mardi 31 janvier 2006

Atelier International sur le Togo à Bamako

Compte rendu de l’atelier international des altermondialistes sur le thème suivant : Compte rendu de l’atelier "Quelles stratégies pour sortir de la dictature au Togo ?" (au FSM Bamako 2006).

Dans le cadre du forum social mondial polycentrique de Bamako (19-23 janvier 2006), un atelier de réflexion a eu lieu le samedi 21 janvier au CRES à l’Université de Badalabougou.L’atelier avait pour objectif de réfléchir à une stratégie de sortie de la dictature au Togo. 29 participants venus de différents pays dont une majorité du Togo ont pris part à la rencontre organisée par le Comité de Soutien au Peuple Togolais (CSPT, www.soutientogo.org) et modérée par Monsieur Samba Tembely, secrétaire permanent à la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD Mali, www.cadmali.org).
Les Animateurs :
Monsieur Rodrigue KPOGLI, Secrétaire Général de la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A., lajuda.over-blog.com) a décrit brièvement la situation de dictature que le peuple togolais a vécu pendant trente huit années passées sous le règne de feu Eyadéma Gnassingbé. Son décès le 05 février 2005 n’a pas arrangé la situation. Son fils Faure Gnassingbé s’est imposé comme président du Togo à coup de répression et de fraude électorale.

Monsieur André Kangni AFANOU, membre de West Africa Youth Network et du Collectif des Associations de la Société Civile et des Organisations Syndicales du Togo (CASCOST) a dressé le bilan des actions de la société civile togolaise dans la période tumultueuse qui a suivi la mort de Eyadéma Gnanssingbé. Ces actions ont concerné la mobilisation du peuple togolais pour des élections transparentes, le soutien aux réfugiés, la dénonciation des violations des droits et libertés des citoyens togolais....

Dans la même lignée, Mademoiselle Enyonam ALLADO-ANKA, membre de la diaspora togolaise et du CSPT, a apporté un témoignage sur la mobilisation des togolais en France pour l’avènement d’une véritable démocratie au Togo après la disparition du Général Eyadéma : marches, sit-in, diffusion d’informations sur le cas togolais dans les médias français et sur Internet, envoi d’observateurs au Togo, etc. Soulignons que le CSPT est une initiative de citoyens français voulant témoigner la solidarité du peuple français au peuple togolais contre la dictature dont le gouvernement français est pour beaucoup responsable.

Sur un tout autre registre, mademoiselle Ashley HONKOU de Journalistes pour les Droits de l’Homme (JDHO-TOGO) a présenté le rôle de la presse dans le processus de démocratisation au Togo. Elle a décrit l’effort que les journalistes togolais font, malgré un environnement hostile, pour informer et éduquer la population.

Enfin, le dernier intervenant, Tata AMETOENYENOU, sociologue, Coordinateur des Programmes de l’Organisation d’Appui au Développement Local (OADEL, www.oadel.org) a tiré la conclusion des précédentes interventions pour dire que malgré toute ces luttes, le peuple togolais vit toujours sous l’emprise du parti RPT, parti au pouvoir depuis quarante ans.
Il a alors répondu à la question : comment faire pour sortir le Togo de cette situation ?
Se référant au thème de l’atelier, l’intervenant a fait une proposition de stratégie fondée sur trois éléments :

1/ Le manifeste de Porto Alegre, qui donne des objectifs à atteindre sans proposer vraiment de réponse concrète ;

2/ L’exemple du mouvement zapatiste, au Chiapas au Mexique. Ce mouvement qui repose véritablement sur une organisation construite par le bas et qui organise des campagnes pour que la politique joue le rôle qui n’aurait jamais dû lui échapper : faire en sorte que chaque femme, chaque homme sur cette planète puisse accéder aux droits à l’éducation, la santé, l’habitat, la liberté d’expression, etc.

3/ La déclaration sortie du sommet alternatif citoyen organisé en contre poids du sommet France-Afrique à Bamako en Décembre 2005. Cette déclaration de Bamako dit : « Pour ne pas répondre aux discours vides par d’autres discours sans effet, les participants au sommet alternatif s’engagent à mettre en place dans les prochains mois un cadre cohérent d’actions et de propositions. L’heure est venue de construire une véritable coopération entre l’Afrique et la France basée sur la vérité, la justice, l’égalité, la liberté et le respect mutuel. Le règne de la Françafrique et l’impunité de ses dirigeants doivent prendre fin. »

« Constatant l’échec de ces politiques et le refus de dialogue des participants au sommet officiel, le sommet alternatif a décidé de relayer les aspirations de la masse des citoyens, d’organiser des réseaux associatifs internationaux qui les mobilisent pour permettre à leurs résistances de se construire, de mener des actions pour exprimer leur révolte et obtenir des transformations radicales avec le peuple pour les peuples. »

Se fondant donc sur ces trois éléments, l’orateur a proposé la stratégie suivante qui, bien que se déclinant en trois point reste une et indivisible, c’est-à-dire doit être conduite simultanément :

- i. Créer un réseau de vigilance international, une sorte d’observatoire international du processus de démocratisation au Togo, ceci pour des alertes sur la violation des droits de l’homme et l’appui aux acteurs engagés sur le terrain pour un changement démocratique ;

- ii. Organiser un vaste mouvement de sensibilisation et de mobilisation au niveau mondial à l’instar de la Marche Mondiale des Femmes ou de l’Autre Campagne au Mexique afin de susciter l’adhésion de la société civile mondiale à la cause du peuple togolais ; et enfin ;

- iii. Construire un rapport de force avec le pouvoir en place, conçu sur des bases conscientes, par le bas, en profondeur, sans violence, ceci en mobilisant le peuple à l’intérieur, la diaspora à l’extérieur et les militants associatifs pour un autre monde des quatre coins de chaque continent, pour, lors d’une rencontre mondiale, permettre au peuple togolais, si isolé, de se libérer de ses bourreaux.

Les débats qui ont suivi les interventions, ont permis aux participants de mieux appréhender la réalité de la situation togolaise et d’enrichir la proposition de stratégie. Ainsi, il a été convenu que :

- Seule la mobilisation de la société civile peut aider à un véritable changement, vu l’échec répété des partis politiques, et qu’à cet égard, des exemples proches du Togo peuvent et doivent édifier le peuple togolais notamment le cas de Niger ou la Coalition contre la Vie Chère a réussi à faire reculer l’Etat et la Banque Mondiale sur l’augmentation de la TVA ;

- Cette mobilisation de la société civile doit se faire en profondeur, avec les nouveaux acteurs sociaux que sont les Comités de Développement de Quartier ou de Village, en étant surtout UNIE, en taisant les luttes intestines et les luttes de leadership ;

- La base de cette mobilisation de la société civile doit s’élargir aux autres pays de la CEDEAO et de l’Afrique, pourquoi pas, pour faire pression sur celle-ci, surtout que c’est sur elle que se décharge la France et l’Union Européenne maintenant ;

- De réfléchir au lieu de la rencontre mondiale proposée dans la stratégie, et de voir aussi quelle va être la participation des réfugiés togolais ;

- De penser dans la stratégie à la question de l’armée, celle-ci étant l’épine dans le pied du processus de démocratisation au Togo et de voir si le peuple ne peut engager une négociation/éducation avec elle.

- De rappeler à la diaspora togolaise le rôle qu’elle se doit de jouer vis à vis des représentations diplomatiques togolaises à l’étranger, en effet, ces dernières étant aux mains des tenants du pouvoir en place, toute action, ou partenariat entre togolais vivant au Togo et togolais de la diaspora est rendu difficile.

Prenant acte des différentes idées, les intervenants et les participants ont invité le peuple togolais à continuer la réflexion, et à élaborer un plan d’action opérationnel qui peut servir de base cohérente d’actions.

Le forum social mondial de Nairobi en 2007 (et d’autres espaces internationaux de débats) est une opportunité à saisir par le peuple togolais et la société civile pour mobiliser les citoyens du monde à leur cause.

Rapporteur

Yawo Tata AMETOEYNENOU

vendredi 25 novembre 2005

La J.U.D.A condamne la tuerie de jeunes élèves en Guinée.

DECLARATION

C’est avec consternation que la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique- J.U.D.A- a appris le Jeudi 24 novembre 2005, qu’alors que les jeunes élèves guinéens soucieux de leur avenir, manifestaient dans les rues de la ville de Télémélé contre le manque d’enseignants qu’ils subissent, la police faisant preuve d’une lâcheté sans égal, ouvre le feu et tire à balles réelles sur les jeunes. Bilan : 2 élèves et une femme revendeuse tués.

Rappelant que ces jeunes Africains ne demandaient que le respect d’un droit fondamental, le droit à l’éducation, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique, J.U.D.A, condamne avec la dernière énergie cet effroyable évènement.

Elle exprime tout son soutien aux familles éplorées et s’incline respectueusement devant la dépouille de ces frères lâchement tués.

Cet évènement vient confirmer les inquiétudes de la J.U.D.A qui, à travers une déclaration du 02 août 2005, dénonçait la situation socio-économique et politique ainsi que la clochardisation de la jeunesse en Guinée et appelait le Général Lansana CONTE à tirer les leçons de l’échec de son régime en se retirant pour que le pays renaisse.

La Jeunesse Africaine, par la modeste voix de la J.U.D.A renouvelle cet appel patriotique.

Elle exige de l’Union Africaine, une ferme condamnation de ce drame et une enquête indépendante avec la collaboration des autorités guinéennes en vue de punir ces Guinéens qui se croient investis du droit de vie et de mort sur leurs propres frères.

La Jeunesse Africaine affirme haut et fort par voix de la J.U.D.A qu’elle ne saurait s’accommoder de cet insidieux et brutal mode de gestion qui inscrit certains pays africains dans une tradition primitive et caverneuse où les corps habillés sont de véritables chasseurs d’hommes.

Fait à Lomé, le 25 novembre 2005

Pour la J.U.D.A
Le Secrétaire Général,

Komla KPOGLI

mardi 22 novembre 2005

La J.U.D.A dénonce le racket sur les routes du Togo et demande au Gouvernement de mettre fin à cette pratique.

REACTION DE LA J.U.D.A : LE RACKET SUR LES ROUTES DU TOGO

Le phénomène d’extorsion systématique de fonds depuis des années sur les routes du Togo, persiste. Malgré la montée des prix du carburant, les agents de sécurité routière sans aucun scrupule, continuent de ponctionner illégalement les camions d’une somme allant de 200 FCFA à 1000 FCFA.

Aux dires ironiques mais amers des conducteurs, ils sont devenus « depuis un bon moment déjà des conjoints des agents à qui, quotidiennement, ils doivent verser une somme au titre de contribution aux dépenses conjugales ». Pour cela, ils ne peuvent « répondre à cette charge pécuniaire qu’en la faisant supporter aux voyageurs ».

Ainsi, depuis la hausse vertigineuse et unilatérale des prix des produits pétroliers par le gouvernement, les voyageurs togolais paient non seulement leur transport dans la douleur mais par ricochet, ils paient cette « cotisation parallèle » aux agents de sécurité qui, font ainsi gracieusement fortune sur la sueur de pauvres citoyens.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) dénonce ce racket organisé qu’elle identifie à un véritable phénomène de coupure de route qui ne dit pas son mon. Elle demande au gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à cette pratique de corruption généralisée sur les routes du Togo et remettre les agents dans leur unique et légal rôle de sécurité et de contrôle routiers.

Il y va de la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire togolais et d’une volonté réelle de lutter pour une société paisible, juste et démocratique au Togo.

Fait à Lomé, le 21 novembre 2005.
Pour la Coordination,

Le Secrétaire Général,
Komla KPOGLI

E-Mail : lajuda2000@hotmail.com

samedi 5 novembre 2005

la J.U.D.A demande le transfert du siège de l'Union Africaine d'Addis Abéba après la sauvage répression des manifestations du peuple éthiopien


DECLARATION

La J.U.D.A condamne la sauvage répression policière en Ethiopie et réitère sa demande de transfert du siège de l’UA ailleurs.

Depuis les élections législatives contestées de mai 2005, le régime de Mélès ZENAWI a engagé une terrible répression contre l’opposition et une bonne partie du peuple éthiopien qui estiment « le vote truqué ». Par un communiqué de presse du 10 juin 2005, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique – J.U.D.A – a condamné la réponse de violence donnée par le pouvoir éthiopien à la contestation populaire au lieu d’engager un dialogue franc et sincère, comme le veut la tradition de l’arbre à palabre en Afrique.

Ces derniers jours, lors des manifestations dans les rues d’Addis Abéba, la répression a fait quelque 40 morts, plus de 200 blessés et plus de 2000 arrestations arbitraires.

La J.U.D.A élève de très vives protestations contre cette énième et sauvage répression du pouvoir de Mélès ZENAWI, un vieux « prédateur de la presse » et un des violateurs infatigables des droits de l’Homme que le continent africain héberge actuellement. Aussi exige-t-elle la libération immédiate et sans conditions des détenus arbitraires et une prise en charge totale des blessés par les autorités éthiopiennes.

Vu ce contexte inacceptable, la J.U.D.A demande une fois encore à l’Union Africaine, une ferme et publique condamnation de cet usage excessivement criminel de la force en Ethiopie et une enquête internationale et indépendante afin de sanctionner les auteurs de cette sauvagerie étatique.
Au nom du peuple africain et de toute sa jeunesse, la J.U.D.A réitère son exigence que le siège de l’UA soit transféré ailleurs, car il est inacceptable que l’institution panafricaine qui annonce une renaissance de l’Afrique conserve son siège dans un pays – quoique historique fût son rôle dans la mise en place de l’ex-OUA – hostile aux principes démocratiques et à la dignité humaine. Car faut-il le rappeler, la renaissance ne fera pas avec les morts ni avec les éclopés. Cette décision historique montrera la volonté réelle de rompre avec les habitudes d’un passé africain fait de laxisme, de corruption, de compromissions et de complicité assassine contre les peuples.

La J.U.D.A lance un appel à toute la Jeunesse africaine à se mobiliser contre ces pratiques précambriennes qui ne font que pousser les Africains à choisir la voie suicidaire de l’immigration clandestine et qui en définitive, freinent la construction d’une Unité Africaine démocratique et intégrale.

Fait à Lomé, le 04 novembre 2005

Pour la Coordination,
Le Secrétaire Général,

Komla KPOGLI

vendredi 21 octobre 2005

Interview de Rodrigue KPOGLI de la J.U.D.A dans le Journal Arcanes N°16


«… le problème togolais ne se pose pas en terme de présentation de programme de gouvernement … »

M. Edem Kodjo a été désigné par Faure Gnassingbé pour prendre la tête de son gouvernement. C’est dans la surprise générale que ce coup de théâtre a permis au premier ministre de resurgir sur la scène politique dans une illégitimité criarde. Le samedi dernier, M. Edem Kodjo a présenté son programme de gouvernement à l’Assemblée monocolore qui l’a investi. Le leader de la CPP peut-il trouver une solution à la crise togolaise marquée par des dissensions réelles entre les acteurs politiques. Quelles garanties M. Kodjo a-t-il pour s’engager dans ce programme aussi mirobolant ?

Nous avons demandé l’avis de M. Rodrigue KPOGLI, le Secrétaire Général de la Jeunesse Unie pour le Démocratie en Afrique (J.U.D.A).Il analyse la situation actuelle et donne sa vision du Togo d’aujourd’hui.

La Rédaction.


ARCANES : La situation socio-politique togolaise a évolué avec la nomination d’un premier ministre en la personne de M. Edem Kodjo qui, après la formation de son équipe gouvernementale, vient d’obtenir le feu vert de l’Assemblée Nationale à l’issue de la présentation de son programme. Qu’inspire à la J.U.D.A. tout ceci et quelle analyse faites-vous de ce programme ?


Rodrigue KPOGLI : Nous disons tout simplement que c’est choquant, ce qui se passe au Togo. D’abord des élections truquées ont été organisées pour que Faure GNANSSINGBE, le fils de défunt Eyadéma, soit au palais présidentiel sans aucune onction populaire.

Ensuite, à la recherche d’un brevet de légitimité, le plus mauvais choix a été opéré malheureusement car la facture présentée par l’Opposition s’était révélée lourde ; absence de volonté politique du clan aidant. Mais, il faut le dire, le schéma Faure – Kodjo était connu depuis. Malgré cela, on a fait semblant de dialoguer. Pour une fois encore la primauté est accordée aux apparences.

Donc actuellement le Togo semble-t-il, est dirigé par un président illégitime, imposé par la force brute et un premier ministre conscient de son impopularité absolue qui visiblement ne pourront réaliser le rapprochement entre les fils et les filles de ce pays déchiré.

Pour nous, l’équipe Kodjo n’est pas sérieuse. Déjà Kodjo lui-même en tant que premier ministre nommé, pose la question de la crédibilité des intellectuels africains qui, au lieu de jouer leur rôle dans le façonnage idéologique de l’institution politique se compromettent lourdement en acceptant de servir loyalement ce que la plus élémentaire des logiques aurait rejeté. L’équipe gouvernementale qu’on tente vainement de qualifier d’union nationale ne contient que des résistants à l’image de Maurice Papon. C’est une équipe de carriéristes. La nomination du frère cadet de Faure Gnassingbé, à la défense nationale et bien d’autres nominations ne répondent qu’aux exigences du clan.

ARCANES : votre analyse du programme de gouvernement de Kodjo?

Rodrigue KPOGLI : Ecoutez ! Ce programme n’est rien d’autre qu’une liste de vœux pieux. Beaucoup le qualifient, y compris dans son camp, de programme de société et non de gouvernement avec des priorités bien définies.

Vous savez, tout ce que Kodjo énonce dans son présumé programme n’est pas fondamentalement faux d’autant plus que la réconciliation, l’édification d’un Etat de droit, le redressement économique, la remise sur pied d’un système de santé et d’éducation viable, … bref la « re-fondation » du Togo est une nécessité voire une urgence pour que les peuples quittent la civière. Mais le problème togolais ne se pose pas en terme de présentation de programme de gouvernement. Et cela même les paysans illettrés le savent pour que sorbonnard Kodjo l’ignore. La question est d’abord celle de la légitimité de ceux qui agissent ou prétendent agir au nom du peuple. En conséquence, les vœux de Kodjo et de Faure Gnassingbé, ne pourront se réaliser, car ce couple impopulaire ne pourra réunir les Togolais.

La réconciliation annoncée passe d’abord par l’acceptation de la défaite de Faure Gnassingbé qui se met à la disposition de la justice avec tous ses complices. Elle passe aussi par la mise à la disposition de la justice des miliciens et autres éléments des FAT(Forces Armées Togolaises) qui ont tué, violé, blessé, cassé et volé lors de la répression à la suite de la proclamation des résultats officiels du scrutin présidentiel contesté du 24 avril dernier.

Nous pensons que résoudre la question des réfugiés togolais revient à dire, avant tout, au président ghanéen John Kufuor de reconnaître enfin les togolais sur son territoire depuis le 24 avril comme des hommes tout simplement car lui dire de les reconnaître comme réfugiés, c’est peut- être trop lui demander. Ensuite, il faut créer les conditions de sécurité propices au retour des réfugiés.

Pour la J.U.D.A, il est inacceptable que nos frères et sœurs soient en esclavage au Ghana défrichant des hectares contre quelques billets de cedis [unité monétaire du Ghana, ndlr], ou qu’ils soient à la merci de la nature et meurent de faim.


De notre point de vue, la place des droits de l’homme est tellement réduite dans ce flot de vœux. L’Etat se contentera de « promouvoir les libertés démocratiques » alors que le Togo est mondialement connu pour son hostilité à l’égard des droits humains. Le travail à faire ne doit pas se résumer en la simple promotion mais plutôt à la protection qui détruira l’imposante statue d’impunité érigée au Togo depuis 1963.

Somme toute, programme ou pas, Kodjo, en acceptant de servir de béquille à un système producteur de pièces détachées de la démocratie, approfondit la crise politique du Togo. Il en sera comptable devant l’histoire car il avait toutes les facultés intellectuelles pour le refuser.



Propos recueillis par Didier Ledoux

lundi 10 octobre 2005

La J.U.D.A condamne l'agression contre le Journaliste Togolais Dimas DIKODO

DECLARATION

La nuit du 09 octobre 2005, alors qu’il revenait de la rédaction de son journal, Monsieur Dimas DZIKODO, Directeur de publication du bi-hebdomadaire indépendant Forum de la Semaine, a été sauvagement agressé et atrocement roué de coups par des individus armés et non identifiés. Monsieur Dimas DZIKODO, un courageux journaliste, est connu pour la pertinence de ses analyses et son particulier attachement aux droits de l’homme ainsi qu’aux valeurs démocratiques au Togo.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- condamne sans aucune retenue cet acte gravement attentatoire à l'intégrité physique voire à la vie de ce valeureux citoyen togolais qui a, déjà par le passé, sous le régime du feu Eyadema Gnassingbé, payé un lourd tribut pour avoir osé faire son métier.

Pour la J.U.D.A cet acte criminel et éminemment sauvage est la résultante du système d’impunité qui protège les crimes et autres violations des droits et libertés du peuple togolais confronté depuis 40ans à une implacable et effroyable dictature, récemment rajeunie à la suite d’une consultation électorale meurtrière.

Au moment où le peuple du Togo cherche la voie d’une réconciliation, le passage à tabac de ce journaliste et acteur de la Société Civile, est un acte inadmissible qui ne doit pas rester impuni.

A cet effet, la J.U.D.A exige du gouvernement une ferme et publique condamnation de cet acte ignoble et tout autre fait de nature à hypothéquer le processus de réconciliation nationale. Elle exige aussi que soit diligentée une enquête indépendante pour identifier les préposés et les commettants de cet odieux acte pour que justice soit rendue.

La J.U.D.A demande expressément aux autorités togolaises de prendre leurs responsabilités en vue de garantir la vie à Dimas DZIKODO et la sécurité à tous les défenseurs des droits de l’homme et des libertés démocratiques, cibles privilégiées et permanentes des ennemis de la paix au Togo ainsi qu’à l’ensemble du peuple togolais.

Fait à Lomé, le 10 octobre 2005
Pour la Coordination
Le Secrétaire Général,

Komla KPOGLI

vendredi 7 octobre 2005

La J.U.D.A interpelle les "chefs d'Etat" africains sur le drame de l'immigration

DECLARATION

La Jeunesse Unie pour la Démocratie –J.U.D.A- est très préoccupée de la situation des centaines d’Africains entassés derrière les grilles de la frontière espagnole dans l’espoir d’accéder à l’Europe pour enfin vivre. La résurgence ces derniers temps et ceci de façon massive du phénomène de l’immigration clandestine de jeunes africains est le témoignage des ravages causés par les tyrannies africaines chapeautées par un certain nombre de pays occidentaux néo-colonialistes.

Quarante ans après les indépendances, que des milliers de jeunes africains cherchent à quitter massivement le continent pour survivre, cela indigne, ulcère et révolte. C’est là aussi la preuve palpable de l’échec de la "classe dirigeante africaine". Et dans ces conditions il faut que les dirigeants et l’ensemble de "l’élite africaine" éprouvent de la honte. Pendant que certains jeunes Africains affrontent les balles meurtrières de la police espagnole et que d'autres meurent dans le désert saharien, les "chefs d’Etats africains" se contentent de savourer le champagne et de roupiller dans les fauteuils douillets de leurs palais attendant d’être ‘’réélus’’ à la suite de parodies d’élection.

Cette année encore, à l’échelle continentale, des élections à coûts de milliards sont organisées sans réelle avancée démocratique et aux lendemains sanglants et meurtriers. Logiquement la J.U.D.A se demande, s’il ne serait pas plus utile d’injecter ces sommes astronomiques dans la création d’emploi, des centres de formation, des infrastructures de transports, des centres de santé et de production d’eau potable ainsi que dans le développement de l’agriculture plutôt que de les galvauder ainsi pour des farces électorales en faveur des rois et autres princes africains qui sont « élus » d’office.

Tout en condamnant énergiquement la brutalité voire le racisme des polices espagnole et marocaine, la J.U.D.A. interpelle la conscience des dirigeants africains sur la question. Elle demande donc :

1- aux "chefs d’Etat et de gouvernement" africain de :

• mettre fin à la tyrannie, aux conflits, à la mauvaise gouvernance, au vol, au gaspillage et au bradage des richesses qui rendent la vie impossible en Afrique,

• rapatrier le plus vite possible ces frères et leur garantir les conditions minimales de vie,

• définir de véritables politiques de jeunesse fondées sur l’emploi, la santé l’éducation et le respect de la dignité humaine,

• cesser d’errer de sommet en sommet en ergotant autour des vrais problèmes de l’Afrique,

• créer rapidement les conditions politique, sociale et économique propices à éviter à notre jeunesse des aventures suicidaires,

• associer les jeunes aux prises de décisions à tous les niveaux,

• rompre d’avec le leadership de verbalisme pour un leadership d’actions en vue de mettre en œuvre les différents plans nationaux et continentaux de développement

2- à la Jeunesse africaine de :

• rejeter ces errements honteux qui ne font que mettre l’Africain dans une position de sous-homme,

• repousser cette tentation de vider l’Afrique car elle ne constitue guère la solution à nos maux. Au contraire, notre salut est plutôt dans un regroupement solide et une solidarité agissante de l’ensemble de la Jeunesse Africaine pour renverser la tendance,

• prendre ses responsabilités pour accomplir sa mission de conquête et de sauvegarde de la démocratie ainsi que du développement en Afrique tout comme la génération des années 60 s’est battue pour les indépendances et celles des années 90 pour le multipartisme,

• s’engager plutôt dans la lutte contre la corruption et tout autre malversation en Afrique pour réduire le fossé social entre les dirigeants et les peuples,

• comprendre enfin que notre génération ne doit pas être une jeunesse fugitive mais plutôt une génération engagée pour un panafricanisme démocratique et intégral.

3- aux pays occidentaux de :

• cesser de soutenir les dictatures africaines, créatrices de misère ; ceci pour permettre aux peuples de choisir librement leurs dirigeants et les récuser lorsqu’ils échouent dans leur mission,

• mettre fin au pillage des richesses africaines car aussi longtemps que ce système perpétuera, l’occident sera envahi par des milliers d’Africains en quête légitime de meilleures conditions de vie.

Fait à Lomé le 07 octobre 2005

Pour la Coordination

Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

jeudi 11 août 2005

Tchad: le pouvoir DEBY se venge de la presse


Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer la tentative de mise au pas de la presse et demander la libération immédiate des journalistes arbitrairement emprisonnés au Tchad (RSF, J.U.D.A, ONG de défense des droits humains, organisations de presse et partis politiques nationales…) le cœur endurci et faisant preuve d’un autisme sans faille, Idriss DEBY vient de jeter en prison un troisième, Michael DIDAMA, Directeur de l’hebdomadaire « le Temps » pour consacrer ainsi la pénalisation du délit d’opinion au Tchad.

Cette tendance débile de DEBY est la preuve non seulement de son hostilité à toute opinion divergente mais aussi du courroux d’un régime mythomane et exubérant qui visiblement se venge d’une presse grâce à laquelle le peuple tchadien s’est aperçu de la supercherie référendaire « Chiraco-Débyle » qu’il a en réalité, rejeté massivement.

Par ces actes irresponsables, teintés de la peur des lendemains non maîtrisés, Idriss DEBY tente de subordonner gravement toute expression politique opposante à son régime.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- condamne rigoureusement ce qu’il convient d’appeler la méthode débile du pouvoir tchadien plus que jamais aux cimes de l’impopularité.

Elle exige une fois encore la mise en liberté immédiate de Messieurs Samori Ngaradoumbé, Garondé Djarma et Michael Didama, victimes d’une condamnation pour des délits insaisissables voire inexistants.

La JUDA réaffirme que le régime DEBY est lui-même, le semeur de la « haine ethnique » au Tchad dès l’instant qu’il s’accroche au pouvoir avec ses pratiques claniques, clientélistes, corrompues et hostiles à tous les droits et libertés des tchadiens. Par conséquent, il n’existe aucune « honorabilité » que puisse faire prévaloir le pouvoir DEBY.

Elle demande vivement à tous les citoyens, aux organisations de la société civile, de jeunesse, de femme et les partis politiques au Tchad à un rassemblement agissant pour sortir des griffes de DEBY, les journalistes et tous les autres détenus d’opinion ; ceci pour espérer que le rescapé restant du peuple tchadien ne meure d’étouffement.

Elle témoigne tout son soutien à la presse tchadienne qui ne doit, en aucun cas, céder aux foucades ridicules d’un pouvoir boulimique.

La J.U.D.A appelle aussi l’Union Africaine à faire en sorte que les libertés démocratiques et les droits humains soient sauvegardés au Tchad dans le souci d’éviter à l’Afrique un nouveau coup d’état qu’elle se contentera de « condamner par principe » et d’accepter par exception au regard des réalités.

Car, pour la J.U.D.A lorsque le débat contradictoire souffre de prohibition, et c’est le cas au Tchad, il ne reste que comme alternative le recours aux méthodes violentes d’expression, toujours dommageables à l’esprit démocratique.

Enfin la JUDA rappelle à l’ensemble de la jeunesse africaine son devoir d’actions multiformes en faveur de la presse en détresse au Tchad et partant de là, réduire à l’étiage la cruauté débordante des pouvoirs dictatoriaux et liberticides sur notre cher continent. C’est une question de survie collective.

Fait à Lomé, le 11 août 2005

Pour la coordination
Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

mardi 9 août 2005

Côte d'Ivoire: la J.U.D.A dénonce les acteurs de la crise et appelle la jeunesse africaine à la mobilisation.


Les hésitations ou le refus de trouver une solution aussi efficace que définitive à la crise ivoirienne, un des conflits les plus injustes, irresponsables et honteux que vit l’Afrique moderne viennent de l’ égoïsme rétrograde de certains de ses acteurs.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- élève de très vives protestations contre ces atermoiements dont le caractère insidieux échappent aux individus de petites têtes qui prêtent, sans aucune morale ni conscience, la terre africaine pour l’expérimentation de concepts nauséabonds des laboratoires néocoloniaux notamment élyséens.

Alors que ce pays avait pris une sérieuse option sur le chemin de son développement, c’est avec une amertume profonde que la J.U.D.A voit irrésistiblement la Côte d’Ivoire reculée à cause de l’intolérance et de la haine ainsi qu’à cause des veuleries des hommes politiques dont la gourmandise n’est plus à démontrer.

En conséquence la JUDA :
  • condamne systématiquement le spectacle macabre observé ces derniers temps qui n’a apparemment d’autres finalités que de bloquer le processus de paix et prolonger la souffrance du peuple ivoirien
  • demande aux rebelles de désarmer immédiatement pour permettre à la RCI de se réunifier et d’aller à des élections démocratiques et transparentes et ceci en toute liberté et quiétude. Car les armes, manifestement dans le cas ivoirien, n’ont approfondi que les divisions, les haines et rendu plus systématiques les violations des droits et libertés des citoyens.
  • appelle tous les frères ivoiriens à un désarmement mental pour guérir en profondeur la Côte d’Ivoire du virus de l’ivoirité qui le corrode depuis de longues années déjà. Car ce pays risque de s’engouffrer davantage si ses fils dans leurs diversités, ne se donnent pas la main.
  • estime que la solution à la crise ivoirien ne se trouve nulle part si ce n’est qu’en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi elle demande aux acteurs politiques ivoiriens de cesser d’humilier le valeureux peuple ivoirien et surtout sa vaillante Jeunesse en faisant le tour du monde pour une crise dont la solution se trouve incontestablement au sein des frontières de la République de Côte d’Ivoire. Les innombrables villes sillonnées qui n’ont réussi qu’à apporter une accalmie précaire et les multiples implications qui se sont révélées périlleuses par endroit sont la preuve que personne ne peut se substituer aux Ivoiriens eux-mêmes dans la résolution de cette tragi-comédie.
  • invite en toute franchise les acteurs politiques ivoiriens à se mettre au- dessus de leurs ambitions personnelles et démesurées pour que la Côte d’Ivoire renaisse de ses cendres.
  • s’insurge contre l’attitude de certains des acteurs dont la position favorise la mise en coupe réglé du patrimoine ivoirien gracieusement pillé par les néocolonialistes à l’affût.
  • lance une sévère mise en garde à l’endroit des hommes et femmes illégalement armés et hostiles au désarmement contre une éventuelle reprise des hostilités en Côte d’Ivoire. Aux yeux de la Jeunesse africaine, ceux-ci seront responsables du devenir de la jeunesse de ce pays frère.
  • dénonce les relations de « mauvais voisinage » entretenues par certains pays de la sous-région qui prêtent cyniquement leur territoire aux déstabilisateurs. Pour la J.U.D.A, cet état de chose est intolérable car il constitue des pas de moins dans notre marche commune vers l’unité et l’intégration de l’Afrique.
  • soutient le président Sud-africain Thabo MBEKI dans ses efforts de médiation
    affirme qu’elle est constipée de la ratatouille des commissions d’enquête internationale en Afrique. Ainsi, la J.U.D.A rappelle à la "communauté internationale" que la jeunesse africaine ne se contenterait pas d’une « commission d’enquête internationale » aux lendemains de la date fixée pour les élections alors qu’il est encore possible aujourd’hui d’amener d’une manière ou d’une autre les frères ivoiriens sur le chemin de la raison ; il suffit d’en avoir la volonté.
  • exige de la France officielle et de ses réseaux mafieux un effort surhumain pour lever leur tutelle sur la Côte d’Ivoire et liquider ainsi courageusement leur incurie congénitale à revoir leur politique en Afrique.
  • invite la jeunesse africaine à une mobilisation effective en faveur du redressement de la Côte d’Ivoire pour le bonheur de ses populations ainsi que pour l’honneur de l’Afrique.
Fait à Lomé, le 09 août 2005.
Pour le Bureau Exécutif

Le Secrétaire Général,
Komla KPOGLI
E-mail : lajuda2000@hotmail.com

jeudi 4 août 2005

REACTION DE LA J.U.D.A SUITE AU COUP D’ETAT EN MAURITANIE

DECLARATION

...la J.U.D.A ne se donnera aucunement la peine de porter des vêtements de deuil en guise de regret, d’amertume voire de tristesse face à la chute d’un pouvoir autocratique...

Le président de la Mauritanie Maouya Ould Taya vient d’être écarté du pouvoir par un coup d’Etat ce 03 août 2005 alors qu’il était en voyage en Arabie Saoudite.

Malgré le caractère rétrograde de cette pratique de coup d’état qu’elle estimait révolue en Afrique, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- ne se donnera aucunement la peine de porter des vêtements de deuil en guise de regret, d’amertume voire de tristesse face à la chute d’un pouvoir autocratique qui fait de la Mauritanie une des plus belles perles de la dictature, où le clientélisme politique est roi et la contestation démocratique est l’objet d’une prohibition non-écrite.

En revanche, elle invite les putschistes à faire preuve de sagesse en vue de garantir le respect des droits humains et des libertés démocratiques et de réduire le délai transitoire en faveur de l’organisation immédiate d’élections transparentes, libres et équitables auxquelles ils ne devraient pas participer ; ceci pour mieux les arbitrer.

La J.U.D.A insiste pour que primauté soit faite à l’intérêt commun au détriment des ambitions égoïstes pouvant naître du goût des délices du pouvoir et qui anéantiraient systématiquement l’immense espoir suscité par ce coup d’Etat au sein du peuple mauritanien. Elle rappelle que ce moment est une formidable occasion pour ce pays frère de sortir définitivement du cycle infernal de putschs militaires pour enfin s’ouvrir à la démocratie.

Pour la J.U.D.A ce coup d’état vient rappeler que tant que l’Union Africaine affichera son incapacité à faire respecter les principes démocratiques dans ses Etats membres, tant qu’elle témoignera sa complaisance vis-à-vis des dirigeants qui font de l’autorité publique un instrument de richesse personnelle et familiale, de clientélisme effréné et non un outil au service du peuple et tant qu’elle acceptera sans rechigner de couver des pouvoirs perpétuels ne vivant que de traficotages constitutionnels et de fraudes électorales à répétition, elle aura abandonné ses prérogatives aux putschistes nichés à l’ombre des mécontents qui tôt ou tard surgiront pour faire le ménage.

Au lieu de condamner les coups d’Etat qui sont la conséquence des dérives autocratiques des monarques africains, l’UA serait plus crédible en agissant en amont pour qu’une gestion saine soit faite du patrimoine commun dans le respect des droits et libertés de tous les citoyens; ce qui réduirait de façon significative les frustrations voire les mécontentements préjudiciables à tout esprit de paix et de progrès.

Aussi, la J.U.D.A s’indigne du fait que l’UA tolère les hold up électoraux ainsi que les successions héréditaires qui sont autant de changements anticonstitutionnels et donc inacceptables au même titre que les coups d’Etat qu’elle condamne. Cette attitude frise la complicité de l’institution panafricaine avec les dictatures allumées en Afrique.

Elle appelle donc l’UA à cesser d’entretenir la confusion selon laquelle la démocratie et l’ordre constitutionnel ne sont menacés et bafoués dans un pays que lorsqu’il y a coup d’Etat.

A la « communauté internationale », c’est à dire le reste du monde sans l’Afrique, plus précisément les puissances occidentales, la J.U.D.A demande, de soutenir les peuples d’Afrique dans leur combat pour la liberté comme il est le cas dans les ex-pays de l’Union Soviétique, notamment la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizstan… Car il ne doit y avoir que les Africains qui doivent se contenter des avatars du stalinisme et des démocraties frelatées.

Fait à Lomé le 04 août 2005

Pour le Bureau Exécutif

Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI