dimanche 11 janvier 2015

Quand la lâcheté africaine pleure « ses » morts Charlie.

Comment se fait-il que tant de noirs sont prêts à se mettre en deuil dès qu'un acte criminel est commis à Paris, à Washington, à Londres, à Lisbonne, à Canberra, à Moscou, à Pékin...?

Hier soir (mardi 6 janvier), je faisais une mise à jour de l'article intitulé: DE QUOI SALVA KIIR ET LE SUD SOUDAN SONT-ILS LE NOM? (publié ici http://news.icilome.com/?idnews=799290&t=DE-QUOI-SALVA-KIIR-ET-LE-SUD-SOUDAN-SONT-ILS-LE-NOM?) (Il n'a été vu jusqu'ici que par 46 personnes!). Et dans cette mise à jour, j'indiquais combien les noirs sont indifférents envers les morts et les drames qui se multiplient dans leur voisinage immédiat - en l'occurrence au Sud Soudan -, alors qu'ils versent toutes les larmes de leur corps sur le moindre drame qui frappe les autres, à commencer par les Occidentaux.

15 heures à peine plus tard, un attentat sanglant frappe Charlie Hebdo, journal satirique français qui caricature souvent les "islamistes". Tous les cadres du journal sont morts, assassinés.

Là, on voit ce qu'est un peuple vraiment. De toutes les capitales occidentales, Berlin, Lisbonne, Madrid, Londres, Rome, Vienne, Berne, Oslo, Prague, Moscou, Washington, Amsterdam, Bruxelles...aussi bien les dirigeants que des citoyens en passant surtout par le corps journalistique manifestent de diverses manières leur indignation, leur soutien et leur solidarité à leur pays frère et à ses citoyens assassinés, ainsi qu'à leurs familles. CA C'EST UN PEUPLE! Chacun se sent directement touché quand un "ennemi" ou un "adversaire, c'est selon, ose toucher à un seul cheveu de l'un des siens, de l'un des gens avec qui on partage des traits culturels et géographico-idéologiques. L'éloignement n'affecte en aucun cas la nécessité de la communion, de l'unité. Voit-on la même attitude chez les africains lorsque leurs propres sœurs et frères sont frappés par le deuil ? Poser la question, c’est y répondre.

Sur Charlie Hebdo, les satrapes africains, fils aînés de la République française et leurs fameux peuples ne sont pas en reste. Les messages de condoléances, les cris de colère, les appels à la vengeance...proviennent de l'Afrique et des africains. Faure Gnassingbé du territoire du Togo et ses acolytes d'autres enclos coloniaux qu'ils gardent sont en pleurs. Ils sont inconsolables. Des sites internet africains changent leur dénomination et deviennent CHARLIE ceci ou Charlie cela. Des africains, ici ou là, crient Liberté d'expression! Liberté d'expression! D'autres encore disent : "c’est inacceptable !", "ahhh, il faut éduquer ces arabes", « il faut crier notre colère contre ces barbares ! », "il faut que les musulmans de partout se désolidarisent de ça", etc…Ces cris de douleur rappellent ceux entonnés par les mêmes lors de l’assassinat de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, journalistes de la voix de la Métropole, RFI (voir LE JOURNALISME AFRICAIN EN DEUIL, in http://lajuda.blogspot.ch/2013/11/le-journalisme-africain-en-deuil-on.html). Certains africains, notamment un éditorialiste du « Le Pays », quotidien burkinabè s’était même souvenu à cette occasion que « tuer un être humain est inadmissible ». C’est une véritable leçon de philosophie que celle-là !

On aurait aimé, ne serait-ce que de la part de ces noirs absolument mobilisés ici, avoir le même déploiement d’énergie face aux incessants agissements criminels de Boko Haram, piloté en sous-main par ceux à qui profite le crime. Au Mali, au Kenya, en Somali face à Ansar Dine, Mujao, Aqmi, Shebab et autres, on n’a ni vu colère, ni solidarité des indignés noirs sur Charlie Hebdo. Au Sud Soudan, les massacres continuent au quotidien dans l’indifférence absolue des noirs. Au Kongo de Joseph Kabila, on ne compte plus les morts, car les compteurs sont bloqués à force de tourner. Mais, là aussi, les noirs sont totalement sourds et muets : ils n’entendent rien, ils ne voient rien non plus. Au Gabon, le fils Bongo fait tuer des gens dans les rues, on a vu la mobilisation dont les noirs ont été capables face à cela. Au Togo du fils Gnassingbé, les noirs n’ont jamais vu de morts, encore moins de blessés. En Côte d’Ivoire, on a jamais tué des africains là-bas, capturé les plus hauts dirigeants et placé des assassins au pouvoir. Sur la Centrafrique, on a vu la gigantesque mobilisation sur le continent et dans sa fameuse Diaspora, ainsi que des tonneaux se remplir de larmes des noirs voyant le nombre de compatriotes massacrés, hier et aujourd'hui, là-bas dans une guerre inter-religieuse et inter-ethnique fabriquée de toutes pièces pour camoufler les vrais enjeux.
On sait que les familles en Centrafrique, au Kongo, au Togo, en Côte d'Ivoire, au Nigeria, au Kamerun, au Gabon, au Sud Soudan...ont dû supplier les africains de ne plus envoyer de messages de condoléances. Tellement elles en ont reçus de la part de leurs compatriotes outrageusement sensibles et solidaires en ces moments de deuils incessants! On peut multiplier les exemples. Toutefois, quoi de plus bref pour résumer la situation qu’un rappel de cette « sagesse » populaire du Togo et de ses environs énonçant qu’un blanc mort vaut mieux que deux noirs vivants. Ceci veut tout dire !

Une des manifestations les plus courantes et frappantes de la lâcheté d’un peuple étant son refus absolu de s’assumer et de se définir, les noirs préfèrent s’affirmer, se lire par le truchement d’autrui. Ainsi, parviennent-ils à esquiver leurs propres blessures pour ne sentir de peine que pour celles d’autrui. L'africain actuel ne peut plus nier, avec son visage minable, d'être une fabrication des différents peuples qui l'ont colonisé jusqu'ici. Peuples dans lesquels il se retrouve parfaitement à chaque occasion. Parfaite incarnation du visage d'autrui qui l'a recréé pour ses besoins, l'africain porte sur ses épaules les peines de ses fabricants. Il ressent même les malheurs avant qu'ils ne surviennent à ses fabricants. Malcolm X avait, depuis longtemps, identifié ce caractère chez des noirs, lorsqu’il parlait de l’esclave domestique qui pleurait lorsque le maître pleure et dit Nous avons mal à la tête lorsque le maître souffrait des maux de tête. Face à ses propres douleurs et celles de son peuple, le noir reste un monstre froid. Silencieux comme une carpe et indifférent comme un sapin de Noël en plastique. Se soucier de son peuple, de son pays, de la renaissance de l’Afrique est le dernier de ses soucis.

Un jour, un compatriote africain m’a écrit une lettre dans laquelle il me suppliait de cesser d’infliger tant de mal aux noirs dans leur pays de séjour en leur demandant de penser d’abord à l’Afrique. Cette belle âme m’accusait de « culpabiliser les noirs » qui n’aspirent qu’à la tranquillité. Le compatriote concluait sa missive par ces mots : « Nous sommes des africains transgéniques, transnationaux, des citoyens du monde. A l’ère de la mondialisation, parler de lutte d’indépendance, de reconquête de son espace est une bêtise. »
Que la lâcheté peut prendre des formes inattendues chez un peuple dispersé, aliéné qui a perdu jusqu'à la notion même de la vie !

KPOGLI Komla

07 janvier 2015

mardi 6 janvier 2015

DE QUOI SALVA KIIR ET LE SUD SOUDAN SONT-ILS LE NOM?

Depuis que, le 15 décembre 2013, la guerre a éclaté entre Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar accusé de fomenter un coup d'État, les massacres vont crescendo, dans une grande indifférence des africains. Les africains n’étant pas encore devenus UN peuple, ils ne se sentent que trop peu concernés par ce qui arrive à leurs voisins immédiats. D’ailleurs, ils se sentent, selon ce qu’ils appellent eux-mêmes pompeusement leur langue officielle, plus concernés par ce qui se déroule à Paris, à Londres, à Lisbonne, à Washington…que par les différentes situations vécues par leurs congénères à Accra, à Bamako, à Conakry, à Windhoek ou à Maseru. Encore que dans un même territoire africain, la capitale et les autres soi-disant villes ou villages ne se sentent que peu concernées par la vie dans les villages voisins ou dans d’autres régions. La colonisation est non seulement passée par là, mais surtout elle est toujours en cours. Les observateurs - ces "experts" qui voient tout ce qui se passe en Afrique à l'aune de conflits ethniques - disent que cette guerre tourne en massacres inter-ethniques entre Dinka et Nuer, tribus respectives des deux hommes. C'est trop court comme explication. L'enjeu pétrolier qui a créé ce fameux Soudan du Sud en 2011 demeure la clé de compréhension des ennuis actuels de ce territoire. Nous l'écrivions début janvier 2012: ce territoire, une injure en soi pour l'Afrique, était condamnée dès l'origine.Relisons l'analyse que nous avions faite le 3 janvier 2012.




L’année 2011 a montré par trois (03) évènements extraordinairement dramatiques - mais diversement appréciés comme c’est toujours le cas chez les africains qui ont une conception très relative de leurs intérêts - où en est l’Afrique et ce que les africains doivent faire s’ils espèrent reprendre le contrôle de leur espace qui leur a échappé depuis si longtemps.


Le premier de ces tragi-comédies, c’est la naissance du fameux 54ème Etat africain : le Sud Soudan ou Soudan du Sud, on ne sait pas exactement. Ce soi-disant nouvel Etat vient rajouter au désordre africain un élément malade supplémentaire. A l'extraversion globale de l'Afrique un pion de plus est ainsi édifié. C'est du morcellement apporté au morcellement tandis que d’autres parties du monde se regroupent dans de grands ensembles géographico-idéologiques pour pouvoir faire face aux défis fixés par les uns et aux difficultés suscitées par d’autres.



Les 53 proto-Etats, des constructions coloniales depuis les terres allemandes lors de la « conférence africaine de Berlin 1884-1885 », totalement extravertis ont pour mission de fournir aux industries des pays occidentaux auxquelles viennent s’ajouter celles des pays dits émergents des matières premières d’une part, et d’autre part de débouchés pour leurs produits finis. Le Sud Soudan ou le Soudan du Sud ne déroge pas à cette règle. Ceux qui sont à la base de sa création ont, pour obtenir le consentement des uns ou l'indifférence des autres, élevé au rang de génocide un conflit violent qu’ils ont pris le soin d’attiser au Soudan depuis son origine. Ces "créateurs d’Etat" ce sont les Etats-Unis d’Amérique et Israël avec leurs cousins européens qui n’ont cessé de voir en ce qui se passe au Soudan une guerre qui oppose les (gentils) chrétiens et les (méchants) musulmans. Ils ont mobilisé des ONG (oui les fameuses ONG !), des stars de cinéma, des artistes de la chanson, des sportifs et que savons-nous encore pour pouvoir atteindre l’objectif de la partition du Soudan, un Etat qui n’en était pas plus que les autres sur le continent africain. Les mêmes avaient mobilisé la machine politique qu’est la Cour Pénale Internationale (CPI) pour presser le président soudanais, Al Béchir afin de lui faire lâcher le morceau. Menacé par un mandat d’arrêt international, Béchir finit par conclure un accord avec toutes les parties sacrifiant ainsi le Soudan sur l’autel de son fauteuil tout en sauvegardant les intérêts pétroliers des deux lions qui se battent dans les champs pétrolifères soudanais à savoir la Chine et les USA/Occident.



Cette nouvelle satrapie dénommée Sud Soudan/Soudan du Sud ne va nulle part. Les populations qui ont été entraînées dans cette nouvelle aventure avec des pions qui soi-disant la conduisent s'apercevront, si ça n'est d'ailleurs pas le cas aujourd'hui, qu'on s'est servi d'eux pour des objectifs qui n'ont rien à avoir avec leur misère et leur fameuse vie de chrétiens pourchassés. Le Sud Soudan montre une telle soumission à ses créateurs que ceux qui soi-disant le dirigent ne jurent que par leurs noms. C’est ce que démontre le dernier voyage de Salva Kiir en Israël, l'un des tout premiers à le reconnaître, qui s’est dit prêt, après des années de soutien militaro-diplomatique et médiatico-financier à la guerre aux côtés de ces guerriers ayant troqué l’uniforme contre des costumes, à veiller sur les premiers pas de ce nouveau-né chrétien.

Dans un texte dans lequel nous pointions en janvier 2010 les faiblesses que l’Afrique traîne et qui certainement conduiront les africains de nouveau dans les chaines, nous écrivions ceci : « ces énormes faiblesses, si elles ne sont pas vite prises en main, conduiront à coup sûr les autres à remettre notre peuple dans les fers. Que ce soit avec les anciens maîtres ou les nouvelles puissances, la tendance montrent déjà où ces faiblesses vont entraîner l'Afrique. Déjà, les proto-Etats africains, construits et partagés entre les puissances du moment à Berlin en 1885, n'ont rien pu faire face aux mêmes prédateurs qui viennent de créer un sous-Etat au Sud-Soudan à la suite de ce qu'ils nomment un « référendum d'autodétermination » avec une claire intention de mettre la main sur le pétrole de ce foutu 54ème « Etat » africain. La création ce pseudo Etat « chrétien » sud-soudanais en plein 21èmesiècle, dans une indifférence absolue des Africains, est la preuve que le moment venu, nous serons avalés tout rond, tant l'écart semble gigantesque entre nos prédateurs et nous. Raison de plus pour que notre peuple comprenne enfin où ses faiblesses le drainent, alors même que n'importe qui peut venir en Afrique et imposer sa loi comme bon lui semble. Aucun peuple ne tolère que son espace soit pénétré par les autres, sans qu'il maitrise la situation. Les Africains eux, n'ayant aucune prise sur leur espace, sont complètement contrôlés par des puissances externes qui, envahissant leur espace, deviennent ainsi les vrais maîtres de la situation. »

En 2011 donc, on a réussi au Soudan ce qui avait, 30 ans plus tôt, échoué au Nigeria avec la tentative de sécession du Biafra qui fut délibérément plongé dans un conflit massivement meurtrier. On avait crié également au génocide avec les "french doctors" qui vendaient la nécessité d'offrir un Etat aux chrétiens du Nigeria poursuivis par les musulmans. La solution à ce "génocide" fut matérialisée par un accord sur le partage du pétrole du Nigeria le 12 janvier 1970 à l'hôtel Crillon, place de la Concorde à Paris[2] entre d'un côté les compagnies pétrolières anglo-hollando-américainesd'une part et les compagnies françaises d'autre part. Au Soudan, les africains n'ont vu que du feu: un "Etat" est créé." 

KPOGLI Komla, 
Tiré de: Afrique: la photographie que 2011 a renvoyée aux africains 
03 janvier 2012.

mercredi 31 décembre 2014

VOEUX 2015 - VOEUX 2007: Engagement et Lutte à la jeunesse patriotique africaine.

VŒUX DE LA JEUNESSE UNIE POUR LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE (DEVENUE MOLTRA) AU PEUPLE TOGOLAIS ET À LA JEUNESSE AFRICAINE 




À cette fin d’année 2006 qui annonce l’an 2007, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A.) remercie toutes celles et tous ceux qui, de près ou de loin, ont bien voulu l’accompagner dans ses actions pour les objectifs communs de liberté, de démocratie et de paix fondée sur la dignité humaine. 


L’année 2006 aura été une année pénible pour la jeunesse africaine. Dans certains États, des rebellions, pilotées par des mains noires, ont germé. Dans d’autres, ce sont des élections contre la démocratie savamment entretenues par les forces néocoloniales, qui ont été organisées. 
Cette année finissante aura été aussi celle de l’apogée honteuse de l’immigration clandestine, attestant l’incapacité notoire et dévastatrice des dirigeants africains à poser les bases d’une société garantissant la justice sociale et les libertés démocratiques. 

Ces rebellions et ces élections contre la démocratie drainent un cortège de comportements inhumains dont la jeunesse est la première victime: violations graves et massives des droits humains et libertés fondamentales, atteintes manifestes de la souveraineté de nos États africains.

À l’orée de cette année nouvelle, la J.U.D.A. se plie à la tradition pour présenter à la jeunesse patriotique africaine, ses vœux de santé, de paix, de courage et de solidarité. Elle souhaite que 2007 soit une année d’une meilleure organisation de nous tous pour des combats en perspective. 
La J.U.D.A. souhaite que l’année 2007 soit une année de concrétisation de notre désir commun de bâtir une unité africaine des peuples et non des chefs d’État au mandat douteux, voire usurpé.
Que l’année 2007 soit pour la jeunesse africaine une année de solidarité agissante dans les efforts de lutte pour la démocratie. Qu’elle apporte à chaque digne fille et fils d’Afrique de la force et du courage pour lutter contre les préfets locaux qui peuplent nos palais présidentiels et qui versent le sang des peuples assoiffés de liberté, de justice et de paix véritable. 

La J.U.D.A. émet le vœu ardent que l’idée du Front Africain contre le Néocolonialisme (FAN) proposée dans sa déclaration datée du 15 février 2005 au moment où les puissances néocoloniales, notamment la France, s’évertuaient à monarchiser le Togo - ce qui aujourd’hui est d’ailleurs réalisé - se concrétise afin que nos luttes contre le néocolonialisme soient plus efficaces. Car, faut-il le dire, aucune jeunesse de quelque pays qu’elle soit, ne s’en sortira jamais seule. 

La J.U.D.A. souhaite également que, dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2007 en France, l’Afrique soit un des plus importants sujets. En tous les cas, elle formule le vœu que les organisations ayant une autre vision des relations franco-africaines, en association avec la diaspora africaine en France voire en Europe, agissent pour contraindre les candidats à dévoiler leur vision pour l’Afrique. Il est superfétatoire d’en rappeler les raisons. 

Que 2007 marque la fin de la cruauté en terre africaine, la fin des embarcations de fortune sur la Méditerranée, la fin du pillage et du bradage des richesses de l’Afrique grâce à la mobilisation populaire.

Particulièrement au peuple togolais, la J.U.D.A. présente ses vœux les meilleurs de santé et de réussite. Elle souhaite à ce peuple constamment humilié, appauvri et soumis à plusieurs brimades et privations, du courage dans ses efforts de libération. 

Que l’année 2007 soit une année de grandes victoires pour le peuple togolais et pour le peuple africain tout entier au devant duquel se trouve à jamais une jeunesse résolument engagée, unie et debout contre la dictature, d’où qu’elle vienne.

Engagement et Lutte à la jeunesse patriotique africaine.



Fait à Lomé, le 26 décembre 2006 
Le Secrétaire Général, 
Rodrigue Kpogli

mardi 4 novembre 2014

BURKINA FASO: Un rectificateur pour rectifier la Rectification!?

LE GENERAL KOUAME LOUGUE EST COAUTEUR DU COUP D'ETAT CONTRE THOMAS SANKARA EN 1987.

(Un rectificateur pour rectifier la Rectification!?)

Comment s'est-il fait que le nom du général Kouamé Lougué qui, aux côtés de Blaise Compaoré, avait activement participé au renversement et à l'assassinat de Thomas SANKARA en 1987 ait pu être scandé par la foule? Que s'est-il passé pour qu'un tel homme ait pu, un temps, et peut-être toujours, être vu comme Président intérimaire au lendemain du départ de son frère d'arme, Blaise Compaoré?
Chef d'Etat-major des armées du Burkina Faso, puis ministre de la défense de Blaise Compaoré jusqu'en 2003, année de son limogeage pour pouvoir être entendu comme témoin dans une affaire de putsch manqué, pour laquelle il n'a finalement pas été inquiété, Kouamé Lougué est pourtant porté au-devant de la scène politique du Faso ces derniers jours. Pourquoi?
Un problème de mémoire? Manque d'hommes? Ou stratégie politique?
L'Afrique réserve parfois des surprises énormes. Puisqu'un coauteur de la Rectification peut être supplié par "Le peuple" de venir rectifier la Rectification.
Komla KPOGLI.

lundi 3 novembre 2014

BURKINA FASO: LE MANQUE DE THEORISATION ET D'IMAGINATION VA T-IL RUINER LA REVOLUTION?


Il est d'une évidence à crever les yeux que nos compatriotes du Faso se soient engagé dans une Révolution dans la Continuité du Système (RCS). Tellement ce qu'il faudra faire à la chute du régime franco-compaoréiste n'a pas été théorisé. Au-delà des querelles de chapelle et de personnes qu'on observe actuellement, le cadre global qui a conduit le Burkina Faso, à l'instar d'autres territoires africains, à l'immobilisme général n'est pas questionné. Tous les acteurs, en tout cas, ceux qu'on entend parler ici ou là s'inscrivent clairement dans la continuité en répétant platement qu'il faut revenir au cadre constitutionnel et engager une transition devant mener à des élections. Elections! Elections! Elections!!!! Voilà le maître-mot. Le remède miracle.

C'est dire combien l'imagination manque à nos compatriotes du Burkina Faso qui, pourtant, ont là une occasion historique de remettre en cause l'ensemble du dispositif colonial qui enserre les territoires arrogamment appelés Etats africains. Ils ont là une occasion unique de démontrer aux yeux du monde que la jeunesse africaine est portée vers la création d'une nouvelle société qui veut renoncer au mimétisme et aux solutions faciles qui jonchent les sentiers battus sur lesquels notre peuple marche joyeusement depuis des siècles. Ils ont là l'opportunité d'inventer un nouveau cadre global systémique avec des institutions inspirées de la philosophie africaine, des traditions africaines, de notre histoire générale, de nos expériences en tant que peuple dans le monde depuis des millénaires, et d'une vision d'avenir préalablement conçue. Il s'agit de rompre avec les recommandations, sinon les exigences venues d'ailleurs et de créer notre propre voie, avec des institutions qui viennent de nous-mêmes et qui auront la lourde tâche, sous un leadership nouveau, de démolir l'ensemble de l'édifice colonial avec ses instruments tels que les langues étrangères, l'économie capitaliste, socialiste ou social-libérale exploiteuse, le Franc CFA, les bases militaires étrangères, l'agriculture coloniale, la dette africaine, les accords de coopération, l'aide au développement...Seules de nouvelles structures, créées par les peuples d'Afrique eux-mêmes, à l'aune de leur histoire globale, peuvent mener et gagner cette âpre bataille. 
Il ne faut donc pas se précipiter et suivre les marchands du dimanche qui crient Constitution, Transition civile ou militaire, Elections, et toutes les banalités mortelles de même genre. Les défis à relever sont immenses. C'est pourquoi il faut faire les choses autrement, avec le temps et les ressources qu'il faut.

Komla KPOGLI

lundi 4 août 2014

Gnassingbé 2: un Prince tueur à New York!

Parmi ceux qui sont adoubés par l'Uncle Barry l'israélien, il y a un certain Gnassingbé 2 présent au fameux sommet USAFRIQUE (4 au 6 août courant). Sommet qui, comme nous l'écrivions il y a quelques jours (http://lajuda.blogspot.ch/2014/07/usafrique-loncle-sam-sur-les-pas-de-la.html), marche dans les pas de la Françafrique, la Chinafrique, la Japoafrique...

Rappelons simplement que Gnassingbé 2 a succédé à son feu père, mort le 5 février 2005. Dans un bain de sang cogéré par la France (un détachement des forces Licorne sises en territoire de Côte d'Ivoire fut envoyé par Chirac à Lomé pour aider l'armée locale), Faure Gnassingbé accéda au trône de son feu père. Au moins 1000 togolais furent envoyés au cimetière. On ne compte plus les blessés, les femmes violées, les exilés...et tous ceux qui sont traumatisés à vie. Après avoir installé un état de terreur général, l'héritier du trône s'est adjugé une nouvelle "victoire électorale" en 2010 suite à une élection décrétée par l'Union Européenne, selon la formule fétiche, "transparente malgré quelques incidents qui n'entament pas la validité du vote". 


Complètement coupé de la population au Togo, Gnassingbé 2 a choisi comme méthode de légitimation la course derrière tout ce qui est étranger et surtout "ceux qui comptent": Israël, USA, France, Union européenne...Dès qu'une mouche pique un français, Gnassingbé 2 envoie un message de tristesse au président français, un colon israélien est-il tué, Gnassingbé publie un communiqué dans lequel il énonce tout son soutien à Netanyahou et Cie, une inondation survient-elle aux USA, Gnassingbé 2 est là, avec son message, le toit d'une maison est-il tombé sur la tête d'une famille chinoise, Gnassingbé 2 se pointe et pleure les larmes de tout son corps dans un message au gouvernement de Chine, la terre a-t-elle tremblé au Japon, Gnassingbé écrit un message au premier ministre japonais et offre même de l'argent pour, soi-disant, aider les victimes...
Cette tactique d'extraversion excessive qui frise, à s'y méprendre, le ridicule repose, en fait, sur une vision claire définie par Gnassingbé 2 et les jeunes loups mélangés de vieux loups recrutés un peu partout: pour garder le pouvoir (chose qu'il veut réaliser), il faut faire allégeance aux décideurs que sont les faiseurs de rois dans le monde. Ceux-ci ont toujours soutenu des tyrans fermement opposés aux peuples qu'ils régentent, mais qui savent tout donné à leurs maîtres. Telle est la conclusion à laquelle toute cette bande est parvenue.

Or, comme nous l'avions déjà écrit: Gnassingbé 1er + Gnassingbé 2 : c'est 50 ans au pouvoir au Togo, au moins 50.000 morts directs par violences militaro-policières, Assassinat de Sylvanus Olympio puis retour du Togo dans les escarcelles de la France, au moins 1.000.000 de togolais tués de diverses manières (crimes économiques, maintien du Franc CFA, coopération-suicide, absence d’infrastructures de base de santé, absence d’eau, délabrement mental collectif savamment entretenu...). Tortures + Maintien des frontières coloniales + Ecole coloniale + braquages électoraux incessants + Opposition et populations soumis à un terrorisme permanent + Sabotage de la culture africaine.

KPOGLI Komla

mercredi 30 juillet 2014

BAN KI-MOON, LE GARCON DE COURSE


Que quelqu'un à la tête de la fameuse ONU, ce "machin" selon De Gaulle, soit encore plus lâche et plus couché devant les Occidentaux et leurs alliés que Kofi Annan, il fallait le faire quand même. Ban Ki-Moon a réussi à battre le record de toutes les impuissances et de toutes les lâchetés. L'époque moderne n'a pas connu un homme aussi irresponsable, aussi couard, aussi obéissant que ce sud-coréen qui parle "pouët-pouët" face aux agressions criminelles que subissent les peuples affaiblis de la part des maîtres du monde. 

Ce porteur d'eau, ce garçon de course des occidentaux (on l'a vu à l'oeuvre en Côte d'Ivoire, en Libye, au Mali, au Soudan, en Centrafrique...et maintenant sur l'agression criminelle d'Israël contre les palestiniens!) mérite le plus grand mépris de tous les esprits éclairés.

Au moins, son prédécesseur Kofi Annan faisait semblant, de temps en temps, d'élever la voix. On comprend donc pourquoi les tunisiens, en mars 2011, lui criaient dessus: "Ban Ki-moon valet du sionisme", "Ban Ki-moon go home!" 

KPOGLI Komla

mardi 29 juillet 2014

USAFRIQUE: L'Oncle Sam sur les pas de la Françafrique.


L'Oncle Sam, via l'Oncle Barry l'Israélien, tient son Sommet Françafrique version états-unienne. Après Françafrique, Chinafrique, Indiafrique, Japoafrique, voici Usafrique.
Quand on voit l'extase des jeunes africains cooptés et séjournant actuellement au pays de l'Oncle Sam à la veille de ce fameux sommet, on peut dire que les heures les plus sombres sont devant l'Afrique. Tout se passe comme si ces "jeunes" africains cyniquement appelés "Jeunes Leaders africains" sont de vieux idiots et surtout de vieux aveugles vivant sur une autre planète et absolument non informés de ce que sont les USA et leur pouvoir destructeur des peuples partout où ils ont mis les pieds et où ils ont réussi à implanter une clientèle coloniale. 
La petitesse sur tous les plans, à commencer par la petitesse d'esprit, a tué ce beau continent béni de Dame Nature. Avec ça, cette "jeunesse", où l'Afrique peut-elle aller?

KPOGLI Komla

lundi 21 juillet 2014

LA FRANCE A DECIDE QUE LE TCHAD SERA LE CENTRE DE COMMANDEMENT DE SA FORCE AFRICAINE ET FRANCOIS HOLLANDE PASSE INFORMER LE PREFET LOCAL.





"Je suis venu ici pour INFORMER le Président DEBY DE CE QUE LA FRANCE VEUT FAIRE DANS L'AFRIQUE DE L'OUEST, et comment elle entend réorganiser l'ensemble de son dispositif, c'est-à-dire l'opération Barkhane. Nos forces seront présentes dans 5 pays et avec une capacité de pouvoir réagir, de pouvoir être le plus efficace possible face aux menaces. Et NOUS AVONS DECIDE de mettre notre structure de commandement ici, à Ndjamena avec le plein soutien, le plein accord - ça n'aurait pas été possible sans cette volonté - du Tchad et du Président DEBY. Et c'est aussi un élément de reconnaissance que je voulais lui témoigner. Parce que grâce à ce dispositif, 3.000 hommes, l'opération Barkhane va pouvoir non pas simplement sécuriser la région ou les pays dans lesquels elle sera installée, elle va pouvoir être beaucoup plus efficace dans l'accompagnement des armées africaines."

François Hollande, Président de la Communauté Franco-africaine, Déclaration à Ndjamena, Samedi 19 Juillet 2014. 


Pendant combien de temps encore les populations d'Afrique, notamment la jeunesse, vont-elles assister dans une indifférence quasi-absolue à cette domination, cette reconquête qui s'affirme de plus en plus ouvertement?

mercredi 16 juillet 2014

UNE FONDATION FRANCAISE POUR CERNER DAVANTAGE L'AFRIQUE


Lors du honteux sommet Françafrique rebaptisé "Sommet de l'Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique", le 4 décembre 2013, François Hollande, président de la Communauté franco-africaine avait annoncé pour courant 2014 la création d'une fondation "pour la croissance...et pour promouvoir les talents de nos deux continents." 
En ce jour du 15 juillet 2014, c'est chose faite. La fameuse fondation est créée. Celle-ci vient renforcer le large dispositif français mis en place depuis des siècles pour paralyser l'Afrique et lui ôter, sans quelle puisse réagir, ses richesses. 

Confrontée à l'affirmation sans cesse importante de la Chine sur les terres africaines, considérées comme son domaine réservé, la France fait tout ce qui est en son pouvoir pour limiter les dégâts et pour que l'ordre français en Afrique ne soit pas totalement dépassé par les nouveaux venus. Ainsi, au Franc CFA, aux "Accords militaires", aux bases militaires françaises, à la langue française, aux bourses d'études, aux médias (RFI, France 24, TV5...), aux ambassades françaises récemment réorganisées, aux guerres qu'elle mène actuellement et qu'elle mènera en Afrique sous le fallacieux prétexte de "la lutte contre le Jihadisme", la "République" vient ajouter un outil supplémentaire à son dispositif de domination. Rappelons qu'il y a 72 heures, la France annonçait qu'elle étendait son contrôle militaire direct sur l'ensemble du Sahel à partir du Mali. C'est dire combien "la France, puissance africaine" est une réalité.

"L'Afrique est un continent convoité: la Chine notamment, cherche depuis plusieurs années à s'y placer en première ligne, pour répondre à la demande d'une classe moyenne qui représentera dans les prochaines années entre 300 et 500 millions de consommateurs... Au cours de la dernière décennie, la France n'a elle pas toujours perçu les signaux d'émergence de l'Afrique, et elle a laissé, à ses dépens, sa part de marché se dégrader significativement", a souligné le ministre français des Finances Michel Sapin devant quelque 120 participants au lancement de la fameuse fondation. Ces propos viennent éclairer ce que recouvre le qualificatif de "franco-africaine" attribué à cette fondation. 
Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères français se veut encore plus clair lorsqu'il s'indigne en ces termes: "Comment peut-on avoir attendu aussi longtemps avant de lancer cette fondation?"

Lionel Zinsou, le directeur de "la préfiguration" de la fameuse Fondation
Pourtant les choses n'ont pas traîné. Ce 4 décembre 2013, Hubert Védrine, accompagné de quelques prédicateurs négro-français, Lionel Zinson (se disant franco-béninois) et Tidjane Thiam (se disant franco-ivoirien) avait remis à Pierre Moscovici, ministre français de l'économie d'alors, un rapport sur l'Afrique. Celui-ci suivait le rapport "L'Afrique est notre avenir" de Jeanny LORGEOUX et Jean-Marie BOCKEL rendu public en octobre 2013. Hubert Védrine et ses accompagnateurs négro-français Zinsou et Thiam regrettaient: "La France ne dispose pas de fondations aussi puissantes que les fondations anglo-saxonnes (Gates, Clinton) qui jouent un rôle essentiel dans le rayonnement et la dynamique de liens d'affaires...Les fondations politiques allemandes sont très présentes en Afrique et celles-ci conduisent, par exemple, aux liens privilégiés de l'Allemagne avec l'Afrique du Sud tant au niveau politique qu'économique". Le même jour, devant les rois obscurs d'Afrique réunis dans leur sanctuaire, l'Elysée, le chef du gang François Hollande annonçait la création d'une fondation "franco-africaine" devant combler ce vide. Aussi ajouta-t-il, "Lionel Zinsou a accepté d'en diriger la préfiguration. Il y apportera toute sa compétence et son énergie." On peut dire aujourd'hui que c'est chose faite.

Une des toutes premières réactions à cet outil supplémentaire de domination française en Afrique a été celle de la ministre des Finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala qui, se disant "très heureuse que le secteur privé ait été placé au centre de cette fondation", précise qu'"il était grand temps que la France monte sur le bateau africain". 

Nous l'avons dit et répété: l'Afrique reste une terre de conquête. De grandes batailles se déroulent autour d'elle entre dominations anciennes et dominations nouvelles. Il est totalement inutile de vouloir démontrer encore une fois le but de ces batailles qui, sur le terrain africain, font des africains des proies faciles pour le capital étranger. Seuls les aveugles volontaires ne voudront pas, pour diverses raisons allant de la lâcheté aux petits calculs de ventriloques, voir dans quel sens va le "bateau de la croissance africaine". Si, dans cette situation grave et annonçant des lendemains encore plus difficiles, la génération actuelle d'africains persiste dans son refus d'ouvrir les yeux sur la réalité du monde dans lequel nous sommes et de s'organiser en conséquence pour engager le rude mais incontournable combat de reconquête de l'espace africain accaparé par des forces extérieures avec la complicité mafieuse d'une certaine élite locale, alors les morts d'aujourd'hui seront bien plus heureux que les vivants de demain sous les tropiques.

KPOGLI Komla