samedi 23 mai 2015

Une génération qui huile les fers pour les générations futures ou une génération qui abat les handicaps?

Notre génération, en refusant ( par calcul rusé et sophistiqué, par peur, par méchanceté, par naïveté, par manque de profondeur) de se regrouper autour d'un leadership nouveau, avisé, foncièrement panafricain et absolument convaincu du caractère de lutte de libération le combat que doit mener l'Afrique pour à la fois retrouver son espace total et les instruments de sa reconstruction, est déjà condamnée par l'histoire. En marchant en rangs dispersés et surtout répétant chacun dans son coin les mêmes cris de douleur, les mêmes plaintes, les mêmes gémissements sans jamais parvenir à bâtir un groupe solide pour agir, eh bien, notre génération ne peut pas regarder celle de Sankara dans les yeux. Elle ne va même pas s'approcher en courage et en actes la génération des Mobutu, des Eyadéma et des Blaise Compaoré, car celle-ci a eu du courage dans le mal et la destruction. Elle a eu le courage et s'est donné les moyens de ses désirs mortifères pour le peuple noir.

Notre génération, si elle continue sur sa lancée, ne laissera aucune trace dans l'histoire de notre peuple, si ce n'est, certainement, celle de la génération la plus inutile et de celle qui aura loupé l'un des plus grands rendez-vous de l'histoire: celui d'organiser, ici et maintenant, la libération du peuple noir, d'entamer clairement sa renaissance et surtout d'offrir à nos enfants l'horizon de ne plus jamais tomber sous la possession des autres peuples. A l'heure actuelle, notre génération, par sa timidité, sa dispersion, ses désirs consuméristes débilitants, ses plans de carrière personnelle, sa vacuité historique, sa course derrière un monde dont les règles sont faites contre elle, ses imitations maladives et stérilisantes, son laisser-aller, sa procrastination (remettre toujours à demain ce qu'on devrait faire aujourd'hui), son esprit munichois (manque de clairvoyance et d'habileté politique), son amour fou pour les faux idoles et les gadgets clinquants et sonnants, son esprit fêtard et endimanché, est en train de préparer et de huiler les fers pour les générations à venir.

KPOGLI Komla, 22 mai 2015

dimanche 17 mai 2015

La génération qui relève l'Afrique et les africains.

Que notre génération imagine ce qu'elle gagnera à être cette jeunesse africaine à affranchir l'Afrique et à entreprendre l'oeuvre de la renaissance complète de notre peuple!

Que notre génération imagine le respect et la reconnaissance qu'elle aura de la part de nos successeurs si elle est celle-là qui, par une lutte méthodique, dans la discipline et sous un leadership radicalement africain, redonne à l'Afrique sa place dans le monde!
Que notre génération imagine la grandeur qui sera la sienne si elle peut entendre enfin l'appel de l'Histoire pour être la génération d'africain.e.s qui a décidé de faire renouer à l'Afrique et à ses peuples leurs valeurs culturelles authentiques à partir desquelles l'Afrique s'élance vers le toit du monde d'où elle a été déchue depuis 3000 maintenant!
Que notre génération imagine combien son nom sera gravé dans le marbre de l'histoire et à tout jamais si elle est celle-là qui a su, par une intelligence collective redoutable sous un leadership avisé et foncièrement africain, sortir notre peuple définitivement des profondeurs de la domination, des manipulations, de la colonisation qui perdure!
Que notre génération imagine le rang auquel elle sera élevée par nos descendants si elle est celle qui rompt avec les manoeuvres appauvrissantes de la démocratie formelle occidentaliste qui a conquis l'Afrique et enfermé ses peuples dans le cycle infernal d'élections spectacles de prestidigitateurs masquant à peine l'extraversion complète de tout le continent, spirituellement, intellectuellement, économiquement, politiquement, culturellement, militairement, sociologiquement...
Que notre génération imagine qu'elle peut avoir la même aura et même elle peut dépasser la taille des Nkrumah, des Lumumba, des Sankara, des Olympio, des Sekou Touré, des Soundjata, des Samory, des Osei Tutu, des Shaka, des Pharaons!
Nous sommes à un période de l'histoire où notre génération a toutes les cartes potentielles en main pour jouer un des plus grands rôles qu'une jeunesse ait jamais joué dans la vie de son peuple. Quel bonheur ce serait si la jeunesse africaine comprend les enjeux et décide enfin de se mettre en ordre de bataille sous un leadership nouveau, complètement à l'opposé des critères occidentalistes qui, jusqu'à présent, fondent le fameux leadership actuel en Afrique, pour redonner aux peuples d'Afrique leurs capacités d'invention.
Quelle joie, quel honneur, quelle oeuvre sublime que de jouer un grand rôle dans la vie de son peuple et de le marquer à jamais de son empreinte!
Quelle beauté que d'être cette génération qui brise les fers dans lesquels languit son peuple depuis de si longs siècles!
Quel honneur d'être une génération de reconstructeurs de son peuple!

17 mai 2015
KPOGLI Komla

samedi 16 mai 2015

Un rôle supplémentaire pour le vassal: Le Niger pour retenir les migrants.

 Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve (g.), et son "homologue" nigérien Hassoumi Massaoudou, le 14 mai 2015 à Niamey.
AFP PHOTO / BOUREIMA HAMA
Connu et reconnu comme un des terrains de jeu les plus importants de la France via Aréva, le Niger vient de décrocher un nouveau contrat colonial en acceptant d'héberger des camps de rétention de migrants en route vers la Méditerranée. La Libye de Kadhafi qui faisait le "sale boulot" jusqu'en 2011 ayant été détruite et laissant dorénavant des milliers d'africains s'embarquer vers l'Europe, il fallait trouver un nouveau vidangeur. Et en la matière le Niger, enclos d'Aréva et accessoirement terre de Chine, des USA, d'Israël, du Canada et leurs multinationales uranifères et territoire rentier par excellence saute sur l'occasion. Abritant 4 bases militaires, 2 françaises et 2 étasuniennes, l'enclos colonial du Niger se porte très bien et se "développe" comme on dit sous les tropiques.
Il faut rappeler qu'en 2011, le Niger de Mamadou, alias Mahamadou Issoufou avait déjà servi de base de stationnement et d'approvisionnement des troupes françaises et de l'OTAN pour bombarder la Libye. Aussi, le même Niger a-t-il livré des réfugiés libyens sur ses terres, à commencer par l'un des fils de Kadhafi en mars 2014.
Avec des "Etats" pareils, les africains ont un avenir très brillant sous le soleil nigérien. 
Avec des enclos coloniaux du genre, qui a besoin d'ennemi extérieur en Afrique?
Tant qu'une nouvelle génération d'africains ne s'élèvera pour aller, de manière disciplinée et courageuse sous un leadership alternatif, à la reconquête de l'espace africain déstructuré et orienté vers la satisfaction des objectifs étrangers, aux fins d'y reconstruire une nouvelle civilisation africaine, la prostitution prospèrera. 

KPOGLI Komla

Afrique: l'Union Africaine de l'Union Européenne, des USA, de la Banque mondiale, de la Chine et de la Turquie

OU
BÂTIR RIEN POUR FACILITER L'INTEGRATION INTEGRALE DE L'AFRIQUE DANS L'ECONOMIE MONDIALISEE.
Actuellement financée, officiellement, à hauteur de 72% par l'Union Européenne, les Etats-Unis d'Amérique, la Banque Mondiale, la Chine et la Turquie, la fameuse Union Africaine, disons plutôt désUnion Africaine, a adopté lors de son sommet en février 2015 le principe d'une taxe sur les billets d'avion, nuits d'hôtels et SMS. 
La désUnion Africaine ne finance elle-même que 28% des 522 millions de dollars de son budget de fonctionnement, auxquels s'ajoutent 750 millions de dollars pour les opérations de maintien de la paix en 2015. Le reste est payé par d'autres entités, parmi lesquelles l'UE, les Etats-Unis, la Banque mondiale, la Chine et la Turquie.
C'est face à cette "découverte" terrible que l'UA a proposé à ses 54 enclos coloniaux membres de mettre en oeuvre une taxe de 2 dollars sur les nuits d'hôtels et de 10 dollars sur les billets d'avion pour les vols en partance ou à destination de l'Afrique. Ces mesures permettraient de lever 730 millions de dollars par an. En outre, il est envisagé 0,005 dollar par SMS échangé sur le continent, ce qui, selon les calculs de la "désUnion Africaine" rapporterait 1,6 milliard de dollars par an. 
L'objectif, soi-disant, est de passé à une "Union africaine" qui se finance à 65% à l'horizon 2016. 
C'est dire que l'Afrique n'a pas de pétrole, pas d'or, pas de diamant, pas de tantalium, pas de cuivre, pas de gaz, pas d'uranium, pas d'argent des africains stockés à la Banque de France (Francs CFA), dans les paradis fiscaux, pas de...., pas de...., pas de......et enfin pas d'Etats.

Non seulement cette "Union Africaine" est dépendante financièrement, mais surtout, elle ne règle quasiment aucun des problèmes qui se posent aux africains, aussi est-elle une pâle copie de l'Union Européenne qu'elle imite platement dans ses aspects institutionnels jusqu'à en copier les dénominations et ses conceptions intellectuelles, idéologiques, économiques et sociétales qui ne correspondent que très peu à ce que l'Afrique a dans son authenticité et encore moins dans les valeurs culturelles et le parcours historique global de ses peuples.

Le 19 décembre 2011, dans une interview accordée au quotidien La Nouvelle République d'Algérie, http://www.lnr-dz.com/index.php?page=rubrique&rub=9&archives=2011-12-19, je disais ceci: "Il faut répéter sans lassitude que l’Union africaine (UA) telle qu’elle existe aujourd’hui, est le symbole palpable d’une Afrique sabotée. C’est le triomphe des idées du groupe de Monrovia auquel s’était joint le groupe de Brazzaville. Ce dernier étant par origine et par destination un outil de la France, lorsqu’il a rejoint le groupe de Monrovia, a fait naître une organisation continentale tronquée, inefficace, absolument parasitaire et paralysante. Les idées du groupe de Casablanca, plus en conformité avec l’esprit des pères fondateurs du panafricanisme sont ainsi mises en minorité et tuées. La nécessité d’une Union Africaine pensée par Nkrumah, Sekou Touré, Nasser, Modibo Keita, Olympio et bien d’autres était donc assassinée. L’organisation qui naîtra ne sera rien d’autre qu’une usine à gaz. Elle ne sera pas faite pour les intérêts intérieurs. Elle sera totalement extravertie. Il n’y a qu’à voir son organisation et son fonctionnement qui se calquent gauchement sur le modèle de l’Union Européenne. Cette Union Africaine là est financée à hauteur de 92% de son budget de fonctionnement par ce que ses animateurs appellent naïvement ou cyniquement « des partenaires étrangers ». Cette dépendance systémique paralysante va s’aggraver, d’ailleurs, avec l’assassinat de Mouammar Kadhafi qui essayait de limiter les dégâts, en vain. Tout ceci dit pour vous montrer à quel point l’Union africaine n’est pas là pour s’occuper des problèmes des africains. C’est une institution mise en place pour niveler l’Afrique, l’intégrer au mieux dans l’économie mondiale en la confirmant dans le rôle à la fois de source d’approvisionnement en matières premières et de débouchés et en faire éternellement ou du moins sur une longue période, un continent dominé, exploité et pillé." 

Aujourd'hui, il faut le rappeler: cette "Union Africaine" ne mène les africains nulle part si ce n'est que vers davantage de régression, voire le chaos. 

KPOGLI Komla

mercredi 13 mai 2015

Afrique: un poison dénommé la famille? Vraiment?

Alors que toutes les autres sont laminées, l’une des dernières institutions qui titube encore en Afrique est en train de subir des attaques de plus en plus sanglantes de la part des esprits « noirs » éblouis par les phares de l’individualisme occidentaliste vanté, aussi bien par les canaux ordinaires de la communication que par le biais des nouvelles techniques de la propagande, par le capitalisme libéral et marchand triomphateur. Il s’agit de la famille.
En effet, ces derniers temps, la famille, cellule de base de toute société, est élevée au rang de l’ennemi à abattre. Les guerriers, partant de quelques exemples de conflit familial, affirment que pour que l’homme aille mieux en Afrique, il faut qu’il se coupe de sa famille.
Quelles seraient donc les fautes de la famille africaine pour qu’elle devienne cette nouvelle cible à abattre?
Il est dit que l’africain qui a « réussi » serait tiré vers le bas par ses frère, sœur, mère et père, cousin, cousine,  neveu, nièce, tante, oncle, grands-parents, nièce…
Il est dit aussi que la famille africaine ruinerait les économies des personnes qui, en son sein, se sont hissé, par des entreprises individuelles, solitaires dans lesquelles ces héros samsonniens n’avaient eu aucun coup de main, au sommet de la vie matérielle.
Il est affirmé que la famille africaine ne favoriserait pas l’épargne et donc l’investissement capitaliste et qu’elle serait le vivier d’êtres très méchants, bêtes, malfaisants et gratuitement haineux alors même que l’individu ayant « réussi » se tue à les aider.
Comme on peut le constater, il manque de peu pour que les guerriers contre la « famille africaine » ne tombent pas bien bas en nous sortant l’argument qui tue: celui des frères et sœurs qui vont voir le charlatan pour bloquer le succès du héros de la famille ou de la tante sorcière, de l’oncle sorcier et des grands parents sorciers qui se transforment en rat ou musaraigne pour ronger ou imbiber de son odeur les produits de la boutique du neveu de la cousine de l’oncle ; ou qui rentrent dans le corps du hibou au regard gluant qui, par ses cris stridents dans la nuit, empêche l’élève de l’école coloniale africaine d’assimiler ses leçons et de réussir à l’examen de fin d’année, ou encore qui ont mangé l’utérus de la fille d’un proche qui a eu « la chance » d’avoir épousé un « blanc »…

Ainsi, la famille africaine est actuellement portée au rang d’un des derniers obstacles à abattre pour que l’africain, enfin, vole vers les cimes du succès miroité par les lumières aveuglantes du libéralisme marchand qui ne cesse de séduire les esprits africains complètement désorientés.
Cette thèse de la « famille africaine-obstacle » ne date pourtant pas d’aujourd’hui. Elle vient de la colonisation, puis elle a été reprise par les africanistes, notamment les économistes tiers-mondistes des années 70-80 pour qui, si l’Afrique ne décollait pas économiquement, c’est parce que l’individualisme prôné par le capitalisme libéral et consumériste n’était pas assez avancé en Afrique où la solidarité est, à leur goût, trop forte. Rapidement, et comme toujours, cette idée a gagné des esprits en Afrique où, d’ordinaire, toute pensée en provenance de l’extérieur trouve écho au-delà même des espérances de leurs émetteurs vivant loin, au-delà des Pyrénées. Mais, c’est de nos jours que l’idée de la famille-obstacle trouve le plus de résonance en Afrique ; et les temps à venir ne sont pas faits pour arranger la détestation rampante de la cellule de base de la société africaine, elle-même mise à mal depuis si longtemps.

L’une des caractéristiques les plus marquées d’une société gravement malade est son incapacité à comprendre ses problèmes et à leur formuler les solutions les plus adaptées. Depuis bientôt 03 millénaires, l’Afrique est ce continent qui ne sait plus résoudre ses problèmes. Parce qu’elle ne sait plus les analyser convenablement et surtout courageusement, en remontant à la racine de ses maux. C’est qu’au lieu de voir en la famille l’obstacle à éliminer, l’on devrait plutôt constater que c’est le manque d’Etat, c’est-à-dire, la structure au-dessus des familles qui fait que l’ensemble de l’édifice sociétale africaine s’écroule et n’élève plus l’africain dont la préoccupation essentielle se résume globalement à ce qu’il doit manger dans les heures qui suivent. Et pour ceci, il est prêt quasiment à tout.

C’est que l’africain qui a « réussi » et qui, urbi et orbi, appelle son alter égo féminin ou masculin, à ne penser qu’à lui-même, en s’écartant dorénavant de sa famille, a la mémoire courte. Il a, grâce à une ignorance crasse, oublié  que lorsque les structures au sommet se sont effondrées, c’est la base, la famille africaine, qui a reçu tout le fardeau. Car, depuis que la société africaine est déstructurée puis démolie par les razzias négrières de toute sorte, puis par la colonisation qui perdure sous nos yeux paludiques, c’est le cadre familial qui prend en charge l’individu qu’il est. Du sperme de son géniteur à sa tombe en passant par le ventre de sa mère, ses couches, ses vêtements, ses premiers pas, sa scolarité coloniale…La famille africaine, malgré son affaiblissement progressif et ses conflits intérieurs ouverts ou larvés, n’a pas démérité. Si les parents directs n’ont pas fait, un oncle a fait ; une tante a fait ; une nièce a fait ; un neveu a fait ; un cousin a fait ; un grand parent a fait ; une sœur a fait ; un frère a fait…Qu’il y ait des variations en la matière, comme d’ailleurs en toute autre, qui peut le nier ? Mais, ces variations n’excluent pas le fait que ce soit la famille qui ait jusqu’ici assumé la responsabilité première en Afrique depuis que ses structures supérieures furent dynamitées et remplacées par des anomalies institutionnelles abusivement appelées Etats africains. Que des familles aient adopté des valeurs qui ne sont pas authentiquement africaines et en meurent en dévorant leurs propres enfants transformés en machine à sous, est-ce la faute à la « famille africaine » ? L’Etat colonial avec sa nationalité coloniale et ses identités coloniales dont beaucoup d’africains sont si attachés et si fiers, est-il un Etat véritable et prescripteurs de normes, organisateur de la solidarité à une échelle plus élevée et régulateur plus ou moins autorisé des phénomènes sociaux dans un cadre organisé en Afrique ? N’eût été donc la famille les chocs subis par les individus seraient encore plus violents et le chaos, plus généralisé.

Là où l’africain qui a « réussi » veut rompre avec sa ruineuse et méchante famille, devrait plutôt émerger une critique agissante contre une Afrique minée par des Etats garde-barrières coloniales, continuant joyeusement l’œuvre coloniale du démantèlement complet de la société africaine qui, hier, avait merveilleusement bien fonctionné sur le principe de la solidarité. Ainsi, l’appauvrissement grandissant, les régulateurs socio-économiques étant dynamités, les « réussites » secrétées au compte-goutte par le libéralisme marchand étant de plus en plus inégalitaires, il n’est que logique de voir les charges familiales pesées sur un nombre de plus en plus réduit d’individus, portant à bout de bras toute une famille africaine.

Le devoir auquel nous sommes appelés en tant que masses d’hommes et de femmes en lutte pour redevenir un peuple, c’est d’aller de manière organisée et disciplinée, sous un leadership nouveau et foncièrement africain, à la reconquête de notre espace qui nous a échappé depuis si longtemps afin de le transformer et d’y faire émerger une nouvelle civilisation qui retrouve les traces de ses précurseurs dont la pensée doit être améliorée, si besoin. Il ne s’agit pas pour nous de relayer les guerres que les autres ont décidé de nous livrer pour mieux nous désarmer en s’attaquant nous-mêmes aux derniers bastions qui résistent péniblement en Afrique et ainsi nous transformer durablement en consommateurs serviles qui se taillent les pieds pour les faire entrer dans leur modèle. Il ne s’agit pas pour nous de commencer une bataille suicidaire supplémentaire contre la famille, qui, si elle a besoin d’être probablement réformée à la suite d’une refondation globale de l’éducation en Afrique, ne doit pas être détruite, comme nos « nouveaux riches » qui se dénomment fièrement Africapitalistes nous le recommandent incessamment ces derniers temps. Il est question plutôt de redynamiser les liens familiaux. Remettre au sein de la famille, les valeurs ancestrales de la solidarité et de l’autorité fondée sur le respect de l’Être et non de l’Avoir, car il faut être avant d’avoir. L’Afrique, ça n’est pas l’individualisme (libéralisme) contre la société, ça n’est pas non plus la société contre l’individu (socialisme/communisme), mais c’est le couple inséparable Société-Individu (la solidarité). C’est autour de ce principe cardinal que l’Afrique des temps détruits a connu ses heures de gloire. C’est uniquement autour de ce principe, s’il le faut modernisé et proportionné aux réalités de notre situation dans le monde, que les africains, éclairés par l’ensemble de leur parcours historique, feront renaître ce continent qui est actuellement dans l’errance et dans un mimétisme plat, au lieu de se réconcilier avec lui-même, sous un leadership éclairé et courageux, pour redevenir grand.


KPOGLI Komla

13 mars 2015

jeudi 7 mai 2015

Afrique: Il ne s'agit pas du retard sur les autres.



Un peuple sans son originalité, sans ses racines culturelles comme fondations ne crée plus, il n'invente plus. Ses propres capacités créatrices s'assèchent et sont assassinées. Ce peuple se contente dès lors d'imiter et de marcher dans les pas des autres. Et quand on marche dans les pas des autres, on ne peut s'étonner d'être en retard sur eux. Pourtant, ce n'est pas du retard sur les autres dont il s'agit. Il est question de partir de soi pour s'améliorer, en empruntant si besoin, chez les autres sans jamais se renier.

KPOGLI Komla, 30 avril 2015

mardi 5 mai 2015

Téléphoner au tyran et à sa bande pour les chasser du pouvoir?


Allôôô! C'est le tyran au bout du fil? Je vous demande de laisser le pouvoir à celui qui est élu dans les urnes. Merci"
Quelle génie tout de même!!! Il faut dire que lorsque la peur et le refus d'assumer son histoire paralysent un peuple, à commencer par sa jeunesse, ses génies inventent des voies les unes tout aussi impénétrables que les autres. Le tyran et ses copains se sont une nouvelle fois accaparé du "fauteuil présidentiel", comme ils appellent le pouvoir, en s'asseyant une fois encore sur le choix des populations. Et cela dure depuis 50 ans. Et tout ce qu'on trouve de génial à nous proposer c'est de leur téléphoner? On se dit donc qu'on va ainsi perturber leur conscience et leur sommeil? Quand ils en auront assez d'être "harcelés" au téléphone, ils vont rendre le pouvoir de décision au peuple? Ou bien, ils vont avoir mauvaise conscience et se dire que "oooooh on renonce maintenant"? 
La jeunesse togolaise doit faire un peu plus d'effort de réflexion avant de continuer à penser qu'il contournera encore longtemps une des lois de l'histoire qui impose aux peuples soumis et dominés de livrer le combat de libération, de manière organisée, disciplinée sous un leadership responsable et avisé. Il n'y a pas de liberté sans libération. Il n'y a pas de raccourci, pas de voie facile menant à la liberté. Il faut le dire et le rappeler. Le système et ses tenants nous le rappellent chaque jour! Il faut enfin le comprendre et commencer à se regrouper pour refonder la marche.

Si, après cet énième spectacle électoral truqué qui permet à Gnassingbé 2 de s'offrir, officiellement à partir de ce jour, normalement 5 ans supplémentaires au nez et à la barbe des africains du Togo désabusés et complètement K.O, beaucoup de ceux qui, en apparence, devraient ouvrir de nouvelles pistes après une analyse approfondie de la situation globale, veulent toujours rester dans la tiédeur, dans le parler prout-prout, dans le "surtout ne fâcher personne", dans la recherche du consensus mou, alors "Boulevard Giscard d'Estaing, boulevard de la Mort, Muerte, muerte muerteeee yaaaaaah!!!!!!" Assez quoi!

KPOGLI Komla, 03 mai 2015

La libération précède la liberté.

Il n'y a pas de liberté sans libération. Et il n'y a pas de libération s'il n'y a pas de Libératrices et Libérateurs. 

Pour jouir de la liberté, il faut être soi-même libre. Or il est clair que nous ne sommes pas libres parce que nous ne nous sommes pas encore libérés. Parce que la libération précède la liberté, nous devons analyser froidement notre situation et mettre les moyens en oeuvre autour d'une plate-forme réaliste pour nous libérer. Cette libération ne peut se faire que dans un cadre continental où la jeunesse doit jouer un rôle central avec l'idée que mieux vaut pour chaque Etat être une partie dans un tout qui marche que se satisfaire d'un souverainisme vaniteux dans une Afrique soumise et humiliée...Le temps est arrivé pour nous de nous lever pour briser les chaînes des indépendances confisquées. Les dirigeants actuels au pouvoir en Afrique, cela signifie que nous ne sommes pas encore indépendants. Toute leur philosophie est de faire de nos Etats d'éternels PPTE et PMA pour avoir de l'argent de l'extérieur pour leurs propres besoins en bradant le patrimoine africain en échange. Ces vassaux aussi longtemps qu'ils détiendront le pouvoir poursuivront en toute quiétude, l'entreprise coloniale de démolition de la société africaine. Le maintien des monnaies comme le Franc CFA, des bases militaires françaises et américaines et leurs coopérants sont aussi des preuves que notre indépendance est un mensonge et une illusion.

KPOGLI Komla, 27 avril 2008, In Les indépendances africaines à la loupe des réalités: 27 avril 1958 – 27 avril 2008: 50 ans de mensonges et d'illusions. http://lajuda.blogspot.ch/2008/04/27-avril-1958-27-avril-2008-50-ans-de.html

vendredi 1 mai 2015

Heureusement que c'est pas moi!

Le "peuple" de l'indifférence
Le "peuple" de la dispersion
Le "peuple" de Si moi je "réussis à sauver ma tête", c'est tant pis pour les autres
Le "peuple" de On ne peut rien.


jeudi 30 avril 2015

Il n'y a pas de raccourci menant à la liberté

Des togolais pensent, en disant Allez voter! Allez voter!, pouvoir échapper aux lois de l'histoire qui imposent à un peuple dominé, soumis et tenu par une tyrannie héréditaire pourvue d'une mafia civilo-militaire locale, elle-même adossée à une pègre internationale dont la devise est l'argent à tout prix partout sur la planète, de livrer le difficile et incontournable combat libérateur. Eh bien, non, il n'y a pas de raccourci menant à la liberté. Nous allons l'apprendre à nouveau, et c'est très bientôt. Si les Gnassingbé et leurs alliés sont toujours au pouvoir, ça n'est pas parce que les africains du territoire du Togo n'avaient jamais eu à voter pour une "alternance". Tout le monde sait cette évidence. Mais en faisant semblant de l'ignorer, le RPT va nous la rappeler bientôt. Pour finir, je redirai ce que je dis ailleurs et depuis longtemps: c'est le système politique qu'un peuple a en face de lui qui lui indique les voies et moyens par lesquels il doit le vaincre. Si la jeunesse africaine du Togo hésite ou refuse de comprendre cela, pour enfin commencer à s'organiser lucidement, dans la discipline et sous un leadership nouveau et avisé du caractère de lutte de libération de la domination coloniale que les africains doivent mener pour espérer la Renaissance de l'Afrique, alors l'illusion restera l'unique fleuve dans laquelle nous baignerons encore pour longtemps.


KPOGLI Komla, 20 avril 2015