Précédemment dénommé Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A), MOLTRA est une organisation de jeunesse créée au Togo en 2003 pour lutter contre toutes les formes d'exploitation dont l'Afrique est l'objet, promouvoir le panafricanisme et reconstruire l'Afrique sur des valeurs authentiquement africaines.
Quand ces heures là que nous avons vu venir depuis toutes ces années seront là, adossé au vieux mur au pied duquel mon cordon ombilical fut enterré, impassible, imperturbable, tel ce sacré bonhomme qui aura vu des Noirs de toutes les couleurs, ma pipe au bec, je regarderai en attendant de rejoindre mes ancêtres, cette jeunesse qui ruse aujourd'hui avec ses propres problèmes courir dans tous les sens.
La méchanceté "noire" isole, méprise, ridiculise et détruit même les esprits dévoués à des causes justes et communes jusqu'à leur mort où l'on découvre (hypocritement!?) qu'ils méritaient de vivre et d'être soutenus.
A celles et ceux qui veulent nous vendre ça comme une chance pour le Togo.
Nous avons des milliers d'images comme celles-ci dans nos archives.
"...Ceux qui veulent un changement profond de la société dans le territoire togolais ne pouvaient pas espérer une élection transparente de la part du régime. C’est une évidence! La dictature ne s’est pas rajeunie et n’a pas ensanglanté le pays en 2005 pour lâcher de sitôt. Nous étions de ces rares cénacles à garder la lucidité face à la déferlante d’émotion qui a tout emporté sur son passage. Nous avions dénoncé les pièges, beaucoup nous ont traités de tous les noms d’oiseaux. Nous avions dit que la candidature unique était une vraie-fausse stratégie, on nous a dit de la fermer car, d’éminentes personnalités pensent le contraire. Nous avions listé tout ce dont il fallait s’occuper, étant donné que la voie électorale semble être le choix de «l’opposition», on nous a rétorqués que nous empêchions les gens de travailler sur le terrain. Nous avions estimé qu’il était une erreur d’inscrire une fois encore le peuple africain du Togo dans une dynamique électoraliste qui fonctionne à perte depuis 20 ans, on a estimé que nous étions dans la vaticination du pire."
KPOGLI Komla, Entretien avec Camus Ali du lynxtogo.info, le 12 mars 2010
En 2011, pas en 1911, pas en 1811, des troupes françaises arrivent dans un pays, entraînent, arment et conduisent une horde de bandits de grands chemin qui tuent, massacrent, détruisent le gouvernement et capturent le président et tout son entourage avant de le déporter dans un pays européen pour soi-disant le juger avec un responsable de la jeunesse pour crime "contre l'humanité". Les troupes françaises installent de "nouveaux dirigeants" dans ce soi-disant pays où la femme du président en déportation vient d'être condamnée à 20 ans d'emprisonnement. Et tout le monde est là, à observer. A laisser faire. Chacun s'occupant d'abord et après tout de son petit fourneau, de sa petite marmite, de son petit pain quotidien. Le peu qui veut réellement faire quelque chose contre cet nouvel ordre ivoirien est trop peu, trop peu organisé, trop peu soutenu.
Où est-ce que ce genre de choses est possible sur terre actuellement si ce n'est en Afrique et chez les africains uniquement où chacun fait son petit métier pendant que l'édifice collective est détruite par une "élite indigène" positionnée de l'extérieur?
Ceux qui trahissent leur propre conscience d'Homme et sacrifient l'avenir de toute une population y compris celui de leurs propres enfants à qui ils croient pouvoir tracer, dans un océan de souffrances et de gémissements collectifs, un avenir certain en amassant de petites fortunes sur le sang et les cris de souffrance des masses, sont condamnés à l'obscurité. Ils ne peuvent justifier l'injustifiable qu'en se réfugiant dans l'obscurité, dans la nuit noire de l'anonymat. Sans oublier qu'ils sont déjà condamnés par l'histoire qui, tôt ou tard, les rattrapera. Car, entre les peuples et les tyrannies qui les oppriment, seuls les premiers sortent, sur le moyen et le long termes, vainqueurs.
Telle est la loi de l'histoire.
Quant à ceux qui, par petits intérêts personnels ou par ignorance simulée, soutiennent ouvertement le mal et le vendent, par une propagande sophistiquée, comme le bien le plus absolu ou comme une chance pour leur peuple, ils ne peuvent le faire qu'en ayant perdu et qu'en perdant davantage une bonne partie de leur âme et de leur conscience humaine. Ils savent au fond d'eux-mêmes, quoique leurs propos en apparence les comblent, qu'ils sont déjà condamnés par l'histoire.
Ceux qui veulent diriger les
hommes doivent les élever au lieu de flatter leurs plus bas instincts. Ils
doivent leur inculquer les notions de la vertu au lieu de leur enseigner le
vice. Ils doivent tenter de les former dans la droiture et l’honnêteté au lieu
de leur apprendre la duplicité et le mensonge. Ils doivent les pousser à
cultiver l’intégrité et le sens de l’histoire au lieu de leur apprendre à dire
et à faire une chose le matin et commettre exactement leurs contraires, le
soir.
Pourtant c’est ce que la
quasi-totalité des opposants qui désirent tant s’emparer des miettes du pouvoir
colonial au Togo n’a jamais fait. Régulièrement, ils sillonnent le territoire
pour aller dire aux populations sinistrées de prendre les « dons » et
autres « cadeaux » que leur présenteraient les hommes du régime
Gnassingbé, mais de ne pas voter pour eux au moment des « élections ».
Le postulat sur lequel les « opposants » fondent cette pauvre
réflexion c’est que cet argent et celui qui a servi à acheter ces
« cadeaux » appartiennent au « peuple » qui, du coup, doit
avoir la conscience tranquille lorsqu’il les prend.
Reprenant cette vieille et basse
tradition, Jean-Pierre Fabre, qui se dit actuellement en campagne électorale
dans un pays où la voix des populations dans l’érection, la conservation et la
perte du pouvoir n’a jamais compté, sermonne longuement, tel un curé de
campagne, la gouvernance Gnassingbé et lance inlassablement au public venu
l’écouter : « Prenez tout ce qu’ils vont vous offrir. Prenez les
fripes ! Prenez leur riz ! Prenez leur argent ! Prenez leur sucre !
Mais ne votez pas pour eux ! ».
Jean-Pierre Fabre oublie qu’on ne
consomme jamais impunément un cadeau, surtout un cadeau politique. On le paie
toujours, d’une manière ou d’une autre.
On pourrait espérer que les
oppositions africaines feraient mieux que les pouvoirs qu’ils prétendent
combattre en commençant par inculquer aux africains déchus des valeurs
diamétralement opposées à celles ingurgitées et perfectionnées par les deux
périodes fondamentales de l’esclavage et de la colonisation. Eh bien, non !
C’est raté. On encourage plutôt ces antivaleurs, on les reformule et on les élève
au rang de la « stratégie » politique.
Gnassingbé 2 et sa bande, en
truands expérimentés pour qui l’apparence des choses est d’abord ce qui est
recherchée, savent que les images parlent plus que nos fameux opposants le
croient. On peut leur faire dire aux images ce qu’elles ne disent pas en
réalité. A un meeting du RPT, si l’on filme ou photographie une foule immense
qui ne serait venue en réalité, suivant ainsi les bons conseils de Fabre et ses
acolytes, que pour chercher de l’argent, des vêtements de seconde main, du lait
et du riz après les beaux discours mensongers des ménétriers Rptistes, on peut
présenter ces images comme la manifestation la plus évidente de l’adhésion des
populations. Même si on peut contester cela, cette interprétation n’est pas
objectivement fausse.
De par le passé, le RPT n’a-t-il
pas déjà eu à justifier ses vols à main armée du suffrage populaire en
alléguant la masse présente à ses meetings comme preuve de sa popularité ?
Cela ne suffit-il pas à renseigner sur quoi indiqué aux populations comme
attitude à adopter face au RPT aujourd'hui?
Cette communication qui incite le
ventre des populations au lieu d’en appeler à leur intelligence, de les appeler
à montrer clairement à Gnassingbé 2 et à sa bande qu’ils sont radicalement
vomis et qu’ils feraient mieux de remballer leurs petits cadeaux, véritables
colis piégés, qui visent à acheter leur présence à leurs fameux meetings
politiques, relève d’une bassesse de vue et d’une mentalité perverse. Si les
peuples d’Afrique souffrent tant dans ce monde, c’est, aussi et davantage, à cause
de la perte de leurs valeurs détruites durant les razzias négrières
arabo-musulmanes, les razzias négrières transatlantiques judéo-chrétiennes, et
par la colonisation qui suit encore son cours en Afrique justement par le biais
de la proclamation fallacieuse des indépendances.
Tenter de restaurer l’africain et
ses valeurs : voilà ce vers quoi doit tendre celle ou celui qui aspire à
le diriger.
Ceux qui apprennent la fourberie
et le double langage aux populations ne sont dignes de confiance.
Nos ancêtres ne sont pas moins
intelligents lorsqu’ils inventèrent l’idée selon laquelle quiconque refuse de
manger la viande du porc ne doit pas la partager avec ses dents. Ils savaient
ce que compromission veut dire et vivaient suivant ce principe simple réactualisé
par feu Ahmadou Kourouma : « quand on refuse, on dit
non ! ».
En
effet, l'homme qui est un animal parmi les animaux ne se hisse au-dessus de ces
derniers que s'il utilise son intelligence pour identifier l'injustice et s'en
désolidariser radicalement. Ne pas manger pour compromettre l’avenir, tel doit
être le message. Ne pas manger pour servir de faire-valoir au RPT. Car, l’homme
n’est un animal supérieur qu’en tant qu’il a le sens de l’histoire. Et avoir le
sens de l’histoire c’est concéder en toute conscience des sacrifices
aujourd’hui pour un lendemain meilleur, c’est intégrer la possibilité de mourir
pour une cause juste afin que ses enfants vivent mieux demain, c’est refuser le
pain empoisonné gracieusement offert par les ennemis de notre peuple pour, s’il
le faut, mourir dignement le ventre vide. Ça, il faut le dire, le redire,
l’expliquer et le réexpliquer aux africains qui sont appelés à se relever de la
décadence dans laquelle ils traînent depuis 3000 ans maintenant.
Au moment où le peuple africain du
Togo désorganisé, désorienté, car pris en otage par une tyrannie héréditaire construite
et soutenue de l’extérieur et pris dans les rets d’une opposition autoproclamée
qui pourchasse farouchement le petit trône du président-gouverneur colonial au point
de s’entretuer entre « opposants » et d’écarter tout esprit rebelle à
ses postures électoralistes, se demande où il va, il faut lui donner les armes
de la révolution politique qui passe forcément par une révolution morale. Seule
une « haine raisonnée », pour emprunter les mots de Jean
Ziegler,seule une détestation
argumentée de ce régime cinquantenaire, avec en toile de fond, l’avenir de nos
enfants est l’arme pour l’abattre. Les petits calculs privilégiant le ventre et
ses subterfuges face à un processus électoral qui n’est qu’une feuille de route
de confirmation de Gnassingbé 2 sur son trône ne donnent pas les moyens aux
populations. Au contraire, ils les enfoncent davantage dans l’errance, la
misère, la galère traînée à longueur de journée. Toute chose qui les pousse à
monnayer davantage notre incapacité à nous lever collectivement contre cette
tyrannie qui n’en finit pas de surfer sur les failles que nous lui offrons
vaillamment.
Jeunes du Togo, vous qui lisez ce
texte, vous qui l’avez lu, allez dire partout au peuple africain du territoire
du Togo de rejeter les « cadeaux » piégés du RPT. Dites à notre
peuple que s’il n’est pas encore en état de chasser le RPT et ses envoyés qui
se moquent de lui en proclamant faire campagne, de partir au champ lorsque le
RPT arrive dans ses villages, de rester chez lui lorsque le RPT vient dans ses
villes, de laisser le RPT et ses adeptes transporter intacts leurs valises
d’argent, leurs sacs de riz, leurs caisses de fripes et de T-shirts de village
en village, de ville en ville jusqu’à ce qu’ils proclament la « victoire »
de Gnassingbé 2. Dites à notre peuple comme Jean-Paul Marat en son temps
« repoussez avec horreur toute voie de corruption, montrez-vous supérieurs
aux largesses, dédaignez même de vous asseoir à des tables prostituées »
Le temps de l’épisode final du
feuilleton RPT arrive et arrivera si vous, jeunesse du Togo, vous commencez par
travailler en sa faveur. Une nouvelle génération tarde à naître, mais elle va
naître, si vous, Jeunesse du Togo, vous commencez à présent par féconder les
esprits qui entendent la porter.
Refusant de se voir tel qu'il est et tel qu'il apparaît au yeux du monde dans lequel il vit, l'africain qui se dit conscient ne cesse de se convaincre de sa grandeur éteinte. Quand on lui dit "Ahhh vous êtes à terre", l'africain conscient court en Egypte exhumer les restes du passé pharaonique, comme pour bluffer ses critiques qui, d'ailleurs, lui signifient qu'il n'est en rien l'auteur de la civilisation égyptienne engloutie. Dès qu'on lui "révèle" qu'il n'est pas beau à voir actuellement et depuis un bon moment, "l'africain conscient" se rabat sur ses empires engloutis, irrémédiablement détruits par les conquérants arabe-musulmans, puis judéo-chrétiens. Les peuples d'Afrique seraient-ils les seuls dans l'histoire humaine à avoir un passé? Et si tous les autres peuples aussi se contentaient d'être dans la démonstration de leur passé?
L'histoire n'est pas une natte sur laquelle on se repose, rassasié du passé, en regardant le monde se faire contre soi. L'histoire est mouvement. Elle est surtout fille de la Géographie dans le sens le plus complet du mot. Elle est continuité fondamentale avec ses ruptures nécessaires, mais en aucun, une simple récitation des gloires d'un passé détruit. Si la grandeur passée est examinée à l'aune de ses conditions d'acquisition, des raisons de sa chute et des conditions de la renaissance nécessaire, alors oui, il faut la remonter. Si elle est exhumée comme guide menant du passé glorieux détruit vers une Renaissance future en passant l'examen d'un présent douloureux et misérable, alors oui. Mais, si c'est juste pour s'en servir comme un banal argument à opposer à ceux qui moquent notre état actuel, alors elle est insuffisante, pour ne pas dire contre-productive. Car, un roi déchu et capturé n'est plus un roi. Même s'il lui reste, dans son lieu de détention, une fierté d'ancien roi, plus personne n'est sous son commandement. Et lorsque ses geôliers, qui sont ses nouveaux maîtres l'appellent "Notre Roi", c'est plus pour se moquer de lui que de l'élever.
Il est grand temps de commencer par réfléchir sur ce que nous sommes devenus en tant que peuple au fil de l’histoire. L’homme noir, arrogant dans l’ignorance, dans la méchanceté, dans le cynisme et surtout dans l’indifférence se contente trop souvent d’être dans la négation et dans le refus de se voir tel qu’il est dans ses immenses faiblesses. L’homme noir nie qu’il soit resté esclave, il nie qu’il soit resté colonisé, il nie qu’il soit faible, il se limite, au mieux des cas, à s’indigner dans la dispersion contre toute attaque verbale voire physique conduite par ses adversaires qui aurait dû le conduire à se souder à ses congénères et à agir de concert avec eux.
En aout 2012, nous écrivions ceci: "La condition nécessaire pour la vie est la capacité de se défendre. Quiconque perd son aptitude à se défendre n'a aucune chance dans un monde où seules dans les séries de dessins animés le Lion est ami avec la gazelle et où seuls dans les livres des témoins de Jéhovah on présente un paradis où tous les êtres y accédant sont amis. Les sociétés désarmées et dispersées n'ont qu'une fin: l'extinction ou la servitude. Avant même de penser à progresser, les peuples doivent éviter d'être asservis, et lorsqu'ils sont déjà asservis, leur priorité doit être de briser leurs chaînes, de libérer les énergies ainsi confisquées afin de les réorienter vers la satisfaction des besoins locaux." Que dire de plus à l’heure actuelle?
Ramatoulaye Yade, alias Rama Yade, "européenne authentique" comme elle se définit elle-même avait joué un rôle important dans la mobilisation des consciences contre le colonel Kadhafi qui finira par être assassiné sous les bombardements de l'OTAN avec des milliers d'autres libyens.
Certainement que la Libye d'aujourd'hui, celle laissée par Sarkozy, Bernard-Henri Lévy, Cameron, Obama, Berlusconi, Rassmussen, Barroso doit ravir Ramatou, l'européenne.
« Avant d’être le fils du président Sassou Nguesso, je suis un citoyen congolais, avec les mêmes devoirs mais aussi les mêmes droits que mes compatriotes. À ce titre, et si un jour je décide de le devenir [chef de l’État, NDLR], ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, je le ferai savoir clairement et publiquement. À ce moment-là, les Congolais qui auront à se prononcer devront comprendre que cette ambition est aussi noble et légitime que celle de tout autre compatriote. Ils ne devront pas la percevoir comme illégitime a priori parce que je m’appelle Sassou Nguesso ». Ainsi parlait-il dans une interview accordée en janvier 2014 à Jeune Afrique. Il n'est donc pas très loin des fils Bongo et Gnassingbé Eyadéma qui ont pris la place de leurs pères disparus.
Lui, c'est Denis-Chistel Sassou Nguesso, fils de Denis Sassou Nguesso, l'homme qui régente le Congo depuis 31 ans maintenant.
Si son papa est le roi Dénis du Congo, le prince Denis-Christel est, quant lui, PDG de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et Administrateur général de la Congolaise de raffinage (Coraf). Surnommé "Kiki le Pétrolier", les deux postes permettent au prince Denis-Christel de manger à sa faim, de satisfaire son goût du luxe, d'être généreux avec sa cour et ses serviteurs dévoués aussi bien en Afrique qu'en Occident.
C'est en Suisse qu'on vient de découvrir une petite partie des opérations pétrolières du prince et ses amis. Le journal Le Matin publia hier dimanche un long papier à ce propos. Le Matin Dimanche du 1er mars 2015 nous apprend que le prince Dénis-Christel passe par un ami du nom de Ikenna Okoli, administrateur d'une société appelée Philia SA pour vendre une petite partie du pétrole congolais sur le marché international et de se servir de l'argent ainsi gagné pour payer ses caprices. Au passage, la société Philia SA de l'ami Ikenna Okoli prélève aussi sa part du butin, soit 2% du prix de vente à chaque opération.
On apprend aussi que Ikenna Okoli, ancien analyste chez Ernst & Young, actuellement banquier d’affaires établi à Signy-Avenex, village de 486 habitants au-dessus de Nyon, en Suisse, à 26 km de Genève agit avec cinq autres employés de Philia SA, dont le trader Jim Fleet, ayant travaillé à Genève pour les pétroliers russes Souz Petrolium, le responsable du risque et du crédit Jim de Root, et pour le développement, Daniel Ndiaye, un ancien de Total et de la Banque Natexis.
Quelques exemples montrent ce qui se passe vraiment: le 15 octobre 2013, Philia SA a reçu une cargaison de 43 891 tonnes de pétrole raffiné de la part de la raffinerie d’Etat congolaise Coraf et l’a revendue le même jour à la société AOT Trading AG à Zoug (Suisse) pour 29,4 millions de dollars. AOT achemine ce pétrole aux États-Unis, où se trouve l’acheteur final. Mais ce n’est que le 14 décembre 2003 que Philia SA vire la somme sur un compte de l’Etat congolais, prélevant 418 000 dollars de commission au passage.
Ainsi, "entre mai et novembre 2013, une douzaine de transactions ont eu lieu, laissant 2,8 millions de dollars de commissions à Philia SA".
En 2007 déjà, une publication des relevés de carte de crédit du prince Denis-Christel montrait ses séjours à l’hôtel Bristol à Paris - alors que la famille ne possède pas moins d’une vingtaine de résidences parisiennes - et ses achats chez Christian Dior, Chistian Lacroix ou Louis Vuitton. D’autres achats plus récents ont été détaillés par l’enquête des juges français sur les biens mal acquis (BMA) : 473 796 euros pour de l’habillement entre 2005 et 2011 dans plusieurs boutiques parisiennes de luxe, ainsi que sept voitures - Porsche Cayenne, Maserati, Bentley coupé et autres. La plupart de ces achats avaient été réglés par des virements en provenance de banques suisses."
Au final, on apprend que depuis 2005, des enquêteurs de la justice française qui n'enquêteront jamais sur l'argent que leur pays, ses hommes politiques et ses milieux d'affaires raflent au Congo et ailleurs en Afrique, ont découvert (!) que la famille Sassou a dépassé en France au moins 60 millions d'euros pour financer leur vie luxuriante.
Les perspectives d'avenir sont plus que radieuses pour l'entreprise familiale des Nguesso qu'est le Congo.
Jusqu'à quand beaucoup trop d'africains vont-ils isoler, mépriser, montrer de l'indifférence et détester celles et ceux qui, parmi eux, désirent assumer le devoir de la cause commune? Jusqu'à quand? Hein!
Aurions-nous été des enfants d'un autre peuple que nous aurions manqué de places et de temps pour accueillir des soutiens de toute sorte en vue de la réalisation de nos objectifs communs. Mais chez nous, plus les uns se sacrifient, au sens propre du mot, pour des causes qui devraient être communes, moins les autres les soutiennent, moins on les porte, moins on les encourage et plus ils les détestent et les isolent dans une indifférence totale.
L'exemple de Stokely Carmichael est, à cet égard, l'un des cas les plus parlants. Vivant très mal son état d'africain dans une cage aux Etats-unis d'Amérique, Carmichael avait pris ses responsabilités. Il a changé son nom pour devenir Kwame Ture (Touré) se référant ainsi à Kwame Nkrumah et Sekou Touré, puis décida d'aller vivre définitivement en Afrique, précisément en Guinée Konakry où il mourut le 15 novembre 1998, dans un relatif mépris des siens, dans l'indifférence chaude des gens parmi lesquels il a décidé de passer le reste de son existence. Lesquels le considéraient, sans aucun doute possible, comme un fou, un bizarre et un idiot qui aura quitté le Bien (USA et civilisation occidentale) et la "Réussite" pour embrasser le Mal (l'Afrique et sa misère) et "l'Echec". Ainsi, un des enfants les plus clairvoyants de l'Afrique, au lieu d'être porté et soutenu, a plutôt été isolé et même détesté.
Ahhh que Kwame Ture fusse par exemple "Sioniste" (pour ne donner que cet exemple!), en quelle estime n'aurait-il pas été tenu par les siens? Quel soutien n'aurait-il pas eu des gens partageant ses idéaux? Combien de rues, de places et de monuments en sa mémoire!
Kwame Ture
"Quoi!!!??? Il a quoi, lui!!!???", "Qui!!!??? Il est qui lui!!!???", "On s'en fout!!!", "Qui t'a demandé quelque chose!!!???". Voilà les "vérités" qui sont les nôtres. Simplistes et excessivement concrètes. La mentalité concrète est un poison qui ronge et détruit les canaux de salut d'un peuple. En choisissant la voie de l'Avoir avant d'Etre au lieu d'Etre avant d'Avoir, les africains isolent, ignorent, tuent leurs propres enfants les plus lucides.
Une autre Jeunesse au service d'une Afrique Nouvelle.
QUI SOMMES-NOUS?
Des Africains conscients de l'urgence d'une Afrique libérée, libre, indépendante, reconstruite sur le roc de ses valeurs culturelles et prospère dans tous les domaines.
<...En toute chose, nous préférons l'honnêteté à l'habileté...>
<....Notre démarche consiste à appeler à une prise de conscience individuelle qui débouche sur celle collective. Les organisations de jeunesse pour atteindre ces objectifs, doivent œuvrer dans le seul et unique but de démocratiser l'Afrique. Il faut conjurer les démons de la division pour l’union sacrée en faveur de luttes qui valent la peine et des leaders de jeunesse dont la franchise des propos traduit la sincérité des intentions, qui elles-mêmes sont en conformité avec les actes qu’ils posent....> Komla KPOGLI, Secrétaire Général du MOLTRA (anc. J.U.D.A)