dimanche 10 décembre 2017

Conversation sur la situation politique au Togo.



"L'entourage de certains leaders politiques considère toute tentative de prise de contact patriote comme une attaque contre leurs position et influence, empêchant ainsi l'émergence de nouvelles idées ou le renforcement de celles qui existent déjà." Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA
LE 8 DÉCEMBRE 2017, KOMLA KPOGLI, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU MOLTRA A CONVERSÉ AVEC QUELQUES AMI.E.S SUR FACEBOOK CONCERNANT LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE TOGOLAISE. VOICI UN EXTRAIT DE LA CONVERSATION. BONNE LECTURE ET BON DIMANCHE.
‪Simple Homme‪ : Vu la détermination du peuple togolais pour aboutir à l'alternance et la résistance du pouvoir comptant sur l'armée. Que peut-on nous attendre comme résultat concret à la fin du dialogue ?‬
Komla KPOGLI : Merci pour votre question, Simple Homme.‬
‪Posons le principe simple qui est le suivant: On ne dialogue pas avec une tyrannie qui est par essence, la négation des droits fondamentaux d'un peuple. La tyrannie appelle donc la révolution, et non le dialogue ou la négociation. Par conséquent, c'est la désillusion qui attend celles et ceux qui espèrent affaiblir la nuisance de la tyrannie en allant négocier avec elle. Par ailleurs, l'expérience a déjà montré au Togo que dialoguer avec le RPT c'est lui offrir le temps de se refaire une santé et revenir encore plus fort après qu'il ait subi de fortes contestations populaires.‬

‪John Paul Klegbe‪ : Pourquoi on veut faire du dialogue avec ceux qui sont antidialogue? Si ça va se faire, nos leaders allons considérer le peuple selon la prise de décision qui ira en avantage du peuple?‬
Komla KPOGLI : Bonsoir compatriote, John Paul Klegbe.‬
‪Je vais essayer de répondre à votre question car je ne suis pas sûr de l'avoir comprise totalement. Si ma réponse ne vous satisfait pas, n'hésitez pas à me relancer.‬
‪Le dialogue n'est pas le moyen approprié pour combattre une tyrannie. Le seul outil à mobiliser face à ce type de régime, c'est les masses populaires qu'un leadership doit mobiliser, former et lancer dans un mouvement révolutionnaire avec une planification stratégique adaptable en fonction des difficultés présentes et futures. Notre peuple au Togo montre depuis des années et des années, et particulièrement depuis le 19 août dernier qu'il est prêt à lutter jusqu'au bout. C'est donc une erreur, voire une faute historique et stratégique grave que de vouloir le pousser à ce dialogue. Il faut donc dire que ce fameux dialogue n'est pas dans l'intérêt de notre peuple. Manifestement, il y a donc des visées politiques que des partis politiques aimeraient atteindre, à moindre frais selon leur point de vue. Or, cette voie est celle qui va coûter le plus cher aux africains du territoire du Togo. Raison pour laquelle, il faut dire NON à ça et continuer la mobilisation et surtout l'organisation des masses populaires mobilisées.‬

‪Aziati Rene Yawo‪ : Combien de dialogue vous allez faire avec le RPT dans ce pays?
Komla KPOGLI : Merci compatriote Aziati Rene Yawo. Vous avez parfaitement raison. Le dialogue n'est pas un outil adapté pour combattre une tyrannie. Il faut plutôt renforcer les capacités insurrectionnelles et opérationnelles des togolaises et togolais partout au lieu de couper l'élan actuel par la coure vers un dialogue illusoire. C'est le rôle d'un leadership visionnaire et imprégné de l'histoire de savoir sur quel levier s'appuyer pour redonner au peuple son pouvoir de décision perdu. Si ce leadership croit pouvoir offrir la liberté au peuple par des voies de raccourcis, soit il se trompe lourdement car il est naïf; soit il a un autre agenda.
‪Aziati Rene Yawo‪ : Dialogue pour entrer encore dans un autre 50 ans ou bien son depart en 2025 ? Réponse svp‬.
‪Komla KPOGLI : Aziati Rene Yawo, Notre peuple s'inscrit dans l'histoire: la fin immédiate de la tyrannie.‬
‪Daté G. Timothèe Touglo‪ : Est ce que ce dialogue peut apporter la solution à cette crise qui secoue le Togo ?
‪Komla KPOGLI : Clairement non, compatriote Daté G. Timothèe Touglo. La tyrannie appelle la révolution et non le dialogue. C'est une des lois les plus fermes de l'Histoire.‬
Didier Gabiam‪ : Quels sont les mesures que l'opposition pense à prendre dans les jours avenir ?uniquement que les marches?‬

Komla KPOGLI :‪ Compatriote Didier Gabiam, bonsoir! L'opposition institutionnelle continuera probablement à appeler aux marches. Mais toute la question est marcher vers où? Dekon ou la Plage? Ces endroits ne signifient rien stratégiquement. D'ailleurs dans la vie réelle et dans l'imagerie collective, Dekon c'est l'endroit où le sexe s'achète et la Plage c'est un lieu de recréation. Ces deux endroits sont donc les plus mal indiqués pour revendiquer la libération de notre pays. D'où l'urgence pour les masses populaires mobilisées de s'auto-organiser pour imposer à l'opposition institutionnelle une autre logique.‬
‪Koami Agbedemegbe‪ : Comme l opposition n a pas les mêmes capacités que le pouvoir qui a annoncé le dialogue pour décourager les manifestants ce ne serait pas mieux de jouer à leurs jeux pour que quand le dialogue échoue tout le monde se trouvera devant le fait accompli pour faire partir définitivement ce régime?‬
‪Komla KPOGLI : On n'a pas besoin de passer par cette étape. L'histoire a déjà donné raison aux africains du Togo qui ont supporté ce régime odieux et criminel depuis plus de 50 ans maintenant.‬
Vous avez tort, compatriote, Koami Agbedemegbe, de dire que l'opposition n'a pas les mêmes moyens que le pouvoir. Si vous réduisez l'opposition au RPT aux partis d'opposition institutionnelle, vous auriez raison. Mais c'est là une vision erronée de la réalité, car c'est le peuple togolais qui est l'Opposition et donc il n'y a aucun corps d'un peuple qui ait plus de moyens que lui. Particulièrement en matière de combat pour la liberté.‬

‪Abdel Aziz Akondo‪ : Quel était l'objectif de la visite de nos chef de l'opposition en France. ?
‪Komla KPOGLI: Abdel Aziz Akondo Bonsoir! Officiellement, c'était pour rencontrer Alpha Condé qui rendait compte directement à l'Elysée, c'est-à-dire à Emmanuel Macron. Cette situation montre clairement que la colonisation continue. Mais, au-delà de cet aspect des choses, il faut dire que les "chefs de l'opposition" voulaient montrer par là qu'ils ne sont pas hostiles à la France. Ce qui est totalement inutile. Puisque la lutte de libération n'a pas besoin de donner des garanties à la puissance coloniale ou tutélaire. Cette lutte doit s'affirmer. Henry Kissinger, un des défenseurs les plus puissants de l'impérialisme americano-européen disait qu'un peuple n'a d'identité qu'en combattant férocement la domination étrangère.‬
‪Abdel Aziz Akondo‪ : Et a l'heure actuelle, quelle est la position de l'ancien ministre BODJONA, j'ai cru entendre qu'on la fait appel au présidence. J'ignore si l'info était fiable‬.

‪Komla KPOGLI : Abdel Aziz Akondo, nous ignorons nous aussi la position de Monsieur Bodjona qui, il ne faut pas l'oublier est celui qui a oeuvré de manière impressionnante pour placer et renforcer Gnassingbé 2 au pouvoir. La rupture entre Bodjona et son ami Faure Gnassingbé n'est pas le fait d'une prise de conscience, ni d'une évolution intellectuelle, idéologique ou morale de Bodjona. Il ne faut jamais oublier cette réalité.‬
‪ceci étant rappelé, il faut simplement dire aux africains du Togo qu'ils ne doivent pas rêver qu'il aura des Sauveurs ou des Libérateurs qui lui tomberaient du ciel. Cela n'existe pas dans la vie réelle. Par conséquent, les africains du Togo doivent continuer leur lutte, en misant sur leurs capacités d'organisation, de planification et de solidité face à la violence qui est le dernier refuge de la tyrannie cinquantenaire qu'ils ont en face d'eux.‬

‪Cerveau Esprit‪ Il semble qu'en coulisse le régime prépare le référendum?‬
‪Si oui, comment comptez-vous faire?‬

‪Komla KPOGLI :‪ Compatriote Cerveau Esprit, bonsoir! ‬
‪La logique du régime RPT c'est de valider sa pérennité par des fraudes électorales répétées et de jouer la partie la plus violente de l'armée contre le peuple volé et qui revendique son pouvoir. Il est donc clair que le RPT dit et va dire qu'il ne peut y avoir une modification constitutionnelle dans le pays sans passer par la voie référendaire. Et le RPT est et sera suivi par des légalistes à tout crin qui feront semblant d'oublier ce qu'est le fondement du conflit historique entre le RPT et le peuple africain du Togo. ‬
‪Voilà pourquoi, le leadership doit s'affranchir de toute cette discussion constitutionnelle piégieuse pour imposer la voie révolutionnaire de notre peuple. Notre peuple a, comme tous les peuples sur terre, le droit de mettre fin au régime qui le dirige. Au Togo, ce droit est encore plus manifeste étant donné que le régime RPT est fondé sur le crime et continue de vivre du crime.‬ 

‪Kossi Mawunyo Christian Amenouvi‪ Merci beaucoup‬.
‪Komla KPOGLI :‪ Merci à vous, compatriote d'être là.‬
Ive Tchao‪ : Où en est-on avec la mobilisation de la diaspora ?

Komla KPOGLI : Bonsoir compatriote Ive Tchao.‬
‪Les togolaises et togolais vivant à l'étranger appelés Diaspora, continuent de se mobiliser. Il y a toujours des manifestations un peu partout, malgré que nous entrons dans la période du grand froid dans les pays européens et américains maintenant.‬
‪Notre souhait le plus vif est que, au-delà des mobilisations, les togolaises et togolais de l'étranger se structurent et s'organisent pour devenir une force d'influence décisive sur le processus de libération en cours. Par cette structuration et cette organisation, ces togolais mobiliseront les moyens de manière plus efficace et les orienteront vers le pays de manière décisive car ils seront coordonnés.
‪Ive Tchao‪ : MERCI, NOS ENCOURAGEMENTS. Notre pays doit être libéré cette fois-ci‬.

‪Komla KPOGLI : Ive Tchao, Tout dépend de comment le leadership conçoit la chose et de comment il oriente les masses populaires qui montrent très clairement qu'elles sont en mesure de payer le prix de leur libération.‬
‪Eli Kavegue :‪ Que pensez-vous du dialogue ?‬
‬Komla KPOGLI: Compatriote Eli Kavegue, disons encore une fois que le dialogue est une arme que sortent régulièrement les tyrans pour casser l'opposition populaire qui se dresse contre eux. Les tyrans, en sortant cette arme, visent à gagner du temps et à redéployer leur pouvoir. La contestation doit absolument éviter de leur donner cette chance.
‪Fatima Kekangui‪ : Hummmm Togo comment on va faire ? Si l'armée continue de jouer un tel rôle ?‬
‪Komla KPOGLI : Bonsoir compatriote Fatima Kekangui !!! ‬
‪Il y a dans tout pays une puissance au-dessus de l'armée ou de tout autre corps institutionnel en apparence invincible: c'est le peuple mobilisé, organisé et orienté par un leadership visionnaire et stratège. Quand un tel peuple se met debout, il agit comme un tsunami. Il ravage tout sur son passage. Bien sûr, il perd de ses enfants. Le sang coule. Mais, ceci est le prix que tous les peuples paient quand ils sont confrontés à une prise d'otage par certains de leurs enfants atteints d'avarice et de folie coloniale en faveur de l'étranger. Après la victoire, ses peuples récompensent ses filles et fils morts pour la Patrie en attribuant leurs noms aux routes, aux rues, aux jardins, aux boulevards, aux cinémas, aux aéroports, aux hôpitaux, aux écoles, aux universités...Ainsi, ces martyrs deviennent des immortels. C'est dire donc que l'armée togolaise qui, il faut le rappeler, ne soutient pas dans sa totalité le tyran et sa bande, fera un changement d'alliance dès lors qu'elle verra que l'organisation populaire remplit les conditions d'un renversement du rapport des forces en sa faveur.‬

‪Eli Kevegue : Et si en faisant dialogue les manifestations se poursuivent ?
Komla KPOGLI :‪ Eli Kavegue Quand un peuple veut se libérer, il n'a pas besoin de faire tout ce circuit. Il va droit au but, de telle sorte que si la tyrannie ne cède pas, il ne restera comme voie de sortie au tyran que son écrasement par le peuple ou la voie négociée pour se rendre à l'aéroport et fuir le pays. En dehors de ceci, tout le reste équivaut à des tentatives de fuite en avant. Même en fuyant à toute vitesse en avant, la réalité du combat libérateur rattrape toujours le peuple. Vaut mieux l'affronter ici et maintenant.
‪Bella Honkou‪ : Quelles sont les qualités d'un bon leader d'opinion?‬
Komla KPOGLI :‪ Bonsoir, chère Bella Honkou. Si je resserre votre question en la concentrant uniquement sur le cas du Togo, un bon leader doit avoir comme qualités essentielles: la vision historique, la capacité de mettre sur papier une stratégie, la capacité de choisir des moyens adéquats pour combattre la tyrannie, la capacité de cibler au plus près les buts et les cibles à atteindre, la capacité de planifier et de conduire la planification, et enfin la patience de savoir que la lutte est et va être longue.‬
‪Luc Essenou‪ : Est-ce que ce dialogue vaut la peine tant que nous savons qu'il y avait eu 20 dialogues déjà sans issus‬.
‪Komla KPOGLI :‪ Bonsoir, compatriote Luc Essenou, c'est une perte de temps qui ne va profiter qu'au régime. Le passé a déjà résolu cette question.‬
‪Luc Essenou‪ : Mr6 mon boss‬. La lutte continue‬
Komla KPOGLI :‪ Luc Essenou, Elle doit continuer mais avec une réorientation stratégique et une planification qui va avec. Sinon, les buts visés par le peuple africain du Togo ne seront pas atteints ou ils seront détournés. Il faut absolument éviter d'en arriver là.‬
‪Eli Kavegue‪ : Svp Mr kpogli vs êtes en contact avec nos leaders politiques??‬
‪Komla KPOGLI :‪ Eli Kavegue, nous avons fait ce que nous pouvons pour être en contact avec eux. A la vérité, c'est OUI et NON.‬
‪Eli Kavegue‪ : Mais juste pour vous dire de s'approcher d'eux pour l'initiative.‬
‪Komla KPOGLI :‪ Eli Kavegue, A la condition aussi que leurs entourages ne voient pas en toutes les intelligences et bonnes volontés appelées par le devoir patriote qui veulent apporter leurs contributions comme une attaque contre leurs position et influence. Et qu'eux-mêmes, "les leaders politiques", recherchent les esprits lucides et combatifs depuis des années et des années.‬

samedi 2 décembre 2017

TIKEN JAH FAKOLY OU LE FAUX RASTA ANTIFRANCAFRICAIN.

PENDANT QUE TIKEN JAH FAKOLY SERRAIT LA MAIN DES CRIMINELS, ALPHA BLONDY HONORAIT LA MEMOIRE DE FRANCOIS MITTERRAND. 







Cet homme s'est décrédibilisé gravement ou il s'est enfin révélé au grand public qu'il a réussi à berner durant toutes ces années en s'autoproclamant un combattant de la françafrique. En rendant visite à l'assassin Ouattara surtout à la veille d'un 11 mai, date anniversaire de la mort de Bob Marley, ce rasta prouve qu'il est superficiel et que les textes qu'il chante sont juste une stratégie pour être dans l'air du temps. Aussi, ces textes ne sont destinés qu'à surfer sur la vague de désespoir et de colère en Afrique et dans sa diaspora afin de vendre du disque. Tiken jah Fakoly montre aujourd'hui qu'il est sans profondeur et qu'il cernait mal de quoi il parlait dans ses chansons. 

Ne pas voir en Ouattara, Soro et Cie boostés par l'armée française et l'ONU, la manifestation de la françafrique relève d'une totale cécité intellectuelle. Qui sont ces rasta (Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly) qui veulent que le peuple noir se réconcilie avec le colonialisme? Qui sont-ils ces rasta? Ont-ils pigé un seul mot de l'esprit rasta? Que savent-ils de Babylone? Au sortir de cette audience, voilà que le rasta n'a même pas eu un mot pour des milliers de morts et des millions de familles endeuillées et psychologiquement atteintes. Réconciliation de quoi? Pour quoi faire? Avec qui? Sur la base de quelle vérité? 

Tiken Jah Fakoly montre ici même qu'il est un rasta pipeau, sans profondeur ni élévation spirituelle car, il semble ignorer que Ouattara est un criminel multirécidiviste qui, du FMI à la tête de la Côte d'Ivoire, a tué des millions d'africains via les programmes d'ajustement structurels, l'endettement, et aussi par des armes. Ne pas comprendre cela quand on est artiste de cette carrure est tout simplement pitoyable. Ceci révèle également l'état mental de certains de ceux qui prétendent conduire le peuple noir à son salut. 

Et pendant que Tiken Jah Fakoly allait serrer la main à Monsieur La Mort installée dans le territoire de Côte d'Ivoire, l'autre rasta, Alpha Blondy, le pourfendeur de la présence de l'armée française en Afrique va chanter pour les 30 ans de l'avènement de François Mitterrand au pouvoir en France. Alors même que le passage de Mitterrand à l'Elysée n'a rien apporté à l'Afrique. Au contraire! L'assassinat de Sankara était parmi ses forfaits tout comme le génocide au Rwanda. C'est donc peu dire que l'Afrique est malade aussi de ses rasta.

Le chemin est encore long. 

Komla KPOGLI

mercredi 22 novembre 2017

UN CRIMINEL DE GUERRE APPELE TONY BLAIR AU SECOURS D'UN AUTRE CRIMINEL APPELE FAURE GNASSINGBE

Il n'y a qu'en Afrique, et particulièrement au Togo, qu'un menteur professionnel et criminel de guerre appelé Tony Blair vomi par une grande majorité des populations de son pays, la Grande-Bretagne, peut être vanté et exhibé comme un trophée. Faure Gnassingbé, lui-même criminel multirécidiviste contre les africains du Togo croit ainsi mystifier les gens et jouer sur leur ignorance pour faire croire qu'il est un homme important en compagnie d'un autre homme important. Or, ici, l'adage qui dit que qui s'assemblent se ressemblent se vérifie parfaitement: Blair et Gnassingbé 2, deux criminels qui s'assemblent. Plus de 1000 morts en 2005 et cela continue jusqu'à présent pour le deuxième, alors que le premier a déclenché des guerres dont celle contre l'Irak sur un gros mensonge avec son autre ami criminel appelé Georges W. Bush. Des centaines de milliers de morts en Irak et destruction totale du pays où sévissent actuellement des groupes terroristes alors que les compagnies britanniques et américaines, en premier lieu, pillent le pétrole allègrement.

Le criminel de guerre Tony Blair qui se pavane impunément dans le monde pour soi-disant parler de démocratie ou de développement, comme son ami Bush et quelques autres criminels de même acabit, Bill Clinton (USA), Obama (USA), Hillary Clinton (USA), Sarkozy (France), José Maria Aznar (Espagne) et leurs amis de l'Etat d'Israël pour ne citer que ceux-là, n'a aucun crédit. Certes, tous ces gentilshommes ont un pouvoir de nuisance, car ils disposent de larges réseaux d'influence et défendent les intérêts des multinationales puissantes qui les protègent en retour. Mais ces gars-là n'ont aucun crédit moral. C'est pourquoi Faure Gnassingbé, contrairement à ce qu'il veut faire croire à l'opinion, ne doit recevoir que mépris et ricanement lorsqu'il s'affiche avec de tels gnomes. «Le monde doit avoir conscience qu’il y a un terroriste dans ce monde et son nom est Tony Blair»,voilà ce que disait Sarah O’Connor, la soeur d’un soldat britannique tué en Irak en 2005, à la parution d'un rapport (Rapport John Chilcot du 6 juillet 2016) sur la guerre en Irak.
Alors, exhiber un terroriste, Tony Blair, comme un trophée de guerre aux yeux des masses populaires révoltées du Togo et qui demandent à Gnassingbé 2 de quitter le pouvoir qu'il occupe illégitimement et illégalement, est une opération de communication bidon, ridicule et complètement inféconde.

Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA, 20 novembre 2017

lundi 20 novembre 2017

Révolution complète et pas un dialogue de plus.

Le peuple africain du territoire du Togo ne se révolte pas et ne mobilise pas depuis l'assassinat de Sylvanus Olympio en 1963 pour que chaque fois, on lui dise de dialoguer avec les préfets locaux négro-africains, parfaits remplaçants du gouvernement colonial. 
Les africains du Togo ne se font pas réprimer et massacrer depuis lors pour, sans cesse, voir rallonger la vie de cette tyrannie monarchique de type colonial par le biais de fameux dialogues.

Notre peuple veut la fin de ce régime qui continue l'entreprise coloniale de la démolition de la société africaine entamée depuis 3000 ans par les Hyksos qui avaient conquis et dominé férocement l'Egypte pharaonique négro-africaine d'où les Noirs furent finalement chassés et dispersés. Notre peuple au Togo veut reprendre en main la possession de son territoire pour y bâtir un véritable Etat fondé sur les valeurs africaines décolonisées. Pour aboutir à ceci, le peuple africain du Togo veut une REVOLUTION COMPLETE et PAS UN DIALOGUE, UN DE PLUS avec le tyran et sa bande de criminels aux petites têtes. Dans ces conditions, les dirigeants du soulèvement actuel doivent faire deux choses:

1. renforcer les capacités insurrectionnelles et opérationnelles des masses populaires soulevées sur la base d'une planification stratégique. 

2. réorienter les marches populaires vers des cibles bien précises incarnant le pouvoir après avoir pris le soin très rapidement de travailler sur l'organisation et la structuration du mouvement qui est en cours.
 
Si les dirigeants de la contestation en cours n'ont pas les compétences et la vision pour ces activités, il leur faut demander en toute humilité de l'aide ou qu'ils acceptent les propositions d'aide qu'on leur adresse dans ce sens. C'est dans l'intérêt du peuple africain du Togo.

Notre peuple réalise et se rend de plus en plus compte que sa Libération a et aura un prix. Il faut lui donner les moyens de diminuer ce prix qui est impossible à supprimer. Mieux vaut une fin effroyable qu'un effroi sans fin.

Ce travail là doit être fait ici et maintenant, en lieu et place d'un nième dialogue qui ne va que légitimer davantage la tyrannie et la renforcer.


Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA

samedi 4 novembre 2017

De l’urgence d’une planification stratégique et d’une organisation repensée de soulèvement populaire en cours au Togo.

Quand on voit le niveau auquel le système RPT a mis la barre de la violence, on ne peut pas ne pas engager très très rapidement la réflexion stratégique et la planification stratégique appuyée de manière ferme par une organisation entièrement repensée de la contestation populaire, si on ne l'a pas fait jusqu'ici. Aucun observateur sérieux n’est surpris de la réaction et des manoeuvres du système RPT. Aussi, serait-il une erreur stratégique majeure que de considérer le congrès du RPT tenu à Tsévié le week-end dernier et les décisions qu’il a annoncé comme quelque chose d'insignifiant voire de ridicule. Le RPT déroule son plan clairement et ceci dans une logique du fait accompli dans un cadre soi-disant légal qu'il entend opposer au mouvement populaire le moment venu. Ce n'est pas anodin. Il faut contrecarrer tout ceci très rapidement et nous avons les moyens adéquats pour ce faire. Il faut être capable d’identifier ces moyens et les mobiliser convenablement.

A cet effet, la stratégie du mouvement populaire en cours dans le territoire africain du Togo doit être redéfinie à partir de l'idée que la colonne vertébrale de la tyrannie bâtie au Togo depuis 1963 et soutenue directement de l'extérieur par un certain nombre de pays occidentaux et dits émergents est constituée du commandement militaro-policier et de quelques richissimes hommes dit d'affaires. Ces hommes dits d'affaires, véritables mafieux locaux franc-maçons relaient des capitalistes étrangers pour qui ils sont des garçons de courses sur le plan local. Le principal terrain de jeu de ce trio - Commandement militaro-policier + Richissimes hommes dits d'affaires franc-maçons + Capitalistes étrangers - (CRC) est le port autonome de Lomé, le seul port en eau profonde de la côte ouest-africaine, véritable nid des trafics les plus insoupçonnables en direction de l'ensemble de la région. Si les stratèges du mouvement populaire ne définissent pas un plan de travail méthodique vis-à-vis de ce trio magique, alors ils n'ont pas encore commencé leur travail. Car, c’est autour de cette réalité que doit se faire le travail de renforcement des capacités insurrectionnelles de notre peuple.

Face à la tyrannie héréditaire des Gnassingbé soutenue de l'intérieur par une mafia locale et de l'extérieur par une pègre internationale affairiste, il n'y a de place ni au doute ni à la tiédeur. Fermeté, Mobilisation et surtout Organisation sous un leadership visionnaire capable de concevoir, au-delà de l’invention des slogans galvanisateurs et des adjectifs qualificatifs du régime, une planification stratégique de la marche populaire vers la libération du pays: voilà les maîtres mots de la période. Le peuple africain du Togo est face à son destin. Il doit assumer son devoir patriotique et organiser la Révolution avec deux objectifs en tête: 1) démolir la tyrannie héréditaire qui a pris le pays en otage depuis longtemps; 2) reconstruire le pays sur de nouvelles bases. 
Il nous faut une nouvelle Constituante pour doter le pays libéré d'une nouvelle constitution qui ne soit plus le copier-coller de la Constitution française, mais une Constitution qui traduit véritablement notre histoire, notre culture, nos valeurs, nos aspirations, une nouvelle organisation de l'Etat nouveau en tant que peuple africain.

La mise en place d’une Constituante intelligente et foncièrement patriote évitera aux africains du Togo de faire comme tant d’autres peuples déçus des lendemains de leur soulèvement populaire ayant abouti à renverser l’autorité présidentielle qui incarne le système sans que celui-ci soit touché dans son fondement. Ces peuples déçus ont voulu emprunter une voie facile et écourter les sacrifices que demande le parcours douloureux menant de la domination coloniale à la renaissance. L’un des derniers peuples vivant des lendemains qui chantent d’une insurrection populaire c’est le peuple africain du Burkina Faso. Celui-ci n’a pas su, malgré l’héritage révolutionnaire de Sankara, rejeter les pressions qui lui venaient de partout afin que des élections sans un changement réel adviennent tout de suite après la fuite du clan Compaoré. Oubliant qu’on ne bâtit pas le changement sur du pourri ou du frelaté, nos compatriotes du Burkina Faso ont fait des élections et se sont retrouvés dans une alternance dans la continuité du système qu’ils ont cru avoir déraciné. 

En attendant cela, il nous faut nous rendre à l'évidence que si, au-delà des manifestations publiques aussi bien dans "la diaspora" qu'à l'intérieur du pays , nous ne travaillons pas très rapidement, de manière structurée sur les questions d'organisation et de stratégie sur le moyen et long termes, alors notre oeuvre court le risque de rester superficielle et nous risquons très fortement de ne pas atteindre le double objectif visé par le peuple africain du Togo et cité ci-dessus: 1) renverser le système dynastique de type colonial ancré au Togo depuis 54 ans maintenant; 2) Engager la reconstruction du Togo sur le roc des valeurs africaines revissées dans un cadre africain reconquis par les africains et mis au service des africains.

Partout, il faut qu'émerge, au-delà des manifestations de rues, un leadership capable de se servir de l'enthousiasme de la mobilisation actuelle pour structurer localement les togolaises et togolais, les organiser, les former et les orienter durablement vers l'action libératrice sur le temps long.


Komla KPOGLI, Secrétaire général du MOLTRA, 04 novembre 2017

vendredi 27 octobre 2017

Les bons conseils des Occidentaux aux africains qui luttent contre les tyrans

J'ai fouillé toute l'historiographie des Occidentaux qui "conseillent" aux africains d'une manière général, et ces jours-ci aux togolais de dialoguer avec le tyran. Je n'ai vu, à aucun moment, eux-mêmes dialoguer avec les rois et les gouvernements tyranniques qu'ils ont eus dans leur histoire. Ils ont plutôt coupé la tête à tous les rois après avoir fait de la Résistance et des révolutions. Ceux qui sont tombés au nom de la Liberté sont des héros et des rues, des aéroports, des écoles, des places publiques, des places, des chants portent leur nom à jamais. Ces martyrs sont des Libérateurs et des Résistants qu'on loue et enseigne dans les écoles. Des livres, des films, des chansons, des pièces de théâtre leur sont dédiés. Jamais les européens et leurs cousins d'Amérique n'ont fait de concession aux dictateurs qui se sont élevés dans leur pays. Alors, pourquoi nous demandent-ils, à nous autres africains, "négros" comme ils nous appellent, d'aller serrer la main aux diables qu'ils soutiennent sur nos terres? Nous avons la réponse, mais nous la dirons pas.
Les africains doivent bien réfléchir avant de suivre les très bons "conseils" des gens qui nous ont tellement aimés qu'ils nous ont esclavagisé et colonisé et qui nous aiment tellement qu'ils nous imposent des satrapes qu'on ne doit pas affronter et renverser car cela provoquerait des morts. Tout le monde sait que quand les "Noirs" meurent ou se font massacrer, les "Blancs" se mettent en deuil et mettent leurs drapeaux en berne. N'est-ce pas? 
A la vérité, si les occidentaux prescrivent et imposent en Afrique des solutions qu’ils n’ont jamais pratiqué eux-mêmes, c’est parce qu'ils considèrent les africains depuis le philosophe allemand Hegel comme des tribus sans histoire et sans civilisation et qui, comme Sarkozy l’a dit, ne sont pas assez entrées dans l’histoire. Pour ces prescripteurs de ce dialogue de la mort, les africains sont et doivent rester des portefaix et des garçons de courses surchargés de matières premières au service de leur race dite supérieur. Sinon comment comprendre que les occidentaux puissent demander à un peuple en lutte pour sa libération de dialoguer avec son bourreau? Le peuple du territoire africain du Togo doit purement et simplement refuser ce "conseil" qui n’est rien d’autre qu’un piège qui va se refermer sur lui. Nous avons dialogué pendant toutes ces années avec le père et à son décès nous avons eu le fils. Si nous continuons à écouter ces conseils, nous aurons bientôt le fils du fils. Notre peuple doit assumer son destin. C’est tout!


Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA, 26 octobre 2017


mardi 3 octobre 2017

DE L'URGENCE D'UNE REVOLUTION AU TOGO POUR LA RENAISSANCE DU PAYS

Notre pays, le Togo doit entamer son mouvement de reconstruction et de modernisation fondé sur le roc de nos valeurs négro-africaines revisitées. Pour cela, nous n'avons pas besoin d'une réforme de la monarchie despotique héréditaire de type colonial qui le régente depuis plus de 50 ans maintenant. Nous avons impérieusement besoin de déraciner ce système qui plonge ses racines véritables dans les deux périodes les plus sombres de l'histoire de notre continent: L'Esclavage (razzias négrières transatlantiques) et la Colonisation. On ne réforme pas la servitude. On la détruit. Pour que la Liberté naisse et grandisse, les chaînes doivent tomber et disparaître sans aucun protocole.


Pour que ce soulèvement populaire soit une réussite, nous avons besoin de nous mobiliser massivement, de nous organiser sérieusement autour d'un leadership qui conjugue vision, planification stratégique et courage à toute épreuve. Nous avons besoin de faire preuve d'une gestion intelligente de nos énergies dans cette phase historique afin de les canaliser pour asséner le coup mortel au système au moment opportun. 
La jeunesse togolaise doit se constituer en un avant-garde révolutionnaire et s'organiser ici et maintenant dans le but d'assumer cette responsabilité historique à laquelle elle n'échappera pas. Il n'y a pas de Liberté sans LIBERATION et il n'y pas de libération sans LIBERATEURS. Là où une Opposition institutionnelle titubante, hésitante et en panne sèche d'inventivité voudra se limiter à réclamer une réforme du système colonial, la jeunesse togolaise formée , informée et disciplinée doit prendre ses responsabilités et aller à la racine du Mal. Le sang libérateur qui doit couler pour que le territoire africain du Togo entame sa renaissance a commencé à couler. Avant d'atteindre le but, du sang coulera encore car on n'abat pas une tyrannie coloniale par les lamentations, les larmes, les prières et des mots d'indignation incessante. L'action libératrice est la clé: l'unique clé qui ouvre les portes d'un avenir différent et meilleur, surtout pour les générations futures, car souvent les libérateurs, s'il en reste après de durs combats, ne vivent pas assez longtemps pour moissonner les graines qu'ils ont pris la peine de semer. Seuls les destins exceptionnels moissonnent ce qu'ils ont semé durant la lutte. Mais les martyrs de la révolution vivent toujours puisqu'ils inscrivent à jamais leur nom dans le grand livre des héros immortels qui ont été jusqu'à donner leur vie afin que vive le pays de leurs ancêtres et de leurs descendants. Ils prendront le nom des avenues, des rues, des écoles, des aéroports, des places, des écoles, des universités, des marchés, des hôpitaux, des gares...à construire. Ils vivront ainsi éternellement.

Un césarisme dynastique de type colonial n'appelle pas la réforme. La tyrannie appelle la révolution qui doit nous conduire à la mise en place d'une Constituante mandatée pour rédiger une nouvelle Constitution pour le Togo nouveau en tenant compte exclusivement de notre histoire en tant qu'africains, de notre vision du monde et de nos valeurs africaines. Mais cette révolution ne peut être laissée au hasard des circonstances. Pour que le soulèvement populaire contre Cesar aboutisse, il faut qu'elle soit préparée et conduite, avec une jeunesse consciente de son devoir devant l'histoire et qui se soit débarrassé de la peur, des demi-mesures et de l'euphorie euphorisante. 

Komla Kpogli, S-G du MOLTRA
02 octobre 2017

mardi 19 septembre 2017

Le retour à la Constitution de 1992 sauvera-t-il le Togo des Gnassingbé et du système RPT ?

UN RETOUR A LA CONSTITUTION DE 1992 ELOIGNERAIT-IL LE TOGO D'UNE FRAUDE SUPPLEMENTAIRE EN FAVEUR D'UN AUTRE GNASSINGBE QUI SURGIRAIT OU D’UN COUP DE FORCE SUPPLEMENTAIRE EN FAVEUR D'UN CAÏD DU RPT QUI GOUVERNERAIT LE PAYS EN FAVEUR DES GNASSINGBE ET LEURS ALLIES?

Le débat réformiste et constitutionnel avec le RPT patronné par la monarchie dynastique des Gnassingbé est sans intérêt. Il est même contre-productif, puisqu'il permet au RPT et à ses alliés de se redéployer et de tenter tout pour essayer de miner le moral des masses populaires dont la conscience politique s'élève de plus en plus et qui demandent à être organisées.

Nous sommes à un moment de vérité historique: Gnassingbé 2 qui est la continuité de son père n'a jamais été, à l'instar de son prédécesseur, élu par le peuple togolais. Par conséquent, s'engager dans une logique réformiste et constitutionnelle avec lui serait nous perdre en conjectures. Faut-il le répéter? On ne réforme pas une monarchie dynastique de type colonial. Un tel régime ne se plie à aucune loi sauf à la sienne propre. C’est-à-dire celle de la mafia.
De plus, un retour à la constitution de 1992, si le RPT à l'Assemblée nationale votait en sa faveur, exclurait peut-être ( ?) Gnassingbé 2 sans toutefois éloigner le Togo d'une fraude électorale supplémentaire en faveur d'un autre Gnassingbé qui surgirait étant donné qu’on n’a jamais été au bout des surprises avec ces gens, ou en faveur d'un caïd du système RPT qui serait la marionnette des Gnassingbé. 
Nous sommes capables de faire ce travail.

Il faut avoir le courage de battre le fer quand il est chaud et aller jusqu'au bout. Notre devoir ici et maintenant, c'est de renverser purement et simplement cet ordre colonial quinquagénaire conjuguant la ruse et la violence pour se maintenir depuis lors par un soulèvement populaire mené de mains de maître par un leadership avisé et le remplacer par un Etat radicalement nouveau. Ce nouvel Etat, issu d'une Constituante à mettre en place tout de suite aux fins d’élaborer une nouvelle Constitution pour le Togo, devra être ancré dans notre culture en tant qu'africains ayant eu un parcours historique atypique dans un monde sans pitié, notamment sur le plan économique.
Nous sommes capables de faire ce travail!

Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA



 

mercredi 13 septembre 2017

Répression au Togo: Les togolais vivant en Suisse se mobilisent.

COMMUNIQUE
Mobilisation des togolais.e.s vivant en Suisse!!!
Depuis 1963, le régime tyrannique, de père en fils, érigé au Togo et soutenu par des forces extérieures et intérieures de la violence et de l'argent réprime dans le sang les populations civiles qui ne cessent de réclamer la liberté et le changement de système politique dans le pays.
Les 19 août et 6-7 septembre 2017, des masses populaires immenses ont, une fois encore, pris les rues pour manifester pacifiquement à travers tout le pays leur ras-le-bol vis-à-vis d’un régime violent, corrompu, cynique et résolument opposé à toute idée d'alternance. La police, plus précisément le corps de police dressé spécialement pour tabasser et tuer les contestataires, a été déployée pour disperser à coups de gourdins, de bâtons, de gaz lacrymogène et surtout de mitraillettes lesdites manifestations. Le bilan est lourd: des dizaines de morts, des centaines de blessés, des centaines d'arrestations arbitraires, des dégâts matériels immenses.
Les togolais.e.s vivant en Suisse condamnent énergiquement cette énième répression sanglante opérée par le régime tyrannique togolais contre les populations qui ne faisaient que réclamer des droits démocratiques élémentaires: une réforme constitutionnelle limitant le mandat présidentiel à deux exercices non renouvelables, une élection présidentielle à deux tours, le droit de vote des togolais de l'étranger...
Les togolais.e.s vivant en Suisse dénoncent ce despotisme obscur et kleptomane qui, tout en plongeant les populations dans les profondeurs du terrorisme, de la misère et de la souffrance, les empêche d’exprimer pacifiquement leurs douleurs et aspirations. Le fossé entre le satrape, Faure Gnassingbé et sa cour et le peuple togolais qui ne leur a jamais donné sa légitimité n'a jamais été aussi béant. Fort de cela, les togolais.e.s vivant en Suisse adressent leurs encouragements les plus ardents aux masses populaires ainsi qu’aux organisations et personnalités qui les accompagnent à accentuer ici et maintenant la lutte pour la dignité, la liberté, la justice et la paix retrouvées car aucun peuple dans l’histoire n’a renversé un ordre tyrannique soutenu principalement de l’extérieur sans l’avoir combattu âprement sous un leadership qui conjugue crédibilité, vision stratégique, tactiques adaptées, moyens adéquats, organisation, courage et planification.
Entièrement mobilisé.e.s, les togolais.e.s vivant en Suisse apportent leur soutien indéfectible aux masses populaires en lutte au Togo et se réunissent le samedi 16 septembre 2017 à 14h à Fribourg, Rue de Locarno 3.
Seront discutés à ce rassemblement : 
1- les derniers développements de l'actualité socio-politiques.
2- les formes de soutien concret à accorder au mouvement populaire actuel et futur.
3- Préparatifs de la grande manifestation des togolais.e.s vivant en Suisse.
4- Divers

Togolaise, Togolais viens et luttons sans défaillance pour rebâtir la Cité !

Le Porte-parole
Komla Kpogli, Tél. 0041 76 542 79 18