dimanche 10 décembre 2017

Conversation sur la situation politique au Togo.



"L'entourage de certains leaders politiques considère toute tentative de prise de contact patriote comme une attaque contre leurs position et influence, empêchant ainsi l'émergence de nouvelles idées ou le renforcement de celles qui existent déjà." Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA
LE 8 DÉCEMBRE 2017, KOMLA KPOGLI, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU MOLTRA A CONVERSÉ AVEC QUELQUES AMI.E.S SUR FACEBOOK CONCERNANT LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE TOGOLAISE. VOICI UN EXTRAIT DE LA CONVERSATION. BONNE LECTURE ET BON DIMANCHE.
‪Simple Homme‪ : Vu la détermination du peuple togolais pour aboutir à l'alternance et la résistance du pouvoir comptant sur l'armée. Que peut-on nous attendre comme résultat concret à la fin du dialogue ?‬
Komla KPOGLI : Merci pour votre question, Simple Homme.‬
‪Posons le principe simple qui est le suivant: On ne dialogue pas avec une tyrannie qui est par essence, la négation des droits fondamentaux d'un peuple. La tyrannie appelle donc la révolution, et non le dialogue ou la négociation. Par conséquent, c'est la désillusion qui attend celles et ceux qui espèrent affaiblir la nuisance de la tyrannie en allant négocier avec elle. Par ailleurs, l'expérience a déjà montré au Togo que dialoguer avec le RPT c'est lui offrir le temps de se refaire une santé et revenir encore plus fort après qu'il ait subi de fortes contestations populaires.‬

‪John Paul Klegbe‪ : Pourquoi on veut faire du dialogue avec ceux qui sont antidialogue? Si ça va se faire, nos leaders allons considérer le peuple selon la prise de décision qui ira en avantage du peuple?‬
Komla KPOGLI : Bonsoir compatriote, John Paul Klegbe.‬
‪Je vais essayer de répondre à votre question car je ne suis pas sûr de l'avoir comprise totalement. Si ma réponse ne vous satisfait pas, n'hésitez pas à me relancer.‬
‪Le dialogue n'est pas le moyen approprié pour combattre une tyrannie. Le seul outil à mobiliser face à ce type de régime, c'est les masses populaires qu'un leadership doit mobiliser, former et lancer dans un mouvement révolutionnaire avec une planification stratégique adaptable en fonction des difficultés présentes et futures. Notre peuple au Togo montre depuis des années et des années, et particulièrement depuis le 19 août dernier qu'il est prêt à lutter jusqu'au bout. C'est donc une erreur, voire une faute historique et stratégique grave que de vouloir le pousser à ce dialogue. Il faut donc dire que ce fameux dialogue n'est pas dans l'intérêt de notre peuple. Manifestement, il y a donc des visées politiques que des partis politiques aimeraient atteindre, à moindre frais selon leur point de vue. Or, cette voie est celle qui va coûter le plus cher aux africains du territoire du Togo. Raison pour laquelle, il faut dire NON à ça et continuer la mobilisation et surtout l'organisation des masses populaires mobilisées.‬

‪Aziati Rene Yawo‪ : Combien de dialogue vous allez faire avec le RPT dans ce pays?
Komla KPOGLI : Merci compatriote Aziati Rene Yawo. Vous avez parfaitement raison. Le dialogue n'est pas un outil adapté pour combattre une tyrannie. Il faut plutôt renforcer les capacités insurrectionnelles et opérationnelles des togolaises et togolais partout au lieu de couper l'élan actuel par la coure vers un dialogue illusoire. C'est le rôle d'un leadership visionnaire et imprégné de l'histoire de savoir sur quel levier s'appuyer pour redonner au peuple son pouvoir de décision perdu. Si ce leadership croit pouvoir offrir la liberté au peuple par des voies de raccourcis, soit il se trompe lourdement car il est naïf; soit il a un autre agenda.
‪Aziati Rene Yawo‪ : Dialogue pour entrer encore dans un autre 50 ans ou bien son depart en 2025 ? Réponse svp‬.
‪Komla KPOGLI : Aziati Rene Yawo, Notre peuple s'inscrit dans l'histoire: la fin immédiate de la tyrannie.‬
‪Daté G. Timothèe Touglo‪ : Est ce que ce dialogue peut apporter la solution à cette crise qui secoue le Togo ?
‪Komla KPOGLI : Clairement non, compatriote Daté G. Timothèe Touglo. La tyrannie appelle la révolution et non le dialogue. C'est une des lois les plus fermes de l'Histoire.‬
Didier Gabiam‪ : Quels sont les mesures que l'opposition pense à prendre dans les jours avenir ?uniquement que les marches?‬

Komla KPOGLI :‪ Compatriote Didier Gabiam, bonsoir! L'opposition institutionnelle continuera probablement à appeler aux marches. Mais toute la question est marcher vers où? Dekon ou la Plage? Ces endroits ne signifient rien stratégiquement. D'ailleurs dans la vie réelle et dans l'imagerie collective, Dekon c'est l'endroit où le sexe s'achète et la Plage c'est un lieu de recréation. Ces deux endroits sont donc les plus mal indiqués pour revendiquer la libération de notre pays. D'où l'urgence pour les masses populaires mobilisées de s'auto-organiser pour imposer à l'opposition institutionnelle une autre logique.‬
‪Koami Agbedemegbe‪ : Comme l opposition n a pas les mêmes capacités que le pouvoir qui a annoncé le dialogue pour décourager les manifestants ce ne serait pas mieux de jouer à leurs jeux pour que quand le dialogue échoue tout le monde se trouvera devant le fait accompli pour faire partir définitivement ce régime?‬
‪Komla KPOGLI : On n'a pas besoin de passer par cette étape. L'histoire a déjà donné raison aux africains du Togo qui ont supporté ce régime odieux et criminel depuis plus de 50 ans maintenant.‬
Vous avez tort, compatriote, Koami Agbedemegbe, de dire que l'opposition n'a pas les mêmes moyens que le pouvoir. Si vous réduisez l'opposition au RPT aux partis d'opposition institutionnelle, vous auriez raison. Mais c'est là une vision erronée de la réalité, car c'est le peuple togolais qui est l'Opposition et donc il n'y a aucun corps d'un peuple qui ait plus de moyens que lui. Particulièrement en matière de combat pour la liberté.‬

‪Abdel Aziz Akondo‪ : Quel était l'objectif de la visite de nos chef de l'opposition en France. ?
‪Komla KPOGLI: Abdel Aziz Akondo Bonsoir! Officiellement, c'était pour rencontrer Alpha Condé qui rendait compte directement à l'Elysée, c'est-à-dire à Emmanuel Macron. Cette situation montre clairement que la colonisation continue. Mais, au-delà de cet aspect des choses, il faut dire que les "chefs de l'opposition" voulaient montrer par là qu'ils ne sont pas hostiles à la France. Ce qui est totalement inutile. Puisque la lutte de libération n'a pas besoin de donner des garanties à la puissance coloniale ou tutélaire. Cette lutte doit s'affirmer. Henry Kissinger, un des défenseurs les plus puissants de l'impérialisme americano-européen disait qu'un peuple n'a d'identité qu'en combattant férocement la domination étrangère.‬
‪Abdel Aziz Akondo‪ : Et a l'heure actuelle, quelle est la position de l'ancien ministre BODJONA, j'ai cru entendre qu'on la fait appel au présidence. J'ignore si l'info était fiable‬.

‪Komla KPOGLI : Abdel Aziz Akondo, nous ignorons nous aussi la position de Monsieur Bodjona qui, il ne faut pas l'oublier est celui qui a oeuvré de manière impressionnante pour placer et renforcer Gnassingbé 2 au pouvoir. La rupture entre Bodjona et son ami Faure Gnassingbé n'est pas le fait d'une prise de conscience, ni d'une évolution intellectuelle, idéologique ou morale de Bodjona. Il ne faut jamais oublier cette réalité.‬
‪ceci étant rappelé, il faut simplement dire aux africains du Togo qu'ils ne doivent pas rêver qu'il aura des Sauveurs ou des Libérateurs qui lui tomberaient du ciel. Cela n'existe pas dans la vie réelle. Par conséquent, les africains du Togo doivent continuer leur lutte, en misant sur leurs capacités d'organisation, de planification et de solidité face à la violence qui est le dernier refuge de la tyrannie cinquantenaire qu'ils ont en face d'eux.‬

‪Cerveau Esprit‪ Il semble qu'en coulisse le régime prépare le référendum?‬
‪Si oui, comment comptez-vous faire?‬

‪Komla KPOGLI :‪ Compatriote Cerveau Esprit, bonsoir! ‬
‪La logique du régime RPT c'est de valider sa pérennité par des fraudes électorales répétées et de jouer la partie la plus violente de l'armée contre le peuple volé et qui revendique son pouvoir. Il est donc clair que le RPT dit et va dire qu'il ne peut y avoir une modification constitutionnelle dans le pays sans passer par la voie référendaire. Et le RPT est et sera suivi par des légalistes à tout crin qui feront semblant d'oublier ce qu'est le fondement du conflit historique entre le RPT et le peuple africain du Togo. ‬
‪Voilà pourquoi, le leadership doit s'affranchir de toute cette discussion constitutionnelle piégieuse pour imposer la voie révolutionnaire de notre peuple. Notre peuple a, comme tous les peuples sur terre, le droit de mettre fin au régime qui le dirige. Au Togo, ce droit est encore plus manifeste étant donné que le régime RPT est fondé sur le crime et continue de vivre du crime.‬ 

‪Kossi Mawunyo Christian Amenouvi‪ Merci beaucoup‬.
‪Komla KPOGLI :‪ Merci à vous, compatriote d'être là.‬
Ive Tchao‪ : Où en est-on avec la mobilisation de la diaspora ?

Komla KPOGLI : Bonsoir compatriote Ive Tchao.‬
‪Les togolaises et togolais vivant à l'étranger appelés Diaspora, continuent de se mobiliser. Il y a toujours des manifestations un peu partout, malgré que nous entrons dans la période du grand froid dans les pays européens et américains maintenant.‬
‪Notre souhait le plus vif est que, au-delà des mobilisations, les togolaises et togolais de l'étranger se structurent et s'organisent pour devenir une force d'influence décisive sur le processus de libération en cours. Par cette structuration et cette organisation, ces togolais mobiliseront les moyens de manière plus efficace et les orienteront vers le pays de manière décisive car ils seront coordonnés.
‪Ive Tchao‪ : MERCI, NOS ENCOURAGEMENTS. Notre pays doit être libéré cette fois-ci‬.

‪Komla KPOGLI : Ive Tchao, Tout dépend de comment le leadership conçoit la chose et de comment il oriente les masses populaires qui montrent très clairement qu'elles sont en mesure de payer le prix de leur libération.‬
‪Eli Kavegue :‪ Que pensez-vous du dialogue ?‬
‬Komla KPOGLI: Compatriote Eli Kavegue, disons encore une fois que le dialogue est une arme que sortent régulièrement les tyrans pour casser l'opposition populaire qui se dresse contre eux. Les tyrans, en sortant cette arme, visent à gagner du temps et à redéployer leur pouvoir. La contestation doit absolument éviter de leur donner cette chance.
‪Fatima Kekangui‪ : Hummmm Togo comment on va faire ? Si l'armée continue de jouer un tel rôle ?‬
‪Komla KPOGLI : Bonsoir compatriote Fatima Kekangui !!! ‬
‪Il y a dans tout pays une puissance au-dessus de l'armée ou de tout autre corps institutionnel en apparence invincible: c'est le peuple mobilisé, organisé et orienté par un leadership visionnaire et stratège. Quand un tel peuple se met debout, il agit comme un tsunami. Il ravage tout sur son passage. Bien sûr, il perd de ses enfants. Le sang coule. Mais, ceci est le prix que tous les peuples paient quand ils sont confrontés à une prise d'otage par certains de leurs enfants atteints d'avarice et de folie coloniale en faveur de l'étranger. Après la victoire, ses peuples récompensent ses filles et fils morts pour la Patrie en attribuant leurs noms aux routes, aux rues, aux jardins, aux boulevards, aux cinémas, aux aéroports, aux hôpitaux, aux écoles, aux universités...Ainsi, ces martyrs deviennent des immortels. C'est dire donc que l'armée togolaise qui, il faut le rappeler, ne soutient pas dans sa totalité le tyran et sa bande, fera un changement d'alliance dès lors qu'elle verra que l'organisation populaire remplit les conditions d'un renversement du rapport des forces en sa faveur.‬

‪Eli Kevegue : Et si en faisant dialogue les manifestations se poursuivent ?
Komla KPOGLI :‪ Eli Kavegue Quand un peuple veut se libérer, il n'a pas besoin de faire tout ce circuit. Il va droit au but, de telle sorte que si la tyrannie ne cède pas, il ne restera comme voie de sortie au tyran que son écrasement par le peuple ou la voie négociée pour se rendre à l'aéroport et fuir le pays. En dehors de ceci, tout le reste équivaut à des tentatives de fuite en avant. Même en fuyant à toute vitesse en avant, la réalité du combat libérateur rattrape toujours le peuple. Vaut mieux l'affronter ici et maintenant.
‪Bella Honkou‪ : Quelles sont les qualités d'un bon leader d'opinion?‬
Komla KPOGLI :‪ Bonsoir, chère Bella Honkou. Si je resserre votre question en la concentrant uniquement sur le cas du Togo, un bon leader doit avoir comme qualités essentielles: la vision historique, la capacité de mettre sur papier une stratégie, la capacité de choisir des moyens adéquats pour combattre la tyrannie, la capacité de cibler au plus près les buts et les cibles à atteindre, la capacité de planifier et de conduire la planification, et enfin la patience de savoir que la lutte est et va être longue.‬
‪Luc Essenou‪ : Est-ce que ce dialogue vaut la peine tant que nous savons qu'il y avait eu 20 dialogues déjà sans issus‬.
‪Komla KPOGLI :‪ Bonsoir, compatriote Luc Essenou, c'est une perte de temps qui ne va profiter qu'au régime. Le passé a déjà résolu cette question.‬
‪Luc Essenou‪ : Mr6 mon boss‬. La lutte continue‬
Komla KPOGLI :‪ Luc Essenou, Elle doit continuer mais avec une réorientation stratégique et une planification qui va avec. Sinon, les buts visés par le peuple africain du Togo ne seront pas atteints ou ils seront détournés. Il faut absolument éviter d'en arriver là.‬
‪Eli Kavegue‪ : Svp Mr kpogli vs êtes en contact avec nos leaders politiques??‬
‪Komla KPOGLI :‪ Eli Kavegue, nous avons fait ce que nous pouvons pour être en contact avec eux. A la vérité, c'est OUI et NON.‬
‪Eli Kavegue‪ : Mais juste pour vous dire de s'approcher d'eux pour l'initiative.‬
‪Komla KPOGLI :‪ Eli Kavegue, A la condition aussi que leurs entourages ne voient pas en toutes les intelligences et bonnes volontés appelées par le devoir patriote qui veulent apporter leurs contributions comme une attaque contre leurs position et influence. Et qu'eux-mêmes, "les leaders politiques", recherchent les esprits lucides et combatifs depuis des années et des années.‬

samedi 2 décembre 2017

TIKEN JAH FAKOLY OU LE FAUX RASTA ANTIFRANCAFRICAIN.

PENDANT QUE TIKEN JAH FAKOLY SERRAIT LA MAIN DES CRIMINELS, ALPHA BLONDY HONORAIT LA MEMOIRE DE FRANCOIS MITTERRAND. 







Cet homme s'est décrédibilisé gravement ou il s'est enfin révélé au grand public qu'il a réussi à berner durant toutes ces années en s'autoproclamant un combattant de la françafrique. En rendant visite à l'assassin Ouattara surtout à la veille d'un 11 mai, date anniversaire de la mort de Bob Marley, ce rasta prouve qu'il est superficiel et que les textes qu'il chante sont juste une stratégie pour être dans l'air du temps. Aussi, ces textes ne sont destinés qu'à surfer sur la vague de désespoir et de colère en Afrique et dans sa diaspora afin de vendre du disque. Tiken jah Fakoly montre aujourd'hui qu'il est sans profondeur et qu'il cernait mal de quoi il parlait dans ses chansons. 

Ne pas voir en Ouattara, Soro et Cie boostés par l'armée française et l'ONU, la manifestation de la françafrique relève d'une totale cécité intellectuelle. Qui sont ces rasta (Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly) qui veulent que le peuple noir se réconcilie avec le colonialisme? Qui sont-ils ces rasta? Ont-ils pigé un seul mot de l'esprit rasta? Que savent-ils de Babylone? Au sortir de cette audience, voilà que le rasta n'a même pas eu un mot pour des milliers de morts et des millions de familles endeuillées et psychologiquement atteintes. Réconciliation de quoi? Pour quoi faire? Avec qui? Sur la base de quelle vérité? 

Tiken Jah Fakoly montre ici même qu'il est un rasta pipeau, sans profondeur ni élévation spirituelle car, il semble ignorer que Ouattara est un criminel multirécidiviste qui, du FMI à la tête de la Côte d'Ivoire, a tué des millions d'africains via les programmes d'ajustement structurels, l'endettement, et aussi par des armes. Ne pas comprendre cela quand on est artiste de cette carrure est tout simplement pitoyable. Ceci révèle également l'état mental de certains de ceux qui prétendent conduire le peuple noir à son salut. 

Et pendant que Tiken Jah Fakoly allait serrer la main à Monsieur La Mort installée dans le territoire de Côte d'Ivoire, l'autre rasta, Alpha Blondy, le pourfendeur de la présence de l'armée française en Afrique va chanter pour les 30 ans de l'avènement de François Mitterrand au pouvoir en France. Alors même que le passage de Mitterrand à l'Elysée n'a rien apporté à l'Afrique. Au contraire! L'assassinat de Sankara était parmi ses forfaits tout comme le génocide au Rwanda. C'est donc peu dire que l'Afrique est malade aussi de ses rasta.

Le chemin est encore long. 

Komla KPOGLI

mercredi 22 novembre 2017

UN CRIMINEL DE GUERRE APPELE TONY BLAIR AU SECOURS D'UN AUTRE CRIMINEL APPELE FAURE GNASSINGBE

Il n'y a qu'en Afrique, et particulièrement au Togo, qu'un menteur professionnel et criminel de guerre appelé Tony Blair vomi par une grande majorité des populations de son pays, la Grande-Bretagne, peut être vanté et exhibé comme un trophée. Faure Gnassingbé, lui-même criminel multirécidiviste contre les africains du Togo croit ainsi mystifier les gens et jouer sur leur ignorance pour faire croire qu'il est un homme important en compagnie d'un autre homme important. Or, ici, l'adage qui dit que qui s'assemblent se ressemblent se vérifie parfaitement: Blair et Gnassingbé 2, deux criminels qui s'assemblent. Plus de 1000 morts en 2005 et cela continue jusqu'à présent pour le deuxième, alors que le premier a déclenché des guerres dont celle contre l'Irak sur un gros mensonge avec son autre ami criminel appelé Georges W. Bush. Des centaines de milliers de morts en Irak et destruction totale du pays où sévissent actuellement des groupes terroristes alors que les compagnies britanniques et américaines, en premier lieu, pillent le pétrole allègrement.

Le criminel de guerre Tony Blair qui se pavane impunément dans le monde pour soi-disant parler de démocratie ou de développement, comme son ami Bush et quelques autres criminels de même acabit, Bill Clinton (USA), Obama (USA), Hillary Clinton (USA), Sarkozy (France), José Maria Aznar (Espagne) et leurs amis de l'Etat d'Israël pour ne citer que ceux-là, n'a aucun crédit. Certes, tous ces gentilshommes ont un pouvoir de nuisance, car ils disposent de larges réseaux d'influence et défendent les intérêts des multinationales puissantes qui les protègent en retour. Mais ces gars-là n'ont aucun crédit moral. C'est pourquoi Faure Gnassingbé, contrairement à ce qu'il veut faire croire à l'opinion, ne doit recevoir que mépris et ricanement lorsqu'il s'affiche avec de tels gnomes. «Le monde doit avoir conscience qu’il y a un terroriste dans ce monde et son nom est Tony Blair»,voilà ce que disait Sarah O’Connor, la soeur d’un soldat britannique tué en Irak en 2005, à la parution d'un rapport (Rapport John Chilcot du 6 juillet 2016) sur la guerre en Irak.
Alors, exhiber un terroriste, Tony Blair, comme un trophée de guerre aux yeux des masses populaires révoltées du Togo et qui demandent à Gnassingbé 2 de quitter le pouvoir qu'il occupe illégitimement et illégalement, est une opération de communication bidon, ridicule et complètement inféconde.

Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA, 20 novembre 2017

lundi 20 novembre 2017

Révolution complète et pas un dialogue de plus.

Le peuple africain du territoire du Togo ne se révolte pas et ne mobilise pas depuis l'assassinat de Sylvanus Olympio en 1963 pour que chaque fois, on lui dise de dialoguer avec les préfets locaux négro-africains, parfaits remplaçants du gouvernement colonial. 
Les africains du Togo ne se font pas réprimer et massacrer depuis lors pour, sans cesse, voir rallonger la vie de cette tyrannie monarchique de type colonial par le biais de fameux dialogues.

Notre peuple veut la fin de ce régime qui continue l'entreprise coloniale de la démolition de la société africaine entamée depuis 3000 ans par les Hyksos qui avaient conquis et dominé férocement l'Egypte pharaonique négro-africaine d'où les Noirs furent finalement chassés et dispersés. Notre peuple au Togo veut reprendre en main la possession de son territoire pour y bâtir un véritable Etat fondé sur les valeurs africaines décolonisées. Pour aboutir à ceci, le peuple africain du Togo veut une REVOLUTION COMPLETE et PAS UN DIALOGUE, UN DE PLUS avec le tyran et sa bande de criminels aux petites têtes. Dans ces conditions, les dirigeants du soulèvement actuel doivent faire deux choses:

1. renforcer les capacités insurrectionnelles et opérationnelles des masses populaires soulevées sur la base d'une planification stratégique. 

2. réorienter les marches populaires vers des cibles bien précises incarnant le pouvoir après avoir pris le soin très rapidement de travailler sur l'organisation et la structuration du mouvement qui est en cours.
 
Si les dirigeants de la contestation en cours n'ont pas les compétences et la vision pour ces activités, il leur faut demander en toute humilité de l'aide ou qu'ils acceptent les propositions d'aide qu'on leur adresse dans ce sens. C'est dans l'intérêt du peuple africain du Togo.

Notre peuple réalise et se rend de plus en plus compte que sa Libération a et aura un prix. Il faut lui donner les moyens de diminuer ce prix qui est impossible à supprimer. Mieux vaut une fin effroyable qu'un effroi sans fin.

Ce travail là doit être fait ici et maintenant, en lieu et place d'un nième dialogue qui ne va que légitimer davantage la tyrannie et la renforcer.


Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA

samedi 4 novembre 2017

De l’urgence d’une planification stratégique et d’une organisation repensée de soulèvement populaire en cours au Togo.

Quand on voit le niveau auquel le système RPT a mis la barre de la violence, on ne peut pas ne pas engager très très rapidement la réflexion stratégique et la planification stratégique appuyée de manière ferme par une organisation entièrement repensée de la contestation populaire, si on ne l'a pas fait jusqu'ici. Aucun observateur sérieux n’est surpris de la réaction et des manoeuvres du système RPT. Aussi, serait-il une erreur stratégique majeure que de considérer le congrès du RPT tenu à Tsévié le week-end dernier et les décisions qu’il a annoncé comme quelque chose d'insignifiant voire de ridicule. Le RPT déroule son plan clairement et ceci dans une logique du fait accompli dans un cadre soi-disant légal qu'il entend opposer au mouvement populaire le moment venu. Ce n'est pas anodin. Il faut contrecarrer tout ceci très rapidement et nous avons les moyens adéquats pour ce faire. Il faut être capable d’identifier ces moyens et les mobiliser convenablement.

A cet effet, la stratégie du mouvement populaire en cours dans le territoire africain du Togo doit être redéfinie à partir de l'idée que la colonne vertébrale de la tyrannie bâtie au Togo depuis 1963 et soutenue directement de l'extérieur par un certain nombre de pays occidentaux et dits émergents est constituée du commandement militaro-policier et de quelques richissimes hommes dit d'affaires. Ces hommes dits d'affaires, véritables mafieux locaux franc-maçons relaient des capitalistes étrangers pour qui ils sont des garçons de courses sur le plan local. Le principal terrain de jeu de ce trio - Commandement militaro-policier + Richissimes hommes dits d'affaires franc-maçons + Capitalistes étrangers - (CRC) est le port autonome de Lomé, le seul port en eau profonde de la côte ouest-africaine, véritable nid des trafics les plus insoupçonnables en direction de l'ensemble de la région. Si les stratèges du mouvement populaire ne définissent pas un plan de travail méthodique vis-à-vis de ce trio magique, alors ils n'ont pas encore commencé leur travail. Car, c’est autour de cette réalité que doit se faire le travail de renforcement des capacités insurrectionnelles de notre peuple.

Face à la tyrannie héréditaire des Gnassingbé soutenue de l'intérieur par une mafia locale et de l'extérieur par une pègre internationale affairiste, il n'y a de place ni au doute ni à la tiédeur. Fermeté, Mobilisation et surtout Organisation sous un leadership visionnaire capable de concevoir, au-delà de l’invention des slogans galvanisateurs et des adjectifs qualificatifs du régime, une planification stratégique de la marche populaire vers la libération du pays: voilà les maîtres mots de la période. Le peuple africain du Togo est face à son destin. Il doit assumer son devoir patriotique et organiser la Révolution avec deux objectifs en tête: 1) démolir la tyrannie héréditaire qui a pris le pays en otage depuis longtemps; 2) reconstruire le pays sur de nouvelles bases. 
Il nous faut une nouvelle Constituante pour doter le pays libéré d'une nouvelle constitution qui ne soit plus le copier-coller de la Constitution française, mais une Constitution qui traduit véritablement notre histoire, notre culture, nos valeurs, nos aspirations, une nouvelle organisation de l'Etat nouveau en tant que peuple africain.

La mise en place d’une Constituante intelligente et foncièrement patriote évitera aux africains du Togo de faire comme tant d’autres peuples déçus des lendemains de leur soulèvement populaire ayant abouti à renverser l’autorité présidentielle qui incarne le système sans que celui-ci soit touché dans son fondement. Ces peuples déçus ont voulu emprunter une voie facile et écourter les sacrifices que demande le parcours douloureux menant de la domination coloniale à la renaissance. L’un des derniers peuples vivant des lendemains qui chantent d’une insurrection populaire c’est le peuple africain du Burkina Faso. Celui-ci n’a pas su, malgré l’héritage révolutionnaire de Sankara, rejeter les pressions qui lui venaient de partout afin que des élections sans un changement réel adviennent tout de suite après la fuite du clan Compaoré. Oubliant qu’on ne bâtit pas le changement sur du pourri ou du frelaté, nos compatriotes du Burkina Faso ont fait des élections et se sont retrouvés dans une alternance dans la continuité du système qu’ils ont cru avoir déraciné. 

En attendant cela, il nous faut nous rendre à l'évidence que si, au-delà des manifestations publiques aussi bien dans "la diaspora" qu'à l'intérieur du pays , nous ne travaillons pas très rapidement, de manière structurée sur les questions d'organisation et de stratégie sur le moyen et long termes, alors notre oeuvre court le risque de rester superficielle et nous risquons très fortement de ne pas atteindre le double objectif visé par le peuple africain du Togo et cité ci-dessus: 1) renverser le système dynastique de type colonial ancré au Togo depuis 54 ans maintenant; 2) Engager la reconstruction du Togo sur le roc des valeurs africaines revissées dans un cadre africain reconquis par les africains et mis au service des africains.

Partout, il faut qu'émerge, au-delà des manifestations de rues, un leadership capable de se servir de l'enthousiasme de la mobilisation actuelle pour structurer localement les togolaises et togolais, les organiser, les former et les orienter durablement vers l'action libératrice sur le temps long.


Komla KPOGLI, Secrétaire général du MOLTRA, 04 novembre 2017

vendredi 27 octobre 2017

Les bons conseils des Occidentaux aux africains qui luttent contre les tyrans

J'ai fouillé toute l'historiographie des Occidentaux qui "conseillent" aux africains d'une manière général, et ces jours-ci aux togolais de dialoguer avec le tyran. Je n'ai vu, à aucun moment, eux-mêmes dialoguer avec les rois et les gouvernements tyranniques qu'ils ont eus dans leur histoire. Ils ont plutôt coupé la tête à tous les rois après avoir fait de la Résistance et des révolutions. Ceux qui sont tombés au nom de la Liberté sont des héros et des rues, des aéroports, des écoles, des places publiques, des places, des chants portent leur nom à jamais. Ces martyrs sont des Libérateurs et des Résistants qu'on loue et enseigne dans les écoles. Des livres, des films, des chansons, des pièces de théâtre leur sont dédiés. Jamais les européens et leurs cousins d'Amérique n'ont fait de concession aux dictateurs qui se sont élevés dans leur pays. Alors, pourquoi nous demandent-ils, à nous autres africains, "négros" comme ils nous appellent, d'aller serrer la main aux diables qu'ils soutiennent sur nos terres? Nous avons la réponse, mais nous la dirons pas.
Les africains doivent bien réfléchir avant de suivre les très bons "conseils" des gens qui nous ont tellement aimés qu'ils nous ont esclavagisé et colonisé et qui nous aiment tellement qu'ils nous imposent des satrapes qu'on ne doit pas affronter et renverser car cela provoquerait des morts. Tout le monde sait que quand les "Noirs" meurent ou se font massacrer, les "Blancs" se mettent en deuil et mettent leurs drapeaux en berne. N'est-ce pas? 
A la vérité, si les occidentaux prescrivent et imposent en Afrique des solutions qu’ils n’ont jamais pratiqué eux-mêmes, c’est parce qu'ils considèrent les africains depuis le philosophe allemand Hegel comme des tribus sans histoire et sans civilisation et qui, comme Sarkozy l’a dit, ne sont pas assez entrées dans l’histoire. Pour ces prescripteurs de ce dialogue de la mort, les africains sont et doivent rester des portefaix et des garçons de courses surchargés de matières premières au service de leur race dite supérieur. Sinon comment comprendre que les occidentaux puissent demander à un peuple en lutte pour sa libération de dialoguer avec son bourreau? Le peuple du territoire africain du Togo doit purement et simplement refuser ce "conseil" qui n’est rien d’autre qu’un piège qui va se refermer sur lui. Nous avons dialogué pendant toutes ces années avec le père et à son décès nous avons eu le fils. Si nous continuons à écouter ces conseils, nous aurons bientôt le fils du fils. Notre peuple doit assumer son destin. C’est tout!


Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA, 26 octobre 2017


mardi 3 octobre 2017

DE L'URGENCE D'UNE REVOLUTION AU TOGO POUR LA RENAISSANCE DU PAYS

Notre pays, le Togo doit entamer son mouvement de reconstruction et de modernisation fondé sur le roc de nos valeurs négro-africaines revisitées. Pour cela, nous n'avons pas besoin d'une réforme de la monarchie despotique héréditaire de type colonial qui le régente depuis plus de 50 ans maintenant. Nous avons impérieusement besoin de déraciner ce système qui plonge ses racines véritables dans les deux périodes les plus sombres de l'histoire de notre continent: L'Esclavage (razzias négrières transatlantiques) et la Colonisation. On ne réforme pas la servitude. On la détruit. Pour que la Liberté naisse et grandisse, les chaînes doivent tomber et disparaître sans aucun protocole.


Pour que ce soulèvement populaire soit une réussite, nous avons besoin de nous mobiliser massivement, de nous organiser sérieusement autour d'un leadership qui conjugue vision, planification stratégique et courage à toute épreuve. Nous avons besoin de faire preuve d'une gestion intelligente de nos énergies dans cette phase historique afin de les canaliser pour asséner le coup mortel au système au moment opportun. 
La jeunesse togolaise doit se constituer en un avant-garde révolutionnaire et s'organiser ici et maintenant dans le but d'assumer cette responsabilité historique à laquelle elle n'échappera pas. Il n'y a pas de Liberté sans LIBERATION et il n'y pas de libération sans LIBERATEURS. Là où une Opposition institutionnelle titubante, hésitante et en panne sèche d'inventivité voudra se limiter à réclamer une réforme du système colonial, la jeunesse togolaise formée , informée et disciplinée doit prendre ses responsabilités et aller à la racine du Mal. Le sang libérateur qui doit couler pour que le territoire africain du Togo entame sa renaissance a commencé à couler. Avant d'atteindre le but, du sang coulera encore car on n'abat pas une tyrannie coloniale par les lamentations, les larmes, les prières et des mots d'indignation incessante. L'action libératrice est la clé: l'unique clé qui ouvre les portes d'un avenir différent et meilleur, surtout pour les générations futures, car souvent les libérateurs, s'il en reste après de durs combats, ne vivent pas assez longtemps pour moissonner les graines qu'ils ont pris la peine de semer. Seuls les destins exceptionnels moissonnent ce qu'ils ont semé durant la lutte. Mais les martyrs de la révolution vivent toujours puisqu'ils inscrivent à jamais leur nom dans le grand livre des héros immortels qui ont été jusqu'à donner leur vie afin que vive le pays de leurs ancêtres et de leurs descendants. Ils prendront le nom des avenues, des rues, des écoles, des aéroports, des places, des écoles, des universités, des marchés, des hôpitaux, des gares...à construire. Ils vivront ainsi éternellement.

Un césarisme dynastique de type colonial n'appelle pas la réforme. La tyrannie appelle la révolution qui doit nous conduire à la mise en place d'une Constituante mandatée pour rédiger une nouvelle Constitution pour le Togo nouveau en tenant compte exclusivement de notre histoire en tant qu'africains, de notre vision du monde et de nos valeurs africaines. Mais cette révolution ne peut être laissée au hasard des circonstances. Pour que le soulèvement populaire contre Cesar aboutisse, il faut qu'elle soit préparée et conduite, avec une jeunesse consciente de son devoir devant l'histoire et qui se soit débarrassé de la peur, des demi-mesures et de l'euphorie euphorisante. 

Komla Kpogli, S-G du MOLTRA
02 octobre 2017

mardi 19 septembre 2017

Le retour à la Constitution de 1992 sauvera-t-il le Togo des Gnassingbé et du système RPT ?

UN RETOUR A LA CONSTITUTION DE 1992 ELOIGNERAIT-IL LE TOGO D'UNE FRAUDE SUPPLEMENTAIRE EN FAVEUR D'UN AUTRE GNASSINGBE QUI SURGIRAIT OU D’UN COUP DE FORCE SUPPLEMENTAIRE EN FAVEUR D'UN CAÏD DU RPT QUI GOUVERNERAIT LE PAYS EN FAVEUR DES GNASSINGBE ET LEURS ALLIES?

Le débat réformiste et constitutionnel avec le RPT patronné par la monarchie dynastique des Gnassingbé est sans intérêt. Il est même contre-productif, puisqu'il permet au RPT et à ses alliés de se redéployer et de tenter tout pour essayer de miner le moral des masses populaires dont la conscience politique s'élève de plus en plus et qui demandent à être organisées.

Nous sommes à un moment de vérité historique: Gnassingbé 2 qui est la continuité de son père n'a jamais été, à l'instar de son prédécesseur, élu par le peuple togolais. Par conséquent, s'engager dans une logique réformiste et constitutionnelle avec lui serait nous perdre en conjectures. Faut-il le répéter? On ne réforme pas une monarchie dynastique de type colonial. Un tel régime ne se plie à aucune loi sauf à la sienne propre. C’est-à-dire celle de la mafia.
De plus, un retour à la constitution de 1992, si le RPT à l'Assemblée nationale votait en sa faveur, exclurait peut-être ( ?) Gnassingbé 2 sans toutefois éloigner le Togo d'une fraude électorale supplémentaire en faveur d'un autre Gnassingbé qui surgirait étant donné qu’on n’a jamais été au bout des surprises avec ces gens, ou en faveur d'un caïd du système RPT qui serait la marionnette des Gnassingbé. 
Nous sommes capables de faire ce travail.

Il faut avoir le courage de battre le fer quand il est chaud et aller jusqu'au bout. Notre devoir ici et maintenant, c'est de renverser purement et simplement cet ordre colonial quinquagénaire conjuguant la ruse et la violence pour se maintenir depuis lors par un soulèvement populaire mené de mains de maître par un leadership avisé et le remplacer par un Etat radicalement nouveau. Ce nouvel Etat, issu d'une Constituante à mettre en place tout de suite aux fins d’élaborer une nouvelle Constitution pour le Togo, devra être ancré dans notre culture en tant qu'africains ayant eu un parcours historique atypique dans un monde sans pitié, notamment sur le plan économique.
Nous sommes capables de faire ce travail!

Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA



 

mercredi 13 septembre 2017

Répression au Togo: Les togolais vivant en Suisse se mobilisent.

COMMUNIQUE
Mobilisation des togolais.e.s vivant en Suisse!!!
Depuis 1963, le régime tyrannique, de père en fils, érigé au Togo et soutenu par des forces extérieures et intérieures de la violence et de l'argent réprime dans le sang les populations civiles qui ne cessent de réclamer la liberté et le changement de système politique dans le pays.
Les 19 août et 6-7 septembre 2017, des masses populaires immenses ont, une fois encore, pris les rues pour manifester pacifiquement à travers tout le pays leur ras-le-bol vis-à-vis d’un régime violent, corrompu, cynique et résolument opposé à toute idée d'alternance. La police, plus précisément le corps de police dressé spécialement pour tabasser et tuer les contestataires, a été déployée pour disperser à coups de gourdins, de bâtons, de gaz lacrymogène et surtout de mitraillettes lesdites manifestations. Le bilan est lourd: des dizaines de morts, des centaines de blessés, des centaines d'arrestations arbitraires, des dégâts matériels immenses.
Les togolais.e.s vivant en Suisse condamnent énergiquement cette énième répression sanglante opérée par le régime tyrannique togolais contre les populations qui ne faisaient que réclamer des droits démocratiques élémentaires: une réforme constitutionnelle limitant le mandat présidentiel à deux exercices non renouvelables, une élection présidentielle à deux tours, le droit de vote des togolais de l'étranger...
Les togolais.e.s vivant en Suisse dénoncent ce despotisme obscur et kleptomane qui, tout en plongeant les populations dans les profondeurs du terrorisme, de la misère et de la souffrance, les empêche d’exprimer pacifiquement leurs douleurs et aspirations. Le fossé entre le satrape, Faure Gnassingbé et sa cour et le peuple togolais qui ne leur a jamais donné sa légitimité n'a jamais été aussi béant. Fort de cela, les togolais.e.s vivant en Suisse adressent leurs encouragements les plus ardents aux masses populaires ainsi qu’aux organisations et personnalités qui les accompagnent à accentuer ici et maintenant la lutte pour la dignité, la liberté, la justice et la paix retrouvées car aucun peuple dans l’histoire n’a renversé un ordre tyrannique soutenu principalement de l’extérieur sans l’avoir combattu âprement sous un leadership qui conjugue crédibilité, vision stratégique, tactiques adaptées, moyens adéquats, organisation, courage et planification.
Entièrement mobilisé.e.s, les togolais.e.s vivant en Suisse apportent leur soutien indéfectible aux masses populaires en lutte au Togo et se réunissent le samedi 16 septembre 2017 à 14h à Fribourg, Rue de Locarno 3.
Seront discutés à ce rassemblement : 
1- les derniers développements de l'actualité socio-politiques.
2- les formes de soutien concret à accorder au mouvement populaire actuel et futur.
3- Préparatifs de la grande manifestation des togolais.e.s vivant en Suisse.
4- Divers

Togolaise, Togolais viens et luttons sans défaillance pour rebâtir la Cité !

Le Porte-parole
Komla Kpogli, Tél. 0041 76 542 79 18

lundi 24 juillet 2017

KEN SARO-WIWA, Le héros oublié!


Le 10 novembre 1995, Ken Saro Wiwa et 8 de ses camarades qui luttaient contre la pollution massive des terres Ogonies (Delta du fleuve Niger, au Nigéria) provoquées par les forages du pétrolier anglo-néerlandais Shell ont été pendus. L'écrivain Ken Saro Wiwa voyant les souffrances de son peuple avait décidé de prendre la tête de la mobilisation des Ogonis dénonçant la destruction ininterrompue de leurs faune, flore et terres. Il fonde le MOSOP (Mouvement pour la survie du peuple Ogoni). L'homme de main de Shell, le fameux général Sani Abacha, grand ami des Occidentaux et particulièrement de la Suisse où il disposait de comptes bancaires remplis de quelques milliards de dollars, a décidé de décapiter la contestation. Il fit arrêter ses dirigeants qu'il emprisonne. A l'issue d'un simulacre de procès pour "incitation au meurtre" par un tribunal spécial créé par le toutou de Shell Sani Abacha, Ken Saro Wiwa et ses codétenus furent pendus publiquement à la grande satisfaction du pétrolier et des autres Occidentaux qui n'ont jamais intégré l'idée qu'en Afrique, le peuple puisse réclamer des droits et surtout demander à jouir des richesses de son sol et de son sous-sol. 
Ces héros oubliés renaîtront le moment venu et prendront le nom des rues, des places publiques, des aéroports, des écoles, des universités...

Komla KPOGLI


mardi 20 juin 2017

L’analyste politique togolais Komla Kpogli incendie Guillaume Soro et Alassane Ouattara : «Laissons Soro faire son cinéma. La fin du film arrivera tôt ou tard »


Il y’a quelques années qu’il n’a plus parlé de la Côte-d’Ivoire, pays qu’il connait bien pour avoir connu nombre de ses hommes politiques. Lui, c’est l’analyste politique Komla Kpogli, Secrétaire général du MOLTRA (Mouvement pour la Libération totale et le Reconstruction de l’Afrique). Quand nous lui avions demandé cette interview lors de son passage éclair la semaine dernière dans la capitale Allemande, l’homme a répondu sans hésiter par l’affirmative. Pour la nième fois, l’analyste politique met encore le doigt sur la tragédie ivoirienne et de ses acteurs. Pêle-mêle, il cite Alassane Ouattara dans le rôle de « l’élite locale formée pour collaborer à l’exploitation de l’Afrique ». Guillaume Soro pour l’analyste « a été armé et il est toujours armé. Il est une poudrière à lui tout seul... ». Emmanuel Macron n’est pas non plus épargné. Un condensé du drame ivoirien en un clic !


Lynx.info : Grosso modo, pourquoi Alassane Ouattara ne réussit pas, là où toutes les chances lui tendaient les bras : retour des bailleurs de fonds, cessation de la guerre, reprise de la diplomatie ivoirienne ?

Komla Kpogli : Votre question est curieuse. Qui connaissait la provenance et, par conséquent, la destination d’Alassane Ouattara ne pouvait penser un seul instant que le territoire de Côte d’Ivoire avait une quelconque chance d’être bien gouverné par lui. Ouattara est un pur produit de l’école coloniale occidentale. Il est le prototype même de ce que les coloniaux appelaient « l’élite locale formée pour collaborer à l’exploitation de l’Afrique ». Fait aggravant, Ouattara a été impérialement imposé à coup de bombardements et de massacres par ses tuteurs occidentaux accompagnés de leurs garçons de courses africains. Quant au « retour des bailleurs de fonds » et à « la reprise de la diplomatie ivoirienne », pour reprendre exactement vos mots, ce sont des oxymores pour désigner, d’une part, le retour des pilleurs et des profiteurs capitalistes qui ont vu leur appétit glouton un peu tempéré au temps du président Laurent Gbagbo ; et d’autre part, le rétablissement absolu des liens de sujétion et de vassalité entre le territoire de Côte d’Ivoire et les Euraméricains et leurs institutions dites internationales, là aussi desserrés un peu au temps du président Laurent Gbagbo. Ainsi, la petite et fragile parenthèse patriotique du président Gbagbo ayant été refermée de la plus sanglante des manières, la docilité complète, le suivisme diplomatique et la Côte d’Ivoire en tant que relais régional de l’impérialisme et point focal de la continuité coloniale sont rétablis. Gérard Longuet, ministre de la défense français, ne regrettait-il pas le fait que la base militaire française au Gabon ne pouvait pas être déménagée en territoire ivorien à cause de l’arrivée tardive de Ouattara au pouvoir ? Devant l’Association des journalistes de défense (AJD), le mercredi 16 novembre 2011, Gérard Longuet déclarait : « On aurait choisi Port-Bouët, en Côte d’Ivoire si Ouattara avait été en place plus tôt ». Ces propos répondent avec une clarté irréfutable à votre question.
Permettez que je dise quelques mots sur la cessation de la guerre dans le territoire de la Côte d’Ivoire. Evidemment que l’objectif de la guerre qu’était le renversement de la présidence de Laurent Gbagbo ayant été atteint, les armes devraient se taire pour que la nouvelle administration coloniale confiée au duo Ouattara-Soro s’installe. Mais c’est aller trop vite que de dire que la guerre est finie en Côte d’Ivoire. Les luttes de pouvoir et les frustrations venant des promesses non tenues vis-à-vis de la soldatesque locale qui a accompagné la reconquête de la Côte d’Ivoire s’expriment depuis et vont s’exacerber. Avec quel outil ces tensions s’expriment-elles ? Avec les armes. La guerre n’est donc pas finie. Alassane Ouattara et ses hommes de main manœuvrés depuis l'extérieur par les puissances coloniales pour détruire le gouvernement de Laurent Gbagbo et ses assises intérieures ont désormais militarisé la vie politique en Côte d'Ivoire. Ces gens, ont, par leur victoire sur le gouvernement du président Gbagbo, démontré à leurs troupes l’efficacité de l'usage du fusil comme arme de revendication socio-politique. Dans une vidéo diffusée sur Youtube le 2 avril 2011, nous disions ceci : "Alassane Ouattara et ses amis ayant habitué les compatriotes en Côte d'Ivoire à l'utilisation des armes se retrouveront tôt ou tard face à la contestation des mêmes (les frustrés et les insatisfaits de leur gouvernance) qui iront, à leur tour, chercher des armes pour venir les abattre ». L’histoire récente nous donne malheureusement raison. Et, nous ne sommes qu’au début de l’aventure.

Lynx.info : Pour nombre d’analystes, le drame ivoirien vient des élections successives avec des taux d’abstention très bas ajouté à un referendum qui a été pratiquement boycotté par les Ivoiriens. C’est aussi votre avis ?

Komla Kpogli: Eh bien, ces analystes ne savent pas de quoi ils parlent. Pourquoi ne disent-ils pas que quand le soleil est au zénith, il est nuit ou que lorsque l’obscurité la plus épaisse couvre la lune à minuit, il fait jour ? Cela pourrait être très intéressant comme analyses ou comme réflexions philosophiques. Non ! Sérieusement, la situation du territoire de Côte d’Ivoire est identique à celle de tous les autres territoires. Il y a certes des degrés de variation ici et là, mais le drame est pareil partout. Il vient du fait qu’il n’y pas d’Etat dans les territoires africains. L’élimination des négro-africains de l’Egypte pharaonique suivie de la lente déclinaison du peuple noire qui ensuite succombe aux razzias négrières industrielles transatlantiques pour finir carbonisés par la colonisation qui perdure, n’en déplaise aux fêtards des indépendances factices, voilà les clés pour comprendre d’où nous venons, où nous sommes actuellement et où nous nous dirigeons en tant que peuple. A chacune de ces étapes de l’histoire de notre peuple, les africains n’ont jamais eu le temps d’analyser et de tirer les leçons de l’épisode précédent avant d’être jetés violemment dans le scénario suivant. A chaque étape, nous subissons les évènements et les dominateurs ont toujours eu un temps d’avance sur nous. A la colonisation pure et dure ont succédé la démocratisation puis la mondialisation. Nous ne maitrisons rien dans tout ceci, car nous n’avons pas l’instrument collectif, l’Etat, capable de former le peuple et, si besoin, le diriger vers l’atteinte des buts préalablement définis. Chaque fois qu’un embryon de résistance apparaît à chacune de ces étapes historiques, il est vite étouffé et tué dans l’œuf. Sur toute la ligne, on a liquidé, massacré, découragé nos résistants et toutes les personnes qui ont toujours pensé qu’un peuple n’est maître de son destin que lorsqu’il s’organise sur son territoire de manière autonome. Dès lors le despotisme obscur, corrompu et petit bras est érigé en norme de gouvernement en Afrique dans le but d’immobiliser l’Afrique afin que ses veines soient toujours ouverts vers l’étranger. La peur est installée et on a créé l’école coloniale couplée aux religions pour cultiver l’esprit de notre peuple de sorte à en faire des êtres hydroponiques.
C’est cela qu’il faut pointer et corriger au plus vite en appelant les africains à un rassemblement agissant sous un leadership visionnaire et responsable. A défaut, nos morts d’aujourd’hui seront plus heureux que notre peuple de demain. Le monde ne fera aucun cadeau aux africains. Se battre de manière organisée pour reconquérir et remettre l’Afrique à l’endroit, tel est le défi que l’histoire globale nous impose.

Lynx.info : Dans une interview que Mme Odile Biyidi de l’association Survie nous avait accordée à Lynx.info, elle trouvait le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Haye utile pour l’éclosion de la vérité sur la guerre faite à la Côte d’Ivoire. Ce que le monde entier suit à la CPI lui donne-t-il raison ?

Komla Kpogli: C’est un point de vue.

Lynx.info : Et quel est le votre sur la question ?

Komla Kpogli: La vérité sur la destruction du gouvernement du président Laurent Gbagbo et sur les massacres qui ont soutenu l’installation du couple Ouattara-Soro ne viendra pas de la Cour pénale internationale (CPI). La CPI est un instrument aux mains des Occidentaux pour réprimer ce qu’ils considèrent être des « Mauvais exemples ». Les mauvais exemples, pour les Occidentaux, ce sont ces dirigeants qui veulent résister aux diktats et qui essaient de faire passer les intérêts de leurs peuples avant les intérêts économiques et politiques des maîtres du monde. Nous avons là une machine de guerre idéologique à des fins prioritairement économiques habillée en justice. C’est donc une mascarade qui se tient à La Haye. Si cela peut contribuer à ouvrir les yeux de certains africains, c’est tant mieux.
Ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire. Les africains doivent en être bien conscients pour toujours. Cela signifie que tant que nous allons être du côté de la défaite, nous subirons toujours les lois de nos maîtres. Il n’y a qu’à voir comment les Bush, Sarkozy, Blair, Rumsfeld, Colin Powell, Obama, Clinton, Hollande, les gars de l’OTAN se pavanent les mains dans les poches dans le monde et de salles de conférences en universités pour comprendre ce qu’est la CPI. Lorsque ce sont les Guillaume Soro, Wattao et Alassane Ouattara qui se pavanent à Abidjan et de capitale en capitale à travers le monde alors que Blé Goudé et le président Laurent Gbagbo et bien d’autres militants patriotes croupissent en prison, chacun doit se faire une idée sur ce qu’est la « vérité blanche » attendue de La Haye.

Lynx.info : Dans une interview que vous nous avez accordée à Lynx.info en 2012 vous dite ceci : « Soro Guillaume ira le plus loin possible tant que l’ordre colonial sera en vigueur dans les territoires africains ». C’est ce qui explique sa sérénité toutes les fois qu’il est accusé dans le cas des écoutes téléphoniques ou soupçonné d’activer des mutineries dans son pays ?

Komla Kpogli: La capacité de nuisance de Guillaume Soro est immense car l’homme est adossé à des tuteurs puissants aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Soro a été armé et il est toujours armé. Il est une poudrière à lui tout seul, étant donné qu’il dispose de solides ramifications dans le pays, dans les pays limitrophes et en Occident surtout. Bien entendu, comme tout instrument fabriqué pour un objectif précis, Soro a ses fragilités. Mais pour le moment, nul ne peut le toucher sans que la situation explose. Il est surveillé par Ouattara et d’autres concurrents comme du lait sur le feu. Tout porte à croire qu’à terme, Soro sera liquidé comme l’angolais Jonas Savimbi longtemps utilisé par les Occidentaux qui finirent par le lâcher, car il avait joué sa partition et les intérêts eux demeurent tandis que les hommes et les alliances sont faits pour évoluer et changer au gré du temps et des circonstances. Le temps de Soro viendra.

Lynx.info : Guillaume Soro lance une opération tout azimut pour la réconciliation en Côte d’Ivoire. Cynisme politique d’un homme qui a revendiqué la rébellion, opportunisme sur les échéances électorales de 2020 ou mea culpa sincère d’un homme dont on dit que ses armes ont endeuillé des milliers de familles de ces concitoyens ?

Komla Kpogli: Consacrons-nous uniquement aux choses sérieuses, s’il vous plaît. Laissons Soro faire son cinéma. La fin du film arrivera tôt ou tard. C’est une constante de l’histoire que des hommes-instruments comme Soro Guillaume finissent là où ils ont commencé leurs activités de nuisance. Si ses propres tuteurs ne l’écartent pas, les Africains du territoire de Côte d’Ivoire, dans un sursaut patriotique retrouvé le feront tôt ou tard.

Lynx.info : Human Right Watch et Amnesty Internationale qui n’avaient pas été tendres avec le pouvoir de Laurent Gbagbo semblent être très effacés avec ces milliers d’ivoiriens qui croupissent depuis six ans dans les prisons sans jugement. Comment l’expliquez-vous ?

Komla Kpogli: Human Right Watch et Amnesty International sont des outils de domination impérialiste occidentale. Ce sont des organisations alliées des alliées de leurs pays et leurs intérêts économiques. Le fait qu’il arrive à ces organisations dites non gouvernementales de critiquer des régimes parrainés par leurs pays ne doit pas nous faire perdre de vue que l’objectif qu’elles visent c’est d’abord l’occidentalisation du monde au travers de l’ouverture de l’ensemble des sociétés aux règles de la démocratie telles que l’Occident les veut et aux droits de l’homme tels que l’Occident les décrète. Il n’y a pas plus formidables instruments de la bataille idéologique au service des intérêts économiques des grands groupes industriels, bancaires, financiers et commerciaux que ces ONG. A ce titre, elles soutiennent le bon camp en Côte d’Ivoire. Elles sont du côté du bon crime. C’est classique.

Lynx.info : Comment expliquez-vous que la coalition RHDP en Côte d’ivoire voire la société civile aient été absentes lors des mutineries ?

Komla Kpogli: Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) est un cache sexe destiné à couvrir un peu la nudité de l’Administration coloniale pilotée dans le territoire de Côte d’Ivoire par le duo Ouattara-Soro. Il s’agit de donner une coloration civilo-politique à cette reconquête militaire. Partant de là, il faut estimer que le RHDP subit plutôt les évènements et accompagne beaucoup plus qu’il les influence. Ce qui est certain, c’est que, dans la perspective de la présidentielle de 2020, ces gens travaillent activement dans l’ombre pour faire valoir auprès des vrais détenteurs du pouvoir de cooptation des dirigeants dans les colonies africaines qu’ils sont les seuls, se fondant sur le mythe Houphouët, à pouvoir pacifier durablement le territoire de la Côte d’Ivoire et y sauvegarder les intérêts français d’abord puis occidentaux.
Pour ce qui est de la société civile, disons que c’est encore une de ces trouvailles qui mystifient les africains. Ce terme peut tout désigner sans rien désigner. Si la société civile désigne les associations diverses et variées, alors elle a autant d’intérêts. Par conséquent, chacune de ses composantes essaient de tirer ses marrons du feu et les quelques condamnations exprimées par quelques-unes de ses composantes a posteriori ne changent rien à la donne. Si, par contre, la société civile désigne l’ensemble de la population non-armée, alors disons qu’elle subit les évènements. Dans tous les cas, un travail de remobilisation patriotique et de réorganisation s’impose nécessairement en Côte d’Ivoire.

Lynx.info : Pour le président Mamadou Koulibaly du parti (LIDER), Alassane Ouattara et son premier ministre ont choisi de résoudre le problème des mutineries a minima. Êtes-vous de ceux qui pensent que, la Côte d’Ivoire est assise sur un volcan ?

Komla Kpogli: Non, pas le territoire de Côte d’Ivoire. Mais Alassane Ouattara et sa clique, oui. Très clairement, ils sont assis sur un volcan puisqu’ils ont convaincu leur soldatesque que les armes constituent le plus court moyen d’obtenir tout, y compris le pouvoir suprême. Ils ont montré la voie qui est maintenant suivie et qui va l’être davantage par ceux qui ont contribué à leur accession au pouvoir. Ils ont mis le doigt dans l’engrenage et ils vont le payer très cher. Quant aux africains du territoire de Côte d’Ivoire dans leur ensemble, ils ont, à l’instar du continent entier, bien d’autres défis à affronter quoique celui des mutineries en constitue un.

Lynx.info : Pour le président français Emmanuel Macron : « La Côte d’Ivoire est un exemple de sortie de crise réussie et à ce titre un modèle pour beaucoup, en particulier dans la région ».

Komla Kpogli: Que voulez-vous qu’il dise, celui-là ? Il protège le pré- carré français dans le respect traditionnel du principe de la continuité de l’Etat. Quand un dirigeant français, en particulier, parle d’un territoire africain comme un bon exemple, c’est que son peuple doit être très mal en point alors que ses dirigeants doivent être particulièrement soumis. Ça également, c’est une constante de l’histoire. Conclusion : les propos de Macron sont sans importance aucune.

Lynx.info : Mr Komla Kpogli, je vous remercie

Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info


mardi 2 mai 2017

UNE GENERATION BLANCHE

A force de refuser de nous regrouper autour d'un leadership puissant et responsable dans le but de reconquérir l'espace africain pour ensuite le remodeler à l'aune de notre histoire globale revue et corrigée, la génération d'africain.e.s née dans les années 1970-1980 risque très fortement d'être une génération blanche. Elle tutoie une probabilité confinant à la certitude d'être la génération qui aura le moins influencé la vie et le destin du continent africain. 


Encore 5 ans ou 10 ans, elle sera la génération de tous les renoncements, de toutes les fragilités, de toutes les trahisons. De deux choses l'une: Ou elle va plonger dans l'aigreur des gens qui n'ont pas agi au moment opportun, ou elle finira dans la jouissance morbide des gens qui n'ont jamais découvert jusqu'à la mort leur mission. Si elle ne prend pas conscience de cette situation ici et maintenant pour tenter de rattraper une petite partie du temps perdu, cette génération verra qu'elle aura traversé son époque sans y laisser sa marque et les enfants qu'elle accouche aujourd'hui la jugeront très sévèrement demain. Car, elle n'aura rien transmis de significatif à cette descendance qui affrontera les pires douleurs dans le monde qui vient et pour lequel les uns et les autres préparent les leurs, à l'exception notable de notre génération.

Komla Kpogli, S.G du MOLTRA

samedi 15 avril 2017

Quand la Chine tue l'esprit de créativité en Afrique.

En déversant ses produits industriels à coût extraordinairement bas parce que de piètre qualité en Afrique, la Chine, non seulement tue tout esprit de créativité que suscite le besoin chez un peuple, mais surtout la Chine fait en Afrique exactement ce qu'elle fit avant sa renaissance. La Chine avait pratiqué un protectionnisme intelligent bloquant sur son territoire quantité de produits industriels venant de l'extérieur. Cette politique a eu l'avantage de stimuler l'innovation interne qu'a organisé, supervisé et accompagné un gouvernement animé par de patriotes chinois convaincus de leur mission historique envers leur peuple.

C'est dire donc que les esprits qui clament sur tous les toits que grâce à la Chine, l'Afrique vit et se développe méconnaissent gravement les lois de l'histoire et surtout ce qui fait la force des nations. Ces esprits prennent la liquidation de l'Afrique par la Chine après son esclavage et sa colonisation par les euraméricains pour son "émergence". Quand on conjugue cette diarrhée de produits chinois extrêmement bas de gamme en Afrique avec les accords dits commerciaux tels que l'APE et de l'OMC signés par les enclos coloniaux abusivement appelés Etats africains, il est difficile d'être optimiste quant à la naissance d'une industrie réellement africaine.

Komla Kpogli