mardi 18 juin 2013

VENDEURS DE CHINE EN AFRIQUE.


Il y a toujours des africains, attachés à des intérêts dont seuls eux savent ce qu’ils leur rapportent, qui drainent des masses noires derrière eux et avec cette fumeuse idée que l’arrivée et l’enracinement progressif de la Chine en Afrique constituent le remède aux maux que l’Occident a infligés aux africains des siècles durant. Une telle idée est des plus farfelues qu’il est donné de voir quand bien même la désespérance puisse conduire à raisonner de travers. Tout d’abord : la Chine, comme tout autre pays, n’a pas vocation à résoudre les problèmes des autres. La Chine n’a pas non plus pour mission de doter l’Afrique des attributs de puissance, ce qui conduirait ce continent à s’affranchir de sa propre tutelle. La Chine doit défendre ses propres intérêts et faire en sorte que sa population bénéficie, dans la mesure du possible, de tout ce qu’il lui faut pour rayonner davantage. Ensuite, pour que la Chine arrive au stade où elle est actuellement, elle a dû payer un lourd tribut lorsqu’elle s’est débarrassée douloureusement, l’un après l’autre, de tous les facteurs inhibiteurs de sa renaissance, aussi bien sur le plan intérieur qu’extérieur. Ce qu’elle a donc gagné dans la douleur, la Chine ne va pas le donner ou même l’enseigner aux africains sur un coup de tête. Aussi, avec une classe dirigeante aussi corrompue, prévaricatrice, imbécile, imprévoyante, antipatriotique, totalement obscure, piteusement enfermée dans son tour d’ivoire colonial attendant de pieds fermes tout contestataire du désordre tenant lieu d’ordre établi, la Chine n’a rien d’autre à faire en Afrique que s’offrir les ressources qu’elle veut sauf à trouver les Occidentaux, maîtres des lieux, sur leur chemin. Avec une telle gouvernance, c’est peu dire que l’Afrique ne va nulle part. 
Croire et faire croire aux africains qu’avec les Gnassingbé, les Bongo, les Biya, les Obiang, les Nguesso, les Djotodia, les Ouattara, les Compaoré, les Déby, les Boni, les Jonathan, les Guelleh et toutes les créatures de leur espèce flanqués de leurs ministrons « technocrates et intellectuels » comme dirigeants, l’Afrique a des chances sous les Chinois est une bonne blague dramatique. Même à supposer que les Chinois aient de bonnes intentions à l'égard de l'Afrique, les soi-disant dirigeants actuels de l'Afrique ne sauront pas quoi en tirer à part à part leurs propres panses d'abord, et ensuite quelques kilomètres de routes, quelques stades de football, quelques palais soi-disant présidentiels, quelques points d'eau, quelques ponts et quoi encore!? C’est pourquoi, enfin, pour que l’arrivée de la Chine en Afrique soit une « bonne nouvelle » pour les africains, il faut au minimum que ceux-ci s’organisent au plus vite pour se débarrasser de ces hommes-liges intégralement illégitimes et joyeusement criminels qui les régentent et construire à la place un nouveau leadership éclairé et apte à conduire « l’émergence » de l’Afrique en défendant ce que sont ses intérêts avec un agenda africain maîtrisé dans un monde si dur.

KPOGLI Komla 

dimanche 16 juin 2013

LA DISPARITION DES AFRICAINS N'EMPÊCHERA PAS LA PLANÈTE DE CONTINUER PAR TOURNER.

A chaque fois qu'il s'agit de l'Afrique, et on l'a vu d’ailleurs avec l'agression de la Libye, à chaque fois qu'il s'agit effectivement de l'Afrique, tous les pays qui sont soi-disant avec les peuples du tiers monde, à savoir : la Russie, l'Inde, la Chine, le Brésil, tous ces pays-là sont absents. Aujourd'hui, la France a décidé d'égorger, de détruire le règne du régime Laurent Gbagbo, on a vu ni la Chine, ni le Brésil, ni l'Inde, ni la Russie. C'est cela la réalité du monde. Donc les Africains doivent, de ce fait là, comprendre que nous sommes absolument seuls. Comme nous l'avons toujours dit, nous n'avons pas d'allié dans le monde. Nous n'avons pas d'amis sur qui compter dans le monde, dans nos mauvais jours. C’est dire qu’aussi longtemps que nous allons rester dans notre état de faiblesse totale, nous serons fatalement en danger de mort. Mais comme les africains détestent souvent tous ceux qui parmi eux essaient de leur ouvrir les yeux, comme les africains ostracisent tous ceux qui essaient de leur dire ce qui est la vérité, comme il y a une sorte de détestation de soi en nous, de sorte que, fatalement dans l'histoire, ce sont les noirs qui ont souvent été utilisés pour abattre d'autres noirs, eh bien, à chaque fois que nous allons, au travers des comportements de haines, de détestations, de haines gratuites, de querelles intestines, de querelles interpersonnelles de bas étages, à chaque fois que nous allons cultiver ce type de comportement, nous allons nous fragiliser davantage au grand profit, au grand bonheur, de ceux qui ont décidé de nous aliéner et de nous tuer pour pouvoir mettre la main sur nos ressources.

Mais tout ceci montre que le combat que nous avons à mener pour nous affranchir de la tutelle sera extrêmement dur et va faire couler beaucoup de sang. En prévision de ceci, nous devons armer psychologiquement notre peuple à y faire face. Nous devons préparer notre peuple à accepter de payer le prix de sa libération. C'est après que nous ayons payé ce prix, que nous serons à même de disposer de notre espace, de reconstruire l'Afrique, de décider dans notre espace, et d’ériger la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour la libération de notre peuple en monuments nationaux.

Et donc je crois qu'aujourd'hui, avec ce qui s'est passé,le sort qui a été celui de Laurent Gbagbo, au lieu de nous fragiliser, au lieu de nous détruire, au lieu de nous mettre en larmes, nous devons tirer de ceci,la meilleure des parties et garder la symbolique de Laurent Gbagbo a démontré.Cette symbolique qui est celle d'un homme qui n'a pas voulu obéir au doigt et à l'œil du maître Français. L'attitude même de la France de Nicolas Sarkozy à son égard est la preuve que ce qui nous attend est un long combat, difficile combat, mais si nous nous préparons en conséquence, si nous nous organisons en conséquence, si nous nous dotons des moyens psychologiques, spirituels,matériels, logistiques en conséquence, nous vaincrons. Parce que face à un peuple d'esclaves, de colonisés, d'humiliés, de réprimés, face à un peuple de cette nature qui a décidé de se libérer, de s'affranchir, aucune chaîne, aucun chars, ne peut l'empêcher. Aucun missile ne peut empêcher un peuple qui a décidé de s'affranchir de ses chaînes.

Donc aujourd'hui, l'action de la France, la capture du président Laurent Gbagbo par la France peut constituer pour certains d'entre nous un choc terrible mais ce choc-là doit nous conduire à avoir un mental beaucoup plus fort, un mental de résistance, d'organisation, de réflexion, de sorte que nous pussions voir là où des erreurs ont pu être commises, là où des faiblesses ont pu être identifiées de sorte à les réparer et repartir au front de façon à gagner systématiquement et définitivement la bataille afin que l'Afrique soit totalement affranchie, soit libérée, et qu'elle consacre finalement ses ressources et son énergie à la défense des intérêts bien compris de ses enfants.

La dernière chose que je peux ajouter, c’est qu’aujourd'hui nous voyons au travers l’agression par la France de la Côte d’ivoire, la nécessité, et là je m’adresse particulièrement à ceux qui ont toujours naïvement fait preuve d’une vision pacifique du monde, de comprendre enfin que le monde c’est la guerre, c’est la violence, c’est la ruse, c’est la protection de chaque peuple pour soi. Et nous n’allons survivre dans un monde surarmé, violent, où l’homme occidental porteur de la pulsion de mort et partout où il est allé,il n’a apporté que mort, désolation, destruction qu’en nous constituant en peuple organisé. En Amérique, l’homme occidental y a apporté la mort, la destruction au sein du peuple indien qu’il a fait disparaître, en Australie, la Nouvelle-Zélande et partout, c’est le culte de la mort également, la pulsion de mort qu’il a apporté en détruisant systématiquement les aborigènes. Dans les pays asiatiques, c’était la colonisation ou vous vous souvenez très bien des guerres, de multiples guerres d’Indochine, du Viêtnam, du Japon, de la Chine etc.... Et en Afrique, il nous a également apporté la mort, la désolation, la destruction au travers des razzias négrières transatlantiques,de la colonisation et du néocolonialisme actuel. Nous devons comprendre que nous avons besoin de protéger notre peuple, c’est-à-dire que nous devons comprendre,qu’à terme, nous devons nous doter des armes les plus puissantes au monde pour sanctuariser l’Afrique afin que personne, je dis bien plus personne, ne puisse venir en Afrique nous imposer sa loi. L’Afrique doit se doter des armes les plus puissantes au monde pour pouvoir se défendre parce qu’à chaque fois nous allons vouloir construire l’Afrique sans la doter des outils de défense,sans vouloir la doter d’une politique de défense cohérente, eh bien, nous serons voués à la convoitise et à l’agression des autres. Une Afrique sans défense, sans protection, sans moyens militaires endogènes constitués d’une armée et d’une industrie militaire en son sein, sera vouée à la disparition. Des gens vont toujours venir nous attaquer comme ils l’ont fait dans le passé et comme ils le font actuellement sur le continent africain. Donc nous devons doter l’Afrique, à terme, des armes de destruction massives les plus terribles au monde pour pouvoir la sanctuariser parce qu’elle est riche, elle est convoitée depuis longtemps et si nous ne la dotons pas d’armes, d’outils de défense, nous aurons beau la reconstruire, eh bien, elle sera détruite par les mêmes qui aujourd’hui s’acharnent contre notre peuple, contre nous. Aussi, devons-nous à la fois développer une vision, je dirai de la Maât, de la paix, de la justice, de la vérité entre nous, mais nous comporter à l’égard du monde extérieur non plus comme en peuple hospitalier voire naïf qui reçoit toujours les gens les bras ouverts, mais nous devons avoir une politique de protection à l’endroit de l’étranger, de l’extérieur, sinon nous risquons de disparaître tout simplement sans que notre disparition provoque une réaction de sorte que la planète puisse cesse de tourner ou que, une journée puisse désormais compter 23 ou 25 heures. 

Voilà la réalité, parce que ces peuples-là ayant toujours été un loup pour l’homme partout où ils sont allés, ils ont détruit les gens sans que cela ne leur enlève un poil de leur sophisme, du sophisme qu’ils ont inventé pour pouvoir continuer leur œuvre de rapines et de domination des peuples qu’ils ont fragilisé préalablement. 

EXTRAIT DU MESSAGE VIDEO DU 12 AVRIL 2011
Komla KPOGLI

RETROUVER LA COURONNE ROYALE PERDUE.


Un Roi déchu, mis au fers et conduit fermement à servir ses maîtres n'est plus un Roi. Un Pharaon déchu n'est plus un pharaon. Ce ne serait donc pour le pharaon déchu qu'une fierté de vaincu s'il reste là à se contenter de sa grandeur passée. Ceci ne peut que le ridiculiser davantage aux yeux de ses maîtres qui le tiennent. C'est pourquoi le Roi déchu doit rassembler tout son courage pour appréhender, même si cela lui fait très mal, sa situation et décider de s'affranchir de ses fers. Ceci veut dire que celles et ceux, parmi nous, qui ont cerné un tant soit peu notre histoire dans sa globalité, doivent se regrouper autour d'un leadership qui, par son dynamisme et efficacité dans l'action, conduira dans la discipline et le courage une partie encore hésitante de la masse vers l'action libératrice douloureuse. Il faut le redire avec force, les grands changements historiques, avant même d'être massifiés ont toujours été une affaire de groupe restreint d'individus solidement décidés à renverser le cours des évènements et à forcer le destin de leur peuple.

KPOGLI Komla


Madagascar: qui prépare la nouvelle explosion?



Bientôt nous entendrons parler à nouveau du Madagascar. Les ingrédients d'une nouvelle explosion sont en train d'être rassemblés doucement. Mais disons-le tout de suite: la France qui n'a jamais eu de candidat dans ses colonies ne soutient personne dans le flonflon électoral qui se prépare là-bas à Madagascar. Didier Ratsiraka qui a cumulé 23 ans à la tête de ce territoire fut chassé en 2002. Immédiatement, il se réfugie en France. Après un séjour de 11 ans en France (toujours elle), l'homme est rentré en avril 2013. Il est actuellement candidat, bien sûr sans suggestion de personne, surtout pas de ceux qui l'ont toujours porté à bout de bras. L'instrument humain qui a été utilisé contre Marc Ravalomanana renvoyé du pays pour ses penchants "anglo-saxons" dans un territoire français, Andry Rajoelina est aussi dans la course alors qu'il avait promis à plusieurs reprises devoir se retirer dans un souci d'apaisement. Bien sûr lui non plus n'a le soutien de personne, comme on peut le voir d'ailleurs sur cette photo. Empêché de retourner dans son pays, Ravalomanana a tout de même réussi à lancer sa femme dans la moulinette électorale. Autant dire que tout le dispositif est mis en place pour unnouveau dénouement sanglant. La République, la bonne République qui n'aura soutenu aucun des acteurs locaux (elle est d'ailleurs très fâchée contre ses enfants qui ne veulent pas écouter les bons conseils de la République qui leur dit gentiment de ne pas être candidats), à ce moment là, en bon colon qui ne cesse d'apporter la concorde dans ses colonies où elle se saigne pour y éviter les massacres ethniques s'imposera alors comme médiatrice naturelle et abandonnera ses obligations nationales pour aller accomplir une nouvelle fois son sport favori à Madagascar: la colonisation humanitaire.

12 juin 2013
KPOGLI Komla

dimanche 19 mai 2013

Frappés comme des porcs.

KENYA, Nairobi. Un policier kenyan frappe un manifestant au sol lors d'une manifestation contre le gouvernement pour réclamer des augmentations de salaires, le 14 mai 2013. Les manifestants ont libéré deux douzaines de porcelets devant le parlement kenyan pour dénoncer la gourmandise des parlementaires du pays, qu'ils accusent de se "gaver comme des porcs". 

jeudi 9 mai 2013

OÙ VAS-TU, HOMME NOIR ?

L'Homme Noir ne peut pas continuer par se fuir, par courir énergiquement vers rien. On ne se fuit pas. Un peuple ne se fuit pas. Sa propre réalité le rattrape tôt ou tard et l'oblige à se faire face, à prendre ses responsabilités desquelles il s'est si longuement dérobé, à corriger douloureusement ses faiblesses, à remettre sèchement en cause ses acquis coloniaux et esclavagistes que les habitudes serviles ont vissés sur lui. Raison pour laquelle, au lieu de continuer, chacun dans son coin ou collectivement, par nous fatiguer dans cette course effrénée vers rien, sinon vers l'abîme, nous avons meilleur temps de nous arrêter, de mesurer tout le chemin parcouru depuis lors, et nous engager dans l'oeuvre salvatrice du retour aux racines qui passe nécessairement par le devoir de reconquérir notre espace dans sa plénitude. Mais, l'Homme Noir doit savoir que s'il a souffert dans sa longue fuite en avant, il va souffrir encore plus lorsqu'il aura effectivement décidé de s'assumer et de reconquérir tout ce qui lui a été retiré par ruse et par force. C'est pourquoi, il ne doit céder ni à une euphorie piégeuse, ni à une peur paralysante. Il va lui falloir grandir en froideur, en construction d'un leadership digne de ce nom, en Discipline, en rassemblement des forces clairement identifiées et en structuration.


KPOGLI Komla

vendredi 26 avril 2013

L'Arlésienne des "armes chimiques" syriennes.

Il y a quelques jours, Moaz Al-Khatib fait "chef de l'opposition syrienne" par qui on sait a déposé pour une deuxième fois sa démission, fatigué d'attendre un pouvoir qui, manifestement, tarde à lui échoir. Ses mentors coincés entre la Russie et la Chine qui refusent, pour le moment en tout cas, de céder le passage à ces "guerriers démocratiques" tardent à démocratiser la Syrie avec des bombes. Moaz Al-Khatib n'a pas manqué de rappeler à ses mentors leur promesse non-tenue de fournir des armes aux groupes mercenaires qui sont censés accomplir la mission de renverser le gouvernement Al-Assad. " Reprenant l'antienne du massacre commis par les forces nationales syriennes, le démissionnaire écrit: «Durant ces deux dernières années, nous avons été égorgés par un régime d’une brutalité sans précédent, alors que le monde nous observait...Toutes les destructions des infrastructures syriennes, la détention de dizaines de milliers de personnes, l’exil forcé de centaines de milliers d’autres (…) n’ont pas suffi pour que la communauté internationale prenne une décision afin de permettre au peuple de se défendre»
Redoutant visiblement d'autres défections dans les rangs des laquais positionnés pour capter le pouvoir lorsque Bachar Al Assad serait renversé, les Occidentaux, à leur être les Etats-Unis d'Amérique et leurs lieutenants britanniques et israéliens nous resservent le réchauffé des "armes chimiques" qui auraient été utilisées par l'armée nationale syrienne. Il s'agit pour eux d'une tentative d'accélération du calendrier pouvant, si la propagande prenait, déboucher sur une décision des "guerriers démocratiques" occidentaux de forcer le passage avec le pari que le couple sino-russe finira par céder et laisser faire.

En septembre 2012, nous avions publié le texte ci-dessous sur cette histoire d'armes chimiques qualifiées à l'époque par Barack Obama suivis par ses amis de "ligne rouge" dont le franchissement "changera les calculs" étatsuniens. A l'heure où on nous ressort ces armes qui ressemblent point pour point aux mythiques armes de destruction massive de Saddam Hussein, nous rediffusons ce texte.

Bonne lecture.
 
Comment la propagande pro-guerre contre la Syrie évolue-t-elle?
03 septembre 2012
Komla KPOGLI
Web. http://lajuda.blogspot.com

La propagande médiatique a changé et a pris un nouveau cap sur la Syrie. Après des slogans : «  des massacres contre son propre peuple », « des massacres épouvantables  de Bachar Al-Assad » et toutes ces choses non vues mais criées et répétées qui n’ont pas (encore) réussi à bouger la position de la Russie et de la Chine, voici venu l’heure des « armes chimiques ». Les chiffres macabres avancés et distillés depuis Londres par l’OSDH, l’agence de presse et officier du registre mortuaire des « insurgés-rebelles-révolutionnaires » pupilles de l’Occident, se présentant comme une organisation de défense des droits de l’Homme, n’auront donc pas suffi pour obtenir des « bombardements justes et humanitaires » sur la Syrie. Les outrances mensongères de Laurent Fabius, de Hillary Clinton et autres petits tireurs d’élite médiatico-intellectuels n’auront pu réussir, pour le moment en tout cas, à obtenir de la Russie et de la Chine ne serait-ce qu’un fléchissement. Il faut donc monter d’un cran le matraquage et trouver plus grave que les massacres. Et qui s’en est chargé ? Le sous-lieutenant, l’Etat mercenaire par excellence des Etats-Unis et de ses alliés au Moyen-Orient : Israël.
Constatant la persistance de la fermeté sino-russe face à toutes les ruses et autres pièges savamment enrobés dans le tissu troué des projets de résolution ou des contacts diplomatiques nocturnes, la question des « armes chimiques » détenues par la Syrie revient subitement au devant de la scène. Le mode opératoire est digne d’intérêt : le 20 juillet 2012, Ehoud Barak, le ministre israélien de la Défense, effectuant une tournée d'inspection sur le plateau du Golan à la frontière avec la Syrie, a clairement laissé entendre que « l'armée israélienne ne permettrait en aucun cas le transfert d'armes de destruction massive syriennes. L'Etat d'Israël ne peut accepter le transfert d'armes de pointe de la Syrie au Liban. Nous surveillons étroitement (...) le Hezbollah qui pourrait essayer de tirer avantage de la situation…Il n'est pas approprié d'en dire plus pour le moment sur quand nous allons agir, comment nous agirons, ou si vraiment nous agirons. Nous suivons tout cela de très près». Voilà la naissance d'une nouvelle argumentation en faveur du projet d'agression contre la Syrie: la menace des armes chimiques.
 «La Syrie a accumulé le plus important arsenal d'armes chimiques du monde et dispose de missiles et de roquettes capables d'atteindre n'importe quel point du territoire israélien», a confirmé le général Yaïr Naveh, le chef d'état-major adjoint.
Les deux dirigeants seront suivis par le chef du gouvernement israélien. « Peut-on imaginer que le Hezbollah dispose d'armes chimiques, c'est comme si Al-Qaïda avait des armes chimiques », a affirmé M. Netanyahu le 22 juillet 2012. « C'est une chose inacceptable pour nous, pour les Etats-Unis, et nous devrons agir pour l'empêcher s'il en est besoin » a prévenu M. Netanyahu.
Constatant ce nouveau tournant dans la communication de ses ennemis, Damas a indiqué le lundi 23 juillet 2012 qu'elle n'utiliserait ses armes chimiques qu'en cas d'"agression étrangère". « Aucune arme chimique ou non conventionnelle ne sera utilisée contre nos propres citoyens (...), ces armes ne seront utilisées qu'en cas d'agression étrangère », a indiqué le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères.
Mais ce tournant dans la communication a fait son effet et va être maintenu. Désormais, les parrains de la rébellion armée contre la Syrie vont marteler le même message afin de mieux ancrer dans les têtes la dangerosité du gouvernement dirigé par Al Assad. La technique est si bien rôdée que Barack Obama, le prix Nobel des guerres justes et humanitaires s’est fendu des menaces très claires le 20 août dernier : « Nous avons été très clairs envers le régime d'Assad, mais également envers les autres acteurs sur le terrain, sur le fait que, pour nous, une ligne rouge serait de voir un arsenal complet d'armes chimiques en train d'être déplacées ou utilisées. Cela changerait mes calculs. » Et, pour être encore plus clair et montrer que « les acteurs sur le terrain » est une formule pour désigner en réalité le gouvernement d’Al Assad, Obama a tenu à préciser : « Nous ne pouvons pas nous trouver dans une situation dans laquelle des armes chimiques ou biologiques tombent entre les mains des mauvaises personnes ».
A partir du moment où l’Oncle Sam a parlé des armes chimiques suivant ainsi son sous lieutenant Israël, il était évident que toutes les autres hyènes de la bande iront dans le même sens. Telle est l’une des règles fondamentales de la chasse élaborées par la meute.
Une semaine après l’Oncle Barry, François Hollande surnommé dans certains milieux revanchards « le Mou » ou « Le Flou » ou encore « Flamby » le 27 août 2012, François Hollande ira répéter le nouveau mot d’ordre : « Je le dis avec la solennité qui convient : nous restons très vigilants avec nos alliés pour prévenir l’emploi d’armes chimiques par le régime (syrien), qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe », lors d’un discours devant quelque 200 ambassadeurs français réunis à l’Elysée. Son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius qui, déjà en août professait que « Bachar Al Assad ne mérite pas d’être sur terre », ira énoncé sur Europe1 le 31 août que « il est certain que nous jugeons M. Bachar al-Assad responsable de l'utilisation de ces armes et s'il y avait la moindre tentative d'en faire utilisation directement ou indirectement la réponse serait immédiate et fulgurante ».
Sur France 3, dimanche 02 septembre 2012, Alain Juppé déchu du ministère des affaires étrangères pour cause de défaite électorale de Sarkozy a affirmé que les pays Occidentaux et leurs alliés (agresseurs) doivent «se passer d'un feu vert onusien pour attaquer la Syrie au cas où le risque de prolifération d'armes chimiques se dessinait ». Alain Juppé, un des assassins directs de Mouammar Kadhafi et des dizaines de milliers de personnes en Libye et en Côte d’Ivoire a précisé que « sur la question d'utiliser la force ou pas, notre doctrine de toujours-et je pense qu'il ne faut pas l'abandonner- est qu'on utilise la force qu'avec le feu vert des Nations unies. Est-ce que dans un certain nombre de situations extrêmes, comme le risque de prolifération des armes chimiques, on peut se passer de ce feu vert? Oui, je pense qu'il faut l'envisager ».
David Cameron, premier ministre britannique et Ban Ki Moon, secrétaire général de l’atlantiste ONU iront dans le même sens. Ce dernier  déclarant le 23 juillet 2012 depuis Belgrade : « il serait répréhensible de voir quiconque en Syrie envisager l'utilisation d'armes de destruction massive comme des armes chimiques. J'espère sincèrement que la communauté internationale gardera un oeil là-dessus pour que rien de tel ne se produise ».
La Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite et tous les autres pions sont sur la même longueur d’ondes.Comme on le voit, les stratèges pro-guerre auront le triste mérite d’avoir tout essayé. La nouvelle rhétorique fondée sur les armes chimiques menaçantes pourra ainsi justifier une agression contre la Syrie en escamotant le double refus sino-russe et mettre ainsi la Chine et la Russie devant le fait accompli tout en misant sur le fait que, peut-être, ces deux pays n'iront pas jusqu'à livrer une guerre ouverte à l'Occident pour la Syrie. Rien n'est moins sûr.
Israël étant le pays qui fabrique en direction prioritairement des opinions occidentales l’essentiel de l’information sur ce qu’on appelle le monde arabe, démontre une nouvelle fois au travers de ce changement de rhétorique face à la Syrie qu’il sait tenir son rôle. Rôle qu’ont dépeint Stephen Walt et John Mearsheimer dans leur ouvrage « Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » paru en 2007.
En effet, lors de la « Guerre des six jours » en 1967, Israël a arraché à la Syrie une partie de son territoire appelée le plateau du Golan d’où environ 100.000 syriens furent renvoyés. En 1981, le plateau du Golan passe sous les lois israéliennes et le territoire est repeuplé par quelques 18.000 colons israéliens. La Syrie tient absolument à reprendre ce territoire et pour ce faire, elle arme le Hezbollah et le Hamas qu’elle utilise pour maintenir la pression sur Israël. Comme le montrent Walt et Mearsheimer, seuls Yitzhak Rabin en 1994 assassiné plus tard et Ehud Barak dans un premier temps, puis opposé en 2000 furent favorables parmi tous les dirigeants israéliens de retourner à la Syrie le territoire volé contre un traité de paix. Ariel Sharon qui a succédé à Ehud Barak lui-même ayant fait marche arrière déclarera : « même dans mes moments de fantaisie les plus fous, je n’aurais jamais accepté une telle concession ». Ehud Olmert, successeur de Sharon confirmera : «  Le plateau du Golan restera en notre possession pour toujours ». Tous ses successeurs s’inscriront dans la même logique. « Israël n’abandonnera jamais le plateau de Golan ; cette région fait partie intégrante d’Israël et est vitale pour sa sécurité et sa protection » tranchait Yisraël  Katz, député israélien lorsque Javier Solana, Secrétaire général du Conseil de l’Union Européenne, en 2007, disait souhaiter aider la Syrie à récupérer ledit territoire.
Face à l’insistance syrienne va alors être engagée une œuvre de diabolisation du gouvernement syrien par Israël, ses dirigeants, ses intellectuels, ses médias et les puissants lobbies qui le soutiennent inconditionnellement dans sa logique de confiscation du Golan. Ariel Sharon, le 15 mars 2003 dira de Bachar Al Assad qu’il est un « homme dangereux et incapable d’un jugement sain »  avant d’appeler les Etats Unis à exercer sur Al Assad « une très forte pression » pour l’empêcher de soutenir le Hamas et le Hezbollah. Toujours en 2003, pour Ephraïm Halevy, conseiller pour la sécurité nationale de Sharon, Assad « irresponsable et insolent succombait fréquemment à de mauvaises influences », « on ne pouvait pas fermer les yeux sur ses machinations. Mais avant d’arriver à la guerre, il y a toute une gamme de mesures qui peuvent être prises pour limiter les crocs du jeune, arrogant et immature président syrien ». L’immaturité de Bachar Al- Assad étant sa volonté de voir la Syrie regagner le plateau du Golan.
Les deux auteurs citent beaucoup de personnalités allant dans le même sens dans les médias israéliens aussi bien qu’étatsuniens où elles accouchaient fréquemment leur propagande en vue de pousser l’opinion et les décideurs politiques occidentaux notamment étatsuniens à catégoriser la Syrie et éventuellement à lui livrer une guerre. « La Syrie avait un fort pouvoir de nuisance, beaucoup plus fort que l’Irak » Yoshi Alphar. « Je me demande si, étant donné la qualité de leurs sources, les Syriens n’avaient pas eu vent de la conspiration du 11 septembre et avaient omis d’en avertir les Etats Unis » Itamar Rabinovich, ancien ambassadeur d’Israël aux USA. « Prochaine étape : serrer la vis à la Syrie. Il faut utiliser tous les moyens nécessaires y compris la force militaire pour obtenir un changement de comportement et/ou de régime à Damas », journaliste israélo-américain Yossi Klein Halevi, 15 avril 2003 dans le Los Angeles Times. « La Syrie, amie du terrorisme, a elle aussi besoin d’un changement », Zev Chafets, 16 avril 2003 dans New York Daily News. « Je ne serai pas surpris si les armes de destruction massive que nous n’arrivons pas à trouver en Irak avaient pris le chemin de la Syrie » Eliot Engel. « Assad est un homme excessivement dangereux » Jed Babbin…On pourrait en citer d’autres. Mais c’est fastidieux. Soulignons simplement qu’à la même époque, il y avait une loi dénommée Syria Accountability Act qui fut votée par le congrès étatsunien sous l’instigation d’Eliot Engel et de l’AIPAC avec pour objectif d’intégrer la Syrie à la liste des pays de « l’Axe du Mal ».
La Syrie n’est donc pas dans l’œil du cyclone depuis 2011. Elle est ciblée bien avant le début du fameux « Printemps arabe ». Les mouvements de foule de ces deux dernières années dans les pays où l’Occident bénéficiant dans certains cas des yeux fermés de la Chine et de la Russie n’ont servi qu’à tendre vers la réalisation d’un objectif prévu de longue date à Damas. Pour ce faire, rien de plus efficace que de resservir les vieilles mais redoutables recettes des armes chimiques, bactériologiques voire de destruction massive. C’est en cela que les responsables israéliens qui font semblant de ne jouer aucun rôle en Syrie actuellement avaient été les premiers à réorienter la communication pro-guerre en la faisant passer du stade compassionnel des massacres nécessitant une intervention humanitaire bloquée par les méchants et cyniques Russes et Chinois au cap de la menace des armes chimiques, « ligne rouge » autour duquel les agresseurs tentent à présent de mobiliser. Il faut rappeler, pour finir, que les armes chimiques dont il est question sont celles que la Syrie avait achetées à l’Egypte en 1973, lesquelles ne font peur ni à Israël ni à l’Occident car disposant de moyens de dissuasion suffisants.
Le prochain sur la liste est l’Iran. Les dirigeants israéliens ne cachent même pas leur démarche. Certain que tous les actes qu’il aura à poser, que ce soit aujourd’hui ou demain, contre l’Iran a et aura l’appui moral et matériel de l’Occident notamment des Etats Unis d’Amérique, des dirigeants israéliens annoncent qu’ils pourront frapper l’Iran avant les élections américaines de novembre prochain, obligeant ainsi ce tuteur bienveillant à l’accompagner dans cette nouvelle mission. Ce matin, 03 septembre 2012 sur BFMTV, Jean Jacques Bourdin a essayé en vain d’obtenir de Laurent Fabius un mot de la diplomatie française allant à l’encontre du projet israélien. Projet qui au demeurant, ne fâche pas la plupart des diplomaties occidentales. Loin de là, elles le soutiennent, lui fournissent même des moyens pour son accomplissement. A la fin, Fabius n’a trouvé qu’une condamnation ou simplement de réserves quant à une future agression contre l’Iran. Il dira « je me demande même si les Iraniens ne sont pas dans une stratégie double en se faisant frapper puis dire « nous on ne faisait rien, on nous a tapés dessus faire. Ils deviennent ainsi la victime et du même et du coup ils récupèrent une espèce de légitimité auprès des populations ». C’est dire combien ce monde là réserve donc des surprises aux proies contre lesquelles il planifie des attaques. Il temps, grand temps que les peuples affaiblis ou faibles commencent sérieusement par penser sérieusement à leur survie en se regroupant, en se dotant de la conscience des enjeux, en fédérant autour d’un leadership avisé et responsable avec l’idée de rechercher les moyens les plus appropriés pour répondre aux défis que ce monde là pose et posera.

jeudi 4 avril 2013

Insupportable, le mensonge aux français? Vraiment?

Jérome Cahuzac, ex.ministre du budget a avoué avoir détenu un compte bancaire en Suisse.


Les Occidentaux, en l'occurrence les français ne sont choqués et ulcérés que si leurs hommes politiques touchent directement à leur propre argent. Mis à part cela, il n'y a aucun souci, aucun cas de conscience, aucun questionnement moral. La vie politique et surtout la vie économique françaises sont financées depuis des siècles et des siècles avec l'argent des Africains totalement dévalisés et saignés à blanc par les Occidentaux et leurs laquais mis au pouvoir en Afrique après 04 siècles de razzias négrières transatlantiques. Mais ça c'est rien. Un ministre du budget planque quelques euros en Suisse, là, "c'est grave, très grave". C'est une "trahison". C'est une "crise gouvernementale". C'est une "crise de régime". De l'argent d'Afrique dans les tambours, dans les mallettes, dans les paniers à bananes en direction de la classe politique française, ça c'est rien du tout. Là, il n'y a plus d'enquêteurs, pas de journalistes indépendants, pas de citoyens indignés. Tout le monde ferme durement les yeux: ni vu, ni connu! A peine quelques petits bruits de certains qualifiés de français "automutilateurs" voire antipatriotes. En Février 2012, en pleine campagne électorale, le candidat Hollande envoie Fabius au Gabon. Pourquoi? Tout le monde devine, mais l'intéressé lui-même disait qu'il était juste aller au Gabon donner une conférence. Eh ouiiii!!! Pour avoir donné une bonne conférence au Gabon, Ali Bongo sera reçu à l'Elysée quelques mois plus tard par le nouvel élu François Hollande. En 2007, la première visite de Sarkozy après son élection fut réservé à feu Bongo père. Le Copé, voleur de votes à l'UMP qui joue au flic moralisateur en ce moment là, qu'est-il allé chercher en Côte d'ivoire tout récemment? Aussi, entend-on les français crier contre le mensonge de leur ministre du budget déchu pour fraude fiscal. Depuis quand ces gens-là s'indignent du mensonge qui est érigé en méthode de gouvernement sur la scène internationale par les politiques occidentaux pour qui le mensonge est = à la vérité dès lors qu'il permet d'atteindre les objectifs visés. Quels mensonges n'a-t-on pas entendu ces dernières années seulement: les armes de destruction massive d'Irak, le bombardement de Laurent Gbagbo contre sa population, bombardement de Kadhafi contre son propre peuple, la guerre au Mali pour uniquement ( et pour rien d'autre) sauver les Maliens des islamistes coupeurs. Mieux, Hollande est allé jusqu'à dire que cette guerre coloniale menée par une France en financièrement faillite est le remboursement de la dette que la France doit aux Africains qui combattirent contre les troupes hitlériennes. 



Comme quoi le mensonge ne choque nos "amis" français que s'il touche là encore à leur argent. Lorsque leurs politiques détruisent d'autres pays et mentent effrontément pour nourrir leurs thèses impérialistes, ça, ça n'est pas un problème. Alors, insupportable, le mensonge aux français? Quand trouveront-ils insupportables les mensonges qui fondent la politique française en Afrique? Quand les français s'indigneront-ils avec autant de force contre le franc CFA confisqué en Banque de France dans un silence de cimetière depuis sa création? Quand s'indigneront-ils de voir leurs hommes politiques écumer à longueur de journée les territoires africains pour y trouver des fonds pour financer leur carrière en parfaite symbiose avec les pions africains abusivement appelés "dirigeants africains"? Quand les français crieront-ils le caractère insupportable du soutien ferme que leur beau pays la France apporte à ses hommes de main en terre africaine contre le peuple africain? Et les guerres orchestrées, les pillages de tout genre, les pollutions environnementales, la corruption généralisée orchestrés en Afrique par les multinationales et les mensonges répandus dans les médias pour entretenir ce système cannibale en arguant incessamment l'incapacité congénitale des africains, les français vont-ils un jour les trouver insupportables? 

 Komla KPOGLI

dimanche 17 mars 2013

L'AFRICAIN ACTUEL N'EST PAS BEAU A VOIR

Notre devoir, n'est pas de rester là, comme des poules mouillées regrettant notre grandeur passée à jamais engloutie par des forces pour qui la MAAT et autres exagérations moralo-spiritualistes africaines n'ont aucune signification. Notre devoir n'est pas de rester là à tresser des couronnes à un peuple qui a été poussé à renoncer à son âme, à son identité et à la vie même. Il faut le dire tout net: L'homme africain actuel n'est pas beau à voir. Et ce n'est pas les costumes taillés sur mesure dans lesquels il s'enfonce avec des titres ronflants que l'école coloniale lui a décernés qui changeront quoi que ce soit. Il ne peut y avoir de motifs de fierté pour un peuple qui fut grand, mais qui a lourdement chuté après avoir, tour-à-tour, servi, dans la nudité totale, ses différents conquérants. Il ne s'agit donc pas de passer notre temps à compter sur le bout des doigts les Noirs qui ont inventé ceci ou cela, comme pour prouver à ceux qui nous ont toujours nié notre caractère d'HUMAIN que nous aussi nous comptons pour quelque chose. Nous n'avons rien à prouver à ceux-là. Notre devoir, dans ce cas, c'est de dire à ce peuple où il en est, où il risque d'être demain, s'il continue par jouer au plus beau, au plus intelligent, au plus ceci ou cela alors même que son sol lui est ravi sous ses pieds. Notre devoir c'est de prouver à nous-mêmes et surtout à nos descendants que nous sommes capables de remonter la pente et reconquérir la place qui est la nôtre. Les Noirs doivent donc retrouver le sens de peuple et retrouver le goût du combat. Car, la vie est un combat et il n'y aucune raison que cela change de sitôt.

KPOGLI Komla