mardi 15 février 2005

Dénonciation de la France et Appel à solidarité de la Jeunesse Africaine.


DECLARATION

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique s’insurge contre la France et lance à un appel de solidarité à la Jeunesse d’Afrique.

Le Togo est actuellement en train de vivre une situation délicate. Après la mort du dictateur Eyadema, la France par le biais d’une poignée d’officiers supérieurs des Forces Armées Togolaises (FAT), intronise Faure Gnassingbe, fils du défunt dictateur qui a dirigé le Togo d’une main de fer durant 40 ans. Durant son long et catastrophique règne, Eyadema a écrasé le peuple togolais avec le soutien et l’appui indéfectibles des régimes successifs de la France.

L’intronisation illégale et totalement illégitime de Faure Gnassingbé, est non seulement une honte pour notre continent qui se bat avec ses dignes fils pour sortir des marécages de la médiocratie, mais aussi une manifestation évidente de la « Françafrique » dont l’existence est niée par son champion incontesté Jacques CHIRAC. Lors du sommet de la Francophonie à Ouagadougou en 2004 et plus récemment lors de sa visite le 2 février dernier au Sénégal, CHIRAC par cynisme, tartufferie et par sa capacité à jouer la belle-de-nuit, affirme que la Françafrique n’existe pas.

Aujourd’hui, le Togo est victime de cette politique françafricaine aux accointances nauséabondes. La J.U.D.A n’en veut pour preuve que :

-le stationnement stratégique des forces françaises à Lomé. Les FAT sont bâties par la France. Elles ont toujours bénéficié de l’appui technique et logistique de l’armée française pour piétiner les revendications démocratiques du peuple togolais. Aujourd’hui encore, elles ont eu l’aval de la France pour introniser Faure Gnassingbé. Celui qui a réalisé cette stratégie chiracquienne, c’est une femme, une mère de famille, Alliot-Marie, « ministre de la défense des intérêts français en Afrique ».

-la présence d’un fervent Françafricain, Charles DEBBASCH, aux côtés des putschistes. Ce constitutionnaliste français a pour mission de trouver des arguments juridiques tordus et inopérants pour donner un visage légal au coup d’Etat militaire.

-l’attitude ambiguë de la France. Dès l’annonce de la mort du vieux dictateur, Chirac a regretté « la mort d’un ami de la France qui est aussi un ami personnel ». Après avoir séché ses larmes, Chirac au lieu de condamner le coup d’Etat, appelle au retour à l’ordre constitutionnel puis à l’organisation d’élections sans aucune précision quant à leur nature et de qui les organise.
Sous la pression mondiale, la France finit par condamner amicalement le putsch. Après, elle déclare « suivre Faure Gnassingbé dans ses promesses » faites dans un discours qualifié de « discours à la Nation » dont Chirac a pris soin de veiller à son contenu. Alors même que Faure Gnassigbé était incompétent à faire un tel discours. La France veut légitimer ainsi cette autorité inexistante.

-le patrouille des troupes françaises aux côtés des FAT dans les quartiers de Lomé.

Ces faits indéniables font dire à la J.U.D.A que le peuple togolais est non pas en face des putschistes togolais mais plutôt en face d’une puissance, la France.

Donc la J.U.D.A lance un appel de solidarité à la Jeunesse Africaine dans toute sa globalité pour aider les Togolais à se libérer de ce système inhumain.

Jeunesse d’Afrique, un Togolais qui tombe aujourd’hui sous les balles meurtrières alors qu’il ne revendiquait que le respect de la légalité constitutionnelle, est avant tout un Africain de moins dans notre commun combat pour une nouvelle Afrique. C’est pourquoi, nous devons raffermir dans une solidarité forte notre engagement et resserrer nos rangs.

La J.U.D.A estime qu’il est encore temps de nous constituer en un Front Africain contre le Néocolonialisme (FAN) avec ses démembrements. Celui du Togo est né sous la houlette de la J.U.D.A. Le FAN-Togo invite donc la Jeunesse d’Afrique à se mobiliser pour :

-faire respecter l’ordre constitutionnel au Togo.

-faire savoir à la France et à Chirac que contrairement à ce qu’il disait à Thabo Mbeki il y a quelques semaines, qu’il doit « étudier la psychologie des Africains » avant d’orchestrer leurs pratiques abominables et malsaines. Les nouvelles générations d’Africains ne sont plus disposées à supporter la tutelle française.

-faire retirer par la France, ses troupes armées et avant leur départ de replacer le Togo dans la logique constitutionnelle.

-mettre la pression sur le peuple français qui doit manifester son désaccord avec la politique étrangère de la France et surtout sa politique africaine à travers des protestations populaires comme il l’a fait à l’égard de la politique étrangère de Bush.
La J.U.D.A estime que la charité bien ordonner commence par soi-même. Pour cette raison, les Français sont appelés à relever le défi et exiger par exemple que leur soit exactement expliqué ce qui a conduit les Ivoiriens à s’en prendre aux citoyens français alors que ces derniers avaient toujours vécu dans la quiétude totale. Le sentiment antifrançais ne nait ex-nihilo. Au lieu de parler de xénophobie, les Français doivent agir sur leurs dirigeants avant qu’il ne soit trop tard, sinon les Togolais épris de liberté seront un peuple xénophobe de plus.

-faire cesser le fait que nos Etats d’Afrique avec la complicité de certains de nos propres frères, servent de champs d’expérimentation des concepts malsains conçus dans les laboratoires élyséennes.

-éviter à l’Afrique une guerre inutile de plus.

Le temps de nous-mêmes à sonner. Jeunesse d’Afrique, levons-nous tous ensemble, dans un sursaut panafricain pour condamner à travers des manifestations populaires à l’échelle continentale, et éviter que ce dangereux précédent- une transmission héréditaire du pouvoir d’Etat dans une République-organisé de main de maître par CHIRAC, ne se reproduise plus jamais. Car pour réaliser l’Union Africaine, il nous faut baliser les écueils qui obstruent notre avancée commune.

Fait à Lomé le 15 février 2005
Pour la Coordination
Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI

lundi 14 février 2005

REPRESSION: Silence, on intronise le prince du Togo.

Communiqué

Silence, on intronise le prince !

Le coup de force organisé par le quarteron d’officiers supérieurs des Forces Armées Togolaise(FAT) parmi lesquels des officiers retraités ont rapidement enfilé leur vieux treillis décrochés pour les besoins de la cause, constitue une forfaiture et un gangstérisme militaro-politique unanimement dénoncée par l’opinion mondiale.

En intronisant nuitamment Faure Gnassingbé le 5 février 2005, avec la complicité de la France, ces officiers confirment la suprématie de leur junte sur la Nation Togolaise depuis 1963.

La dénonciation à juste titre et de droit par les Togolais de cette illégalité absolue, n’est pas du goût de ceux qui ont planifié la monarchisation du Togo. Ainsi, ces « autorités »de fait ont déclenché une violente répression contre tous ceux et celles qui prônent le retour à l’ordre constitutionnel à l’intérieur du Togo. La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique- J.U.D.A –observe avec tristesse et désolation les violations fragrantes, systématiques et massives des droits humains qu’entraîne cette forfaiture.

1- intimidation et menaces conduisant à la fermeture illégale et irresponsable des médias privés notamment les radios Nostalgie, Kanal FM, Nana FM, Lumière et la Télévision 7 (TV7).

2- intimidations, menaces et arrestations des militants des droits de l’homme. En effet, messieurs TSEVI Kokou et AKPOSSOGNA Kodjovi ont été kidnappés autour de 19heures GMTsur le chemin de la maison après une réunion du Collectif de la Société civile tenue au siège de la LTDH le 11 février2005 ; 72 heures plus tard, ils ont été retrouvés dans les locaux de la Gendarmerie Nationale.

Aujourd’hui 14 février 2005, c’est avec stupéfaction que la J.U.D.A a été informée de l’arrestation de Senna NOMENYO et de Banfiti KOMBIAGOU respectivement Secrétaire Général et Président de l’ONUTA (Observatoire Nationale pour l’Unité Totale de l’Afrique).

3- violente et sanglante répression de la manifestation des forces démocratiques le samedi 12 février.

La J.U.D.A dénombre 5 morts et une vingtaine de blessés parmi lesquels 3 cas graves. En effet, il a été confirmé que les milices du RPT appuyées par des éléments des FAT ont procédé à l’arrestation des manifestants et même des personnes dans des quartiers, loin des lieux de la manifestation. Les personnes arrêtées ont été toutes convoyées comme du bétail au siège de RPT à TOKOIN Wuiti. Au siège du RPT, parti du président Eyadema, les « gorilles » comme ils s’appelaient eux-mêmes ont procédé à la répartition des personnes arbitrairement arrêtées qu’ils nommaient du « gibier » qu’ils ont embarqué « au boulevard de la mort » selon leur propres termes. « Ce boulevard de la mort » se révélait être une forêt située derrière l’Etat Major dans les environs de Kégué où les « gorilles » ont découpé les habits de leurs « gibiers » avec des couteaux puis les ont brûlés avec les pièces d’identité qu’ils contenaient. Enfin, suivront les tortures, les sévices et les bastonnades systématiques : les gifles, les coups de poing et de pieds à la tête, aux fesses, dans le ventre et aux organes génitaux ainsi que des bastonnades à coups de crosses, de matraques, de gourdins, de planches au bout de fer et de pointe rouillée occasionnant des blessures graves sur les personnes arrêtées.

La J.U.D.A constate avec amertume d’une part qu’un blessé avait perdu un œil et deux autres ont eu les bras, la tête et les pieds fracturés gravement et d’autre part que 2 téléphones portables, une voiture 4x4 vidée de ses occupants, convoyés au siège du RPT et une somme de 25 000fcfa ont été emportés par les miliciens.

C’est grâce aux populations riveraines « du boulevard de la mort »qui ont fourni des vêtements et de l’argent aux victimes ensanglantées qui ont pu rejoindre la ville et le siège de la LTDH.

La J.U.D.A condamne très vivement ces traitements cruels, inhumains et dégradants qui sont contraires à la Convention des Nations Unies dont le Togo est partie.

Elle rappelle aux auteurs de ces actes abominables que les fondements des actions de révolte des Togolais sont constitutionnels et en manifestant leur désobéissance le samedi dernier dans les rues de Lomé, les citoyens n’ont fait qu’exercer les droits à eux reconnus par les articles 45 et 150 alinéa 2 de la Constitution Togolaise. Ainsi, la J.U.D.A estime absurde et antirépublicaine, la sauvagerie des éléments armés qui ont consciemment exercé des violences à l’égard d’honnêtes citoyens. Ces éléments doivent savoir que ce qui leur est demandé dans les circonstances actuelles, ce n’est pas de tuer et de torturer mais plutôt comme tout autre citoyen togolais, de désobéir et de s’organiser en appui aux civils pour renverser l’autorité illégitime. Cela constitue pour eux, comme pour tout autre citoyen togolais, « le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs ».Malheureusement, ce 14 février « décrété » journée morte, a connu les mêmes actes de barbaries. Ainsi, des citoyens togolais ont été abattus froidement dans les rues de Lomé pour avoir tenté de faire respecter le mot d’ordre et même à domicile tout simplement parce qu’ils sont identifiés pour leur engagement au service des droits humains. On note des assassinats dans les quartiers de Wuiti, de Bè et d’Adakpamé. Pour le moment la J.U.D.A a dénombré une vingtaine de morts et une dizaine de blessés. Les assassinats de ce jour opérés par les milices armées à visage découvert, inquiètent car ils conduisent irrésistiblement le Togo vers le chaos total.

Face à cette situation de terreur, la J.U.D.A appelle le gouvernement SAMA à prendre ses responsabilités afin de :

-procéder à une enquête internationale et impartiale pour identifier et punir les commettants et les préposés des actes barbares du Samedi 12 février et des assassinats ciblés du 14février ainsi que ceux qui ont été commis dans les locaux de la prison civile de Lomé le 8 février.

-ordonner sans aucune forme de procédure, la réouverture des médias audiovisuels illégalement fermés. Les motifs fallacieux qui militent en faveur de cette fermeture, sont ridicules et inopérants en ce moment précis.

Pour la J.U.D.A, ce n’est pas en supprimant ou en faisant taire le porteur de la mauvaise nouvelle que celle-ci cesserait de l’être. Les seuls canaux qui font la fierté de ce pays en diffusant les vraies et justes informations, ne peuvent pas souffrir d’une telle décision qui n’est que dilatoire.

La J.U.D.A demande que les dispositions de l’article 26 de la Constitution qui garantit la liberté de presse, soient appliquées immédiatement.

-faire libérer sans aucune condition les deux défenseurs des droits de l’homme à savoir TSEVI Kokou et AKPOSSOGNA Kodjovi, Senna NOMENYO et de Banfiti KOMBIAGOU qui ont été victimes d’un kidnapping dont les auteurs doivent subir les lois pénales applicables en la matière et en même temps leur garantir une réparation adéquate.

- prendre toutes les mesures nécessaires afin de protéger l’intégrité physique et morale de tous les citoyens togolais en général et les défenseurs des droits de l’homme en particulier.

- garantir le respect des droits humains et des libertés fondamentales sur toute t’étendue du territoire national selon les lois nationales et les normes internationales.

Enfin , la J.U.D.A lance un appel républicain à la Jeunesse Togolaise de ne pas fléchir et aux défenseurs des droits de l’homme de rester constamment actifs dans une solidarité agissante pour dénoncer toutes les dérives jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel.

Fait à Lomé, le 14 février 2005

Pour la Coordination
Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

mardi 8 février 2005

Coup d'état du 05 Février 2005 au Togo.


DECLARATION

Alors que le peuple togolais apprenait à peine la nouvelle du décès du Président Eyadema et que le corps encore haletant était à peine rangé, une gigantesque pantalonnade aux allures médiévales organisée par une poignée d’officiers supérieurs des FAT( Forces Armées Togolaises), ordonnait nuitamment l’intronisation de Faure GNASSINGBE, fils du défunt Eyadema.

Cette mise en scène unanimement rejetée par toute la communauté mondiale, viole gravement l’article 65 de la Constitution de la République Togolaise et consacre la suprématie absolue de l’armée sur la Nation toute entière, seule et unique détentrice de la souveraineté.

Malgré les réactions d’hostilité du peuple et du monde entier à l’égard de ce coup d’Etat militaire, Faure GNASSINGBE a prêté serment devant la Cour Constitutionnelle après une réécriture incongrue et intempestive de la Constitution.

Face à cette situation qui hisse le Togo au rang d’une monarchie ou d’une principauté, la J.U.D.A fait la mise au point suivante :
  • le couronnement anticonstitutionnel et de surcroît opéré nuitamment de Faure GNASSINGBE est une délinquance politique orchestrée par les Apparatchiks tant militaires que civils du RPT en vue de ne pas se départir des privilèges excessifs dont ils jouissent depuis bientôt 40 ans.
  • cette intronisation est la révélation au grand jour de la volonté du clan GNASSINGBE de s’approprier la Res-publica qui est un patrimoine commun sur lequel nul ne peut exercer un droit péremptoire.
  • la réécriture, de la Constitution par l’Assemblée Nationale qui en réalité n’est qu’une chambre d’opérette démontre à suffisance non seulement qu’elle n’est pas l’émanation du peuple togolais mais également, elle est une béquille, même bancale, au service de la pérennisation de la dictature implacable du défunt Eyadema.
  • toutes les manœuvres organisées pour donner un visage légal à cette transmission héréditaire du pouvoir d’Etat au Togo sont antirépublicaines, illégitimes grossières, méchantes et donc inacceptables à tout point de vue et procèdent de la desquamation du coup de force réalisé la nuit du 05 février 2005 par la caste militaire.

En conséquence, la J.U.D.A exprime ses plus vives préoccupations face à cette situation et quant à l’avenir du Togo. Elle condamne sans équivoque et vigoureusement la dangereuse comédie faite d’épisodes diaprés allant de l’intimidation et l’usage abusif de la force au piétinement des règles fondatrices de la balbutiante démocratie au Togo.

La J.U.D.A se réjouit de la réaction de l’ensemble de l’opinion mondiale vis-à-vis de cette voie de fait du siècle organisée par le prolongement du régime d’Eyadema qui s’est pendant longtemps illustré dans la mascarade et la magouille dans tous les domaines.

La J.U.D.A salue tout particulièrement la réaction prompte et énergique de l’Union Africaine par la voix du Président en exercice OBASANJO et du Président de la Commission Alpha Omar KONARE. L’Union Africaine prouve par là sa ferme volonté à enrayer définitivement à l’échelle continentale les actes inhibiteurs à la démocratie et au développement.

La J.U.D.A appelle le peuple togolais à tirer les conséquences de l’hostilité mondiale vis- à-vis des « autorités de fait » qui régentent actuellement le Togo. Elle interpelle en particulier les FAT à une prise de conscience et de ne plus constituer un obstacle à l’émergence d’un Etat de droit qui garantirait un avenir meilleur pour tous les citoyens et citoyennes de notre cher pays.

La J.U.D.A rappelle au peuple togolais dans toutes ses composantes que certaines habitudes cultivées à l’extrême finissent par être nuisibles et destructrices. Il y a deux ans la constitution a subi une importante modification. Aujourd’hui, elle est foulée au pied et réécrite pour des fins politiciennes voire partisanes. La J.U.D.A estime que la loi fondamentale d’un Etat ne saurait subir un tel sort dans le silence des citoyens. C’est pourquoi, elle invite la jeunesse à une union active pour dire NON à cette énième et injuste opposition par un clan à notre marche vers la liberté et sauver, puisqu’il s’agit bien d’un sauvetage, la Patrie.

Enfin, la J.U.D.A demande au Gouvernement de SAMA de garantir le respect des droits de l’homme notamment le droit à l’intégrité physique et morale ainsi que le droit à l’information de tous les Togolais en ce moment de confusion entretenue à dessein et de faire lever immédiatement la mesure interdisant toute manifestation au Togo, car elle est contraire à la liberté d’expression garantie par la constitution.

Fait à Lomé le 08 février 2005

Pour la Coordination
Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI

mercredi 5 janvier 2005

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: Atteintes à la démocratie

Atteintes à la démocratie : candidature du Général BOZIZE et rejet de 7 autres candidatures par la cour constitutionnelle.


La situation politique actuelle en République Centrafricaine appelle la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) à faire la mise au point suivante à l’endroit de l’opinion internationale et africaine :

La candidature de l’ex-putschiste, le Général François BOZIZE aux élections présidentielles de février 2005, est un parjure de sa parole de militaire donnée à sa prise du pouvoir en Centrafrique. La J.U.D.A estime que cette candidature n’est que la traduction de la volonté du Général François BOZIZE de s’accrocher au pouvoir pour ne pas perdre les privilèges mirobolants liés à la fonction de chef d’Etat en Afrique.

La J.U.D.A attire l’attention de tous sur les conséquences imprévisibles du comportement indigne, irresponsable et dépourvu de toute sagesse politique du Général François BOZIZE.

La J.U.D.A demande expressément au Général BOZIZE de se retirer de la course à la magistrature suprême car la démocratie est incompatible avec l’uniforme kaki.

Elle condamne sans réserve, le rejet de la candidature des 7 autres leaders politiques engagés dans la course à la magistrature suprême en Centrafrique. Cette décision prise par la Cour Constitutionnelle Centrafricaine est inique, injuste et hautement politicienne car en réalité, elle exprime la volonté personnelle et égotiste du Général François BOZIZE.

Dans cette optique, la J.U.D.A exige la dissolution immédiate de cette cour constitutionnelle et la mise sur pied d’une nouvelle cour intègre et capable de proclamer les résultats reflétant la volonté générale du peuple centrafricain.

Il est aussi impérieux de réintégrer dans la compétition à la magistrature suprême en République Centrafricaine, toutes les victimes de la dangereuse délibération de la cour constitutionnelle actuellement en place. Ceci, dans le souci de permettre au peuple centrafricain de choisir librement son dirigeant et d’éviter un conflit inutile, gravement attentatoire aux droits humains et à la démocratie en RCA. Le continent africain n’a pas besoin d’une Côte d’Ivoire bis.

La J.U.D.A rappelle au Général François BOZIZE devant « la communauté internationale » et africaine qu’il sera tenu pour responsable par la jeunesse africaine de tout acte préjudiciable à l’esprit d’unité nationale et la paix auxquels la RCA aspire profondément après de crises successives inutiles.

Elle demande à toute « la communauté internationale » et particulièrement à l’Union Africaine de prendre ses responsabilités et d’apporter au peuple centrafricain son soutien indéfectible en vue de contraindre le Général BOZIZE à retirer sa candidature pour organiser des élections justes, transparentes et équitables au lieu de se borner à des déclarations et autres appels aux effets inexistants.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique appelle vivement le peuple centrafricain dans son ensemble et sa jeunesse en particulier à se mettre debout et unie pour défendre sans faille la République.

Par la même, elle exhorte les mouvements et associations de promotion de la démocratie et de défense des droits de l’Homme à ne pas se laisser intimider ni distraire par un homme qui cherche à se légitimer manifestement par un hold up électoral car ils ont le soutien de tous les Africains épris de liberté, de justice et de paix.

Fait à Lomé le 05 janvier 2005

Pour la J.U.D.A
Le Président,

Benjamin NALIALI

mardi 23 novembre 2004

Désinformation criminelle au Togo.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) a appris par voie de presse, la mort de dizaines de personnes lors de la marche dite de réjouissance, de soutien et de remerciements au chef de l’Etat, le samedi 21 novembre dernier. Le drame survenu, avons-nous appris, provenait d’une bousculade à l’entrée de la résidence de Lomé, domicile privé du chef de l’Etat togolais.

La J.U.D.A très affectée, présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

A travers ce communiqué, elle voudrait attirer l’attention des autorités togolaises et en particulier du chef de l’Etat sur les motifs surabondants et inopérants de telles manifestations organisées sur de pures désinformations. Car, à travers son communiqué du 15 novembre 2004, l’Union Européenne n’a dit de façon expresse la normalisation effective de sa coopération avec le Togo.

La J.U.D.A estime qu’il s’agit tout simplement d’une reprise en gestation des relations entre le Togo et l’Union Européenne ; relations qui ne seront totalement renouées qu’après la restauration de la démocratie qui passe par la reprise effective du dialogue avec l’opposition assortie d’élections législatives libres et transparentes. Dès lors, il est prématuré de voir des manifestations de joie doublées d’allégresse orchestrées et savamment entretenues par les pouvoirs publics. Il serait plus salutaire et plus encourageant de voir les autorités togolaises faire preuve de plus de volonté et s’engager résolument dans l’exécution des engagements pris vis-à-vis de l’UE en vue de la normalisation de la vie politique et de la relance économique togolaise souhaitées par tous.

La J.U.D.A rappelle aux manifestants que de telles réjouissances manquent de cause réelle et sérieuse car les autorités togolaises n’ont amorcé que l’exécution des conditions fixées par l’UE depuis plus d’une décennie pour la reprise de sa coopération avec le Togo. Dès lors, il n’y a aucun miracle à célébrer de la part des dirigeants togolais.

Vu la tragédie qui s’est produite lors des manifestations, la J.U.D.A partage la position des autorités d’ouvrir des enquêtes afin de déterminer les causes, cependant elle demande la participation de la société civile notamment des Associations de promotion et de défense des droits de l’Homme à la commission chargée de mener lesdites enquêtes en vue d’éclairer l’opinion nationale et internationale et de sanctionner les coupables ainsi identifiés.

Enfin, la J.U.D.A invite la jeunesse togolaise à une prise de conscience en vue de s’engager résolument dans la construction d’une société réellement démocratique, source de progrès et de bonheur pour tous.

Fait à Lomé, le 23 novembre 2004

Pour la J.U.D.A

Le Président,
Benjamin NALIALI

jeudi 18 novembre 2004

J.U.D.A: Une nouvelle organisation de jeunesse au Togo


Placée sous le thème : " Jeunesse et culture démocratique dans l’Union et la diversité pour une Afrique meilleure ", la réunion d’information de la toute jeune association dénommée Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) s'est tenue le 13 Novembre dernier à l’Institut Saint Paul de Lomé.

Cette rencontre, aux dires de ses organisateurs, visait à porter à la connaissance de l’opinion Togolaise, Africaine et Internationale l’existence, mieux, la création de la J.U.D.A, ses objectifs et ses moyens d’actions.

Dans son allocution de bienvenue, le Président de la J.U.D.A Benjamin NALIALI, Ivoirien de Nationalité a remercié tous ceux qui se sont déplacés sur l’Institut Saint Paul, essentiellement les représentants des organes de presse à qui il a demandé de poursuivre sans relâche le noble métier d’ informer l’opinion malgré les difficultés de toute sorte dont ils sont l’objet.
Avant de situer l’assistance sur les justes motifs de la réunion, M. NALIALI a rendu un vibrant hommage aux Associations de promotion et de défense des Droits de l’Homme qui, selon lui, sont restées toujours debout pour accomplir leur noble et exaltante mission, ce malgré les terrains épineux au service d’une Afrique en recul vertigineux en matière de protection des Droits et libertés fondamentales.

Pour le Président de la J.U.D.A, son association est née d’une prise de conscience d’une partie de la jeunesse Africaine qui souhaite apporter sa modeste contribution pour mettre fin aux dérives et dérapages observés dans la gestion du continent et qui obstruent son développement. Faisant l’état des lieux, il a précisé que malgré l’effort salutaire dans certains Etats africains dans l’amélioration des conditions de vie des peuples, la dégradation des conditions a atteint son point culminant dans d’autres pays. Ainsi selon lui, le bilan est collectivement négatif et l’échec globalement patent puisque, à observer objectivement les choses , on note une baisse constante du niveau de vie du peuple Africain.

Dans son discours, le président a souligné que l’économie Africaine, sabotée, faute de moyens techniques appropriés pour exploiter les richesses du continent, souffre aussi de sérieux maux à savoir les détournements de deniers publics et la corruption. Il a dénoncé la dette africaine qui est de plus en plus exorbitante, lourde voire insupportable pour les générations à venir.

Sur le plan démocratique, le premier responsable de la J.U.D.A a noté que la démocratie est dénaturée en Afrique à cause des intrigues politiciennes qui font souffrir et dysfonctionner les institutions dans les pays africains, que les constitutions et autres textes fondamentaux ne répondent plus aux aspirations de la volonté générale car taillés sur mesure aux rois qui dirigent nos quasi – Etats, que les violations des droits de l’homme sont de plus en plus massives et constantes que les libertés publiques sont de moins en moins respectés. Il n’a pas manqué de souligner aussi que les questions identitaires sont de plus en plus meurtrières et que l’addition vient corser avec la prolifération des armes avec son cortège de rébellions.

Sur le plan éducatif, M. NALIALI affirme que le bilan est catastrophique. L’éducation est sabotée à cause de l’inadéquation parfaite entre la formation et les besoins de l’Afrique. Il note aussi l’affaiblissement des intellectuels africains faute de cadre adéquat. Alors a-t-il souligné qu’il est irresponsable voir suicidaire pour la jeunesse de rester inerte et voir mourir notre patrimoine commun qu’est l’Afrique. C’est dans ce cadre que semble t-il dire, la J.U.D.A est née. Ses objectifs sont entre autre : d’œuvrer pour l’émancipation politique de la jeunesse et de la femme Africaine, de promouvoir les vertus de la démocratie, d’œuvrer pour la promotion et la protection des droit de l’homme et le respect des lois fondamentales régulièrement élaborées ainsi que des institutions républicaines, de lutter pour l’annulation totale de la dette Africaine… Pour réaliser ses objectifs, la J.U.D.A qui se veut un cadre de réflexion et d’action pour une nouvelle Afrique, se propose de constituer un réseau à travers le continent en vue de mener des campagnes de sensibilisation sur les vertus de la démocratie, sur la promotion et le respect des droits de l’Homme, la divulgation et la popularisation de la charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, de l’Acte Constitutif de l’UA en les expliquant si possible en langues autochtones aux populations ne maîtrisant pas la langue de Molière ou autre.

La J.U.D.A entend faire la promotion et l’explication du respect des droits de l’Homme par des projections de films et diapositives dans tout les pays ou elle sera implantée.

Après un débat très riche avec la presse et l’assistance , une déclaration à l’endroit de la jeunesse togolaise et de la jeunesse africaine a été lue par le Secrétaire Général de la J.U.D.A Rodrigue KPOGLI. Dans cette déclaration, la J.U.D.A a lancé un appel aux valeureuses masses laborieuses du TOGO à persévérer dans l’effort de construction d’un Togo aux lendemains certains où les règles démocratiques seront le fondement même de l’Etat. La J.U.D.A déplore le fait que la crise socio-politique que traverse le Togo ait fait disparaître la morale et l’éthique, ce qui a favorisé des intrigues, la concussion le clientélisme, la quête effrénée du gain facile dont la résurgence est préjudiciable à l’avenir du pays.

A la jeunesse Togolaise, le mouvement des Jeunes panafricains lui a demandée dans un appel pressant à se mettre debout et unie pour s’affranchir des contingences sous lesquelles elle croupit ; ceci dans l’unique dessein d’être le fer de lance des générations actuelles et futures.

Les jeunes de la J.U.D.A, affirmant que seule la démocratie constitue le socle d’une paix durable et d’un développement harmonieux, ont dans un appel solennel demandé à tous les acteurs politiques togolais de faire preuve de volonté, de courage voire de témérité pour créer un cadre propice au débat d’idées. La force des arguments aux service de la Nation toute entière doit primer sur les arguments de la force, ont- il déclaré. Ils ont plaidé en faveur d’un dialogue franc et sincère entre les politiques togolais et leur ont demandé de montrer leur bonne volonté de délivrer le peuple togolais de l’otage économique en mettant effectivement en œuvre les 22 engagements pris par le gouvernement.

Dans leur déclaration, les jeunes ont lancé un appel dans le sens de la normalisation de la vie politique dans tous les Etats en crise armée car ont- ils dit l’Afrique a besoin plus que jamais de quiétude et de paix. Pour ce faire la J.U.D.A appelle les responsables politiques du continent à renforcer les bases de leur Etat respectif avec une culture de démocratie, de civisme et de citoyenneté fondée sur la reconnaissance et le respect des Droits et libertés de tous. Ils n’ont pas manqué de lancer un appel qu’ils qualifient de cri de détresse pour l’apaisement et pour que cessent les violations systématiques des droits et libertés des populations en Côte d’Ivoire ainsi que pour le retour à la table de négociation.

Ils en appellent également à tous les Chefs d’Etat et de gouvernement du continent à s’engager résolument dans la promotion et la protection des droit de l’homme ainsi que des règles démocratiques en commencent par l’organisation d’élection libre et transparente et par une répartition juste et équitable des richesses nationales en vue de préserver les peuples des conflits inutiles qui compromettent leur avenir et le développement même de l’Afrique.

Soulignons enfin que la J.U.D.A a mis en garde les forces néocoloniales dans leurs agissements en Afrique car, selon le Secrétaire Général de la J.U.D.A, il faut que ces forces obscures se rendent compte de l’émergence d’une nouvelle génération d’Africains qui ne veut plus supporter les bras croisés le cynisme et la tartuferie de certains Etats occidentaux notamment la France qui, prétextant sauvegarder ses intérêts en Afrique, cautionne sans aucun égard aux peuples, les dictatures qui les oppriment. Donc pour endiguer ce néocolonialisme ambiant en Afrique, la J.U.D.A exhorte et convie la Jeunesse Africaine au rassemblement dans un sursaut patriotique en vue de soutenir les initiatives du NEPAD, de l’Union Africaine... qui sont le gage d’un réel décollage économique et de la renaissance africaine.
Togoforum

vendredi 27 août 2004

Pillage de la succursale de la BCEAO à Khorogo : La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) par un communiqué de presse,se prononce.


COMMUNIQUE DE PRESSE

Par les médias, nous apprenons que dans la nuit du 6 au 7 août 2004, la succursale de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) implantée à Khorogo (République de Côte d’Ivoire) aujourd’hui sous contrôle de la rébellion rebaptisée Forces Nouvelles, a été pillée de fond en comble. Le montant du butin emporté reste à l’heure actuelle inconnu.

Cet agissement, le deuxième après le vol caractérisé de Bouaké commis par les mêmes rebelles, est indigne, malsain et dégradant. Surtout si l’on se réfère aux prétentions ayant milité en faveur de la prise des armes contre le pouvoir en place ; qui faut- il le rappeler consiste à combattre l’injustice et l’iniquité sociales. Bref, les rebelles se disaient porteurs des valeurs démocratiques irréfutables.

Aujourd’hui, force est de constater que les soi-disant démocrates et patriotes ne sont autres que des véritables cambrioleurs. L’acte que les rebelles dits Forces Nouvelles viennent de poser n’est rien d’autre que du banditisme et de la délinquance primaire. On peut se demander alors comment peut – on confier la gestion d’une République à des individus dépourvus de toute moralité et de tout bon sens qui, d’ores et déjà cambriolent les institutions financières implantées dans les zones sous leur contrôle. Nous nous demandons tout simplement combien de banques et autres institutions financières résisteront à la kleptomanie mieux, à la kleptocratie qu’ils établiront en Côte d’Ivoire s’ils parvenaient à conquérir le pouvoir d’Etat.

On peut affirmer sans guère se tromper qu’avec les rebelles au pouvoir, c’est l’effondrement total de l’économie ivoirienne ; ce qui à ne pas perdre de vue, réduira sa jeunesse à la mendicité.
Hier, c’était la succursale de Bouaké, aujourd’hui celle de Khorogo, demain ce sera le braquage systématique des valeureuses masses laborieuses de la Côte d’Ivoire. De toute évidence, la rébellion aujourd’hui est confrontée aux réalités du terrain.

Ces pillages sont de purs vols à main armée opérés par des individus qu’on avait qualifiés, même dans certaines capitales occidentales, de défenseurs d’un certain nombre de valeurs républicaines.

Pour notre part, de tels comportements indignes, malsains et rétrogrades sont des signes patents portant atteinte à l’application réelle et effective des Accords d’Accra III y compris même les Accords de Marcoussis que les rebelles ne cessent de chanter à longueur de journée.

Nous lançons un appel pressant aux divers acteurs politiques de la sous région ouest africaine à condamner sans réserve ces agissements impropres qui non seulement mettent à mal l’économie de la Côte d’Ivoire mais également affectent dangereusement l’intégration économique de notre sous région.

Au regard de cette malhonnêteté intellectuelle, on peut se demander de savoir si le limogeage des ministres issus des rangs des cambrioleurs n’était-il pas fondé ? Car confier des responsabilités étatiques à ces messieurs, équivaut à saborder les institutions républicaines et fouler aux pieds l’élite ivoirienne.

Il est l’heure d’appeler les Forces Nouvelles à déposer les armes et travailler sérieusement pour la réconciliation nationale puisqu’ils sont arrivés au terminus de leurs objectifs. Car nous sommes inquiets qu’après le pillage des institutions financières dans les zones sous leur contrôle, ils n’entament le trafic de leurs propres concitoyens ; la vente de leurs propres frères ; c’est-à-dire un autre esclavage.

C’est le lieu de saluer le patriotisme et le courage de la jeunesse ivoirienne, qui fait montre d’une grande maturité politique depuis le déclenchement de la crise. Elle prouve par là, l’émergence d’une génération nouvelle d’Africains qui veut mettre fin au néocolonialisme qui perdure et affranchir l’Afrique toute entière de la tutelle politico- économique sous laquelle elle croupit depuis plusieurs décennies avec la complicité passive ou active de certains Africains aux goûts immodérés dans leurs ambitions égoïstes.

La J.U.D.A exhorte ici et maintenant la jeunesse ivoirienne à rester unie et solidaire autour des valeurs républicaines dans un esprit de tolérance et de convivialité. Car de la capacité de la jeunesse africaine à se rassembler autour des idéaux de démocratie, dépendent les lendemains meilleurs de notre chère Afrique.

Fait à Lomé, le 27 août 2004
Pour la J.U.D.A
Le Président,

Benjamin NALIALI

• La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A), un mouvement de Jeunes Africains ayant pris conscience de l’échec collectif dans la construction d’une Afrique unie, solidaire et démocratiquement stable, entend apporter sa modeste contribution pour l’enracinement de la démocratie sur notre cher continent.

Inquiète des déviances démocratiques et autres violations massives et systématiques des droits de l’Homme auxquelles se livrent un certain nombre de régimes africains pilotés par des réseaux obscurs néocoloniaux, la J.U.D.A se veut un cadre de réflexion et d’actions en vue de sortir l’Afrique et ses peuples de la clochardisation.