samedi 17 octobre 2009
La jeunesse togolaise et la lutte pour la démocratie. Où en est-on? Débat sur radio Nostalgie-Lomé.
Invités: Sésérékoua AYEVA (ATLMC), Justin YIDI (NDPD), Eric FIOKLOU (Sud Solidarité), Rodrigue KPOGLI (J.U.D.A).
Première partie:
Deuxième partie:
Rodrigue KPOGLI, invité du journal de la Radio Nostalgie.
lundi 12 octobre 2009
Tout ça pour ça?
Jusqu'à quand va durer ce spectacle humiliant et suicidaire qui consiste à sortir massivement les Africains pour acclamer, danser et chanter pour leurs bourreaux et tous ceux qui profitent d'eux? Quand est-ce que les Africains comprendront que les vieux groupes électrogènes, les vieux livres, les vieux ordinateurs ...qu'on leur offre contre la danse devant les caméras étrangères ne sont pas des dons mais une forme déguisée de leur trouver un dépotoir? Les guignols africains eux sont dans leur rôle, celui de perpétuer l'œuvre coloniale de la démolition de la société africaine. Il revient aux peuples de prendre leurs responsabilités.
samedi 10 octobre 2009
Bon anniversaire Président GBAGBO
mardi 29 septembre 2009
La J.U.D.A dénonce le massacre en Guinée et demande la démission de Dadis.
samedi 19 septembre 2009
"La France et les USA ont semé le crime et le chaos au Togo" Rodrigue KPOGLI
Rodrigue KPOGLI : Qui évoque le temps ? Personnellement, nous n’avons entendu personne évoquer le temps dans le cadre de cette présidentielle. Au contraire, on sent un certain enthousiasme au sein des différents états-majors politiques. Des candidats se sont manifestés depuis un bon moment. Des calculs politiciens et carriéristes sont effectués à longueur de journée : ceux qui ont collaboré clament la fin de leur contrat avec le diable et se déclarent plus opposants que jamais et ceux qui ont légitimé Faure Gnassingbé et refusant pourtant d’aller jusqu’au bout durcissent le ton pour mieux taper dans l’œil de l’électorat. Des organisations associatives avides d’argent ou ailes marchantes de partis politiques sont à pied d’œuvre. Donc, tout ce monde semble plutôt marcher dans le calendrier de cette dynamique électoraliste. Ils ont leur raison de marcher dans ce tunnel qui les conduit à une destination qu’ils ignorent visiblement eux-mêmes. Kolani a été de toutes les CENI qui ont proclamé les victoires frauduleuses du père Gnassingbé et du RPT depuis les années 1998. Il était de la partie en 2005 lorsque le fils a été imposé. Il faut dire que cet homme s’est accoutumé aux bidouillages de la CENI au Togo. Plus que tout, le fait que Kolani ait accepté sa nomination nuiteuse en l’absence des autres composantes qui ignoraient avoir affaire à des voleurs pour qui la nuit est le complice le plus efficace, est le signe de son raffinement moral. Son impartialité se trouve donc dans les conditions de sa nomination par le RPT.
Lynx.info : Dans un cahier touffu de reformes que constitue l’APG, le critère d’illigibilté aura été la grande victoire de l’opposition. Beaucoup disent que l’opposition porte les germes de sa faiblesse…
jeudi 3 septembre 2009
Le fils Bongo hérite du contrat de métayage de son feu père Omar Bongo.
A la veille de ce cirque électoral, quelques hypocrites et cyniques drapés de leurs toges de journalistes, faisant semblant d’ignorer que le choix d’Ali Bongo était un acquis, demandaient à leur douce France de rester neutre dans le processus électoral au Gabon. Certains, doublement cyniques, à travers des articles clairement ambigus, faisaient semblant d’appeler la France à soutenir la démocratie dans ce pays. Toutes ces proclamations et exhortations visaient à se donner bonne conscience et à clamer au moment opportun que seuls les Gabonais ont choisi de monarchiser leur pays alors que la France y a été impartiale ou qu’elle y a même soutenu la démocratie. Dans le même temps, on n’a cessé d’écrire, de dire, images à l’appui qu’Ali Bongo est « le favori pour diverses raisons » de ce scrutin. Cette incessante affirmation qui, en réalité, était la décision définitive de l’Elysée et de ses alliés multinationales, a fini par énerver Pierre Manboundou qui dans une sorte de rugissement de tigre édenté, a assené le 19 août 2009 à Sylvain Attal de France24 que « Ali Bongo n’est favori de personne ici au Gabon. Il faut que cela soit clair. Il est peut-être favori pour France24 mais pas pour les Gabonais». Jolie mise au point. Mais, Monsieur Manboundou, les jeux étaient faits depuis longtemps à l’Elysée et ailleurs sans le consentement des Gabonais, d’ailleurs décretés « immatures pour la démocratie » à l’instar des Congolais, des Camerounais, des Togolais, des Burkinabé, des Tchadiens…
Aujourd’hui, après le Congo où Sassou Nguesso est reconduit tranquillement au pouvoir, le Niger où Mamadou Tandja a défait les fragiles institutions les unes après les autres, Total, Areva, Bolloré et les vautours mafiafricains viennent de réaliser la succession dynastique au Gabon comme hier, au Togo. Pour arriver à leurs fins, ces vampires ont gonflé le corps électoral porté à 820.000 électeurs sur une population réelle d’environ 1,3 millions. Ils ont ensuite utilisé tout le pouvoir financier que leur a procuré le long règne du pion Bongo Ondimba qui a pris la peine de préparer soigneusement et patiemment sa succession. Ils ont utilisé l’armée avec la complicité du 6è BIMA et de la base aérienne française pour terroriser les patriotes en agissant sur les leviers de la répression et des intimidations. Ils ont fait recours à l’usuelle pratique du bourrage d’urnes. Ils ont aussi et surtout utilisé les médias nationaux et internationaux pour faire l’idée que quoiqu’il se passe, Ali Bongo était le favori, malgré les contestations dont il est l’objet dans le pays y compris jusque dans le parti de son père, le PDG (Parti démocratique Gabonais) dont le bilan est plutôt catastrophique malgré l’énormité des richesses de cette partie de la terre africaine. Malgré les 41 ans de Bongo, voilà que les Gabonais en redemandent. Tout ceci pour faire passer les Noirs pour des grands enfants inconscients ou des bêtes insensibles à la douleur et qui « votent » pour leurs propres bourreaux.
Dans cette conquête qui n’en est pas une dans les faits, tous les réseaux ont été mobilisés pour avaliser le fils à papa au sommet du pays. Change-t-on une équipe qui fait gagner ses propriétaires et parrains? Evidemment pas ! Robert Bourgi, « le Monsieur Afrique » de Sarkozy a d’ailleurs parié sur le fils Bongo. Cela veut tout dire !
Omar Bongo Ondimba, en bon pion français a passé toute sa vie à financer les partis politiques en France de l’extrême gauche à l’extrême droite au point de trouver inutile voire dangereux de bâtir un centre de santé digne de ce nom pour ses propres besoins et ceux de son clan dans son pays natal. Lui, Omar qui a tout donné à la France, n’avait pas supporté l’ingratitude de celle-ci. Et, pour sanctionner les révélations de ses turpitudes financières et l’étalage de ses biens mal acquis en France, Omar Bongo est parti mourir en Espagne. Aller mourir non pas en France, mais ailleurs était le châtiment le plus infâme qu’en digne fils, le nano-président a estimé infliger à son mentor. Quel intérêt ont-ils, tous ceux-là qui ont volé, appauvri les Gabonais et financé leurs outils politiques ou se sont enrichis de rompre le cycle ? Aucun ! Et la meilleure façon de s’assurer que les richesses de cette partie de l’Afrique restent leur propriété exclusive, c’est de confier le contrat de métayage du père au fils.
Tous les Africains sont interpellés par la dérive monarchique en œuvre aujourd’hui en Afrique. Les réactions doivent être fortes et radicales. Car, de la façon dont un peuple, dans son entièreté se comporte face aux affronts et déstabilisations qu’il subit dépend leur perpétuation ou non. Le peuple noir ne peut pas et ne doit pas continuer à être l’oiseau qu’on plume pour couvrir les autres. A force de se laisser plumer, nous finirons tous nus. De tout temps, l’Afrique a servi et nourri les autres et pas les Africains eux-mêmes. La concurrence liée aux enjeux du monde d’aujourd’hui va de toute évidence aggraver la situation de l’Afrique. C’est là que le peuple noir doit sortir de ses gongs et travailler pour mettre hors d’état de nuire tous les guignols qui, au terme d’incessants viols, sont faits « gouvernants » avec comme cahier de charges de continuer l’œuvre coloniale de la démolition de la société africaine. Ce combat ne sera pas de tout repos. Il sera périlleux, mais c’est le nécessaire et unique chemin pour le peuple noir d’espérer guérir les douleurs à lui infligées par la complicité de certains de ses propres fils aliénés et kleptocrates s’offrant, en plus de leur incapacité, des vacances dont les frais d’hôtel uniquement vont de 655 millions CFA (Paul Biya en France) pour les uns à 750 millions CFA pour les autres (Abdoulaye Wade en Suisse et en France).
samedi 8 août 2009
APPEL A MANIFESTER
La ville de Fribourg a été choisie pour cette manifestation suite à la détention depuis plus d’une semaine d’un requérant d’asile d’origine togolaise, membre de la CCSI (Centre de contact suisse.sses immigré.es SOS Racisme), combattant des libertés et des droits humains vivant depuis son entrée légalement autorisée par les autorités suisses.
Programme de la manifestation :
- Jeudi 13 juillet 18 h 00 rassemblement à la Place Python.
Contacts et informations supplémentaires : 0041 (0) 78 622 96 38
0041 (0) 76 542 79 18
samedi 1 août 2009
Les Togolais abandonnés sous les eaux.
01 août 2009
Rodrigue KPOGLI
Web. http://lajuda.blogspot.com/
Il y a exactement un an, nous publions un texte sur les inondations[1] qui sévissaient au Togo. Cette année encore, les populations togolaises se sont retrouvées sinistrées par les mêmes intempéries. Les pouvoirs publics eux sont totalement absents. Comme toujours ! Mieux, ils sont indifférents du sort de ces malheureux qui depuis bientôt un mois, ont les pieds dans l’eau avec tous les risques d’une épidémie cholérique qui ferait des dégâts incommensurables dans ce pays où le secteur de la santé est lui-même chroniquement « tuberculosé ».
Cette situation révoltante est la preuve qu’en Afrique et spécifiquement au Togo, il n’y a pas de gouvernants qui s’occupent de notre peuple.
Contredisant les affirmations[2] selon lesquelles « les autorités ont procédé à l’évacuation des habitants des zones sinistrées, au pompage grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers et à la distribution de vivres » un reportage daté du 29 juillet de la Télévision Togolaise – outil de propagande des Gnassingbé et du RPT – montre comment les Togolais sont abandonnés à eux-mêmes. Livrés aux flaques et aux étangs, tout ce que ces populations appauvries peuvent faire, c’est de se « débrouiller » puis se confier au travers de la prière à un « Dieu miséricordieux » qui, connaissant certainement leur situation, n’a pourtant pas empêché le ciel de leur tomber dessus.
Est-ce là, la solution ? Absolument pas. Mais dans l’urgence et abandonné, que faire si ce n’est se servir de ce qu’on a sous la main. C’est justement ce que font les Togolais actuellement. Mais une fois l’urgence passée, il faudra réfléchir sur le long terme et définir des solutions durables à ce problème d’inondation qui cycliquement livre en mondovision l’impuissance d’un pouvoir quinquagénaire dont la spécialité est de réprimer, de tuer ou de corrompre tout esprit insoumis et de voler systématiquement tout ce qui lui passe sous la main.
L’année dernière, à l’improviste et pour se donner une image d’une puissance publique au diapason du peuple togolais qu’il ne cesse pourtant de violer, le gouvernement togolais dirigé alors par le rétrogradé Komla Mally affirmait dans un communiqué : «devant une évolution climatique qui impose une nouvelle approche d’analyse des phénomènes atmosphériques, le gouvernement a décidé de mettre à la disposition de la météorologie nationale et des stations de mesure réparties sur le territoire, des services techniques, des centres de recherches impliqués dans la dynamique du climat, les moyens nécessaires pour se doter d’outils modernes de prévision ». Visiblement, c’était du bluff. Qui pouvait d'ailleurs croire en ces propos? Et la situation actuelle en est la preuve la plus palpable.
Le peuple togolais, il faut l’avouer, est naufragé par un pouvoir incapable de poser les premières pierres des infrastructures qui conditionnent le progrès socio-économique d’un pays. Mieux, les rudiments et les anciennes réalisations de la colonisation et celles de l’éphémère gouvernement de Sylvanus Olympio vont à-vau-l’eau.
Au vu du mépris total qui accompagne l’impuissance avouée du pouvoir togolais à faire face aux moindres ennuis du peuple, il faut réfléchir et travailler avec intensité sur une future équipe de sauvetage qui pourra « sauver » ce peuple tyrannisé de père en fils avec la bénédiction des forces extérieures. La question de l’urbanisme au Togo doit être revue dans sa globalité. L’armée doit avoir en son sein un corps de génie capable de porter secours aux populations au moment opportun. Les outils d’alerte météorologique doivent être opérationnels en permanence pour prévenir et évacuer les populations quand il le faut.
[1] http://lajuda.blogspot.com/2008/08/aprs-le-carnaval-linondation.html
[2] http://www.republicoftogo.com/central.php?o=6&s=2300&d=3&i=4033

