lundi 14 janvier 2019

La situation au Kongo est le résumé parfait de la "merde" africaine.

Quand un peuple est malade, désorganisé et est incapable de s'assumer, on lui offre d'un coté de la merde, et de l'autre de la merde. A lui de choisir, à moins de décider finalement de prendre ses responsabilités. 



Entre la peste et le choléra, le peuple africain du territoire de Kongo était appelé à choisir. De toutes les manières, ce peuple martyrisé, massacré et ridiculisé (le mobustime et la sapologie sont également passés par là) depuis 3000 ans maintenant à l'instar des autres africains dans d'autres enclos coloniaux pompeusement appelés Etats, était convoqué le 30 décembre 2018 pour désigner celui qui devrait continuer l'oeuvre coloniale de la démolition de ce territoire après Kabila. Qui peut s'étonner du résultat de cette farce électorale qui débouche sur un arrangement entre Kabila et l'un de ses opposants avec qui il a le plus d'affinités? Sans Etat, il ne peut y avoir d'élections véritables sur un territoire. C'est ce que dit le MOLTRA depuis des années et des années. 


Les africains qui croient pouvoir contourner les lois de l'histoire imposant à un peuple asservi l’obligation non négociable de s'organiser pour mener implacablement sa lutte de libération avant d'entamer la reconstruction de ses institutions en faisant appel à sa culture, à sa propre civilisation avant tout, se rendent aujourd'hui compte au Kongo qu'il n'y a pas de raccourcis menant à la liberté. Mais, toujours aussi satisfaits du moindre mal à défaut d'affronter courageusement le mal à la racine, beaucoup d'africains aussi bien au Kongo que dans d'autres territoires veulent se contenter de la mise sur le trône de Tsisékedi par son mentor Kabila. On justifie cela par deux choses:

1. L'alternance (à tout prix!?): pour beaucoup, il y a alternance, car on ne verra plus Kabila comme président au Kongo. Cette superficialité presqu'enfantine oublie que derrière le rideau, c'est Kabila qui continuera à téléguider son toutou, Tsisékedi. Mais que veulent les promoteurs de l'alternance si ce n'est juste une nouvelle tête au trône pour continuer la même politique, avec les mêmes institutions esclavagistes et coloniales?

2. L'implication ouverte des Occidentaux (USA, France, Belgique, UE...) dans les résultats de ce simulacre d'élection, avec une ferme volonté d'imposer Martin Fayulu, avec le soutien zélé de la direction de l'Eglise catholique qui se découvre les vertus d'une Commission électorale indépendante (cette usine que tous les territoires africains ont mis en place pour fabriquer les résultats des farces électorales en faveur de nos princes). 
La hargne des Occidentaux en faveur de Martin Fayulu énerve nombre d'africains et surtout des panafricanistes superficiels. Car, ceux-ci considèrent le soutien manifeste des Occidentaux à Fayulu comme agression impérialiste. Ils ont raison. Toutefois, nos panafricanistes oublient de dire que si Kabila avait fait proclamer Fayulu, sans que les Occidentaux n'aient besoin d'intervenir aussi ouvertement, comme vainqueur, ils auraient moins crié ou pas du tout leur indignation comme ils le font actuellement. 

Or, la candidature de Martin Fayulu fut soigneusement montée à Genève où deux pro-occidentaux voleurs que sont Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba libéré par la CPI puis envoyé en mission dans son pays natal, ont joué un rôle décisif. Les médias étrangers émettant en direction de l'Afrique ont accompagné ce processus en martelant dans leurs journaux du matin, du midi et du soir de Martin Fayulu afin d'asseoir cette candidature. Kabila, voyant le danger venir, après avoir écarté ces deux voyous qui sont de sa propre race, a demandé à Vitale Kamerhé et Felix Tsisékedi de se désolidariser de cette opération pour s'entendre et envoyer un candidat à qui, il pourrait donner le pouvoir, au cas où son dauphin Ramazani mordrait la poussière dans une ampleur telle que le vol en sa faveur aurait eu pour conséquence une invasion militaire des pays de l'OTAN qui l'attendaient au tournant, notamment au Gabon où un bataillon de soldats états-uniens s'entrainent depuis quelques semaines avant le 30 décembre aux côtés de leurs alliés français.

C'est que Martin Fayulu devrait vaille que vaille être placé au pouvoir au Kongo. L'homme, fabriqué comme économiste à l'université Paris XII et à l'European University of America à San Francisco en Californie, est le prototype même de ce que les colonisateurs ont appelé eux-mêmes "l'élite indigène formée pour continuer l'entreprise coloniale en Afrique". C'est une sorte d'Alassane Ouattara et autres sévissant en Afrique après avoir été installés dans le paysage politico-affairiste africain par la propagande médiatique internationale relayée sur le plan local comme des sauveurs, car bardés de diplômes et surtout disposant d'un carnet d'adresses merveilleux de bons samaritains.

Après avoir été dressé par ses maîtres de l'école coloniale, Martin Fayulu a rejoint le groupe pétrolier Mobil à Kinshasa en septembre 1984 et termine sa carrière dans le groupe en 2003 au poste de Directeur général ExxonMobil Éthiopie, après avoir assumé diverses responsabilités au siège de Mobil à Fairfax (USA), au siège de Mobil Africa à Paris et dans d'autre affiliés ExxonMobil en Afrique (Côte d'Ivoire, Kenya, Nigeria et Mali). C'est dire donc que cet homme pue le pétrole et ses dollars. Ce n'est donc pas étonnant qu'il soit soutenu par ses amis milliardaires Katumbi et Bemba, eux-mêmes portés par les Occidentaux qui ne veulent que le bien des populations africaines du Kongo. 

Fayulu devrait arriver au pouvoir et approfondir l'abîme néolibéral en faveur de ses amis occidentaux, des compagnies pétrolières, du FMI et de la Banque mondiale, de l’OMC, avec une remise en question totale de quelques rares écarts pris par Kabila avec la Chine et la Russie à qui il a donné une place "trop grande", selon les Occidentaux sur l'échiquier kongolais qu'ils se sont attribué depuis la conférence internationale sur le partage du Kongo à Bruxelles, le 12 septembre 1876 en passant par l'assassinat de Patrice Lumumba et ses héritiers. 

Comme, on peut le voir, l'enjeu est de taille pour les Occidentaux. Et les africains du Kongo sont manifestement pris en étau entre ces derniers et un Kabila dont la gourmandise n'a d'égal que les crimes qui fondent son pouvoir. 

Dans un tel contexte, un peuple ne peut attendre quoi que ce soit d'une mise en scène d’un des aspects de la démocratie formelle recopiée en Afrique et qui doit bel et bien être appelé une farce électorale. Il s'agit plutôt pour ce peuple, sous un leadership patriote, de s'organiser méthodiquement et d'assumer radicalement ses responsabilités en balayant complètement la scène, l'épurer de tous ces vautours et sangsues qui boivent son sang depuis tant d'années pour enfin entamer la grande oeuvre de la renaissance du Grand Empire Kongo, coeur de l'Afrique ancestrale, après la mise en place d'une Constituante. Laquelle sera appelée, à l'aune du parcours historique de notre peuple depuis l'Egypte antique, à créer de nouvelles institutions en faveur de ce grand territoire appelé demain à être la capitale d'un Etat fédéral africain. Cette oeuvre, la jeunesse africaine du Kongo, doit, avec le soutien de tous les panafricanistes avisés, l'entamer ici et maintenant au lieu de s'agiter autour de Tsisékedi ou Fayulu qui ne sont que des copies conformes de Kabila et sa racaille, le premier soutenu par ces derniers et le second soutenu par les Occidentaux et leurs suppôts africains pour continuer à élargir l'ouverture des veines de ce grand territoire afin que ses ressources continuent d'être évacuées au détriment d'un peuple misérable.

En août dernier, nous écrivions: "Le temps d’une bonne Révolution a sonné depuis longtemps dans le territoire martyr du Kongo. Il faut la faire maintenant. C’est la condition pour sa Renaissance dans l’optique des idées de Lumumba redécouvertes et mises à jour. Sinon l’enthousiasme populaire autour de tel ou tel milliardaire encore assoiffé perçu candidement comme Le Sauveur du Kongo est une naïveté mortelle et une bêtise illimitée face à des bouteilles fleuries de poison. Aucun peuple n’a autant célébré si joyeusement par avance sa propre mort. Qu’est-ce que le désespoir dans la désorganisation et dans l’incapacité populaire peut conduire des peuples dominés à vouloir prendre des raccourcis menant tout droit en enfer qu’ils veulent pourtant s’éviter ????!!!! C’est digne de la science fiction. 
Un peuple comme un homme ne peut continuer à faire la même chose et en espérer un résultat différent. L’élite coloniale africaine qui n’a à la bouche que des mots comme Élections, démocratie, droits de l’homme, développement, mondialisation, émergence, fmi, banque mondiale, partenariat gnagnagna....a égaré les africains qui doivent maintenant s’efforcer d’ouvrir les yeux. Mais ça ne se fait pas par miracle. Il faut que s’élèvent COURAGEUSEMENT des filles et fils d’Afrique qui sont foncièrement patriotes et qui savent que le redressement de l’Afrique ne se trouve pas dans le mimétisme plat mais dans la redécouverte des racines culturelles et historiques d’un continent qui a ouvert les yeux avant tous les autres."

Ce temps-là est arrivé!

Komla Kpogli, S.G du MOLTRA, le 13 janvier 2019

samedi 12 janvier 2019

Commentaire sur le 20 décembre 2018 au Togo.

Commentaire sur le 20 décembre 2018 au Togo.

Mes amis,

Le fait que le RPT ne soit pas populaire et que les togolais l’aient vomi est une réalité depuis 1963. Le RPT même le sait. 
Ce n’est donc pas le fait de ne pas aller voter à ces tragicomiques législatives qui pousserait le RPT à avoir honte ou à se dire « bon maintenant, le peuple ne veut plus de nous, donc on part ». 

Comparaison n’est pas raison. Mais, dans des pays comme la France, la Suisse, des députés, des sénateurs, des conseillers municipaux se font élire par 20 ou même 11 personnes (France) sur des milliers et des milliers d’inscrits. Ces faux et mal élus siègent au Sénat, à l’Assemblée nationale, dans les conseils municipaux...sans aucun souci. Car même s’ils n’ont aucune légitimité populaire, ils se disent être légalement élus. Tant que le peuple ne bouge pas, il ne se passe rien. Ces gens se foutent royalement de l’abstention ou du boycott populaire. La désertion populaire des urnes n’a jamais empêché les démocraties formelles et illusoires de vivre et de survivre. 

Au Togo, la preuve palpable qu’on peut tenir le pouvoir sans l’accord du peuple c’est Faure Gnassingbé qui, bien que jamais élu est pourtant au pouvoir depuis 13 ans. Son père est mort au pouvoir après 38 ans de règne sans jamais avoir été élu. Si Faure Gnassingbé réalise ces législatives avec sa Ceni fantoche tout en sachant pertinemment que les populations n’iront pas voter, c’est juste pour le protocole. Du peuple, il n’en a guère besoin pour continuer son règne. 

Il faut donc une analyse sereine sur ce sur quoi reposent le RPT et son règne depuis 1963. Ce n’est qu’à cette condition que les instruments les plus adaptés pour le renverser pourront être forgés et mis en œuvre avec rigueur et discipline.

Voilà pourquoi il faut déplorer encore une fois la faiblesse intellectuelle et le caractère saugrenu et totalement inefficace des analyses de ces hommes et femmes qui se disent Leaders de l’opposition au Togo qui ont coulé l’élan populaire dans un traquenard abusivement appelé dialogue au lieu de l’amplifier et le structurer de sorte à rendre sa puissance au peuple pour qu’il équilibre le rapport des forces avec le RPT puis le renverser en sa faveur.

Hier, 19 décembre 2018, j’ai pris mon courage à deux mains pour écouter une interview de Brigitte Adjamagbo sur Ahoe TV. C’est vraiment pitoyable, un tel niveau d’incompétence politico-stratégique, de naïveté argumentaire et de fausses solutions indiquées au peuple togolais. Pour ceux qui veulent, je peux télécharger ça.

Le Moltra dit que notre peuple ne doit plus suivre ces fausses solutions qui le conduisent à déployer son courage les mains nues pour ne récolter que des morts inutiles, des blessés abandonnés à eux-mêmes et à leurs familles, des orphelins dont personne ne s’occupe.

Il faut économiser cette énergie populaire pour la déployer au moment décisif qui est devant nous. Nous y travaillons très concrètement actuellement sur le terrain.

Donc, vider les bureaux de vote n’est pas la clé contre le RPT. Certes, c’est une bonne chose de ne pas s’associer massivement à la démarche criminelle du RPT de tenir cette parodie de législatives. Cela traduit l’etat d’esprit du peuple vis-à-vis du RPT. Encore une fois, il faut préciser que le RPT et ses alliés savent parfaitement leur rejet par les masses populaires. Les togolais le savent. Le monde entier le sait également. Les africains du territoire du Togo n’ont donc aucun besoin de prouver ce qui est une évidence depuis 1963. 

Pour lui retirer son pouvoir de nuisance au RPT, détruire son règne colonial et entamer la reconstruction du pays sur des bases nouvelles loin des sentiers battus coloniaux, il va falloir aller plus loin et s’organiser radicalement pour le match final. Et cela, seul pourra le faire un nouveau leadership porteur d’une vision stratégique et tactique fondée sur une analyse approfondie de ce qui fait la force retrouvée ou la continuité de la servitude des peuples dominés. 

Komla Kpogli, S.G du Moltra, 20 décembre 2018

Commentaire du lendemain du 20 décembre 2018 au Togo.

Commentaire du lendemain du 20 décembre 2018 au Togo.

Bonjour mes amis,

Nos opposants institutionnels, malheureusement le peuple avec, vont être coincés jusqu’au bout après avoir mis leur doigt dans l’engrenage du Dialogue qui a remis à flot le RPT avec qui ils continuent de jouer au légalisme. Comme si une tyrannie pouvait avoir une autre loi en dehors de sa seule volonté. Le Moltra, sans solution de continuité, les avait pourtant prévenus.

Pendant que cette opposition et ses caisses de résonance appelées Société Civile vont encore s’agiter par des communiqués et autres prises de parole sur des radios, réseaux sociaux et à Kodjindi durant des jours, des semaines et des mois pour moquer, railler le RPT en disant « oooh il n’y a personne qui a voté pour eux », « le taux de participation est très faible », « nous avons gagné car nous avons été écoutés par le peuple qui ne s’est pas déplacé dans les bureaux de vote »....., le RPT a déjà dessiné la suite. 

Le RPT prochainement va appeler les « opposants » à un gouvernement d’ouverture. 

Les Opposants, soit, iront dans ce futur gouvernement d’ouverture pour y crever. Soit, ils continueront comme actuellement à tourner le peuple en rond, à gaspiller son énergie et son courage non organisés dans des manifestations et marches sans enjeux. Soit enfin, ils auront le courage de rechercher du soutien intellectuel et stratégique au sein des îlots patriotes locaux et à l’extérieur pour conduire le peuple au stade final de la puissance libératrice.

Le plus affamés vont prétendre que la cedeao (toujours la Cedeao et encore la Cedeao!!!) leur garantit un suivi, qu’il ne faut pas laisser un boulevard au RPT et tutti et quanti... pour aller dans ce gouvernement. 
Ceux qui ne voudront pas être honnis par le peuple comme Gilchrist Olympio et Léopold Gnininvi, vont se comporter comme des vautours honteux. Ils vont bien avoir envie de manger le cadavre en voie de pourrissement mais comme on va crier sur eux, ils vont se gratter la tête et dire non non non nous sommes les vrais opposants puis regretter chaque soir dans leur lit de n’avoir pas eu le courage d’aller à la mangeoire.
Et le cycle va recommencer. Voilà les prochains épisodes.

La jeunesse togolaise doit cesser sa toquardisation consistant à suivre et à faire l’éloge de l’échec et ouvrir enfin ses yeux, ses oreilles et son cerveau pour voir et comprendre qu’il n’y a pas que l’impasse de l’opposition institutionnelle comme sa voie. 

La solution, faut-il le répéter, se trouve au sein des masses populaires. Voilà pourquoi le Moltra insiste depuis des années, dans l’indifférence et dans la haine, sur leur organisation et leur structuration pour renforcer leurs capacités opérationnelles par le leadership qui veut les conduire à bon port. River les attentes de notre peuple sur la CEDEAO et autres carabistouilles du genre, c’est mal connaître les réalités d’un monde nivelé par l’Occident et ses différents organismes financiers, économiques, médiatiques, lobbyistes, militaires et philanthropiques. Les peuples dominés dans le contexte qui est le nôtre n’ont pas d’alliés. Il faut garder cela à l’esprit en toutes circonstances.

Notre conclusion est qu’il faut du calme et de la sérénité à l’heure où nos agitations font encore chou blanc face à un régime fanfaron, bouché et radicalement sanguinaire. Les patriotes qui savent que la solution et les moyens pour libérer le pays se trouvent dans les mains des populations et non dans les mains des sauveurs cachés quelque part en attendant l’heure de Dieu pour surgir doivent à présent se lever et travailler en toute intelligence en tissant au bout de la corde qui existe déjà. 

Komla Kpogli, S.G du Moltra, 21 décembre 2018

lundi 7 janvier 2019

GABON: Coup d'Etat

Mauvaise nouvelle pour le peuple africain qui, une fois de plus, dans ce territoire, est incapable de reprendre son pouvoir de décision perdu depuis des millénaires face à un régime politique illégitime, criminel et qui est tenu par une mafia locale dirigée dont le chef est paralysée par la maladie. L’intervention d’un groupe d’hommes armés en substitution à l’émergence du peuple organisé ( chose que collectivement nous sommes incapables de réaliser jusqu’ici) pour assumer ses responsabilités historiques veut dire que La Décision reste toujours aux mains d’une poignée d’individus militaires ou civils. Or, les régimes dictatoriaux et tyranniques ne naissent et ne grandissent dans un pays que s’il y a un déséquilibre favorable à un petit groupe qui prend le pouvoir.
Une majorité écrasante d’africains court-termistes, noyés sous le flot d’un quotidien miséreux dont la profondeur des racines leur échappe, ne comprenant que trop peu ce qui fait la renaissance ou la prolongation de l’état de sommeil profond des peuples dominés et tenus en respect par une élite coloniale civile entourée d’une garde prétorienne militaro-policière, convaincus donc que le changement pour le changement, à force d’être répété, mènerait au règlement des problèmes graves que nous avons, pensent que c’est par ce type de changements dans la continuité que les peuples résolvent leur impuissance collective.

Les armées africaines sont l’institution sur laquelle repose le pouvoir colonial. Quand elles apparaissent en public pour soi-disant mettre fin à un régime, c’est comme un même corps qui change de main pour opérer le même travail: le pouvoir passe de la main droite vers la main gauche ou vice versa. Le corps et surtout le cerveau qui est le centre de décision et d’impulsion restent intacts. 

Voilà pourquoi, imperturbables par l’excitation frivole que suscite l’actualité, les patriotes africains doivent, en toute sérénité plutôt intensifier la conscientisation et surtout l’organisation des peuples d’Afrique en leur rappelant ce que sont les lois de l’Histoire qui prescrivent le devoir de l’insurrection organisée aux peuples dominés comme unique condition de leur renaissance sur la base de leurs racines culturelles redécouvertes et mises à jour sous un leadership de rupture. Les raccourcis pour La Liberté véritable, celle de la rupture constructive, n’existent pas pour les peuples.

Komla Kpogli, S.G du Moltra

samedi 5 janvier 2019

Invitation


La caravane de la révolution reprend la route.

Octobre 2017-Janvier 2019: la caravane de la révolution togolaise va redémarrer après son sabotage durant 2018 par certains de nos propres frères et sœurs.


Un petit rappel d'entrée: En marge de la grande manifestation de Paris le 7 octobre 2017, une rencontre d’un noyau de personnes avait décidé de mettre sur pied une caravane permettant à la diaspora togolaise de se structurer sérieusement autour de l’unique idée de rassembler les moyens nécessaires aux différents points focaux qui vont être mis en place pour apporter une aide concrète aux populations en lutte contre la tyrannie. A cet effet, nous avions pris sur nous d’élaborer un document de travail et un visuel pour donner corps à l’idée. 

Après avoir constaté des tergiversations et même de l’indifférence de certains, des togolais de Suisse ont pris leurs responsabilités en lançant la caravane le 11 novembre 2017 à Berne, avec l’espoir que ce lancement pourrait susciter des volontés pour la continuer. C’est mal connaître les choses au sein des togolais de l’étranger. Tout s’est arrêté à cette unique sortie. Tous nos efforts pour transmettre le flambeau de la Suisse à un autre pays sont restés vains jusqu’à ce jour. 

Au vu de cette situation, nous décidons en cette fin d’année 2018, après avoir tiré toutes les leçons de la paralysie volontaire donnée à la Caravane, de reprendre la marche et de lancer un appel à tous les togolaises et togolais de la Diaspora afin que la Caravane soit reçue dans leurs ville/pays...pour écouter le projet qu’elle porte et l’aider à le réaliser patriotiquement jusqu’au bout. 
Il serait inacceptable de continuer sur la voie du manque de rigueur collective qui est le nôtre jusqu’ici. Il nous serait impardonnable de recommencer une nouvelle année dans les mêmes conditions que les précédentes alors que la tyrannie se joue de nous de plus belle au Togo. Le refus de prêter une oreille attentive aux idées les plus lucides nous fait croire qu’il n’y a aucune intelligence stratégique face au RPT et ses alliés qui profitent des maladies générées par ce refus volontaire ou naïf pour faire passer l’ensemble du peuple africain du Togo comme une bande d’idiots faisant la même chose depuis le 13 janvier 1963 pour espérer face à eux un résultat différent. 
Pour relancer la caravane à l’orée de cette nouvelle année 2019, nous remettons le texte ci-dessous intitulé: « Faire de la diaspora l’acteur décisif qui manque au peuple du Togo », publié le 7 janvier 2018.

Notre espoir est d’être enfin entendu et compris pour qu’ensemble nous puissions porter la caravane de la révolution jusqu’au bout. Nous avons mis nos contacts sur l’affiche publicitaire y relative. 
Merci de nous contacter et d’apporter ce qui est en votre pouvoir et surtout d’accueillir la caravane chez vous en réunissant les togolaises et togolais dans votre ville, votre voisinage, votre pays...etc.

FAIRE DE LA "DIASPORA" L'ACTEUR DECISIF QUI MANQUE AU PEUPLE DU TOGO.

"Si les togolais de l'étranger, communément appelés "La Diaspora", veulent être des acteurs influents voire décisifs dans la contestation populaire en cours au Togo, ils ne doivent pas recommencer cette année 2018 comme ils ont fini 2017: nous avons rendu visible la cause du peuple africain du Togo en faisant beaucoup de bruits par nos manifestations. C'est très bien. Mais cela est totalement insuffisant. 
Il nous faut donc aller au-delà et s'écarter un peu plus du bruit et de la démonstration pour la démonstration pour structurer les Togolaises et Togolais à l'étranger, les organiser durablement autour d'un plan de libération totale et la reconstruction du pays, et mettre sur pied ce que nous avons appelé un fonds stratégique permanent des togolais de l'étranger qui sera orienté vers le pays pour la mise en oeuvre du plan. Si on ne s'oriente pas vers cette organisation minimale, les togolais de l'étranger continuerons à faire beaucoup de bruits sans pouvoir devenir l'élément de soutien décisif aux populations qui buttent sur le dernier bastion de la tyrannie monarchique des Gnassingbé et ses alliés qu'est la violence militaro-policière et milicienne.
Notre espoir est d'être enfin entendu par les personnes qui se limitent à jouer au sein de cette "Diaspora" aux Stars envoyées par les dieux pour être des Libérateurs du pays dans leur solitude. Les héros autoproclamés se photographiant dans tous les coins de rue pour démontrer leurs activités doivent mourir pour que naisse un leadership froidement radical, patriotiquement discipliné et intelligemment capable de conduire une "diaspora" décisive. " 
KPOGLI Komla, S.G du MOLTRA, 07 janvier 2018

mardi 20 février 2018

DIALOGUE INTERTOGOLAIS: FACILITATEURS, 22 ENGAGEMENTS, ACCORD-CADRE, APG...

Ne prenons pas des détours pour dire ce qui est.

Les mêmes causes, les mêmes pratiques et les mêmes acteurs produisent les mêmes solutions. L'histoire va se répéter au Togo, car on a oublié volontairement les faits pas si vieux que ça, à cause de la fuite collective en avant et la volonté de ne pas assumer collectivement nos responsabilités. 

1) Les facilitateurs de Gnassingbé 1er dans les années 1990-2000: 

Paul von Stulpnagel, facilitateur allemand, 
Idé Oumarou, facilitateur de la Francophonie
Bernard Stasi, facilitateur français
Philippe Bardiaux, l'adjoint du facilitateur français Bernard Stasi
Georg Reich facilitateur de l'Union européenne

2) Les facilitateurs de Gnassingbé 2 (2017-20..) 20 ans après les facilitateurs du papa:

Alpha Kondé
Nana Akuffo Addoh 

Les facilitateurs ont tellement facilité les choses que Gnassingbé père est mort de sa propre mort en 2005. Avant de mourir, il a donné le Togo comme héritage à son fils, Faure Gnassingbé qui a repris la longue tradition de la facilitation qui suit le massacre et qui précède le massacre...
Et les togolais laissent toujours faire? Sommes-nous si incapables de déboulonner ce régime criminel? Va-t-on continuer à se faire balader? 
Les Ghanéens sont-ils venus chercher les togolais pour faciliter un hypothétique dialogue avec le pouvoir des dictateurs Fred Akuffoh ou de Liman?

Quand un peuple est incapable ou est rendu incapable de mener victorieusement sa lutte de libération, il est entraîné dans n'importe quel piège par des "facilitateurs" de la facilitation. Et dans ce cas, l'addition se révèle toujours plus salée: le dictateur sauve ses fesses et se redresse plus que férocement.

Jeunesse africaine du Togo, libère-toi! 


Komla Kpogli, S.G du MOLTRA

dimanche 21 janvier 2018

"La révolution est mort-née si le mouvement qui prétend la porter rassemble dans une structure unitaire des carpettes, des boucs, des hyènes, des agneaux, des loups, des lions..."Komla Kpogli

CONVERSATION EN DIRECT DU MERCREDI 17 JANVIER 2018 AVEC LES AMIS SUR FACEBOOK 

"La révolution est mort-née si le mouvement qui prétend la porter rassemble dans une structure unitaire des carpettes, des boucs, des hyènes, des agneaux, des loups, des lions..."Komla Kpogli 

Adramelech Astaroth‪: Bonsoir, merci pour l'engouement, moi mes questions sont les suivantes :

Question 1: quelles perspectives de sortie de crise tout en écartant pour de bon ce régime criminel de l'agenda politique togolaise ? ‬

‪Question 2: Au niveau de la classe politique assiste t-on à ce qu'on appelle une limite d'action ? Ou y-a-t-il bien d'autres méthodes démocratiques pour sortir d'ornière. D'autant plus que la plage semble être la seule issue proposée par une tierce depuis plus de 6 ans déjà, improductifs bien sûr. ‬

‪Question 3: Vu l'élan du régime en place à rouler droit vers son programme référendaire, quelles solutions pour renverser la situation voire mettre fin au règne aveugle et criminel du pouvoir des Gnassingbé?

‪Question 4: Cinq mois de mobilisations, a-t-on vraiment eu d'acquis à part la fougue médiatique qu'a suscité les médias internationaux qui aujourd'hui semble être affaiblie et le cahier de charges du régime à aller à un dialogue alors qu'on rejetait celui ci au début ? Qu’est ce qui a pu changer souci de repenser d'autres pistes à renverser rapidement la vapeur‬.

Komla Kpogli :‪ Bonsoir, compatriote Adramelech Astaroth. Merci pour vos questions auxquelles je réponds comme suit:‬

‪Question 1: Tout d'abord, il faut dire que nous ne sommes pas dans une crise politique ordinaire. Nous avons une crise systémique dans le territoire africain du Togo, ce qui est par ailleurs la réalité de tous les enclos coloniaux africains abusivement appelés Etats. Nous sommes dans des cadres coloniaux avec des gouverneurs coloniaux négro-africains ayant remplacé le gouverneur blanc à la suite des parodies d'indépendance. Partant de cette observation de base, la seule et unique solution pour les africains de quel que territoire qu'ils soient pour retrouver leur pouvoir de décision perdu depuis de si longues années, c'est de faire des REVOLUTIONS complètes. ‬
‪Donc, les africains du Togo doivent faire une insurrection populaire totale pour se débarrasser de ce club de criminels qui les régente. Mais pour que cela soit fait, il faut un leadership visionnaire, stratège, courageux et muni des moyens les plus adaptés.‬

Komla Kpogli :‪ Question 2: Au vrai sens du terme, nous n'avons pas de classe politique au Togo et en Afrique. Ce qui est appelé l'Opposition dans nos territoires c'est juste la salle d'attente pour quelques personnes qui rêvent de prendre la place du Khalife siégeant dans le fameux fauteuil présidentiel. Entre deux élections truquées qui sont de véritables business, très souvent les partis soi-disant politiques passent leur temps à se faire des coups tordus avec les peuples tenus à distance. ‬
‪Au Togo, le régime criminel adossé solidement à la violence étatique et milicienne impose le respect. Ce pouvoir est nu depuis longtemps mais il tient encore parce que la violence qui est son dernier bastion n'a pas encore reçu la réponse appropriée de la part des masses populaires qui ont besoin maintenant d'être formées sur la canalisation de cette violence et sur sa destruction. Seule la stratégie de Tsunami populaire peut accomplir ce travail. C'est sur ce point précisément que nous voyons que le Leadership politico-civil actuel qui conduit les manifestations populaires n'a pas les éléments. Voilà pourquoi dans une démarche patriote, nous nous sommes approchés de certains groupes et personnes aux fins de les aider à renforcer les capacités insurrectionnelles, organisationnelles et opérationnelles de notre peuple africain du Togo. Mais, comme des chiens du jardinier, incapables de manger des choux mais empêchant les autres d'en prendre, nous avons heurté des difficultés énormes ne serait-ce que pour franchir les entourages de ces "leaders". Et quand nous avons réussi touché directement des "leaders", nous n'avons jamais eu l'oreille qu'il faut. ‬
‪Bref, la plage n'est pas la solution. C'est d'ailleurs le RPT qui a indiqué la plage à l'opposition qui lui obéit. Ce qui est en soi une contradiction de principe. ‬
‪Une révolution qui voudra se débarrasser du régime RPT doit se diriger vers les cibles du pouvoir de manière organisée.‬

Komla Kpogli :‪ Question 3: Seul un redéploiement du mouvement populaire en cours sur des bases entièrement repensées libérera le Togo. Cette course folle derrière une légendaire médiation, un dialogue tragicomique ou une hypothétique facilitation est une humiliation faite aux femmes et hommes de ce territoire qui sont ainsi présentés comme une bande d'incapables de se prendre en charge et de se libérer depuis plus de 51 ans maintenant d'une minorité criminelle conduite par les Gnassingbé. Dans la logique de cette réorientation stratégique du mouvement, la force qui manque jusqu'ici aux masses populaires du Togo doit provenir des togolais de l'étranger appelés "La diaspora" qui, eux-mêmes, doivent se structurer, s'organiser et travailler autour des idées claires portées par des patriotes en leur sein. Il est impératif de faire émerger une autre organisation au sein des masses populaires mobilisées dans la rue: des délégués doivent émerger avec des tâches et responsabilités définies clairement, une étude du terrain et de ses contraintes doit être faite, et enfin une planification doit être élaborée en partant de l'idée que seuls les togolais sont la solution.‬

Adramelech Astaroth : Et pour une derniere question: Dans les coulisses les partis politiques de l'opposition, celles dites radicales se préparent clandestinement pour les élections à venir, a mieux leur comprendre ils nous ont fait croire qu'il faille participer pour gagner du terrain afin de mieux combattre le régime, un éternel recommencement, selon vous est ce que cela ne semble pas être de la duplicité ou carrément de la complicité politique ?‬

Komla Kpogli : ‪ Aller à des élections dans un cadre colonial qui n'est pas encore libéré est une bêtise immense, sinon une complicité pure et simple avec le système. Mais, comme dit plus haut, l'Opposition dans nos territoires est une salle d'attente pour beaucoup de carriéristes politiciens désirant remplacer le roitelet installé dans le "fauteuil présidentiel", comme ils disent et pour capter les miettes de la rente issue de tout scrutin tragi-comique organisé par le pouvoir. Il faut le redire: la domination coloniale n'appelle ni l'élection ni le dialogue, mais l'Insurrection populaire organisée.‬

‪Kouessi Apam Johnson‪ : Bonsoir, je pense que vous avez suivi les propos de M Agadazi sur Kanal Fm concernant le caractère djihadiste de M. Atchadam et le PNP. Comment vous analysez ces propos? Y a-t-il une part de vérité dans tout ce que M. Agadazi à rencontrer ?‬

Komla Kpogli : Bonsoir, compatriote Kouessi Apam Johnson. Il faut écouter ce que dit l'adversaire ou l'ennemi pour savoir comment il pense et non pour être convaincu de son raisonnement et ses arguties. ‬
‪A l'échelle du défi qui nous confronte, Agadazi est un épiphénomène. Toutefois, il faut se rendre à l'évidence que le qualificatif de Djihadistes que le RPT attribue à certains éléments de la contestation populaire en cours dans le pays lui est suggéré par des officines israéliennes. Israël est le pays qui utilise cet attribut très souvent pour détruire toute opposition des palestiniens à son égard. Voilà pourquoi le Togo a voté en faveur du cadeau fait par Donald Trump à Israël en faisant de Jerusalem sa capitale. Par ailleurs, l'Egypte du général criminel Al Sissi, une marionnette d'Israël utilise aussi très régulièrement le terme de Djihadiste pour casser toute opposition à sa politique terroriste. Voilà également pourquoi cette Egypte et ce Togo là sont très amis. ‬
‪Mais tout ceci est une mauvaise blague. Le peuple du Togo triomphera.‬

Adramelech Astaroth :‪ Et mes questions 1et 4 ne m'ont pas largement satisfait.vous n'y avez pas été au bout, voire conclure. Merci beaucoup le patriote‬

Komla Kpogli : Question 4: Oui, il y a un acquis fondamental: la volonté clairement affichée des masses populaires de se débarrasser du système colonial dans lequel on a enfermé le territoire du Togo après la très brève parenthèse Olympio. Avec sa mobilisation généralisée, le peuple africain du Togo a montré encore une fois la nudité de Faure Gnassingbé et sa cour et leurs soutiens. On peut et on doit construire quelque chose de plus radical sur cet acquis. Toute l'intelligence d'un leadership visionnaire qui reste à édifier, consistera à identifier les éléments manquant à cette volonté populaire et les construire à l'aune d'une analyse plus profonde des forces et faiblesses du système RPT en face. Sans oublier d'analyser les forces et faiblesses des forces dites démocratiques pour écarter ce qu'il y a à écarter, corriger ce qu'il y a à corriger et renforcer ce qu'il y a à renforcer. ‬
‪J'aimerais aborder un dernier élément qui est un piège mortel pour toute idée révolutionnaire: c'est l'idée de l'unité. Un leadership qui veut vraiment conduire une lutte de libération doit savoir ce qu'il veut unir. Si l'unité doit rassembler dans une structure unitaire les carpettes, les boucs, les hyènes, les agneaux, les loups, les lions..., il faut dire que la révolution est mort-née. Voilà pourquoi le pacte principal que doit conclure le leadership révolutionnaire doit l'être avec le peuple et non avec les appareils politiques tirés de leur endormissement après avoir bu et mangé à tous les râteliers, corrompus et aux intérêts aussi divers qu'un pagne Kenté.‬

dimanche 10 décembre 2017

Conversation sur la situation politique au Togo.



"L'entourage de certains leaders politiques considère toute tentative de prise de contact patriote comme une attaque contre leurs position et influence, empêchant ainsi l'émergence de nouvelles idées ou le renforcement de celles qui existent déjà." Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA
LE 8 DÉCEMBRE 2017, KOMLA KPOGLI, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU MOLTRA A CONVERSÉ AVEC QUELQUES AMI.E.S SUR FACEBOOK CONCERNANT LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE TOGOLAISE. VOICI UN EXTRAIT DE LA CONVERSATION. BONNE LECTURE ET BON DIMANCHE.
‪Simple Homme‪ : Vu la détermination du peuple togolais pour aboutir à l'alternance et la résistance du pouvoir comptant sur l'armée. Que peut-on nous attendre comme résultat concret à la fin du dialogue ?‬
Komla KPOGLI : Merci pour votre question, Simple Homme.‬
‪Posons le principe simple qui est le suivant: On ne dialogue pas avec une tyrannie qui est par essence, la négation des droits fondamentaux d'un peuple. La tyrannie appelle donc la révolution, et non le dialogue ou la négociation. Par conséquent, c'est la désillusion qui attend celles et ceux qui espèrent affaiblir la nuisance de la tyrannie en allant négocier avec elle. Par ailleurs, l'expérience a déjà montré au Togo que dialoguer avec le RPT c'est lui offrir le temps de se refaire une santé et revenir encore plus fort après qu'il ait subi de fortes contestations populaires.‬

‪John Paul Klegbe‪ : Pourquoi on veut faire du dialogue avec ceux qui sont antidialogue? Si ça va se faire, nos leaders allons considérer le peuple selon la prise de décision qui ira en avantage du peuple?‬
Komla KPOGLI : Bonsoir compatriote, John Paul Klegbe.‬
‪Je vais essayer de répondre à votre question car je ne suis pas sûr de l'avoir comprise totalement. Si ma réponse ne vous satisfait pas, n'hésitez pas à me relancer.‬
‪Le dialogue n'est pas le moyen approprié pour combattre une tyrannie. Le seul outil à mobiliser face à ce type de régime, c'est les masses populaires qu'un leadership doit mobiliser, former et lancer dans un mouvement révolutionnaire avec une planification stratégique adaptable en fonction des difficultés présentes et futures. Notre peuple au Togo montre depuis des années et des années, et particulièrement depuis le 19 août dernier qu'il est prêt à lutter jusqu'au bout. C'est donc une erreur, voire une faute historique et stratégique grave que de vouloir le pousser à ce dialogue. Il faut donc dire que ce fameux dialogue n'est pas dans l'intérêt de notre peuple. Manifestement, il y a donc des visées politiques que des partis politiques aimeraient atteindre, à moindre frais selon leur point de vue. Or, cette voie est celle qui va coûter le plus cher aux africains du territoire du Togo. Raison pour laquelle, il faut dire NON à ça et continuer la mobilisation et surtout l'organisation des masses populaires mobilisées.‬

‪Aziati Rene Yawo‪ : Combien de dialogue vous allez faire avec le RPT dans ce pays?
Komla KPOGLI : Merci compatriote Aziati Rene Yawo. Vous avez parfaitement raison. Le dialogue n'est pas un outil adapté pour combattre une tyrannie. Il faut plutôt renforcer les capacités insurrectionnelles et opérationnelles des togolaises et togolais partout au lieu de couper l'élan actuel par la coure vers un dialogue illusoire. C'est le rôle d'un leadership visionnaire et imprégné de l'histoire de savoir sur quel levier s'appuyer pour redonner au peuple son pouvoir de décision perdu. Si ce leadership croit pouvoir offrir la liberté au peuple par des voies de raccourcis, soit il se trompe lourdement car il est naïf; soit il a un autre agenda.
‪Aziati Rene Yawo‪ : Dialogue pour entrer encore dans un autre 50 ans ou bien son depart en 2025 ? Réponse svp‬.
‪Komla KPOGLI : Aziati Rene Yawo, Notre peuple s'inscrit dans l'histoire: la fin immédiate de la tyrannie.‬
‪Daté G. Timothèe Touglo‪ : Est ce que ce dialogue peut apporter la solution à cette crise qui secoue le Togo ?
‪Komla KPOGLI : Clairement non, compatriote Daté G. Timothèe Touglo. La tyrannie appelle la révolution et non le dialogue. C'est une des lois les plus fermes de l'Histoire.‬
Didier Gabiam‪ : Quels sont les mesures que l'opposition pense à prendre dans les jours avenir ?uniquement que les marches?‬

Komla KPOGLI :‪ Compatriote Didier Gabiam, bonsoir! L'opposition institutionnelle continuera probablement à appeler aux marches. Mais toute la question est marcher vers où? Dekon ou la Plage? Ces endroits ne signifient rien stratégiquement. D'ailleurs dans la vie réelle et dans l'imagerie collective, Dekon c'est l'endroit où le sexe s'achète et la Plage c'est un lieu de recréation. Ces deux endroits sont donc les plus mal indiqués pour revendiquer la libération de notre pays. D'où l'urgence pour les masses populaires mobilisées de s'auto-organiser pour imposer à l'opposition institutionnelle une autre logique.‬
‪Koami Agbedemegbe‪ : Comme l opposition n a pas les mêmes capacités que le pouvoir qui a annoncé le dialogue pour décourager les manifestants ce ne serait pas mieux de jouer à leurs jeux pour que quand le dialogue échoue tout le monde se trouvera devant le fait accompli pour faire partir définitivement ce régime?‬
‪Komla KPOGLI : On n'a pas besoin de passer par cette étape. L'histoire a déjà donné raison aux africains du Togo qui ont supporté ce régime odieux et criminel depuis plus de 50 ans maintenant.‬
Vous avez tort, compatriote, Koami Agbedemegbe, de dire que l'opposition n'a pas les mêmes moyens que le pouvoir. Si vous réduisez l'opposition au RPT aux partis d'opposition institutionnelle, vous auriez raison. Mais c'est là une vision erronée de la réalité, car c'est le peuple togolais qui est l'Opposition et donc il n'y a aucun corps d'un peuple qui ait plus de moyens que lui. Particulièrement en matière de combat pour la liberté.‬

‪Abdel Aziz Akondo‪ : Quel était l'objectif de la visite de nos chef de l'opposition en France. ?
‪Komla KPOGLI: Abdel Aziz Akondo Bonsoir! Officiellement, c'était pour rencontrer Alpha Condé qui rendait compte directement à l'Elysée, c'est-à-dire à Emmanuel Macron. Cette situation montre clairement que la colonisation continue. Mais, au-delà de cet aspect des choses, il faut dire que les "chefs de l'opposition" voulaient montrer par là qu'ils ne sont pas hostiles à la France. Ce qui est totalement inutile. Puisque la lutte de libération n'a pas besoin de donner des garanties à la puissance coloniale ou tutélaire. Cette lutte doit s'affirmer. Henry Kissinger, un des défenseurs les plus puissants de l'impérialisme americano-européen disait qu'un peuple n'a d'identité qu'en combattant férocement la domination étrangère.‬
‪Abdel Aziz Akondo‪ : Et a l'heure actuelle, quelle est la position de l'ancien ministre BODJONA, j'ai cru entendre qu'on la fait appel au présidence. J'ignore si l'info était fiable‬.

‪Komla KPOGLI : Abdel Aziz Akondo, nous ignorons nous aussi la position de Monsieur Bodjona qui, il ne faut pas l'oublier est celui qui a oeuvré de manière impressionnante pour placer et renforcer Gnassingbé 2 au pouvoir. La rupture entre Bodjona et son ami Faure Gnassingbé n'est pas le fait d'une prise de conscience, ni d'une évolution intellectuelle, idéologique ou morale de Bodjona. Il ne faut jamais oublier cette réalité.‬
‪ceci étant rappelé, il faut simplement dire aux africains du Togo qu'ils ne doivent pas rêver qu'il aura des Sauveurs ou des Libérateurs qui lui tomberaient du ciel. Cela n'existe pas dans la vie réelle. Par conséquent, les africains du Togo doivent continuer leur lutte, en misant sur leurs capacités d'organisation, de planification et de solidité face à la violence qui est le dernier refuge de la tyrannie cinquantenaire qu'ils ont en face d'eux.‬

‪Cerveau Esprit‪ Il semble qu'en coulisse le régime prépare le référendum?‬
‪Si oui, comment comptez-vous faire?‬

‪Komla KPOGLI :‪ Compatriote Cerveau Esprit, bonsoir! ‬
‪La logique du régime RPT c'est de valider sa pérennité par des fraudes électorales répétées et de jouer la partie la plus violente de l'armée contre le peuple volé et qui revendique son pouvoir. Il est donc clair que le RPT dit et va dire qu'il ne peut y avoir une modification constitutionnelle dans le pays sans passer par la voie référendaire. Et le RPT est et sera suivi par des légalistes à tout crin qui feront semblant d'oublier ce qu'est le fondement du conflit historique entre le RPT et le peuple africain du Togo. ‬
‪Voilà pourquoi, le leadership doit s'affranchir de toute cette discussion constitutionnelle piégieuse pour imposer la voie révolutionnaire de notre peuple. Notre peuple a, comme tous les peuples sur terre, le droit de mettre fin au régime qui le dirige. Au Togo, ce droit est encore plus manifeste étant donné que le régime RPT est fondé sur le crime et continue de vivre du crime.‬ 

‪Kossi Mawunyo Christian Amenouvi‪ Merci beaucoup‬.
‪Komla KPOGLI :‪ Merci à vous, compatriote d'être là.‬
Ive Tchao‪ : Où en est-on avec la mobilisation de la diaspora ?

Komla KPOGLI : Bonsoir compatriote Ive Tchao.‬
‪Les togolaises et togolais vivant à l'étranger appelés Diaspora, continuent de se mobiliser. Il y a toujours des manifestations un peu partout, malgré que nous entrons dans la période du grand froid dans les pays européens et américains maintenant.‬
‪Notre souhait le plus vif est que, au-delà des mobilisations, les togolaises et togolais de l'étranger se structurent et s'organisent pour devenir une force d'influence décisive sur le processus de libération en cours. Par cette structuration et cette organisation, ces togolais mobiliseront les moyens de manière plus efficace et les orienteront vers le pays de manière décisive car ils seront coordonnés.
‪Ive Tchao‪ : MERCI, NOS ENCOURAGEMENTS. Notre pays doit être libéré cette fois-ci‬.

‪Komla KPOGLI : Ive Tchao, Tout dépend de comment le leadership conçoit la chose et de comment il oriente les masses populaires qui montrent très clairement qu'elles sont en mesure de payer le prix de leur libération.‬
‪Eli Kavegue :‪ Que pensez-vous du dialogue ?‬
‬Komla KPOGLI: Compatriote Eli Kavegue, disons encore une fois que le dialogue est une arme que sortent régulièrement les tyrans pour casser l'opposition populaire qui se dresse contre eux. Les tyrans, en sortant cette arme, visent à gagner du temps et à redéployer leur pouvoir. La contestation doit absolument éviter de leur donner cette chance.
‪Fatima Kekangui‪ : Hummmm Togo comment on va faire ? Si l'armée continue de jouer un tel rôle ?‬
‪Komla KPOGLI : Bonsoir compatriote Fatima Kekangui !!! ‬
‪Il y a dans tout pays une puissance au-dessus de l'armée ou de tout autre corps institutionnel en apparence invincible: c'est le peuple mobilisé, organisé et orienté par un leadership visionnaire et stratège. Quand un tel peuple se met debout, il agit comme un tsunami. Il ravage tout sur son passage. Bien sûr, il perd de ses enfants. Le sang coule. Mais, ceci est le prix que tous les peuples paient quand ils sont confrontés à une prise d'otage par certains de leurs enfants atteints d'avarice et de folie coloniale en faveur de l'étranger. Après la victoire, ses peuples récompensent ses filles et fils morts pour la Patrie en attribuant leurs noms aux routes, aux rues, aux jardins, aux boulevards, aux cinémas, aux aéroports, aux hôpitaux, aux écoles, aux universités...Ainsi, ces martyrs deviennent des immortels. C'est dire donc que l'armée togolaise qui, il faut le rappeler, ne soutient pas dans sa totalité le tyran et sa bande, fera un changement d'alliance dès lors qu'elle verra que l'organisation populaire remplit les conditions d'un renversement du rapport des forces en sa faveur.‬

‪Eli Kevegue : Et si en faisant dialogue les manifestations se poursuivent ?
Komla KPOGLI :‪ Eli Kavegue Quand un peuple veut se libérer, il n'a pas besoin de faire tout ce circuit. Il va droit au but, de telle sorte que si la tyrannie ne cède pas, il ne restera comme voie de sortie au tyran que son écrasement par le peuple ou la voie négociée pour se rendre à l'aéroport et fuir le pays. En dehors de ceci, tout le reste équivaut à des tentatives de fuite en avant. Même en fuyant à toute vitesse en avant, la réalité du combat libérateur rattrape toujours le peuple. Vaut mieux l'affronter ici et maintenant.
‪Bella Honkou‪ : Quelles sont les qualités d'un bon leader d'opinion?‬
Komla KPOGLI :‪ Bonsoir, chère Bella Honkou. Si je resserre votre question en la concentrant uniquement sur le cas du Togo, un bon leader doit avoir comme qualités essentielles: la vision historique, la capacité de mettre sur papier une stratégie, la capacité de choisir des moyens adéquats pour combattre la tyrannie, la capacité de cibler au plus près les buts et les cibles à atteindre, la capacité de planifier et de conduire la planification, et enfin la patience de savoir que la lutte est et va être longue.‬
‪Luc Essenou‪ : Est-ce que ce dialogue vaut la peine tant que nous savons qu'il y avait eu 20 dialogues déjà sans issus‬.
‪Komla KPOGLI :‪ Bonsoir, compatriote Luc Essenou, c'est une perte de temps qui ne va profiter qu'au régime. Le passé a déjà résolu cette question.‬
‪Luc Essenou‪ : Mr6 mon boss‬. La lutte continue‬
Komla KPOGLI :‪ Luc Essenou, Elle doit continuer mais avec une réorientation stratégique et une planification qui va avec. Sinon, les buts visés par le peuple africain du Togo ne seront pas atteints ou ils seront détournés. Il faut absolument éviter d'en arriver là.‬
‪Eli Kavegue‪ : Svp Mr kpogli vs êtes en contact avec nos leaders politiques??‬
‪Komla KPOGLI :‪ Eli Kavegue, nous avons fait ce que nous pouvons pour être en contact avec eux. A la vérité, c'est OUI et NON.‬
‪Eli Kavegue‪ : Mais juste pour vous dire de s'approcher d'eux pour l'initiative.‬
‪Komla KPOGLI :‪ Eli Kavegue, A la condition aussi que leurs entourages ne voient pas en toutes les intelligences et bonnes volontés appelées par le devoir patriote qui veulent apporter leurs contributions comme une attaque contre leurs position et influence. Et qu'eux-mêmes, "les leaders politiques", recherchent les esprits lucides et combatifs depuis des années et des années.‬

samedi 2 décembre 2017

TIKEN JAH FAKOLY OU LE FAUX RASTA ANTIFRANCAFRICAIN.

PENDANT QUE TIKEN JAH FAKOLY SERRAIT LA MAIN DES CRIMINELS, ALPHA BLONDY HONORAIT LA MEMOIRE DE FRANCOIS MITTERRAND. 







Cet homme s'est décrédibilisé gravement ou il s'est enfin révélé au grand public qu'il a réussi à berner durant toutes ces années en s'autoproclamant un combattant de la françafrique. En rendant visite à l'assassin Ouattara surtout à la veille d'un 11 mai, date anniversaire de la mort de Bob Marley, ce rasta prouve qu'il est superficiel et que les textes qu'il chante sont juste une stratégie pour être dans l'air du temps. Aussi, ces textes ne sont destinés qu'à surfer sur la vague de désespoir et de colère en Afrique et dans sa diaspora afin de vendre du disque. Tiken jah Fakoly montre aujourd'hui qu'il est sans profondeur et qu'il cernait mal de quoi il parlait dans ses chansons. 

Ne pas voir en Ouattara, Soro et Cie boostés par l'armée française et l'ONU, la manifestation de la françafrique relève d'une totale cécité intellectuelle. Qui sont ces rasta (Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly) qui veulent que le peuple noir se réconcilie avec le colonialisme? Qui sont-ils ces rasta? Ont-ils pigé un seul mot de l'esprit rasta? Que savent-ils de Babylone? Au sortir de cette audience, voilà que le rasta n'a même pas eu un mot pour des milliers de morts et des millions de familles endeuillées et psychologiquement atteintes. Réconciliation de quoi? Pour quoi faire? Avec qui? Sur la base de quelle vérité? 

Tiken Jah Fakoly montre ici même qu'il est un rasta pipeau, sans profondeur ni élévation spirituelle car, il semble ignorer que Ouattara est un criminel multirécidiviste qui, du FMI à la tête de la Côte d'Ivoire, a tué des millions d'africains via les programmes d'ajustement structurels, l'endettement, et aussi par des armes. Ne pas comprendre cela quand on est artiste de cette carrure est tout simplement pitoyable. Ceci révèle également l'état mental de certains de ceux qui prétendent conduire le peuple noir à son salut. 

Et pendant que Tiken Jah Fakoly allait serrer la main à Monsieur La Mort installée dans le territoire de Côte d'Ivoire, l'autre rasta, Alpha Blondy, le pourfendeur de la présence de l'armée française en Afrique va chanter pour les 30 ans de l'avènement de François Mitterrand au pouvoir en France. Alors même que le passage de Mitterrand à l'Elysée n'a rien apporté à l'Afrique. Au contraire! L'assassinat de Sankara était parmi ses forfaits tout comme le génocide au Rwanda. C'est donc peu dire que l'Afrique est malade aussi de ses rasta.

Le chemin est encore long. 

Komla KPOGLI