vendredi 7 octobre 2005

La J.U.D.A interpelle les "chefs d'Etat" africains sur le drame de l'immigration

DECLARATION

La Jeunesse Unie pour la Démocratie –J.U.D.A- est très préoccupée de la situation des centaines d’Africains entassés derrière les grilles de la frontière espagnole dans l’espoir d’accéder à l’Europe pour enfin vivre. La résurgence ces derniers temps et ceci de façon massive du phénomène de l’immigration clandestine de jeunes africains est le témoignage des ravages causés par les tyrannies africaines chapeautées par un certain nombre de pays occidentaux néo-colonialistes.

Quarante ans après les indépendances, que des milliers de jeunes africains cherchent à quitter massivement le continent pour survivre, cela indigne, ulcère et révolte. C’est là aussi la preuve palpable de l’échec de la "classe dirigeante africaine". Et dans ces conditions il faut que les dirigeants et l’ensemble de "l’élite africaine" éprouvent de la honte. Pendant que certains jeunes Africains affrontent les balles meurtrières de la police espagnole et que d'autres meurent dans le désert saharien, les "chefs d’Etats africains" se contentent de savourer le champagne et de roupiller dans les fauteuils douillets de leurs palais attendant d’être ‘’réélus’’ à la suite de parodies d’élection.

Cette année encore, à l’échelle continentale, des élections à coûts de milliards sont organisées sans réelle avancée démocratique et aux lendemains sanglants et meurtriers. Logiquement la J.U.D.A se demande, s’il ne serait pas plus utile d’injecter ces sommes astronomiques dans la création d’emploi, des centres de formation, des infrastructures de transports, des centres de santé et de production d’eau potable ainsi que dans le développement de l’agriculture plutôt que de les galvauder ainsi pour des farces électorales en faveur des rois et autres princes africains qui sont « élus » d’office.

Tout en condamnant énergiquement la brutalité voire le racisme des polices espagnole et marocaine, la J.U.D.A. interpelle la conscience des dirigeants africains sur la question. Elle demande donc :

1- aux "chefs d’Etat et de gouvernement" africain de :

• mettre fin à la tyrannie, aux conflits, à la mauvaise gouvernance, au vol, au gaspillage et au bradage des richesses qui rendent la vie impossible en Afrique,

• rapatrier le plus vite possible ces frères et leur garantir les conditions minimales de vie,

• définir de véritables politiques de jeunesse fondées sur l’emploi, la santé l’éducation et le respect de la dignité humaine,

• cesser d’errer de sommet en sommet en ergotant autour des vrais problèmes de l’Afrique,

• créer rapidement les conditions politique, sociale et économique propices à éviter à notre jeunesse des aventures suicidaires,

• associer les jeunes aux prises de décisions à tous les niveaux,

• rompre d’avec le leadership de verbalisme pour un leadership d’actions en vue de mettre en œuvre les différents plans nationaux et continentaux de développement

2- à la Jeunesse africaine de :

• rejeter ces errements honteux qui ne font que mettre l’Africain dans une position de sous-homme,

• repousser cette tentation de vider l’Afrique car elle ne constitue guère la solution à nos maux. Au contraire, notre salut est plutôt dans un regroupement solide et une solidarité agissante de l’ensemble de la Jeunesse Africaine pour renverser la tendance,

• prendre ses responsabilités pour accomplir sa mission de conquête et de sauvegarde de la démocratie ainsi que du développement en Afrique tout comme la génération des années 60 s’est battue pour les indépendances et celles des années 90 pour le multipartisme,

• s’engager plutôt dans la lutte contre la corruption et tout autre malversation en Afrique pour réduire le fossé social entre les dirigeants et les peuples,

• comprendre enfin que notre génération ne doit pas être une jeunesse fugitive mais plutôt une génération engagée pour un panafricanisme démocratique et intégral.

3- aux pays occidentaux de :

• cesser de soutenir les dictatures africaines, créatrices de misère ; ceci pour permettre aux peuples de choisir librement leurs dirigeants et les récuser lorsqu’ils échouent dans leur mission,

• mettre fin au pillage des richesses africaines car aussi longtemps que ce système perpétuera, l’occident sera envahi par des milliers d’Africains en quête légitime de meilleures conditions de vie.

Fait à Lomé le 07 octobre 2005

Pour la Coordination

Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

jeudi 11 août 2005

Tchad: le pouvoir DEBY se venge de la presse


Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer la tentative de mise au pas de la presse et demander la libération immédiate des journalistes arbitrairement emprisonnés au Tchad (RSF, J.U.D.A, ONG de défense des droits humains, organisations de presse et partis politiques nationales…) le cœur endurci et faisant preuve d’un autisme sans faille, Idriss DEBY vient de jeter en prison un troisième, Michael DIDAMA, Directeur de l’hebdomadaire « le Temps » pour consacrer ainsi la pénalisation du délit d’opinion au Tchad.

Cette tendance débile de DEBY est la preuve non seulement de son hostilité à toute opinion divergente mais aussi du courroux d’un régime mythomane et exubérant qui visiblement se venge d’une presse grâce à laquelle le peuple tchadien s’est aperçu de la supercherie référendaire « Chiraco-Débyle » qu’il a en réalité, rejeté massivement.

Par ces actes irresponsables, teintés de la peur des lendemains non maîtrisés, Idriss DEBY tente de subordonner gravement toute expression politique opposante à son régime.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- condamne rigoureusement ce qu’il convient d’appeler la méthode débile du pouvoir tchadien plus que jamais aux cimes de l’impopularité.

Elle exige une fois encore la mise en liberté immédiate de Messieurs Samori Ngaradoumbé, Garondé Djarma et Michael Didama, victimes d’une condamnation pour des délits insaisissables voire inexistants.

La JUDA réaffirme que le régime DEBY est lui-même, le semeur de la « haine ethnique » au Tchad dès l’instant qu’il s’accroche au pouvoir avec ses pratiques claniques, clientélistes, corrompues et hostiles à tous les droits et libertés des tchadiens. Par conséquent, il n’existe aucune « honorabilité » que puisse faire prévaloir le pouvoir DEBY.

Elle demande vivement à tous les citoyens, aux organisations de la société civile, de jeunesse, de femme et les partis politiques au Tchad à un rassemblement agissant pour sortir des griffes de DEBY, les journalistes et tous les autres détenus d’opinion ; ceci pour espérer que le rescapé restant du peuple tchadien ne meure d’étouffement.

Elle témoigne tout son soutien à la presse tchadienne qui ne doit, en aucun cas, céder aux foucades ridicules d’un pouvoir boulimique.

La J.U.D.A appelle aussi l’Union Africaine à faire en sorte que les libertés démocratiques et les droits humains soient sauvegardés au Tchad dans le souci d’éviter à l’Afrique un nouveau coup d’état qu’elle se contentera de « condamner par principe » et d’accepter par exception au regard des réalités.

Car, pour la J.U.D.A lorsque le débat contradictoire souffre de prohibition, et c’est le cas au Tchad, il ne reste que comme alternative le recours aux méthodes violentes d’expression, toujours dommageables à l’esprit démocratique.

Enfin la JUDA rappelle à l’ensemble de la jeunesse africaine son devoir d’actions multiformes en faveur de la presse en détresse au Tchad et partant de là, réduire à l’étiage la cruauté débordante des pouvoirs dictatoriaux et liberticides sur notre cher continent. C’est une question de survie collective.

Fait à Lomé, le 11 août 2005

Pour la coordination
Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

mardi 9 août 2005

Côte d'Ivoire: la J.U.D.A dénonce les acteurs de la crise et appelle la jeunesse africaine à la mobilisation.


Les hésitations ou le refus de trouver une solution aussi efficace que définitive à la crise ivoirienne, un des conflits les plus injustes, irresponsables et honteux que vit l’Afrique moderne viennent de l’ égoïsme rétrograde de certains de ses acteurs.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- élève de très vives protestations contre ces atermoiements dont le caractère insidieux échappent aux individus de petites têtes qui prêtent, sans aucune morale ni conscience, la terre africaine pour l’expérimentation de concepts nauséabonds des laboratoires néocoloniaux notamment élyséens.

Alors que ce pays avait pris une sérieuse option sur le chemin de son développement, c’est avec une amertume profonde que la J.U.D.A voit irrésistiblement la Côte d’Ivoire reculée à cause de l’intolérance et de la haine ainsi qu’à cause des veuleries des hommes politiques dont la gourmandise n’est plus à démontrer.

En conséquence la JUDA :
  • condamne systématiquement le spectacle macabre observé ces derniers temps qui n’a apparemment d’autres finalités que de bloquer le processus de paix et prolonger la souffrance du peuple ivoirien
  • demande aux rebelles de désarmer immédiatement pour permettre à la RCI de se réunifier et d’aller à des élections démocratiques et transparentes et ceci en toute liberté et quiétude. Car les armes, manifestement dans le cas ivoirien, n’ont approfondi que les divisions, les haines et rendu plus systématiques les violations des droits et libertés des citoyens.
  • appelle tous les frères ivoiriens à un désarmement mental pour guérir en profondeur la Côte d’Ivoire du virus de l’ivoirité qui le corrode depuis de longues années déjà. Car ce pays risque de s’engouffrer davantage si ses fils dans leurs diversités, ne se donnent pas la main.
  • estime que la solution à la crise ivoirien ne se trouve nulle part si ce n’est qu’en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi elle demande aux acteurs politiques ivoiriens de cesser d’humilier le valeureux peuple ivoirien et surtout sa vaillante Jeunesse en faisant le tour du monde pour une crise dont la solution se trouve incontestablement au sein des frontières de la République de Côte d’Ivoire. Les innombrables villes sillonnées qui n’ont réussi qu’à apporter une accalmie précaire et les multiples implications qui se sont révélées périlleuses par endroit sont la preuve que personne ne peut se substituer aux Ivoiriens eux-mêmes dans la résolution de cette tragi-comédie.
  • invite en toute franchise les acteurs politiques ivoiriens à se mettre au- dessus de leurs ambitions personnelles et démesurées pour que la Côte d’Ivoire renaisse de ses cendres.
  • s’insurge contre l’attitude de certains des acteurs dont la position favorise la mise en coupe réglé du patrimoine ivoirien gracieusement pillé par les néocolonialistes à l’affût.
  • lance une sévère mise en garde à l’endroit des hommes et femmes illégalement armés et hostiles au désarmement contre une éventuelle reprise des hostilités en Côte d’Ivoire. Aux yeux de la Jeunesse africaine, ceux-ci seront responsables du devenir de la jeunesse de ce pays frère.
  • dénonce les relations de « mauvais voisinage » entretenues par certains pays de la sous-région qui prêtent cyniquement leur territoire aux déstabilisateurs. Pour la J.U.D.A, cet état de chose est intolérable car il constitue des pas de moins dans notre marche commune vers l’unité et l’intégration de l’Afrique.
  • soutient le président Sud-africain Thabo MBEKI dans ses efforts de médiation
    affirme qu’elle est constipée de la ratatouille des commissions d’enquête internationale en Afrique. Ainsi, la J.U.D.A rappelle à la "communauté internationale" que la jeunesse africaine ne se contenterait pas d’une « commission d’enquête internationale » aux lendemains de la date fixée pour les élections alors qu’il est encore possible aujourd’hui d’amener d’une manière ou d’une autre les frères ivoiriens sur le chemin de la raison ; il suffit d’en avoir la volonté.
  • exige de la France officielle et de ses réseaux mafieux un effort surhumain pour lever leur tutelle sur la Côte d’Ivoire et liquider ainsi courageusement leur incurie congénitale à revoir leur politique en Afrique.
  • invite la jeunesse africaine à une mobilisation effective en faveur du redressement de la Côte d’Ivoire pour le bonheur de ses populations ainsi que pour l’honneur de l’Afrique.
Fait à Lomé, le 09 août 2005.
Pour le Bureau Exécutif

Le Secrétaire Général,
Komla KPOGLI
E-mail : lajuda2000@hotmail.com

jeudi 4 août 2005

REACTION DE LA J.U.D.A SUITE AU COUP D’ETAT EN MAURITANIE

DECLARATION

...la J.U.D.A ne se donnera aucunement la peine de porter des vêtements de deuil en guise de regret, d’amertume voire de tristesse face à la chute d’un pouvoir autocratique...

Le président de la Mauritanie Maouya Ould Taya vient d’être écarté du pouvoir par un coup d’Etat ce 03 août 2005 alors qu’il était en voyage en Arabie Saoudite.

Malgré le caractère rétrograde de cette pratique de coup d’état qu’elle estimait révolue en Afrique, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- ne se donnera aucunement la peine de porter des vêtements de deuil en guise de regret, d’amertume voire de tristesse face à la chute d’un pouvoir autocratique qui fait de la Mauritanie une des plus belles perles de la dictature, où le clientélisme politique est roi et la contestation démocratique est l’objet d’une prohibition non-écrite.

En revanche, elle invite les putschistes à faire preuve de sagesse en vue de garantir le respect des droits humains et des libertés démocratiques et de réduire le délai transitoire en faveur de l’organisation immédiate d’élections transparentes, libres et équitables auxquelles ils ne devraient pas participer ; ceci pour mieux les arbitrer.

La J.U.D.A insiste pour que primauté soit faite à l’intérêt commun au détriment des ambitions égoïstes pouvant naître du goût des délices du pouvoir et qui anéantiraient systématiquement l’immense espoir suscité par ce coup d’Etat au sein du peuple mauritanien. Elle rappelle que ce moment est une formidable occasion pour ce pays frère de sortir définitivement du cycle infernal de putschs militaires pour enfin s’ouvrir à la démocratie.

Pour la J.U.D.A ce coup d’état vient rappeler que tant que l’Union Africaine affichera son incapacité à faire respecter les principes démocratiques dans ses Etats membres, tant qu’elle témoignera sa complaisance vis-à-vis des dirigeants qui font de l’autorité publique un instrument de richesse personnelle et familiale, de clientélisme effréné et non un outil au service du peuple et tant qu’elle acceptera sans rechigner de couver des pouvoirs perpétuels ne vivant que de traficotages constitutionnels et de fraudes électorales à répétition, elle aura abandonné ses prérogatives aux putschistes nichés à l’ombre des mécontents qui tôt ou tard surgiront pour faire le ménage.

Au lieu de condamner les coups d’Etat qui sont la conséquence des dérives autocratiques des monarques africains, l’UA serait plus crédible en agissant en amont pour qu’une gestion saine soit faite du patrimoine commun dans le respect des droits et libertés de tous les citoyens; ce qui réduirait de façon significative les frustrations voire les mécontentements préjudiciables à tout esprit de paix et de progrès.

Aussi, la J.U.D.A s’indigne du fait que l’UA tolère les hold up électoraux ainsi que les successions héréditaires qui sont autant de changements anticonstitutionnels et donc inacceptables au même titre que les coups d’Etat qu’elle condamne. Cette attitude frise la complicité de l’institution panafricaine avec les dictatures allumées en Afrique.

Elle appelle donc l’UA à cesser d’entretenir la confusion selon laquelle la démocratie et l’ordre constitutionnel ne sont menacés et bafoués dans un pays que lorsqu’il y a coup d’Etat.

A la « communauté internationale », c’est à dire le reste du monde sans l’Afrique, plus précisément les puissances occidentales, la J.U.D.A demande, de soutenir les peuples d’Afrique dans leur combat pour la liberté comme il est le cas dans les ex-pays de l’Union Soviétique, notamment la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizstan… Car il ne doit y avoir que les Africains qui doivent se contenter des avatars du stalinisme et des démocraties frelatées.

Fait à Lomé le 04 août 2005

Pour le Bureau Exécutif

Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI

mardi 2 août 2005

GUINEE: la J.U.D.A appelle le Général Conté à tirer les leçons de l’échec de son régime.

DECLARATION

La situation socio-politique et économique de la Guinée préoccupe au plus haut point la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique –J.U.D.A- qui dénonce la gestion chaotique de Lansana Conté ; gestion qui a incontestablement provoqué une détérioration avancée du tissu social guinéen dont les derniers lambeaux sont en train de voler en éclat.

Déjà une bonne partie de Guinéens est privée d’électricité, d’eau potable, du droit à l’éducation, des soins de santé voire de la nourriture. Aujourd’hui contraints par la faim et par une pauvreté héréditaire beaucoup de Guinéens vivent de désespoir ; certains ne doivent leur survie qu’au pillage des magasins de riz. C’est inacceptable !

De plus le long règne de Conté n’a ni permis à la Guinée de poser les premières pierres d’une démocratie, ni d’inscrire les droits humains au centre de ses préoccupations, encore moins d’esquisser un début de développement.

Il est donc temps que Lansana Conté et son équipe de carriéristes tirent les enseignements de la situation de détresse dans laquelle se trouve la population guinéenne.

Contrairement à la Françafrique qui pense que la Guinée est un bel exemple de stabilité politique, la J.U.D.A estime quant à elle que le régime Conté est plutôt le symbole vivant de la stagnation voire de stagflation .

Le général Conté et ses sbires ne doivent pas faire montre de narcissisme doublé de mauvaise foi pour ignorer qu’ils sont assis sur une poudrière civile susceptible d'exploser à tout moment.

Fort de ce qui précède, la JUDA :
  • dénonce le régime Conté qui dans un esprit résolument buté, s’accroche au pouvoir malgré son incurie à résoudre les moindres difficultés du peuple Guinéen.
  • demande au nom des sans voix et en appui aux appels des organisations citoyennes de la Guinée, la démission pure et simple de l’équipe Conté.
    Cet acte courageux aura pour effet non seulement d’être une porte de sortie très honorable au Général Conté - car il n’est jamais trop tard pour bien faire - mais aussi donnerait une nouvelle dynamique à la Guinée qui par là doit reprendre le train de la démocratie qu’elle a pendant de longues années, quitté.
  • demande à l’armée guinéenne de ne plus constituer de socle à un régime qui ne répond pas aux besoins vitaux des administrés et plonge sans aucun souci la valeureuse Jeunesse de la Guinée dans la clochardisation totale.
  • exige de la France et de toute la famille françafricaine de cesser de servir de béquille au pouvoir Conté pour ainsi abréger les souffrances du peuple guinéen.
  • exhorte vivement les forces démocratiques guinéenne à une collaboration plus rapprochée et sincère dans l’intérêt commun.
  • appelle la Jeunesse africaine à se débarrasser courageusement de la cuirasse de l’indifférence voire de la peur pour une solidarité agissante avec les frères démocrates Guinéens.
Fait à Lomé, le 02 août 2005

Pour le Bureau Exécutif

Le Secrétaire Général
Rodrigue KPOGLI

mardi 19 juillet 2005

La J.U.D.A dénonce l'arrestion arbitraire des journaliste au Tchad et demande leur libération immédiate.

L’incarcération des journalistes par le régime DEBY constitue une grave violation des libertés et droits de l’homme, particulièrement la liberté de presse qui est la manifestation vivante de la liberté d’expression et d’opinion constitutionnellement garantie au Tchad .
La J.U.D.A très préoccupée par cette situation intolérable, dénonce très vivement cet énième arbitraire d’un régime aux abois. L’incitation à la haine ethnique alléguée pour arrêter ces journalistes n’est pas et ne peut être le fait de la presse tchadienne qui joue son rôle de manière responsable et professionnelle mais plutôt d’un régime corrompu, clanique qui bien qu’ayant atteint son extremum, fait tout pour le tout en vue de s’éterniser au pouvoir contre le gré des peuples.
La J.U.D.A. tient à rappeler au pouvoir tchadien que tuer ou arrêter le porteur d’une mauvaise nouvelle ne suffit pas pour changer le cours des choses. Bien au contraire !La J.U.D.A. estime urgent de demander :
  • la relâche immédiate et sans condition de ces journalistes qui n’ont commis aucun tort si ce n’est qu’avoir fait leur travail en toute honnêteté,
  • la cessation immédiate de toute tentative de mise au pas et de strangulation de la presse au Tchad,
  • à la Justice tchadienne de ne pas servir d’instruments de domestication et de musellement de la presse et par ricochet de toutes les voix discordantes nécessaires à la construction d’une véritable démocratie,
  • à l’ensemble des défenseurs des libertés démocratiques au Tchad à ne pas baisser pavillon au moment même où Idriss DEBY par une mascarade de referendum, veut visiblement de plonger le Tchad dans une gouffre insondable,
  • à l’ambassadeur de France au Tchad de cesser d’encourager l’emprisonnement arbitraire des journalistes qu’il qualifie de « partisans, irresponsables… ne doivent bénéficier d’aucune aide publique… ». Car faut-il rappeler à cet ambassadeur comme tout autre ménestrel de cet acabit que l’époque de traiter les Africains comme des sous-hommes, est révolue. La J.U.D.A. ne souhaite pas en dire plus.
Enfin, elle interpelle les autorités tchadiennes à méditer ces mots de SOCRATE lorsque arbitrairement condamné à mort, il disait aux juges : « si vous croyez qu’en tuant les gens, vous empêcherez qu’on vous reproche de vivre mal, vous êtes dans l’erreur. Cette façon de se débarrasser des censeurs n’est ni très efficace, ni honorable ; la plus belle et plus facile, c’est, au lieu de fermer la bouche aux autres, de travailler à se rendre aussi parfait que possible. »

Fait à Lomé, le 19 juillet 2005
Pour la coordination
Le Secrétaire Général ,

Komla KPOGLI

samedi 2 juillet 2005

Il est temps que la RDC cesse d’être démocratique que de nom.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) condamne énergiquement la répression qui a fait 2 à 12 morts selon les sources, des dizaines de blessés ainsi que plusieurs arrestations arbitraires lors de la manifestation d’une partie de l’opposition le 30 juin 2005 contre la prolongation de la transition en République Démocratique du Congo.
Cette sauvage répression est un mépris grave et manifeste du droit à la vie et à l’intégrité physique des citoyens congolais qui ne faisaient qu’exercer un droit constitutionnel, celui de manifester.

La JUDA rend hommage à ces victimes tombées pour la liberté et la démocratie. Elle présente aussi aux familles éplorées ses sincères condoléances et leur témoigne sa compassion. Elle souhaite aux blessés un prompt rétablissement.

Pour la J.U.D.A, un mort de plus est un mort de trop dans ce pays qui a déjà perdu beaucoup de ses bras valides pouvant œuvrer pour son développement.

Elle rappelle que si les morts étaient utiles en quelque chose, la RDC aurait déjà atteint un indice de développement largement au – dessus de nombre de pays occidentaux.

Par conséquent, la J.U.D.A :
  • demande avec insistance à l’UA de diligenter une enquête en accord avec l’ONU et l’UE en vue d’identifier et punir les auteurs de cette révoltante répression du 30 juin 2005 en RDC, selon les normes internes et internationales.
  • exige de l’UA une condamnation sans équivoque de ces évènements sanglants qui se développent de plus en plus en Afrique, car ce ne sont pas les morts ou les éclopés à vie qui feront la renaissance et l’intégration africaines.
  • appelle à la conscience des militaires et autres hommes en tenue ou encore armés à ne plus tirer sur leurs concitoyens qui ne revendiquent que de meilleures conditions d’existence pour tous.
  • estime qu’il est temps que la RDC cesse d’être démocratique que de nom.
  • rappelle aux autorités de la RDC que la paix véritable ne se trouve pas au bout du fusil. Au contraire, la J.U.D.A pense que le salut de la RDC est dans l’organisation sur une base consensuelle, le plus vite possible, d’élections justes et transparentes, ouvertes à tous qui mettra fin à une transition lassante et frustrante pour une population sinistrée.
  • demande une fois encore à toute la jeunesse africaine de se mobiliser contre la banalisation du mal qui a assez duré dans nos pays africains.
La J.U.D.A saisit cette opportunité pour réitérer son appel pour le retrait du siège de l’Union Africaine de l’Ethiopie qui s’est rendu indigne de ce privilège avec la sauvage et sanguinaire répression des manifestations populaires au lendemain des élections législatives contestées. Car pour la J.U.D.A, s’il est vrai qu’en l’honneur du Négus Hailé Selassié, Addis Abéba a été consacré en 1963, siège de l’OUA, il serait logique, conformément aux principes de l’UA, que l’organisation panafricaine soit désormais basée dans un Etat exemplaire en matière des droits de l’homme, des valeurs démocratiques ainsi que dans la promotion d’un panafricanisme intégral.

Fait à Lomé, le 2 Juillet 2005

Pour la Coordination
Le Secrétaire Général

Komla KPOGLI

jeudi 30 juin 2005

Hommage de la J.U.D.A à François-Xavier Verschave, président de la Survie

• A la lecture de ce message, que chaque patriote africain observe une minute de silence en mémoire de celui qui a montré qu’on pouvait être Français autrement.

C’est une immense tristesse qui nous envahit en ce moment où nous faisons le douloureux devoir de saluer la mémoire de Mr François-Xavier Verschave, président de la Survie, militant exceptionnel pour la cause africaine qui a tiré sa révérence ce 29 Juin 2005 à la suite d’un cancer.


Toute la jeunesse Africaine, sérieusement peinée, par la modeste voix de la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique - J.U.D.A- présente ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu et compatit sincèrement à ses douleurs. Elle rend un vibrant et plus que mérité hommage à cet homme de cœur pour le courage et l’ honnêteté qui ont guidé ses actions en faveur des sans voix Africains sous le joug du néocolonialisme français, la « françafrique ».
En ce moment de deuil et d’affliction, nous témoignons à toute l’Association Survie, à ses membres et à tous les combattants pour la liberté et la justice, notre douleur car, nous venons de perdre une pièce maîtresse dont la place manquera pour toujours dans notre lutte commune. Nous ne trouverons jamais les justes mots pour qualifier ce grand homme qu’est le combattant Verschave qui, armé d’un courage légendaire dans un environnement où le cynisme et l’hypocrisie l’ont emporté sur la vérité, la justice et la dignité, tire au clair, jusqu’à son dernier souffle, les câbles diplomatiques, financiers et politiciens souterrains qui lient les sommités africaines à l’Elysée et à des milieux mafieux de cette France-là. Malgré les terribles inimitiés des uns et la censure orchestrée des autres, Mr Vershave a su rester ferme dans ses convictions.
Sans verser dans aucune exagération, la J.U.D.A affirme ici que le très riche et gigantesque travail de Mr Vershave avec l’Association Survie en faveur d’une autre Afrique, est une lumière qui éclaire et éclairera plus que jamais les sentiers sinueux et pénibles sur lesquels notre jeunesse s’est engagée. Faut-il rappeler que la J.U.D.A est l’une des toutes premières associations à signer en Juillet 2004 la Pétition contre le soutien de la France à ses "amis dictateurs" initiée par Survie.


Pour une fois encore la Jeunesse Africaine par l’entremise de la J.U.D.A se félicite de l’immense richesse héritée de Mr Vershave et prend solennellement l’engagement devant sa dépouille mortelle de s’approprier ses œuvres pour continuer le combat en vue de la libération effective de notre continent, comme il l’a toujours rêvée.


Désormais outillée, la Jeunesse Africaine doit à présent agir pour que le détournement de l’aide publique au développement, le pillage des richesses de l’Afrique, le soutien de la France à des dictatures africaines, la coopération militaire franco-africaine, la dette du tiers-monde et de l’Afrique particulièrement, l’assassinat des opposants politiques, les coups d’état françafricains, l’influence criminelle des multinationales en Afrique, l’aide de la France au développement des élections truquées dans les pays africains, les bases militaires françaises…bref toutes pratiques obscures exposées par le « célébrissime » disparu et qui ont pour effet d’étouffer l’émergence d’une Afrique démocratique et débarrassée de la pauvreté, disparaissent en faveur d’un panafricanisme intégral.
Nous n’aurons aucune excuse si malgré l’apport de Mr Vershave, les forces néocoloniales triomphent de nous.


Monsieur François-Xavier Verschave, la mort ne vous éloignera jamais de nous. Notre génération est très honorée de vous avoir connu. Que la terre vous soit très légère !


Fait à Lomé le 30 juin 2005


Pour la coordination de la J.U.D.A,
Le Secrétaire Général




Rodrigue KPOGLI

samedi 18 juin 2005

La situation des armes légères en Afrique de l’Ouest


COMPTE RENDU DE LA CONFERENCE–DEBAT ORGANISEE PAR LE RESEAU IANSA-TOGO DANS LE CADRE DE LA CELEBRATION DE LA SEMAINE D’ACTION MONDIALE SUR LES ARMES LEGERES

LIEU : CENTRE CULTUREL FRANÇAIS DE LOME


Thème : La situation des armes légères en Afrique de l’Ouest


I- Introduction


Le 17 Juin 2005 à 15 heures, le réseau International Action Network on Small Arms (IANSA-TOGO) avait organisé une conférence débat avec l’appui du centre des Nations Unies pour le désarmement en Afrique dans le cadre de la célébration de la semaine d’action sur les armes légères du 06 au 12 juin 2005.


« La situation des armes légères en Afrique de l’Ouest » tel est le thème débattu au cours de cette conférence. En effet la prolifération des armes légères et de petit calibre est devenue un des plus sérieux défis sécuritaires en Afrique et dans d’autres parties du monde depuis la fin de la guerre froide .Cette prolifération incontrôlée de ces armes à travers le continent africain constitue une menace à la sécurité nationale et régionale, à la stabilité à long terme et au développement durable. En Afrique Occidentale, la situation est très préoccupante compte tenu de la multiplication des foyers de tension : les armes circulent, elles tuent et nous devons les contrôler. Ainsi la communauté internationale sous l’appui des ONG, s’engage à partir des campagnes à lutter contre ce phénomène à travers une restriction de la demande et de l’utilisation de ces armes et améliorer la transparence dans le commerce des armes légères.


Deux points essentiels ont meublé cette conférence. Il s’agit d’une part de la réflexion sur la situation des armes légères en Afrique de l’Ouest et d’autre part
les principales initiatives des pays de la sous- région pour lutter contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.


II- Le point de la situation des ALPC en Afrique de l’ouest


Les conflits en Afrique voient l’utilisation abusive d’armes légères à grande échelle. Ainsi l’accumulation excessive et déstabilisante des armes légères et de petit calibre affectent bon nombre de pays africains. Selon les statistiques des Nations Unies 639 millions d’armes légères circulent dans le monde et alimentent les conflits intra-étatiques depuis la fin de la guerre froide dont 8 millions en Afrique de l’Ouest.


De 1990 à 2000, on dénombre plus de 2 millions de morts dans la sous–région en plus des déplacés, des réfugiés, des homicides volontaires, des vols à main armée.

Au Nigeria, on estime à un million les armes circulant illicitement. Les crises en Côte d’Ivoire, au Liberia, en Sierra Léone, Guinée Bissau peuvent éventuellement constituer des sources d’approvisionnement vers les pays à forte crise socio-politique. Selon de nombreux chercheurs, 50 % des victimes de ces armes sont des civils dont une majorité de femmes et d’enfants. Pratiquement les armes portatifs de fabrication locale et importée sont utilisées dans la plupart des conflits armés internes .Ces armes ne provoquent pas directement la guerre mais leur grande disponibilité les rend plus meurtrières. Alors, il est donc indispensable de bien contrôler leur transfert afin d’éviter leur dissémination dans des pays où les conflits trament.


III- Les mesures prises pour contrôler les ALPC


La prolifération des armes légères et de petit calibre fait peur en raison de leur facile accessibilité due au trafic illicite. Elle menace également la paix et la sécurité du continent africain .Les pays africains ont déclaré qu’ils mènent des efforts en vue d’éradiquer la prolifération des ALPC et ce dans le cadre des mécanismes sous régionaux tels que le moratoire de la CEDEAO sur l’importation, l’exportation et la production des armes légères dont ils ont lancé un appel à une assistance financière en vue de la mise en œuvre effective.


Selon le conférencier T. ZANG, coordonnateur du programme des Relations civiles militaires, UNREC, la stabilité de l’Afrique de l’Ouest est encore précaire en raison de plusieurs facteurs parmi lesquels les mouvements trans-frontaliers de combattants malgré les progrès réalisés au Liberia et en Sierra Leone. Cependant la CEDEAO ne baisse pas les bras et renforce ses capacités institutionnelles à travers la création de l’Unité des armes légères au sein du secrétariat exécutif de la CEDEAO afin de lui permettre de mieux assurer le leadership politique dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de mieux suivre l’ensemble des initiatives en cours dans la sous région.


Elle veut en outre dépasser le simple cadre du volontarisme politique pour établir des contraintes juridiques auxquelles doivent se conformer les Etats et les autres acteurs ; bref transformer le moratoire en convention en vue d’une lutte efficace contre la prolifération des ALPC dans la zone CEDEAO.


IV- L’implication de la société civile


Selon le conférencier, la stratégie de la société civile dans la sous région dont une importante composante est réunie au sein du « Réseau Ouest Africain sur les Armes Légères »WANSA : West Africain Network ON Small Arms, dans le cadre de ce processus, est double.


D’une part, faire le lobbying auprès des décideurs dont un groupe de chefs d’Etats et de gouvernement pour les amener à soutenir, faire adopter et appliquer la future convention et d’autre part contribuer à la réflexion sur le contenu de cette convention en proposant un projet de convention parrainé par les organisations de la société civile.


Pour mieux coordonner les actions, de la société civile dans le contrôle des armes, le réseau IANSA-TOGO disparaît au profit d’une nouvelle structure appelée R.E.N.A.L : Réseau National d’Action contre les Armes Légères.

V- Clôture de la conférence


La conférence débat a pris fin aux environs de 18 h GMT par une prise de photo de famille.


Leçons apprises


Cette activité nous a permis de mieux connaître la situation des armes légères ainsi que leurs conséquences négatives sur le processus d’intégration et de développement de la sous-région ouest africaine.


La J.U.D.A élargit son cercle d’amitié et de contacts en rencontrant d’autres acteurs de la société civile du Togo, travaillant dans ce secteur très important d’armes légères.


La J.U.D.A a compris la nécessité d’œuvrer activement dans le RENAL mis en place pour qu’un véritable contrôle se fasse sur les armes légères.

Lomé, 18 juin 2005
Par M. AHIANKU Komla Elikplim

Membre actif de la J.U.D.A

mercredi 8 juin 2005

A propos de la divergence de points de vue entre la Commission et la présidence en exercice de l’Union Africain sur le Togo

Pour aider à une solution juste et durable à la crise du Togo, aggravée par les élections frauduleuses, émaillées de graves violations des droits humains, le président de la commission a décidé, en conformité avec les textes régissant le fonctionnement de l’Union africaine, de la mise sur pied et de l’envoi sur le terrain d’une équipe de médiateurs sous la conduite de Monsieur Keneth KAUNDA.

Quelques jours plus tard, le président Olusegun OBASANJO du Nigeria, président en exercice de l’UA déclare « nulle et de nul effet » cette décision pourtant régulière et salutaire voire honorable pour l’institution panafricaine.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique-J.U.D.A- regrette avec amertume et dénonce avec force cette dérive autoritaire du président en exercice de l’UA qui, par cette palinodie, met dangereusement la crédibilité de l’institution en jeu et sème publiquement le désordre au sein de l’UA encore en peine à poser les premières pierres de ses fondements démocratiques.
La J.U.D.A sans aucun complexe se demande si l’attitude du président en exercice ne serait-elle pas la révélation au grand jour du marchandage dont la situation au Togo est l’objet. En effet, il nous semble sans doute que les actions entreprises depuis un certain moment par le président en exercice en faveur de la légitimation du pouvoir de Faure GNASSINGBE, seraient le prix que le Nigeria devrait payer pour espérer bénéficier de la part du tuteur de l’Afrique, de la suppression de sa dette et du soutien à sa candidature au poste de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.

N’est-ce pas aussi la preuve vivante de l’existence d’une vieille Afrique entichée des apparences et des discours démagogiques, faisant ainsi le lit au néocolonialisme ? Cette vieille Afrique qui condamne les coups d’état mais paradoxalement cautionne le traficotage des constitutions et les fraudes électorales, ainsi que les compromissions débouchant sur du rafistolage institutionnel pour ainsi attribuer une prime à la criminalité et à la prévarication transformées en institutions dans certains pays africains.
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Fidèle à son éthique et consciente de la nécessité de l’émergence d’une nouvelle Afrique, la J.U.D.A apporte son indéfectible soutien à la Commission et l’encourage vivement dans ses initiatives en faveur de la démocratie au Togo et en Afrique toute entière. Elle appelle le Président de la Commission à assumer sans aucune faiblesse les responsabilités à lui attribuées par les textes ; ceci pour donner de l’espoir aux Africains déçus par l’ex-OUA..

Au nom de la Jeunesse d’Afrique, la J.U.D.A invite la présidence en exercice à comprendre qu’il est grand temps pour le continent de cesser de marquer le pas en bordure du monde démocratique et de l’urgence d’un leadership non seulement responsable mais aussi et surtout capable de redresser les frères qui par narcissisme ou égoïsme, tenteraient de sortir du droit chemin mettant ainsi la cohésion de leur peuple en péril. De plus, de notre point de vue, l’Afrique des apparences ne peut relever les défis et réaliser le NEPAD dont le président OBASANJO est l’un des promoteurs.

Quant aux mouvements de la Jeunesse panafricaine, la J.U.D.A les exhorte, une fois encore, à plus de courage en vue de manifester leur réprobation contre les pratiques qui étouffent de profondes mutations tant dans les institutions que dans les mentalités dont le continent a plus que jamais besoin. La Jeunesse panafricaine a aussi l’impérieux devoir de soutenir la commission dans sa logique en faveur de la véritable paix fondée sur le respect de la démocratie et de la justice au Togo et inciter l’UA dans son ensemble à prendre ses responsabilités devant l’histoire pour éviter que le cas du Togo ne serve de précédent dangereux car, faut-il le rappeler, l’admission du régime issu du coup d’état de 1963 au Togo au sein de l’ex-OUA, avait ouvert la voie au grand et incessant bal des coups d’état sanglants en Afrique.

Aussi, il serait salutaire pour les peuples que les dirigeants des organes de l’UA harmonisent plus que jamais leur position pour désavouer publiquement toutes les formes de piétinement des règles démocratiques notamment et les modifications intempestives, aux fins exclusivement claniques voire familiales, les mascarades électorales et les violations systématiques des droits de l’homme qui se développent sans cesse dans les Etats africains.



Lomé le 8 juin 2005

Pour la Coordination
Le Secrétaire Général



Rodrigue KPOGLI