait.
Photo prise sur la page Facebook de FM Liberté
Les africains, privés d'imagination et désorganisés durablement (toutes choses contre lesquelles ils ne se battent que trop peu!) , vont continuer de se contenter des aspects théâtral et superficiel de la démocratie occidentale transplantée en Afrique. Le changement pour le changement, le changement de personnes dans la continuité du système, le changement pour que rien ne change: telles sont les lois auxquelles les africains, refusant de reprendre leurs esprits à partir de la redécouverte de leurs cultures, sont soumis à une époque où, ils devraient être dans la gravité et dans une recherche permanente des voies originales et endogènes de gouvernance pour affronter les immenses problèmes actuels et futurs prévisibles. Ceux qui connaissent les lois de l'histoire, les forces qui gouvernent le monde d'hier à aujourd'hui, les instruments qui servent à capter les africains et à les détourner de leur voie naturelle de progrès, et ceux qui ont étudié la profondeur des défis et des problèmes de l'Afrique et de ses peuples morcelés, dispersés, acculturés, dominés, déprogrammés et reprogrammés pour être entraînés durablement dans les courants extérieurs, et qui n'ont ni peur de dire les choses telles qu'elles sont, sous peine d'être impopulaires et isolés, ni peur d'appeler au combat libérateur absolument incontournable qui attend sur le chemin de la renaissance africaine, ne peuvent pas se féliciter du "changement", de "l'alternance" au Nigeria. Ou Ailleurs.


1er avril 2015

KPOGLI Komla