mercredi 25 mai 2011
lundi 23 mai 2011
Le triomphe de l'orgueil le plus idiot, l'orgueil de l'ignorant!
La situation qui est la nôtre doit nous pousser à apprendre à dépasser les larmes. Si les larmes et les jérémiades étaient la solution, l'homme noir aurait été libéré depuis. Lorsqu'il s'est retrouvé dans les chaînes et dans les cales des négriers, l'homme noir a pleuré, gémi et supplié. En vain. Donc, retrouvons-nous et agissons de façon organisée. Il n'y aura pas de salut si nous continuons de simplement pleurer nos leaders tués, capturés, déportés, humiliés ou retournés.
Le fait est que trop d'africains - émus, énervés ou animés de bonnes intentions - veulent affronter nos problèmes sans véritablement les cerner. Les bonnes intentions et la nervosité sont à saluer mais elles sont inopérantes ici. Ce que nous avons en face de nous est d'une taille que beaucoup n'imaginent même pas encore. Et les faiblesses que nous traînons sont telles qu'il nous faut une guérison collective à travers l'accès à une formation alternative. Mais beaucoup d'africains ne veulent pas passer par cette étape de la formation alternative. Beaucoup refusent d'intégrer des organisations qui forment et qui outillent. Alors même que cette formation constitue une dotation d'équipements pour le combat et pour la reconstruction de l'Afrique sur le roc de sa civilisation, en adéquation avec ses besoins. Autant dire que nous sommes condamnés. Car, sans formation, pas de mission. Cette mission est difficile, il faut le dire tout net.
Cependant, au-delà du caractère ardu de la mission; ce qui fait peur à de nombreux d'africains, au-delà de l'ignorance crasse qui suscite l'indifférence de beaucoup d'autres face à la situation de l'Afrique, il y a cet esprit de "que vas-tu m'apprendre?", cet esprit de "je n'ai rien à apprendre de toi, africain" qui conduit pas mal d'entre nous à refuser toute formation et donc à opter pour faire échouer, de facto, toute entreprise collective. C'est le triomphe de l'orgueil le plus idiot, l'orgueil de l'ignorant, l'orgueil suicidaire.
Dans la même veine, nous n'admettons que rarement parmi nous des têtes qui veulent dépasser. Il faut détruire tout début de leadership. "Nous sommes en démocratie, donc personne ne doit imposer aux autres ses idées fussent-elles justes et adaptées au problème" dit-on! "Vous jouez au dictateur en essayant de pousser les autres à rejoindre une entreprise collective" dit-on aussi. On établit ainsi donc dans nos rangs, la dispersion et un désordre organisé. Or, ceux qui nous combattent ont établi eux des autorités.Ils ont établi des autorités dont les points de vue font école et qui justement parce qu'élevées au rang d'autorités font des décisions, obtiennent l'adhésion de leurs peuples ou des milieux qualifiés par la contrainte ou le mensonge. Mais elles sont des autorités, donc ça passe. Elles conduisent des opérations sur le terrain et elles gagnent parce qu'elles ont structuré leur oeuvre.
Si nous avons toujours perdu et perdrons encore, ça n'est pas seulement parce que nos agresseurs sont toujours plus forts que nous. Nos échecs sont aussi, et essentiellement peut-être, dûs à nos énormes faiblesses qui se déclinent en nos tares ainsi qu'en notre incapacité de concevoir une riposte organisée qui, une fois déployée nous mettra définitivement à l'abri de toute menace future. C'est dire combien notre avenir est sombre. Ceci signifie logiquement que nous n'avons pas peur de l'histoire. Nous sommes insouciants face aux dangers qui nous ont déjà atteints et qui nous atteindront demain, tellement nos faiblesses nous exposent.
Lorsqu'un peuple n'a pas peur de l'Histoire, c'est qu'il a décidé de ne pas vivre. Son choix s'est donc porté sur la mort et la disparition. A cet effet, les candidats à l'aide au suicide ne peuvent pas manquer. Si les africains décident de ne pas avoir peur de l'Histoire, eh bien, ils seront aidés à mourir. C'est ce que font l'Occident et tous les autres pays dits émergents: conduire l'Afrique à sa dernière demeure!
23 mai 2011
Komla KPOGLI
vendredi 20 mai 2011
NIGERIA: Comment la France a-t-elle monté un conflit religieux?
Et ça continue au Nigeria. Pendant que le nombre de morts s'alourdit, une (ir)responsable de HRW (une ONG à obédience pétrolifère) pour l'Afrique de l'Ouest, Corinne Dufka dit: "les élections sont considérées dans le pays et à l'étranger parmi les plus honnêtes dans l'histoire du Nigeria mais elles sont aussi parmi les plus meurtrières". Election honnête mais meurtrière! Election honnête mais meurtrière au Nigeria, dit Human Right Watch. En somme une élection propre mais comme les Nigerians n'aiment pas la vérité (des urnes), ils s'entretuent. Il n'y a pas eu fraudes en faveur de G. Jonathan, le chien de guerre de la France, des USA, de Londres et de leur machin ONU en Afrique de l'Ouest. Encore une fois, on réduit tout à un conflit ethnique ou entre Nord (musulman) et Sud (chrétien).
D'où est partie cette histoire de conflit religieux au Nigeria pour expliquer toute violence politique qui s'y déroule? 1960,Nnamdi Azikwe fait entrer Elf (France) dans les champs pétolifères et gaziers du pays détenus fermement par Londres, Washington et la Hollande. 1966, coup d'état organisé par Londres et Washington en faveur de Yakubu Gowon qui éjecta Elf. De Gaulle en rage, pointa le complot anglo-saxon contre la France. il chargea le SDECE (actuel DGSE) de piloter la riposte depuis la base militaire française au Gabon. 1967, le général Ojokwu annonce l'autonomie du Biafra, le rejet de l'idée par les populations de cette région, avec la France derrière (en quelque sorte, République autonome de Biafra de France). Le Biafra abrite les plus riches champs pétrolifères.
Elf (France) va organiser une campagne d'explication de ce qui se passe au Nigeria en disant que les militaires musulmans pourchassent les militaires chrétiens. Ceux-ci ont donc besoin de se protéger et de se réfugier quelque part. Cet endroit est la république Biafra créée et défendue par la France qui défend ainsi "la démocratie" et la foi chrétienne contre le tyran musulman Yakubu Gowon.
Les anglo-saxons disent non. La guerre éclate avec d'un côté la France et sa marionnette Ojokwu d'une part et Londres-Washington et leur guignol Gowon de l'autre. La France fit des ponts aériens depuis Libreville et Abidjan pour armer le Biafra contre le gouvernement central. Derrière les sacs de riz Kouchner avec MSF livrèrent aussi des tonnes d'armes. La guerre fut atroce. Kouchner et MSF avaient pour mission de mobiliser des ressources en jouant sur les atrocités et en parlant de génocide au Biafra. Kouchner, sac à dos sur les épaules versa des larmes devant les caméras. Grâce à cette tactique et des moyens supplémentaires mobilisés, la guerre dura 3ans et démi. Bilan: 2 millions de morts et des milliers mutilés à vie.
Elf (France) et les compagnies anglo-saxonnes et hollandaises parviennent finalement à un accord sur le partage du pétrole du Nigeria le 12 janvier 1970 à l'hôtel Crillon, place de la Concorde à Paris. La guerre prit fin. Mais régulièrement, on ressort l'idée de Musulmans contre Chrétiens au Nigeria pour expliquer tout ce qui s'y passe. Voilà!
Komla KPOGLI
jeudi 19 mai 2011
Côte d'Ivoire: la fausse solution de la réconciliation.
Alassane Ouattara appelle à une réconciliation en Côte d'Ivoire. Pourquoi c'est une injure?
mardi 10 mai 2011
lundi 9 mai 2011
SI NOUS NE SOMMES PAS CAPABLES DE LIBERER L'AFRIQUE, NE FAISONS PAS D'ENFANTS
Discussion avec le public lors de la conférence du 16 septembre 2010 à Lausanne.
jeudi 5 mai 2011
Affaire des quotas en Equipe de France: ces gladiateurs noirs méritent le prix de leur indignité.
A tous les africains qui déplorent qu'on veut expulser de l'équipe de France les joueurs Noirs.
Il y a des africains qui s'indignent du discours au sein de la Fédération Française de Football contre les Noirs de l'équipe de France. Pourquoi s'indigner?
Ces footballeurs noirs de l'équipe de France, on a beau leur signifier qu'ils ne sont pas français, ils ne cessent pourtant de pleurnicher de n'avoir pas été sélectionnés pour porter le maillot tricolore. On a beau les insulter, ils continuent pourtant de lécher les bottes de leurs maîtres et celles des maîtres de leurs ancêtres. On a beau maltraiter leurs "frères de couleur" en France, les jeter en méditerranée pour contenir "l'immigration clandestine", les parquer dans des ghettos, les traiter de « racailles » à nettoyer au Karcher, leur attribuer des « odeurs et du bruit » eux pourtant ne cessent de s’afficher en français plus français que les Gaulois, assimilés jusqu’à la moelle, riches et coupés de leur peuple qui sans doute leur inspire la honte. On a beau soutenir des dictateurs contre leur peuple d’origine et la France pour laquelle ils se battent a beau piller, dévaliser, affamer, humilier et meurtrir les populations desquelles ils sont issus, ils n’en ont rien à foutre ; eux, ils se disent français et considèrent ce qu’ils appellent souvent « ces gens-là » en Afrique comme des malheureux auxquels il faut offrir des miettes de dons pour mieux entretenir leur image par la communication par humanitaire. Jamais, il ne leur vient ou viendra à l’esprit de lever le petit doigt, ni d’utiliser leur position pour dire leur colère contre des hommes politiques, des journalistes, des philosophes, des artistes… ouvertement racistes qui passent leur journée à discriminer et à insulter leurs congénères. Dans leur petit confort de gladiateurs des temps modernes nourris pour gagner des combats pour le maître, ils n’hésitent pas à prendre parfois sa défense en prétextant qu’ils n’ont pas de « mission politique ». Etrange conception de la politique donc ! Leur devoir se résume ainsi : ne jamais utiliser leur tête, mais leurs pieds.
Eux-mêmes ne sont conscients de rien et ne veulent d'ailleurs pas l'être, si ce n'est que de l’argent qu’ils gagnent. Ils ne savent pas comment fonctionnent la France et ses élites intellectuelles. Aussi longtemps que ces footballeurs ne consacreront - ne serait-ce qu'une minute de leur précieux temps- pour étudier le pays pour lequel ils se battent en ayant en mémoire la récompense des "tirailleurs sénégalais" et celle qu’a eu, par exemple, l’académicien français Senghor, grand serviteur de la France inhumé au Sénégal, ils subiront toujours ce qu'ils méritent. Car, en réalité un esclave qui se bat et mouille le maillot pour la gloire de son maître ne mérite que mépris et injure. Il en est de même pour les guignols africains qui se disant « dirigeants africains » se précipitent partout où le besoin se fait sentir pour défendre, bec et ongles, les intérêts des maîtres au détriment des populations africaines. Leur plus récente oeuvre s'est déroulée à Nice où ils s'étaient présentés tous en tristes chevaliers à la recherche de l'adoubement du petit maître, Sarkozy.
Comme si leurs pays d'origine ne méritent ni leurs talents, ni de médailles, encore moins de grandeur –tout au moins en sport- ces footballeurs ont choisi de vendre leur âme au plus offrant et récoltent ainsi le prix de leur indignité. Quand ils gagnent de médailles, ils sont des héros français, mais quand ils perdent, il faut les lapider, les vouer aux gémonies, leur rappeler leur origine ou les vendre comme Chicken George aux temps de l'esclavage. Voilà ce qu'ils méritent: le mépris! Puisse cet ènième épisode qui vient s'ajouter à celui connu en Afrique du Sud, une partie du continent où leurs frères et sœurs ont payé et continuent de payer le prix du racisme le plus violent, leur ouvrir les yeux enfin.
Komla KPOGLI
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