vendredi 25 novembre 2005

La J.U.D.A condamne la tuerie de jeunes élèves en Guinée.

DECLARATION

C’est avec consternation que la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique- J.U.D.A- a appris le Jeudi 24 novembre 2005, qu’alors que les jeunes élèves guinéens soucieux de leur avenir, manifestaient dans les rues de la ville de Télémélé contre le manque d’enseignants qu’ils subissent, la police faisant preuve d’une lâcheté sans égal, ouvre le feu et tire à balles réelles sur les jeunes. Bilan : 2 élèves et une femme revendeuse tués.

Rappelant que ces jeunes Africains ne demandaient que le respect d’un droit fondamental, le droit à l’éducation, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique, J.U.D.A, condamne avec la dernière énergie cet effroyable évènement.

Elle exprime tout son soutien aux familles éplorées et s’incline respectueusement devant la dépouille de ces frères lâchement tués.

Cet évènement vient confirmer les inquiétudes de la J.U.D.A qui, à travers une déclaration du 02 août 2005, dénonçait la situation socio-économique et politique ainsi que la clochardisation de la jeunesse en Guinée et appelait le Général Lansana CONTE à tirer les leçons de l’échec de son régime en se retirant pour que le pays renaisse.

La Jeunesse Africaine, par la modeste voix de la J.U.D.A renouvelle cet appel patriotique.

Elle exige de l’Union Africaine, une ferme condamnation de ce drame et une enquête indépendante avec la collaboration des autorités guinéennes en vue de punir ces Guinéens qui se croient investis du droit de vie et de morts sur leurs propres frères.

La Jeunesse Africaine affirme haut et fort par voix de la J.U.D.A qu’elle ne saurait s’accommoder de cet insidieux et brutal mode de gestion qui inscrit certains pays africains dans une tradition primitive et caverneuse où les corps habillés sont de véritables chasseurs d’hommes.

Fait à Lomé, le 25 novembre 2005

Pour la J.U.D.A
Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

mardi 22 novembre 2005

La J.U.D.A dénonce le racket sur les routes du Togo et demande au Gouvernement de mettre fin à cette pratique.

REACTION DE LA J.U.D.A : LE RACKET SUR LES ROUTES DU TOGO

Le phénomène d’extorsion systématique de fonds depuis des années sur les routes du Togo, persiste. Malgré la montée des prix du carburant, les agents de sécurité routière sans aucun scrupule, continuent de ponctionner illégalement les camions d’une somme allant de 200 FCFA à 1000 FCFA.

Aux dires ironiques mais amers des conducteurs, ils sont devenus « depuis un bon moment déjà des conjoints des agents à qui, quotidiennement, ils doivent verser une somme au titre de contribution aux dépenses conjugales ». Pour cela, ils ne peuvent « répondre à cette charge pécuniaire qu’en la faisant supporter aux voyageurs ».

Ainsi, depuis la hausse vertigineuse et unilatérale des prix des produits pétroliers par le gouvernement, les voyageurs togolais paient non seulement leur transport dans la douleur mais par ricochet paient cette « cotisation parallèle » aux agents de sécurité qui, font ainsi gracieusement fortune sur la sueur de pauvres citoyens.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) dénonce ce racket organisé qu’elle identifie à un véritable phénomène de coupure de route qui ne dit pas son mon.Elle demande au gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à cette pratique de corruption généralisée sur les routes du Togo et remettre les agents dans leur unique et légal rôle de sécurité et de contrôle routiers.

Il y va de la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire togolais et d’une volonté réelle de lutter pour une société paisible, juste et démocratique au Togo.

Fait à Lomé, le 21 novembre 2005.

Pour la Coordination,

Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI

E-Mail : lajuda2000@hotmail.com

samedi 5 novembre 2005

la J.U.D.A demande le transfert du siège de l'Union Africaine d'Addis Abéba après la sauvage répression des manifestations du peuple éthiopien


DECLARATION

La J.U.D.A condamne la sauvage répression policière en Ethiopie et réitère sa demande de transfert du siège de l’UA ailleurs.

Depuis les élections législatives contestées de mai 2005, le régime de Mélès ZENAWI a engagé une terrible répression contre l’opposition et une bonne partie du peuple éthiopien qui estiment « le vote truqué ». Par un communiqué de presse du 10 juin 2005, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique – J.U.D.A – a condamné la réponse de violence donnée par le pouvoir éthiopien à la contestation populaire au lieu d’engager un dialogue franc et sincère, comme le veut la tradition de l’arbre à palabre en Afrique.

Ces derniers jours, lors des manifestations dans les rues d’Addis Abéba, la répression a fait quelque 40 morts, plus de 200 blessés et plus de 2000 arrestations arbitraires.

La J.U.D.A élève de très vives protestations contre cette énième et sauvage répression du pouvoir de Mélès ZENAWI, un vieux « prédateur de la presse » et un des violateurs infatigables des droits de l’Homme que le continent africain héberge actuellement. Aussi exige-t-elle la libération immédiate et sans conditions des détenus arbitraires et une prise en charge totale des blessés par les autorités éthiopiennes.

Vu ce contexte inacceptable, la J.U.D.A demande une fois encore à l’Union Africaine, une ferme et publique condamnation de cet usage excessivement criminel de la force en Ethiopie et une enquête internationale et indépendante afin de sanctionner les auteurs de cette sauvagerie étatique.

Au nom du peuple africain et de toute sa jeunesse, la J.U.D.A réitère son exigence que le siège de l’UA soit transféré ailleurs, car il est inacceptable que l’institution panafricaine qui annonce une renaissance de l’Afrique conserve son siège dans un pays – quoique historique fût son rôle dans la mise en place de l’ex-OUA – hostile aux principes démocratiques et à la dignité humaine. Car faut-il le rappeler, la renaissance ne fera pas avec les morts ni avec les éclopés. Cette décision historique montrera la volonté réelle de rompre avec les habitudes d’un passé africain fait de laxisme, de corruption, de compromissions et de complicité assassine contre les peuples.

La J.U.D.A lance un appel à toute la Jeunesse africaine à se mobiliser contre ces pratiques précambriennes qui ne font que pousser les Africains à choisir la voie suicidaire de l’immigration clandestine et qui en définitive, freinent la construction d’une Unité Africaine démocratique et intégrale.

Fait à Lomé, le 04 novembre 2005


Pour la Coordination,
Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

vendredi 21 octobre 2005

Interview de Rodrigue KPOGLI de la J.U.D.A dans le Journal Arcanes N°16


«… le problème togolais ne se pose pas en terme de présentation de programme de gouvernement … »

M. Edem Kodjo a été désigné par Faure Gnassingbé pour prendre la tête de son gouvernement. C’est dans la surprise générale que ce coup de théâtre a permis au premier ministre de resurgir sur la scène politique dans une illégitimité criarde. Le samedi dernier, M. Edem Kodjo a présenté son programme de gouvernement à l’Assemblée monocolore qui l’a investi. Le leader de la CPP peut-il trouver une solution à la crise togolaise marquée par des dissensions réelles entre les acteurs politiques. Quelles garanties M. Kodjo a-t-il pour s’engager dans ce programme aussi mirobolant ?

Nous avons demandé l’avis de M. Rodrigue KPOGLI, le Secrétaire Général de la Jeunesse Unie pour le Démocratie en Afrique (J.U.D.A).Il analyse la situation actuelle et donne sa vision du Togo d’aujourd’hui.

La Rédaction.


ARCANES : La situation socio-politique togolaise a évolué avec la nomination d’un premier ministre en la personne de M. Edem Kodjo qui, après la formation de son équipe gouvernementale, vient d’obtenir le feu vert de l’Assemblée Nationale à l’issue de la présentation de son programme. Qu’inspire à la J.U.D.A. tout ceci et quelle analyse faites-vous de ce programme ?


Rodrigue KPOGLI : Nous disons tout simplement que c’est choquant, ce qui se passe au Togo. D’abord des élections truquées ont été organisées pour que Faure GNANSSINGBE, le fils de défunt Eyadéma, soit au palais présidentiel sans aucune onction populaire.

Ensuite, à la recherche d’un brevet de légitimité, le plus mauvais choix a été opéré malheureusement car la facture présentée par l’Opposition s’était révélée lourde ; absence de volonté politique du clan aidant. Mais, il faut le dire, le schéma Faure – Kodjo était connu depuis. Malgré cela, on a fait semblant de dialoguer. Pour une fois encore la primauté est accordée aux apparences.

Donc actuellement le Togo semble-t-il, est dirigé par un président illégitime, imposé par la force brute et un premier ministre conscient de son impopularité absolue qui visiblement ne pourront réaliser le rapprochement entre les fils et les filles de ce pays déchiré.

Pour nous, l’équipe Kodjo n’est pas sérieuse. Déjà Kodjo lui-même en tant que premier ministre nommé, pose la question de la crédibilité des intellectuels africains qui, au lieu de jouer leur rôle dans le façonnage idéologique de l’institution politique se compromettent lourdement en acceptant de servir loyalement ce que la plus élémentaire des logiques aurait rejeté. L’équipe gouvernementale qu’on tente vainement de qualifier d’union nationale ne contient que des résistants à l’image de Maurice Papon. C’est une équipe de carriéristes. La nomination du frère cadet de Faure Gnassingbé, à la défense nationale et bien d’autres nominations ne répondent qu’aux exigences du clan.

ARCANES : votre analyse du programme de gouvernement de Kodjo?

Rodrigue KPOGLI : Ecoutez ! Ce programme n’est rien d’autre qu’une liste de vœux pieux. Beaucoup le qualifient, y compris dans son camp, de programme de société et non de gouvernement avec des priorités bien définies.

Vous savez, tout ce que Kodjo énonce dans son présumé programme n’est pas fondamentalement faux d’autant plus que la réconciliation, l’édification d’un Etat de droit, le redressement économique, la remise sur pied d’un système de santé et d’éducation viable, … bref la « re-fondation » du Togo est une nécessité voire une urgence pour que les peuples quittent la civière. Mais le problème togolais ne se pose pas en terme de présentation de programme de gouvernement. Et cela même les paysans illettrés le savent pour que sorbonnard Kodjo l’ignore. La question est d’abord celle de la légitimité de ceux qui agissent ou prétendent agir au nom du peuple. En conséquence, les vœux de Kodjo et de Faure Gnassingbé, ne pourront se réaliser, car ce couple impopulaire ne pourra réunir les Togolais.

La réconciliation annoncée passe d’abord par l’acceptation de la défaite de Faure Gnassingbé qui se met à la disposition de la justice avec tous ses complices. Elle passe aussi par la mise à la disposition de la justice des miliciens et autres éléments des FAT(Forces Armées Togolaises) qui ont tué, violé, blessé, cassé et volé lors de la répression à la suite de la proclamation des résultats officiels du scrutin présidentiel contesté du 24 avril dernier.

Nous pensons que résoudre la question des réfugiés togolais revient à dire, avant tout, au président ghanéen John Kufuor de reconnaître enfin les togolais sur son territoire depuis le 24 avril comme des hommes tout simplement car lui dire de les reconnaître comme réfugiés, c’est peut- être trop lui demander. Ensuite, il faut créer les conditions de sécurité propices au retour des réfugiés.

Pour la J.U.D.A, il est inacceptable que nos frères et sœurs soient en esclavage au Ghana défrichant des hectares contre quelques billets de cedis [unité monétaire du Ghana, ndlr], ou qu’ils soient à la merci de la nature et meurent de faim.


De notre point de vue, la place des droits de l’homme est tellement réduite dans ce flot de vœux. L’Etat se contentera de « promouvoir les libertés démocratiques » alors que le Togo est mondialement connu pour son hostilité à l’égard des droits humains. Le travail à faire ne doit pas se résumer en la simple promotion mais plutôt à la protection qui détruira l’imposante statue d’impunité érigée au Togo depuis 1963.

Somme toute, programme ou pas, Kodjo, en acceptant de servir de béquille à un système producteur de pièces détachées de la démocratie, approfondit la crise politique du Togo. Il en sera comptable devant l’histoire car il avait toutes les facultés intellectuelles pour le refuser.



Propos recueillis par Didier Ledoux

lundi 10 octobre 2005

La J.U.D.A condamne l'agression contre le Journaliste Togolais Dimas DIKODO

DECLARATION


La nuit du 09 octobre 2005, alors qu’il revenait de la rédaction de son journal, Monsieur Dimas DZIKODO, Directeur de publication du bi-hebdomadaire indépendant Forum de la Semaine, a été sauvagement agressé et atrocement roué de coups par des individus armés et non identifiés.Monsieur Dimas DZIKODO, un courageux journaliste, est connu pour la pertinence de ses analyses et son particulier attachement aux droits de l’homme ainsi qu’aux valeurs démocratiques au Togo.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- condamne sans aucune retenue cet acte gravement attentatoire à l'intégrité physique voire à la vie de ce valeureux citoyen togolais qui a déjà par le passé, sous le régime du feu Eyadema, payé un lourd tribut pour avoir osé faire son métier.

Pour la J.U.D.A cet acte criminel et éminemment sauvage est la résultante du système d’impunité qui protège les crimes et autres violations des droits et libertés du peuple togolais confronté depuis 40ans à une implacable et effroyable dictature, récemment rajeunie à la suite d’une consultation électorale meurtrière.

Au moment où le peuple du Togo cherche la voie d’une réconciliation, le passage à tabac de ce journaliste et acteur de la Société Civile, est un acte inadmissible qui ne doit pas rester impuni.

A cet effet, la J.U.D.A exige du gouvernement une ferme et publique condamnation de cet acte ignoble et tout autre fait de nature à hypothéquer le processus de réconciliation nationale. Elle exige aussi que soit diligentée une enquête indépendante pour identifier les préposés et les commettants de cet odieux acte pour que justice soit rendue.

La J.U.D.A demande expressément aux autorités togolaises de prendre leurs responsabilités en vue de garantir la vie à Dimas DZIKODO et la sécurité à tous les défenseurs des droits de l’homme et des libertés démocratiques, cibles privilégiées et permanentes des ennemis de la paix au Togo ainsi qu’à l’ensemble du peuple togolais.

Fait à Lomé, le 10 octobre 2005
Pour la Coordination
Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

vendredi 7 octobre 2005

La J.U.D.A interpelle les "chefs d'Etat" africains sur le drame de l'immigration

DECLARATION

La Jeunesse Unie pour la Démocratie –J.U.D.A- est très préoccupée de la situation des centaines d’Africains entassés derrière les grilles de la frontière espagnole dans l’espoir d’accéder à l’Europe pour enfin vivre. La résurgence ces derniers temps et ceci de façon massive du phénomène de l’immigration clandestine de jeunes africains est le témoignage des ravages causés par les tyrannies africaines chapeautées par un certain nombre de pays occidentaux néo-colonialistes.

Quarante ans après les indépendances, que des milliers de jeunes africains cherchent à quitter massivement le continent pour survivre, cela indigne, ulcère et révolte. C’est là aussi la preuve palpable de l’échec de la "classe dirigeante africaine". Et dans ces conditions il faut que les dirigeants et l’ensemble de "l’élite africaine" éprouvent de la honte. Pendant que certains jeunes Africains affrontent les balles meurtrières de la police espagnole et que d'autres meurent dans le désert saharien, les "chefs d’Etats africains" se contentent de savourer le champagne et de roupiller dans les fauteuils douillets de leurs palais attendant d’être ‘’réélus’’ à la suite de parodies d’élection.

Cette année encore, à l’échelle continentale, des élections à coûts de milliards sont organisées sans réelle avancée démocratique et aux lendemains sanglants et meurtriers. Logiquement la J.U.D.A se demande, s’il ne serait pas plus utile d’injecter ces sommes astronomiques dans la création d’emploi, des centres de formation, des infrastructures de transports, des centres de santé et de production d’eau potable ainsi que dans le développement de l’agriculture plutôt que de les galvauder ainsi pour des farces électorales en faveur des rois et autres princes africains qui sont « élus » d’office.

Tout en condamnant énergiquement la brutalité voire le racisme des polices espagnole et marocaine, la J.U.D.A. interpelle la conscience des dirigeants africains sur la question. Elle demande donc :

1- aux "chefs d’Etat et de gouvernement" africain de :

• mettre fin à la tyrannie, aux conflits, à la mauvaise gouvernance, au vol, au gaspillage et au bradage des richesses qui rendent la vie impossible en Afrique,

• rapatrier le plus vite possible ces frères et leur garantir les conditions minimales de vie,

• définir de véritables politiques de jeunesse fondées sur l’emploi, la santé l’éducation et le respect de la dignité humaine,

• cesser d’errer de sommet en sommet en ergotant autour des vrais problèmes de l’Afrique,

• créer rapidement les conditions politique, sociale et économique propices à éviter à notre jeunesse des aventures suicidaires,

• associer les jeunes aux prises de décisions à tous les niveaux,

• rompre d’avec le leadership de verbalisme pour un leadership d’actions en vue de mettre en œuvre les différents plans nationaux et continentaux de développement

2- à la Jeunesse africaine de :

• rejeter ces errements honteux qui ne font que mettre l’Africain dans une position de sous-homme,

• repousser cette tentation de vider l’Afrique car elle ne constitue guère la solution à nos maux. Au contraire, notre salut est plutôt dans un regroupement solide et une solidarité agissante de l’ensemble de la Jeunesse Africaine pour renverser la tendance,

• prendre ses responsabilités pour accomplir sa mission de conquête et de sauvegarde de la démocratie ainsi que du développement en Afrique tout comme la génération des années 60 s’est battue pour les indépendances et celles des années 90 pour le multipartisme,

• s’engager plutôt dans la lutte contre la corruption et tout autre malversation en Afrique pour réduire le fossé social entre les dirigeants et les peuples,

• comprendre enfin que notre génération ne doit pas être une jeunesse fugitive mais plutôt une génération engagée pour un panafricanisme démocratique et intégral.

3- aux pays occidentaux de :

• cesser de soutenir les dictatures africaines, créatrices de misère ; ceci pour permettre aux peuples de choisir librement leurs dirigeants et les récuser lorsqu’ils échouent dans leur mission,

• mettre fin au pillage des richesses africaines car aussi longtemps que ce système perpétuera, l’occident sera envahi par des milliers d’Africains en quête légitime de meilleures conditions de vie.

Fait à Lomé le 07 octobre 2005

Pour la Coordination

Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

jeudi 11 août 2005

Tchad: le pouvoir DEBY se venge de la presse


Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer la tentative de mise au pas de la presse et demander la libération immédiate des journalistes arbitrairement emprisonnés au Tchad (RSF, J.U.D.A, ONG de défense des droits humains, organisations de presse et partis politiques nationales…) le cœur endurci et faisant preuve d’un autisme sans faille, Idriss DEBY vient de jeter en prison un troisième, Michael DIDAMA, Directeur de l’hebdomadaire « le Temps » pour consacrer ainsi la pénalisation du délit d’opinion au Tchad.

Cette tendance débile de DEBY est la preuve non seulement de son hostilité à toute opinion divergente mais aussi du courroux d’un régime mythomane et exubérant qui visiblement se venge d’une presse grâce à laquelle le peuple tchadien s’est aperçu de la supercherie référendaire « Chiraco-Débyle » qu’il a en réalité, rejeté massivement.

Par ces actes irresponsables, teintés de la peur des lendemains non maîtrisés, Idriss DEBY tente de subordonner gravement toute expression politique opposante à son régime.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- condamne rigoureusement ce qu’il convient d’appeler la méthode débile du pouvoir tchadien plus que jamais aux cimes de l’impopularité.

Elle exige une fois encore la mise en liberté immédiate de Messieurs Samori Ngaradoumbé, Garondé Djarma et Michael Didama, victimes d’une condamnation pour des délits insaisissables voire inexistants.

La JUDA réaffirme que le régime DEBY est lui-même, le semeur de la « haine ethnique » au Tchad dès l’instant qu’il s’accroche au pouvoir avec ses pratiques claniques, clientélistes, corrompues et hostiles à tous les droits et libertés des tchadiens. Par conséquent, il n’existe aucune « honorabilité » que puisse faire prévaloir le pouvoir DEBY.

Elle demande vivement à tous les citoyens, aux organisations de la société civile, de jeunesse, de femme et les partis politiques au Tchad à un rassemblement agissant pour sortir des griffes de DEBY, les journalistes et tous les autres détenus d’opinion ; ceci pour espérer que le rescapé restant du peuple tchadien ne meure d’étouffement.

Elle témoigne tout son soutien à la presse tchadienne qui ne doit, en aucun cas, céder aux foucades ridicules d’un pouvoir boulimique.

La J.U.D.A appelle aussi l’Union Africaine à faire en sorte que les libertés démocratiques et les droits humains soient sauvegardés au Tchad dans le souci d’éviter à l’Afrique un nouveau coup d’état qu’elle se contentera de « condamner par principe » et d’accepter par exception au regard des réalités.

Car, pour la J.U.D.A lorsque le débat contradictoire souffre de prohibition, et c’est le cas au Tchad, il ne reste que comme alternative le recours aux méthodes violentes d’expression, toujours dommageables à l’esprit démocratique.

Enfin la JUDA rappelle à l’ensemble de la jeunesse africaine son devoir d’actions multiformes en faveur de la presse en détresse au Tchad et partant de là, réduire à l’étiage la cruauté débordante des pouvoirs dictatoriaux et liberticides sur notre cher continent. C’est une question de survie collective.

Fait à Lomé, le 11 août 2005

Pour la coordination
Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

mardi 9 août 2005

Côte d'Ivoire: la J.U.D.A dénonce les acteurs de la crise et appelle la jeunesse africaine à la mobilisation.


Les hésitations ou le refus de trouver une solution aussi efficace que définitive à la crise ivoirienne, un des conflits les plus injustes, irresponsables et honteux que vit l’Afrique moderne viennent de l’ égoïsme rétrograde de certains de ses acteurs.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- élève de très vives protestations contre ces atermoiements dont le caractère insidieux échappent aux individus de petites têtes qui prêtent, sans aucune morale ni conscience, la terre africaine pour l’expérimentation de concepts nauséabonds des laboratoires néocoloniaux notamment élyséens.

Alors que ce pays avait pris une sérieuse option sur le chemin de son développement, c’est avec une amertume profonde que la J.U.D.A voit irrésistiblement la Côte d’Ivoire reculée à cause de l’intolérance et de la haine ainsi qu’à cause des veuleries des hommes politiques dont la gourmandise n’est plus à démontrer.

En conséquence la JUDA :
  • condamne systématiquement le spectacle macabre observé ces derniers temps qui n’a apparemment d’autres finalités que de bloquer le processus de paix et prolonger la souffrance du peuple ivoirien
  • demande aux rebelles de désarmer immédiatement pour permettre à la RCI de se réunifier et d’aller à des élections démocratiques et transparentes et ceci en toute liberté et quiétude. Car les armes, manifestement dans le cas ivoirien, n’ont approfondi que les divisions, les haines et rendu plus systématiques les violations des droits et libertés des citoyens.
  • appelle tous les frères ivoiriens à un désarmement mental pour guérir en profondeur la Côte d’Ivoire du virus de l’ivoirité qui le corrode depuis de longues années déjà. Car ce pays risque de s’engouffrer davantage si ses fils dans leurs diversités, ne se donnent pas la main.
  • estime que la solution à la crise ivoirien ne se trouve nulle part si ce n’est qu’en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi elle demande aux acteurs politiques ivoiriens de cesser d’humilier le valeureux peuple ivoirien et surtout sa vaillante Jeunesse en faisant le tour du monde pour une crise dont la solution se trouve incontestablement au sein des frontières de la République de Côte d’Ivoire. Les innombrables villes sillonnées qui n’ont réussi qu’à apporter une accalmie précaire et les multiples implications qui se sont révélées périlleuses par endroit sont la preuve que personne ne peut se substituer aux Ivoiriens eux-mêmes dans la résolution de cette tragi-comédie.
  • invite en toute franchise les acteurs politiques ivoiriens à se mettre au- dessus de leurs ambitions personnelles et démesurées pour que la Côte d’Ivoire renaisse de ses cendres.
  • s’insurge contre l’attitude de certains des acteurs dont la position favorise la mise en coupe réglé du patrimoine ivoirien gracieusement pillé par les néocolonialistes à l’affût.
  • lance une sévère mise en garde à l’endroit des hommes et femmes illégalement armés et hostiles au désarmement contre une éventuelle reprise des hostilités en Côte d’Ivoire. Aux yeux de la Jeunesse africaine, ceux-ci seront responsables du devenir de la jeunesse de ce pays frère.
  • dénonce les relations de « mauvais voisinage » entretenues par certains pays de la sous-région qui prêtent cyniquement leur territoire aux déstabilisateurs. Pour la J.U.D.A, cet état de chose est intolérable car il constitue des pas de moins dans notre marche commune vers l’unité et l’intégration de l’Afrique.
  • soutient le président Sud-africain Thabo MBEKI dans ses efforts de médiation
    affirme qu’elle est constipée de la ratatouille des commissions d’enquête internationale en Afrique. Ainsi, la J.U.D.A rappelle à la "communauté internationale" que la jeunesse africaine ne se contenterait pas d’une « commission d’enquête internationale » aux lendemains de la date fixée pour les élections alors qu’il est encore possible aujourd’hui d’amener d’une manière ou d’une autre les frères ivoiriens sur le chemin de la raison ; il suffit d’en avoir la volonté.
  • exige de la France officielle et de ses réseaux mafieux un effort surhumain pour lever leur tutelle sur la Côte d’Ivoire et liquider ainsi courageusement leur incurie congénitale à revoir leur politique en Afrique.
  • invite la jeunesse africaine à une mobilisation effective en faveur du redressement de la Côte d’Ivoire pour le bonheur de ses populations ainsi que pour l’honneur de l’Afrique.

Fait à Lomé, le 09 août 2005.
Pour le Bureau Exécutif


Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI
E-mail : lajuda2000@hotmail.com

jeudi 4 août 2005

REACTION DE LA J.U.D.A SUITE AU COUP D’ETAT EN MAURITANIE

DECLARATION

...la J.U.D.A ne se donnera aucunement la peine de porter des vêtements de deuil en guise de regret, d’amertume voire de tristesse face à la chute d’un pouvoir autocratique...

Le président de la Mauritanie Maouya Ould Taya vient d’être écarté du pouvoir par un coup d’Etat ce 03 août 2005 alors qu’il était en voyage en Arabie Saoudite.

Malgré le caractère rétrograde de cette pratique de coup d’état qu’elle estimait révolue en Afrique, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- ne se donnera aucunement la peine de porter des vêtements de deuil en guise de regret, d’amertume voire de tristesse face à la chute d’un pouvoir autocratique qui fait de la Mauritanie une des plus belles perles de la dictature, où le clientélisme politique est roi et la contestation démocratique est l’objet d’une prohibition non-écrite.

En revanche, elle invite les putschistes à faire preuve de sagesse en vue de garantir le respect des droits humains et des libertés démocratiques et de réduire le délai transitoire en faveur de l’organisation immédiate d’élections transparentes, libres et équitables auxquelles ils ne devraient pas participer ; ceci pour mieux les arbitrer.

La J.U.D.A insiste pour que primauté soit faite à l’intérêt commun au détriment des ambitions égoïstes pouvant naître du goût des délices du pouvoir et qui anéantiraient systématiquement l’immense espoir suscité par ce coup d’Etat au sein du peuple mauritanien. Elle rappelle que ce moment est une formidable occasion pour ce pays frère de sortir définitivement du cycle infernal de putschs militaires pour enfin s’ouvrir à la démocratie.

Pour la J.U.D.A ce coup d’état vient rappeler que tant que l’Union Africaine affichera son incapacité à faire respecter les principes démocratiques dans ses Etats membres, tant qu’elle témoignera sa complaisance vis-à-vis des dirigeants qui font de l’autorité publique un instrument de richesse personnelle et familiale, de clientélisme effréné et non un outil au service du peuple et tant qu’elle acceptera sans rechigner de couver des pouvoirs perpétuels ne vivant que de traficotages constitutionnels et de fraudes électorales à répétition, elle aura abandonné ses prérogatives aux putschistes nichés à l’ombre des mécontents qui tôt ou tard surgiront pour faire le ménage.

Au lieu de condamner les coups d’Etat qui sont la conséquence des dérives autocratiques des monarques africains, l’UA serait plus crédible en agissant en amont pour qu’une gestion saine soit faite du patrimoine commun dans le respect des droits et libertés de tous les citoyens; ce qui réduirait de façon significative les frustrations voire les mécontentements préjudiciables à tout esprit de paix et de progrès.

Aussi, la J.U.D.A s’indigne du fait que l’UA tolère les hold up électoraux ainsi que les successions héréditaires qui sont autant de changements anticonstitutionnels et donc inacceptables au même titre que les coups d’Etat qu’elle condamne. Cette attitude frise la complicité de l’institution panafricaine avec les dictatures allumées en Afrique.

Elle appelle donc l’UA à cesser d’entretenir la confusion selon laquelle la démocratie et l’ordre constitutionnel ne sont menacés et bafoués dans un pays que lorsqu’il y a coup d’Etat.

A la « communauté internationale », c’est à dire le reste du monde sans l’Afrique, plus précisément les puissances occidentales, la J.U.D.A demande, de soutenir les peuples d’Afrique dans leur combat pour la liberté comme il est le cas dans les ex-pays de l’Union Soviétique, notamment la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizstan… Car il ne doit y avoir que les Africains qui doivent se contenter des avatars du stalinisme et des démocraties frelatées.

Fait à Lomé le 04 août 2005

Pour le Bureau Exécutif

Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI

mardi 2 août 2005

GUINEE: la J.U.D.A appelle le Général Conté à tirer les leçons de l’échec de son régime.

DECLARATION

La situation socio-politique et économique de la Guinée préoccupe au plus haut point la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique –J.U.D.A- qui dénonce la gestion chaotique de Lansana Conté ; gestion qui a incontestablement provoqué une détérioration avancée du tissu social guinéen dont les derniers lambeaux sont en train de voler en éclat.

Déjà une bonne partie de Guinéens est privée d’électricité, d’eau potable, du droit à l’éducation, des soins de santé voire de la nourriture. Aujourd’hui contraints par la faim et par une pauvreté héréditaire beaucoup de Guinéens vivent de désespoir ; certains ne doivent leur survie qu’au pillage des magasins de riz. C’est inacceptable !

De plus le long règne de Conté n’a ni permis à la Guinée de poser les premières pierres d’une démocratie, ni d’inscrire les droits humains au centre de ses préoccupations, encore moins d’esquisser un début de développement.

Il est donc temps que Lansana Conté et son équipe de carriéristes tirent les enseignements de la situation de détresse dans laquelle se trouve la population guinéenne.

Contrairement à la Françafrique qui pense que la Guinée est un bel exemple de stabilité politique, la J.U.D.A estime quant à elle que le régime Conté est plutôt le symbole vivant de la stagnation voire de stagflation .

Le général Conté et ses sbires ne doivent pas faire montre de narcissisme doublé de mauvaise foi pour ignorer qu’ils sont assis sur une poudrière civile qui pourrait exploser à tout moment.

Fort de ce qui précède, la JUDA :
  • dénonce le régime Conté qui dans un esprit résolument buté, s’accroche au pouvoir malgré son incurie à résoudre les moindres difficultés du peuple Guinéen.
  • demande au nom des sans voix et en appui aux appels des organisations citoyennes de la Guinée, la démission pure et simple de l’équipe Conté.
    Cet acte courageux aura pour effet non seulement d’être une porte de sortie très honorable au Général Conté - car il n’est jamais trop tard pour bien faire - mais aussi donnerait une nouvelle dynamique à la Guinée qui par là doit reprendre le train de la démocratie qu’elle a pendant de longues années, quitté.
  • demande à l’armée guinéenne de ne plus constituer de socle à un régime qui ne répond pas aux besoins vitaux des administrés et plonge sans aucun souci la valeureuse Jeunesse de la Guinée dans la clochardisation totale.
  • exige de la France et de toute la famille françafricaine de cesser de servir de béquille au pouvoir Conté pour ainsi abréger les souffrances du peuple guinéen.
  • exhorte vivement les forces démocratiques guinéenne à une collaboration plus rapprochée et sincère dans l’intérêt commun.
  • appelle la Jeunesse africaine à se débarrasser courageusement de la cuirasse de l’indifférence voire de la peur pour une solidarité agissante avec les frères démocrates Guinéens.

Fait à Lomé, le 02 août 2005


Pour le Bureau Exécutif


Le Secrétaire Général
Rodrigue KPOGLI

mardi 19 juillet 2005

La J.U.D.A dénonce l'arrestion arbitraire des journaliste au Tchad et demande leur libération immédiate.

L’incarcération des journalistes par le régime DEBY constitue une grave violation des libertés et droits de l’homme, particulièrement la liberté de presse qui est la manifestation vivante de la liberté d’expression et d’opinion constitutionnellement garantie au Tchad .

La J.U.D.A très préoccupée par cette situation intolérable, dénonce très vivement cet énième arbitraire d’un régime aux abois. L’incitation à la haine ethnique alléguée pour arrêter ces journalistes n’est pas et ne peut être le fait de la presse tchadienne qui joue son rôle de manière responsable et professionnelle mais plutôt d’un régime corrompu, clanique qui bien qu’ayant atteint son extremum, fait tout pour le tout en vue de s’éterniser au pouvoir contre le gré des peuples.

La J.U.D.A. tient à rappeler au pouvoir tchadien que tuer ou arrêter le porteur d’une mauvaise nouvelle ne suffit pas pour changer le cours des choses. Bien au contraire !La J.U.D.A. estime urgent de demander :

  • la relâche immédiate et sans condition de ces journalistes qui n’ont commis aucun tort si ce n’est qu’avoir fait leur travail en toute honnêteté,
  • la cessation immédiate de toute tentative de mise au pas et de strangulation de la presse au Tchad,
  • à la Justice tchadienne de ne pas servir d’instruments de domestication et de musellement de la presse et par ricochet de toutes les voix discordantes nécessaires à la construction d’une véritable démocratie,
  • à l’ensemble des défenseurs des libertés démocratiques au Tchad à ne pas baisser pavillon au moment même où Idriss DEBY par une mascarade de referendum, veut visiblement de plonger le Tchad dans une gouffre insondable,
  • à l’ambassadeur de France au Tchad de cesser d’encourager l’emprisonnement arbitraire des journalistes qu’il qualifie de « partisans, irresponsables… ne doivent bénéficier d’aucune aide publique… ». Car faut-il rappeler à cet ambassadeur comme tout autre ménestrel de cet acabit que l’époque de traiter les Africains comme des sous-hommes, est révolue. La J.U.D.A. ne souhaite pas en dire plus.

Enfin, elle interpelle les autorités tchadiennes à méditer ces mots de SOCRATE lorsque arbitrairement condamné à mort, il disait aux juges : « si vous croyez qu’en tuant les gens, vous empêcherez qu’on vous reproche de vivre mal, vous êtes dans l’erreur. Cette façon de se débarrasser des censeurs n’est ni très efficace, ni honorable ; la plus belle et plus facile, c’est, au lieu de fermer la bouche aux autres, de travailler à se rendre aussi parfait que possible. »

Fait à Lomé, le 19 juillet 2005
Pour la coordination
Le Secrétaire Général ,
Rodrigue KPOGLI

samedi 2 juillet 2005

Il est temps que la RDC cesse d’être démocratique que de nom.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) condamne énergiquement la répression qui a fait 2 à 12 morts selon les sources, des dizaines de blessés ainsi que plusieurs arrestations arbitraires lors de la manifestation d’une partie de l’opposition le 30 juin 2005 contre la prolongation de la transition en République Démocratique du Congo.
Cette sauvage répression est un mépris grave et manifeste du droit à la vie et à l’intégrité physique des citoyens congolais qui ne faisaient qu’exercer un droit constitutionnel, celui de manifester.

La JUDA rend hommage à ces victimes tombées pour la liberté et la démocratie. Elle présente aussi aux familles éplorées ses sincères condoléances et leur témoigne sa compassion. Elle souhaite aux blessés un prompt rétablissement.

Pour la JUDA, un mort de plus est un mort de trop dans ce pays qui a déjà perdu beaucoup de ses bras valides pouvant œuvrer pour son développement.

Elle rappelle que si les morts étaient utiles en quelque chose, la RDC aurait déjà atteint un indice de développement largement au – dessus de nombre de pays occidentaux.

Par conséquent, la JUDA :
  • demande avec insistance à l’UA de diligenter une enquête en accord avec l’ONU et l’UE en vue d’identifier et punir les auteurs de cette révoltante répression du 30 juin 2005 en RDC, selon les normes internes et internationales.
  • exige de l’UA une condamnation sans équivoque de ces évènements sanglants qui se développent de plus en plus en Afrique, car ce ne sont pas les morts ou les éclopés à vie qui feront la renaissance et l’intégration africaines.
  • appelle à la conscience des militaires et autres hommes en tenue ou encore armés à ne plus tirer sur leurs concitoyens qui ne revendiquent que de meilleures conditions d’existence pour tous.
  • estime qu’il est temps que la RDC cesse d’être démocratique que de nom.
  • rappelle aux autorités de la RDC que la paix véritable ne se trouve pas au bout du fusil. Au contraire, la JUDA pense que le salut de la RDC est dans l’organisation sur une base consensuelle, le plus vite possible, d’élections justes et transparentes, ouvertes à tous qui mettra fin à une transition lassante et frustrante pour une population sinistrée.
  • demande une fois encore à toute la jeunesse africaine de se mobiliser contre la banalisation du mal qui a assez duré dans nos pays africains.

La J.U.D.A saisit cette opportunité pour réitérer son appel pour le retrait du siège de l’Union Africaine de l’Ethiopie qui s’est rendu indigne de ce privilège avec la sauvage et sanguinaire répression des manifestations populaires au lendemain des élections législatives contestées. Car pour la J.U.D.A, s’il est vrai qu’en l’honneur du Négus Hailé Selassié, Addis Abéba a été consacré en 1963, siège de l’OUA, il serait logique, conformément aux principes de l’UA, que l’organisation panafricaine soit désormais basée dans un Etat exemplaire en matière des droits de l’homme, des valeurs démocratiques ainsi que dans la promotion d’un panafricanisme intégral.


Fait à Lomé, le 2 Juillet 2005


Pour la Coordination
Le Secrétaire Général


Rodrigue KPOGLI

jeudi 30 juin 2005

Hommage de la J.U.D.A à François-Xavier Verschave, président de la Survie

• A la lecture de ce message, que chaque patriote africain observe une minute de silence en mémoire de celui qui a montré qu’on pouvait être Français autrement.

C’est une immense tristesse qui nous envahit en ce moment où nous faisons le douloureux devoir de saluer la mémoire de Mr François-Xavier Verschave, président de la Survie, militant exceptionnel pour la cause africaine qui a tiré sa révérence ce 29 Juin 2005 à la suite d’un cancer.


Toute la jeunesse Africaine, sérieusement peinée, par la modeste voix de la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique - J.U.D.A- présente ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu et compatit sincèrement à ses douleurs. Elle rend un vibrant et plus que mérité hommage à cet homme de cœur pour le courage et l’ honnêteté qui ont guidé ses actions en faveur des sans voix Africains sous le joug du néocolonialisme français, la « françafrique ».
En ce moment de deuil et d’affliction, nous témoignons à toute l’Association Survie, à ses membres et à tous les combattants pour la liberté et la justice, notre douleur car, nous venons de perdre une pièce maîtresse dont la place manquera pour toujours dans notre lutte commune. Nous ne trouverons jamais les justes mots pour qualifier ce grand homme qu’est le combattant Verschave qui, armé d’un courage légendaire dans un environnement où le cynisme et l’hypocrisie l’ont emporté sur la vérité, la justice et la dignité, tire au clair, jusqu’à son dernier souffle, les câbles diplomatiques, financiers et politiciens souterrains qui lient les sommités africaines à l’Elysée et à des milieux mafieux de cette France-là. Malgré les terribles inimitiés des uns et la censure orchestrée des autres, Mr Vershave a su rester ferme dans ses convictions.
Sans verser dans aucune exagération, la J.U.D.A affirme ici que le très riche et gigantesque travail de Mr Vershave avec l’Association Survie en faveur d’une autre Afrique, est une lumière qui éclaire et éclairera plus que jamais les sentiers sinueux et pénibles sur lesquels notre jeunesse s’est engagée. Faut-il rappeler que la J.U.D.A est l’une des toutes premières associations à signer en Juillet 2004 la Pétition contre le soutien de la France à ses "amis dictateurs" initiée par Survie.


Pour une fois encore la Jeunesse Africaine par l’entremise de la J.U.D.A se félicite de l’immense richesse héritée de Mr Vershave et prend solennellement l’engagement devant sa dépouille mortelle de s’approprier ses œuvres pour continuer le combat en vue de la libération effective de notre continent, comme il l’a toujours rêvée.


Désormais outillée, la Jeunesse Africaine doit à présent agir pour que le détournement de l’aide publique au développement, le pillage des richesses de l’Afrique, le soutien de la France à des dictatures africaines, la coopération militaire franco-africaine, la dette du tiers-monde et de l’Afrique particulièrement, l’assassinat des opposants politiques, les coups d’état françafricains, l’influence criminelle des multinationales en Afrique, l’aide de la France au développement des élections truquées dans les pays africains, les bases militaires françaises…bref toutes pratiques obscures exposées par le « célébrissime » disparu et qui ont pour effet d’étouffer l’émergence d’une Afrique démocratique et débarrassée de la pauvreté, disparaissent en faveur d’un panafricanisme intégral.
Nous n’aurons aucune excuse si malgré l’apport de Mr Vershave, les forces néocoloniales triomphent de nous.


Monsieur François-Xavier Verschave, la mort ne vous éloignera jamais de nous. Notre génération est très honorée de vous avoir connu. Que la terre vous soit très légère !


Fait à Lomé le 30 juin 2005


Pour la coordination de la J.U.D.A,
Le Secrétaire Général




Rodrigue KPOGLI

samedi 18 juin 2005

La situation des armes légères en Afrique de l’Ouest


COMPTE RENDU DE LA CONFERENCE–DEBAT ORGANISEE PAR LE RESEAU IANSA-TOGO DANS LE CADRE DE LA CELEBRATION DE LA SEMAINE D’ACTION MONDIALE SUR LES ARMES LEGERES

LIEU : CENTRE CULTUREL FRANÇAIS DE LOME


Thème : La situation des armes légères en Afrique de l’Ouest


I- Introduction


Le 17 Juin 2005 à 15 heures, le réseau International Action Network on Small Arms (IANSA-TOGO) avait organisé une conférence débat avec l’appui du centre des Nations Unies pour le désarmement en Afrique dans le cadre de la célébration de la semaine d’action sur les armes légères du 06 au 12 juin 2005.


« La situation des armes légères en Afrique de l’Ouest » tel est le thème débattu au cours de cette conférence. En effet la prolifération des armes légères et de petit calibre est devenue un des plus sérieux défis sécuritaires en Afrique et dans d’autres parties du monde depuis la fin de la guerre froide .Cette prolifération incontrôlée de ces armes à travers le continent africain constitue une menace à la sécurité nationale et régionale, à la stabilité à long terme et au développement durable. En Afrique Occidentale, la situation est très préoccupante compte tenu de la multiplication des foyers de tension : les armes circulent, elles tuent et nous devons les contrôler. Ainsi la communauté internationale sous l’appui des ONG, s’engage à partir des campagnes à lutter contre ce phénomène à travers une restriction de la demande et de l’utilisation de ces armes et améliorer la transparence dans le commerce des armes légères.


Deux points essentiels ont meublé cette conférence. Il s’agit d’une part de la réflexion sur la situation des armes légères en Afrique de l’Ouest et d’autre part
les principales initiatives des pays de la sous- région pour lutter contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.


II- Le point de la situation des ALPC en Afrique de l’ouest


Les conflits en Afrique voient l’utilisation abusive d’armes légères à grande échelle. Ainsi l’accumulation excessive et déstabilisante des armes légères et de petit calibre affectent bon nombre de pays africains. Selon les statistiques des Nations Unies 639 millions d’armes légères circulent dans le monde et alimentent les conflits intra-étatiques depuis la fin de la guerre froide dont 8 millions en Afrique de l’Ouest.


De 1990 à 2000, on dénombre plus de 2 millions de morts dans la sous–région en plus des déplacés, des réfugiés, des homicides volontaires, des vols à main armée.

Au Nigeria, on estime à un million les armes circulant illicitement. Les crises en Côte d’Ivoire, au Liberia, en Sierra Léone, Guinée Bissau peuvent éventuellement constituer des sources d’approvisionnement vers les pays à forte crise socio-politique. Selon de nombreux chercheurs, 50 % des victimes de ces armes sont des civils dont une majorité de femmes et d’enfants. Pratiquement les armes portatifs de fabrication locale et importée sont utilisées dans la plupart des conflits armés internes .Ces armes ne provoquent pas directement la guerre mais leur grande disponibilité les rend plus meurtrières. Alors, il est donc indispensable de bien contrôler leur transfert afin d’éviter leur dissémination dans des pays où les conflits trament.


III- Les mesures prises pour contrôler les ALPC


La prolifération des armes légères et de petit calibre fait peur en raison de leur facile accessibilité due au trafic illicite. Elle menace également la paix et la sécurité du continent africain .Les pays africains ont déclaré qu’ils mènent des efforts en vue d’éradiquer la prolifération des ALPC et ce dans le cadre des mécanismes sous régionaux tels que le moratoire de la CEDEAO sur l’importation, l’exportation et la production des armes légères dont ils ont lancé un appel à une assistance financière en vue de la mise en œuvre effective.


Selon le conférencier T. ZANG, coordonnateur du programme des Relations civiles militaires, UNREC, la stabilité de l’Afrique de l’Ouest est encore précaire en raison de plusieurs facteurs parmi lesquels les mouvements trans-frontaliers de combattants malgré les progrès réalisés au Liberia et en Sierra Leone. Cependant la CEDEAO ne baisse pas les bras et renforce ses capacités institutionnelles à travers la création de l’Unité des armes légères au sein du secrétariat exécutif de la CEDEAO afin de lui permettre de mieux assurer le leadership politique dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de mieux suivre l’ensemble des initiatives en cours dans la sous région.


Elle veut en outre dépasser le simple cadre du volontarisme politique pour établir des contraintes juridiques auxquelles doivent se conformer les Etats et les autres acteurs ; bref transformer le moratoire en convention en vue d’une lutte efficace contre la prolifération des ALPC dans la zone CEDEAO.


IV- L’implication de la société civile


Selon le conférencier, la stratégie de la société civile dans la sous région dont une importante composante est réunie au sein du « Réseau Ouest Africain sur les Armes Légères »WANSA : West Africain Network ON Small Arms, dans le cadre de ce processus, est double.


D’une part, faire le lobbying auprès des décideurs dont un groupe de chefs d’Etats et de gouvernement pour les amener à soutenir, faire adopter et appliquer la future convention et d’autre part contribuer à la réflexion sur le contenu de cette convention en proposant un projet de convention parrainé par les organisations de la société civile.


Pour mieux coordonner les actions, de la société civile dans le contrôle des armes, le réseau IANSA-TOGO disparaît au profit d’une nouvelle structure appelée R.E.N.A.L : Réseau National d’Action contre les Armes Légères.

V- Clôture de la conférence


La conférence débat a pris fin aux environs de 18 h GMT par une prise de photo de famille.


Leçons apprises


Cette activité nous a permis de mieux connaître la situation des armes légères ainsi que leurs conséquences négatives sur le processus d’intégration et de développement de la sous-région ouest africaine.


La J.U.D.A élargit son cercle d’amitié et de contacts en rencontrant d’autres acteurs de la société civile du Togo, travaillant dans ce secteur très important d’armes légères.


La J.U.D.A a compris la nécessité d’œuvrer activement dans le RENAL mis en place pour qu’un véritable contrôle se fasse sur les armes légères.

Lomé, 18 juin 2005
Par M. AHIANKU Komla Elikplim

Membre actif de la J.U.D.A

mercredi 8 juin 2005

A propos de la divergence de points de vue entre la Commission et la présidence en exercice de l’Union Africain sur le Togo

Pour aider à une solution juste et durable à la crise du Togo, aggravée par les élections frauduleuses, émaillées de graves violations des droits humains, le président de la commission a décidé, en conformité avec les textes régissant le fonctionnement de l’Union africaine, de la mise sur pied et de l’envoi sur le terrain d’une équipe de médiateurs sous la conduite de Monsieur Keneth KAUNDA.

Quelques jours plus tard, le président Olusegun OBASANJO du Nigeria, président en exercice de l’UA déclare « nulle et de nul effet » cette décision pourtant régulière et salutaire voire honorable pour l’institution panafricaine.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique-J.U.D.A- regrette avec amertume et dénonce avec force cette dérive autoritaire du président en exercice de l’UA qui, par cette palinodie, met dangereusement la crédibilité de l’institution en jeu et sème publiquement le désordre au sein de l’UA encore en peine à poser les premières pierres de ses fondements démocratiques.
La J.U.D.A sans aucun complexe se demande si l’attitude du président en exercice ne serait-elle pas la révélation au grand jour du marchandage dont la situation au Togo est l’objet. En effet, il nous semble sans doute que les actions entreprises depuis un certain moment par le président en exercice en faveur de la légitimation du pouvoir de Faure GNASSINGBE, seraient le prix que le Nigeria devrait payer pour espérer bénéficier de la part du tuteur de l’Afrique, de la suppression de sa dette et du soutien à sa candidature au poste de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.

N’est-ce pas aussi la preuve vivante de l’existence d’une vieille Afrique entichée des apparences et des discours démagogiques, faisant ainsi le lit au néocolonialisme ? Cette vieille Afrique qui condamne les coups d’état mais paradoxalement cautionne le traficotage des constitutions et les fraudes électorales, ainsi que les compromissions débouchant sur du rafistolage institutionnel pour ainsi attribuer une prime à la criminalité et à la prévarication transformées en institutions dans certains pays africains.
.
Fidèle à son éthique et consciente de la nécessité de l’émergence d’une nouvelle Afrique, la J.U.D.A apporte son indéfectible soutien à la Commission et l’encourage vivement dans ses initiatives en faveur de la démocratie au Togo et en Afrique toute entière. Elle appelle le Président de la Commission à assumer sans aucune faiblesse les responsabilités à lui attribuées par les textes ; ceci pour donner de l’espoir aux Africains déçus par l’ex-OUA..

Au nom de la Jeunesse d’Afrique, la J.U.D.A invite la présidence en exercice à comprendre qu’il est grand temps pour le continent de cesser de marquer le pas en bordure du monde démocratique et de l’urgence d’un leadership non seulement responsable mais aussi et surtout capable de redresser les frères qui par narcissisme ou égoïsme, tenteraient de sortir du droit chemin mettant ainsi la cohésion de leur peuple en péril. De plus, de notre point de vue, l’Afrique des apparences ne peut relever les défis et réaliser le NEPAD dont le président OBASANJO est l’un des promoteurs.

Quant aux mouvements de la Jeunesse panafricaine, la J.U.D.A les exhorte, une fois encore, à plus de courage en vue de manifester leur réprobation contre les pratiques qui étouffent de profondes mutations tant dans les institutions que dans les mentalités dont le continent a plus que jamais besoin. La Jeunesse panafricaine a aussi l’impérieux devoir de soutenir la commission dans sa logique en faveur de la véritable paix fondée sur le respect de la démocratie et de la justice au Togo et inciter l’UA dans son ensemble à prendre ses responsabilités devant l’histoire pour éviter que le cas du Togo ne serve de précédent dangereux car, faut-il le rappeler, l’admission du régime issu du coup d’état de 1963 au Togo au sein de l’ex-OUA, avait ouvert la voie au grand et incessant bal des coups d’état sanglants en Afrique.

Aussi, il serait salutaire pour les peuples que les dirigeants des organes de l’UA harmonisent plus que jamais leur position pour désavouer publiquement toutes les formes de piétinement des règles démocratiques notamment et les modifications intempestives, aux fins exclusivement claniques voire familiales, les mascarades électorales et les violations systématiques des droits de l’homme qui se développent sans cesse dans les Etats africains.



Lomé le 8 juin 2005

Pour la Coordination
Le Secrétaire Général



Rodrigue KPOGLI

mardi 31 mai 2005

Tchad: la J.U.D.A dénonce le tripatouillage constitutionnel de Déby.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le pouvoir tchadien s’apprête à organiser une consultation référendaire pour modifier la constitution de la République du Tchad en vue d’abroger notamment la limitation du mandat présidentiel pour ainsi permettre au président Idriss DEBY de régner à vie. La France a déjà accordé sa bénédiction à cet attentat contre la loi fondamentale tchadienne. Le ministre Xavier Darcos avait salué l’adoption par l’Assemblée nationale du Tchad, de ce texte trafiqué.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique-J.U.D.A- se fait le porte-parole de la jeunesse africaine pour dénoncer et condamner sans retenue cette triviale mise en scène qui ne vise rien d’autre qu’à faire de Monsieur Idriss DEBY président à vie et du Tchad, une monarchie.

En conséquence, la J.U.D.A. demande :

- aux organisations politiques républicaines d’intensifier la campagne pour le boycott.

- à des acteurs de la Société civile tchadienne à rejeter purement et simplement cette mise en scène Chiraco-Débyenne.

- à la Jeunesse tchadienne de se mobiliser dans un esprit citoyen pour s’abstenir de participer à cette tentative indigne et honteuse de coup d’état constitutionnel, car aller à ce référendum voire se prononcer pour le OUI revient à conférer à très court terme le statut de monarchie au Tchad, à inscrire dans la durée piétinement des règles élémentaires de la démocratie et de l’Etat de droit, à perpétuer les violations systématiques des droits de l’Homme, à ajourner la disparition du clientélisme, du pillage, de la corruption, de la mauvaise gouvernance et de l’analphabétisme ainsi que de la division contre lesquels d’honnêtes citoyens tchadiens se battent depuis des années.

- au peuple du Tchad de ne pas participer ainsi à la légitimation du tripatouillage constitutionnel programmé par ceux qui font preuve d’un carriérisme révoltant et qui souhaitent le perpétuer au sommet de l’Etat. Le Tchad n’a nullement besoin d’un président à vie au moment même où des millions de ses fils croupissent dans la misère dans toute sa dimension et à une époque où les enjeux mondiaux commandent une démocratisation absolue des institutions étatiques dans nos pays.

- à ceux qui pour une raison ou une autre sont amenés à participer à cette consultation qui se prépare, dans un souci patriotique et du sens du devoir citoyen à voter NON pour rejeter absolument cette grave et préjudiciable tentative à l’émergence d’un Tchad démocratique.

Aussi, la J.U.D.A. invite impérieusement la Jeunesse africaine dans son ensemble à une solidarité agissante en faveur de la Jeunesse tchadienne en particulier et du peuple frère du Tchad en général en manifestant à l’échelle continentale sa vive désapprobation face à la mythomanie d’un système politique visiblement hostile à l’alternance démocratique malgré son incapacité notoire depuis des années à poser les premières pierres d’un Etat de droit au Tchad.

Pour la J.U.D.A, l’émergence d’une nouvelle Afrique impose à la Jeunesse africaine de mettre un coup d’arrêt à cette hydre de démocraties tropicalisées qui, par effet de contagion, crucifie l’âme du peuple africain déjà victime de nombreuses injustices.

De l’Union Africaine, la J.U.D.A exige des actions urgentes et concrètes au lieu de rester impuissante devant les tragi-comédies qui enfoncent de plus en plus l ’Afrique dans le gouffre et par conséquent l’éloigne des projets d’union et d’intégration viables.

Les mouvements de défense des droits de l’Homme, de promotion de la démocratie ainsi que d’autres organisations citoyennes surtout celles de Jeunesse au Tchad ne doivent céder à aucune forme de corruption ni d’intimidation encore moins de distraction car ils ont le soutien dans leur lutte, de tous les Africains épris de liberté, de justice et de paix basées sur la dignité humaine.

Enfin, la J.U.D.A. se met à l’entière disposition des démocrates tchadiens pour les soutenir et les accompagner dans toutes leurs manifestations, communications, pétitions, débats, forum…

Lomé, le 31 mai 2005

Pour la J.U.D.A.

Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI

samedi 14 mai 2005

Rodrigue Kpogli, SG de la J.U.D.A s'entretient avec Didier Ledoux

Après la publication des résultats officiels de la présidentielle du 24 avril au Togo et tout ce qui s’en est suivi, le Secrétaire Général de la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- Rodrigue KPOGLI se prononce sur la situation. La J.U.D.A qui est une association de promotion, de défense des droits de l’homme et de la démocratie, œuvre pour l’émergence d’une nouvelle Afrique. Cette association de Jeunes Africains, est membre du Collectif des Associations de la Société Civile et des Organisations syndicales du Togo (CASCOST).
ARCANES : les élections du 24 Avril dernier, selon-vous, sont-elles démocratiques ?

Rodrigue KPOGLI : Absolument pas ! Il ne suffit pas de la présence d’électeurs dans les centres de vote, du déploiement du matériel électoral et des observateurs pour parler d’élection démocratique, mais des élections démocratiques supposent un fichier électoral crédible, le respect des lois électorales du début jusqu’à la fin et surtout le résultat qui doit être conforme au choix du peuple dans les urnes.
Au Togo, c’est plutôt l’antithèse de ces principes rudimentaires qui a été observée. De la distribution sélective des cartes d'électeur à la proclamation de faux résultats en passant par le gonflement évident du fichier électoral, le processus a été vicié et entaché de beaucoup de fraudes.
Donc ce qui s’est passé n’a aucune similitude avec des élections démocratiques. C’est du vol à main armée du suffrage populaire. Et c’est du jamais vu !

ARCANES : Pourquoi parlez-vous de vol à main armée ?

Ecoutez, nous n’avons pas d’autres mots pour qualifier ce qui s’est passé à la proclamation des prétendus résultats par la CENI. Ces résultats, la main sur le cœur, ne correspondent à aucune donnée réelle. C’est de la fiction absolue. Mais lorsque le peuple togolais, seul et unique détenteur de la souveraineté démocratique voulait s’y opposer, on a tourné le bout du fusil vers lui. C’est dommage et déplorable que certains togolais animés d’un égotisme néfaste, enfoncent leur propre pays dans le gouffre.
La suite, tout le monde le sait, c’est des morts, des blessés, des exilés involontaires et des dégâts matériels très importants. La violence était telle que le peuple togolais a abandonné son droit de contester le faux substitué au vrai, à lui, présenté.

ARCANES : Quel constat, la J.U.D.A peut-elle faire de la situation des droits de l’homme en ce moment au Togo ?

L’hostilité du Togo à l’égard des droits humains est connue depuis des lustres. Mais aujourd’hui, c’est l’automne pour les droits de l’homme au Togo ; en ligne de mire le droit à la vie et à l’intégrité physique, source d’autres privilèges reconnus à l’Homme.
Permettez-nous, avant d’entrer en détail, de nous incliner avec toute la tristesse au cœur et sincèrement, devant la dépouille de ceux qui sont froidement abattus par balle, à coup de gourdins, de machettes, de lances, de haches pour avoir osé contester le faux et l’injustice. Les blessés innombrables qui souffrent aujourd’hui, méritent notre admiration et soutien. Aux familles de ces victimes, nos salutations de compassion et de solidarité.
Les atrocités auxquelles nous avions été témoins ne sont rien d’autre que de la barbarie que nous condamnons avec la dernière rigueur.
Du 24 au 29 Avril a été des journées de farouche répression. Le sang a coulé à flot. Des maisons ont été visitées et des atrocités indicibles ont été commises.
Sur toute l’étendue du territoire, le cri du sang a été entendu. Le bilan est au-delà de la centaine de morts et des centaines de blessés.
Ce contexte de terreur entretenu par des miliciens appuyés par les éléments des FAT était prévisible. Les multiples appels des organisations de défense des droits de l’Homme pour l’envoi des troupes internationales pour protéger le peuple s’inscrivaient dans cette logique confirmée plus tard par la démission de l’ex-ministre de l’Intérieur Akila Esso Boko. L’acte de M. Boko avait une forte portée citoyenne. C’était un coup de Trafalgar pour ceux qui ont planifié le naufrage du peuple togolais ; on voulait même le lyncher. Mais personne n’a pris en considération ces alarmes.

On note plusieurs disparus et plus de 18.000 togolais réfugiés au Bénin et au Ghana.
Les menaces et intimidations graves sur les défenseurs des droits de l’homme. Le droit à l’information est aboli. La coupure des lignes téléphoniques durant des jours. Il faut aussi parler de la fermeture et de l’interdiction de diffuser adressée aux médias privés et indépendants à savoir les radios Kanal FM, Maria, Nana FM, Nostalgie. Radio Lumière à Aného a été incendiée, son directeur en fuite, est traqué jusque dans son dernier retranchement. Peace FM à Kpalimé a vu son émetteur enlevé et son directeur aussi en fuite. La presse écrite aussi est mise au pas, elle est étranglée pour être domestiquée.
Cette ambiance déplorable est indigne du 21ème siècle juste pour des élections. C’est tout comme une guerre ; l’aviation militaire a été mise à contribution pour mâter la contestation. Les cas de torture et de viols collectifs ne sont plus à compter. Ces violations graves et lourdes des libertés et droits des togolais continuent sous d’autres formes à savoir des enlèvements, des sévices corporelles administrées aux personnes arbitrairement détenues et des visites inopinées au domicile des défenseurs des droits de l’homme qui sont toujours menacés avec leur famille. Ainsi la situation politique en ce moment au Togo peut se résumer à la honteuse mais populaire sagesse, largement partagée et représenter par l’image d’un singe trois fois taré : un singe qui, tour à tour, ne voit volontairement rien, ne dit rien volontairement, n’entend volontairement rien. Un singe crétinisé, décérébré.

Il faut condamner toutes ces violences qui n’ont pour but que de faire asseoir une autorité illégitime. Les préposés et les commettants de ces actes inhumains, même si aujourd’hui ne sont pas inquiétés, il faudra un jour qu’ils répondent de leurs crimes devant des tribunaux. Autrement, ils subiront la sanction de la justice divine car il est des abominations que la loi de la nature ne pardonne pas.

ARCANES : Malgré cette description négative, pourquoi alors, selon vous, la communauté internationale a-t-elle reconnu les résultats du vote ?

Ecoutez, le Togo est victime d’une sorte de conspiration internationale. Reconnaître les résultats de surcroît fictifs issus de ce très heurté processus électoral, relève du blasphème démocratique. C’est une injure grave à l’intelligence du peuple togolais qui n’a connu que des souffrances sous le régime RPT.
Mais la diplomatie étant ce qu’elle est, les Etats ont préféré le cynisme et l’hypocrisie à la justice en se réfugiant derrière la CEDEAO.
Il faut le souligner, la J.U.D.A n’a jamais compté sur la communauté internationale, car à voir ce qui s’est passé au Rwanda où 1 Million de personnes ont été massacrés aux yeux de cette communauté, on ne peut que déchanter. Pour cela la J.U.D.A a toujours plaidé pour une solution authentique, si vous voulez, endogène pour le Togo.
C’est quand même étonnant de voir toute la communauté internationale s’aligner sur la position de la CEDEAO, ce syndicat des chefs d’Etat majoritairement acquis à la cause française. Cela semble une attitude des moutons de panurge. C’est un unanimisme assassin.

ARCANES : Comment percevez-vous le rôle de la France dans la situation du Togo ?

La France a été et est un danger pour les peuples africains. Consciente de ses faiblesses et atteinte d’un complexe d’infériorité face aux USA qu’elle cherche vaille que vaille à concurrencer, la France ruine les Etats africains en les maintenant sous une tutelle plus que destructrice.

La France fait tout pour qu’à la tête de nos pays se trouvent des préfets locaux, des métayers dont la mission est de veiller aux intérêts mafieux et méphistophéliques de ce qu’on nomme la Françafrique. Cette alliance contre-nature qui depuis Foccart, ne cesse d’accoucher que des monstres et des carriéristes en Afrique.
Pour Chirac et ses apôtres, la dictature dans le contexte africain est un mot, non un mal. Et ce qui vient d’être accompli au Togo confirme la réelle intention de Chirac selon qui les peuples d’Afrique ne sont pas mûrs pour la démocratie.
De plus pour la France, la démocratie en Afrique doit être un produit manufacturé importé, à utiliser en référence à la notice prescrite par le laboratoire élyséen. Les peuples africains n’ont rien à y faire.

Ainsi tous les reproches faits à la diplomatie française ne lui ont pas fait changer de tactique. Au mépris de la dignité du peuple togolais, la patrie des droits humains, comme on ose l’appeler, a intronisé le fils de son « ami » et qui est aussi l’« ami personnel » de son président, Chirac.

Mais, la France doit savoir que, sur le continent africain émerge une nouvelle génération d’hommes qui ne veut plus être sous cette tutelle dévastatrice.
Voyez, après avoir enfoncé le peuple togolais dans les profondeurs abyssales de l’amertume, cette France accueille l’ex-ministre Boko sous prétexte de le protéger contre les autorités togolaises qui le réclament. Côté humanitaire d’une laide façon de faire ! C’est très facile ! Chirac croit alors s'acheter bonne conscience à vingt cinq francs CFA.
Ce geste humanitaire petit format cache en réalité d’autres intentions.
Il faut nécessairement une nouvelle politique africaine de la France. Et pour cela, le peuple français doit dans son ensemble mettre la pression avec des manifestations de protestation à l’image des Américains qui ont publiquement dénoncé et cela massivement la politique étrangère de Bush lorsqu’il décida d’envahir l’Irak.

La Jeunesse africaine demande la solidarité du peuple français dans ce combat contre le néocolonialisme qui ne doit plus être l’affaire de certaines personnalités qui sont d’ailleurs victimes d’une censure orchestrée dans la presse française.
Face à l’injustice infligée par la France officielle aux Africains, le silence des Français frise la complicité.

ARCANES : Pourquoi mêlez-vous le peuple Français de cette histoire ?

Le Peuple Français est détenteur du suffrage. Il peut sanctionner les dirigeants qui n’incarnent pas ses aspirations. Vous comprenez à ce moment là que la mobilisation des Français contre l’inhumaine politique africaine de la France, peut faire évoluer les choses de façon positive. De ce point de vue, les médias ont un rôle prépondérant à jouer.
La dénonciation du néocolonialisme français doit dépasser les frontières des associations telles que Survie, Agir, MEDDA…et autres partis tels les Verts de Mamère, la LCR de Besanscenot, ou de certaines personnalités du monde universitaire qui ne bénéficient que de rares espaces dans la presse française. Il faut qu’elle devienne vraiment populaire, provoquant ainsi un débat national.

ARCANES : Quel regard portez-vous sur l’attitude de la coalition dont font partie les partis radicaux ?

Nous ne comprenons jamais ce qualificatif « radicaux » collé à des partis qui refusent de cautionner l’absurdité et l’obscurantisme. Y-a-t-il de parti plus radical au Togo que le RPT, parti au pouvoir ? Ce parti a montré qu’il est prêt à exploiter tous les moyens pour parvenir à ses fins.

La démocratie naît d’abord du refus de l’arbitraire. Et si refuser l’arbitraire, c’est être radical alors il y a plus de radicaux dans le monde que de modérés.
Ceci étant dit, nous voudrions dire que le choix du candidat unique a été une bonne chose. Même si cela a été un accouchement à la césarienne, il faut reconnaître que cette option a orienté le peuple dans un sens. Cet accouchement difficile et douloureux a eu néanmoins un vrai soutien populaire.

Mais, à notre sens, la gestion efficiente et efficace de la période post-électorale reste tout de même un défi à relever par l’opposition togolaise qui jusque-là, a toujours bénéficié d’une disponibilité populaire et massive.

Nous croyons que ce peuple et sa jeunesse sont prêts à décoller ou à soulever une montagne à la seule condition qu’ils aient un levier. Il leur faut un vrai leader qui leur montre le chemin. De ce point de vue, il est plus question de stratégies et de moyens appropriés que de discours cyclothymiques.

ARCANES : Faure Gnassingbé. a promis un Gouvernement d’union nationale au cours de la campagne, il le réitère après sa victoire et la communauté internationale demande la même chose. Qu’en pensez-vous ?

Il revient aux partis politiques de juger de l’opportunité d’une telle proposition. Mais à notre avis, le Gouvernement d’Union Nationale est une fabrication de la françafrique qui vise à légitimer une autorité illégitime voire inexistante au départ. De plus, le principe de gouvernement d’union nationale n’existe pas en droit public et dans aucune faculté de sciences politiques, vous ne verrez de ses traces.
Le parti vainqueur d’une élection forme un gouvernement et les autres sont dans l’opposition.
C’est farfelu qu’après chaque fraude électorale, on nous sorte cette idée de gouvernement d’union nationale ou gouvernement de large ouverture. Et c’est toujours applicable en Afrique où on croit faire de la réconciliation en associant les adversaires politiques autour de la mangeoire. Puisque selon les adeptes de cette idéologie, les Africains et surtout les politiques ne se battent que pour aller brouter du côté où l’herbe est verte. C’est bien une formule sordide sortie du laboratoire françafricain comme de l’antalgie. Le peuple est aujourd’hui plus qu’hier, divisé et déchiré. On crée un antagonisme Nord-Sud. On montre le Nord comme attaché au système et le Sud comme hostile à lui.
On tente coûte que coûte de substituer à un problème politique, une question ethnique insensée. Les résultats proclamés officiellement ont été même conçus sur cette base. C’est dommage qu’on en arrive là.

Même les violences de l’après élection ont pris ce sens. Ceux qui sont à l’origine de cette conception des choses sont en train d’orienter le Togo vers le suicide.
Le pont Nord-Sud proclamé est plutôt un mur de séparation. C’est un danger insidieux qui guette le Togo.
L’union ne pourra avoir pour fondement la force. Nous vous disons que ce qui se passe au Togo est une situation à degré en dessous zéro de la politique.

ARCANES : Donc pour vous, pas de gouvernement d’union nationale ?

Ecoutez, la Françafrique fonctionne en 3 étapes :

1- On organise les élections présidentielles frauduleuses en faveur d’un homme oint à l’Elysée.

2- On réprime la contestation dans le sang puis on appelle à la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale.

3- On organise les élections législatives, municipales ou locales pour sauver les meubles et rendez-vous 5 ans après pour la même chose.

La J.U.D.A ne saurait être le tableau d’affichage d’un certain courant de pensée qui voudrait qu’on se contente de la symbolique. Le symbole n’a aucune valeur lorsque la chose réelle peut être obtenue. Donc le Gouvernement d’Union Nationale, symbole de l’unité nationale est une contorsion politicienne qui semble du cautère appliqué sur une jambe de bois.

Le Togo est un pays sur la civière depuis des années, il a besoin d’un gouvernement légitime pour le redresser.

ARCANES : Le collectif de la société civile à laquelle la J.U.D.A appartient a-t-elle une position sur la question du Gouvernement d’Union Nationale ?

Nous ne savons pas. Le collectif n’a jamais été entendu. Nous avions toujours fait des propositions à la classe politique qui, de part et d’autre nous considère comme des opposants et donc des ennemis à combattre.

ARCANES : La J.U.D.A nourrit-elle de l’espoir pour le peuple togolais ?

Tant qu’on vit, il y a de l’espoir. Il est vrai que le Togo est très mal en point actuellement. Nous constatons aussi que l’Union Africaine reste une illusion au regard de ce qui se passe au Togo, qui depuis le 26 Avril est devenu officiellement une monarchie héréditaire.
Beaucoup d’Etats emprunteront certainement cette voie puisque c’est toléré au Togo. Nous ne croyons pas que l’Afrique sortira de si tôt de l’auberge et ira de l’avant si ses Etats rament à contre-courant du renouveau en faveur des monarchies héréditaires. Dès lors, une véritable mobilisation de la Jeunesse Africaine faisant émerger une opinion publique à l’échelle continentale s’impose pour rejeter ces pratiques précambriennes et démystifier ceux qui se croient dépositaires d’un droit divin de gouverner en Afrique. Déjà, nous avons des rois qui modifient les constitutions pour régner ad vitam eternum.

Ces tristes réalités ne nous décourageront pas. Les grandes idées qui ont servi de remèdes aux maux de ce monde sont nées à des moments d’extrêmes difficultés.
Nous croyons que des solutions plus qu’une solution, existent au cas du Togo.

ARCANES : Merci pour votre disponibilité.

C’est nous qui vous remercions.

Propos recueillis et transcrits par Didier Ledoux

samedi 23 avril 2005

Arrestations des proches du ministre Boko: violations loudres et flagrantes des doroits de l'Homme.

COMMUNIQUE DE PRESSE

En appui à la déclaration du Collectif des Associations de la société civile et des organisations syndicales, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique, J.U.D.A, se félicite de ce que dans une sortie plus que matinale le 22 avril, le ministre de l’intérieur, en charge de l’administration électorale, ait formulé une demande de report du scrutin présidentiel, assortie d’un schéma de sortie durable de la longue et absurde crise que connaît le Togo.

Cet acte d’une forte portée citoyenne, est un coup de Trafalgar pour le Gouvernement, au regard de sa détermination à organiser ces présidentielles de manière la plus opaque possible le 24 avril malgré les évidents risques courus. Au lieu de considérer les propositions de Mr BOKO, il a été désavoué par le président par intérim et 11 de ses proches dont 10 de ses collaborateurs et sa sœur ont été arrêtés. Plusieurs autres membres de sa famille et de ses amis officiers des Forces Armées Togolaises sont actuellement sous menaces.

Il s’agit ni plus ni moins de violations flagrantes et lourdes des droits et libertés de ces citoyens togolais qui ne sont coupables en rien sauf d'être des proches de Mr BOKO. La J.U.D.A élève donc de très vives protestations contre cet énième arbitraire du vétuste et décadent système qui régit le Togo où le délit de parenté est érigé en règle pour faire payer aux proches d’un dissident ou d’un opposant politique le prix de son engagement pour la vérité et la justice.

La J.U.D.A exige la relaxe pure et simple de ces personnes arbitrairement arrêtées et la cessation immédiate des menaces à l’endroit des autres proches de Mr BOKO car ces actes ne sont rien d’autres que des mesures dilatoires et vilaines en réponse à un problème qui méritait des actions responsables.

Elle observe avec une très grande tristesse que malgré que le Togo soit sur une civière depuis de longues années, le régime plus qu’impopulaire du RPT, s’obstine dans un obscurantisme destructeur. La J.U.D.A interpelle donc la conscience des tenants du système à faire montre de courage et de patriotisme pour que dans l’unité et la paix fondée sur la dignité humaine, la liberté et la Justice, un Togo démocratique émerge au grand bénéfice de tous ses citoyennes et citoyens.

Enfin, la J.U.D.A estime opportun d’inviter impérieusement le Peuple du Togo dans son ensemble et particulièrement la Jeunesse à créer les conditions de leur libération et surtout à agir, ainsi que le recommande l’article 150 de la Constitution, dans un esprit citoyen en vue de faire échec à toute autorité illégitime- quelle qu’elle soit -qui voudra s’imposer à eux à l’issue du très heurté processus électoral au lieu d’espérer en la "Communauté internationale" encore plus en la CEDEAO.Une autre Jeunesse au service d’une Afrique nouvelle…


Lomé le 23 avril 2005.

Le Secrétaire Général
Rodrigue KPOGLI

mercredi 20 avril 2005

La J.U.D.A exige la libération de l'ex-premier ministre AGBEYOME et la réouverture de la radio Kanal Fm.


COMMUNIQUE DE PRESSE

L’arrestation de Mr AGBEYOME et son incarcération à la prison de Kara depuis le 8 avril 2005 constitue non seulement une violation grave des droits et libertés à lui, reconnus par la Constitution, mais aussi une vengeance à l’ex-premier ministre qui en juin 2002 a dénoncé courageusement les excès et la cruauté du système R.P.T.

La J.U.D.A. s’indigne du fait que Mr AGBEYOME puisse payer pour un passé reconnu aujourd’hui par le R.P.T. comme pas très glorieux.

En conséquence la J.U.D.A. exige la libération immédiate et sans condition de Mr AGBEYOME ; ceci pour que le « pardon pour le passé » demandé par le R.P.T. au cours de la campagne électrorale, ne soit pas perçu comme une boutade prononcée du bout des lèvres pour des fins électoralistes.

La J.U.D.A. saisit cette opportunité pour crier sa désolation face à la décision de la HAAC, de limiter la couverture de la campagne électorale et le reste du très heurté processus électoral aux seuls médias publics.

Cette décision ne reposant sur aucun fondement légal, viole de surcroît, manifestement l’article 26 de la Constitution Togolaise qui garantit la liberté de presse.L’interdiction adressée aux médias indépendants de couvrir le processus électoral et surtout la fermeture de la Radio Kanal FM cet après midi pour des motifs fallacieux viennent démontrer que le code de la presse exhibé, il y a quelques mois comme une victoire de la liberté d’expression au Togo, n’est qu’un leurre.

La J.U.D.A. dénonce ces mesures de la HAAC visant à réduire au silence des médias qui font un compte rendu impartial et fidèle de la situation actuelle du Togo. Il faut reconnaître que sans les médias indépendants et privés, les informations ne parviendront au peuple togolais que de façon biaisée et dangereusement partiale.

La J.U.D.A exige donc, la réouverture immédiate de la Radio Kanal FM. Elle appelle les autres organes de presse ciblés à ne pas céder à l’intimidation et aux menaces de ceux qui œuvrent avec ardeur pour inscrire le Togo dans le cercle très fermé des Etats voyous au monde.

Enfin la J.U.D.A salue et soutient sans ambiguïté la position citoyenne de l’U.J.I.T, de l’OTM , de l’ URATEL, de l’O.R.E.P.I face à la tentative de mise au pas de la presse indépendante au Togo.

Lomé le 20 avril 2005

Pour la Coordination

Secrétaire Général

Rodrigue KPOGLI

lundi 4 avril 2005

Présidentielle du 24 avril 2005 au Togo: graves irrégularités dans l'opération de distribution des cartes d'électeur.


DECLARATION

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique a suivi l’opération de révision et de distribution des cartes d’électeur pour le scrutin présidentiel du 24 avril prochain.

Cette opération débutée le lundi 28 mars 2005 est entachée d’après nos observations, de graves irrégularités qui mettent en doute la régularité du processus électoral en cours.

1.) Etablissement de nouvelles cartes d’électeur. Le constat est amer :

- Impossibilité pour des personnes âgées de plus de 23 ans de s’inscrire. Il leur est demandé de justifier le pourquoi elles ne se sont pas faites inscrire en 2003.
- Absence de cartes vierges ou du moins leur insuffisance en quantité. Plusieurs personnes n’ont pas pu s’inscrire parce que les cartes vierges sont épuisées.
- Impossibilité pour les personnes de 18 ans au moins de s’inscrire. Plusieurs personnes dans ce cas sont des élèves ou des apprentis qui disposent plutôt de leur carte scolaire ou d’apprentissage. Il leur a été refusé l’inscription au motif qu’ils n’avaient pas de carte d’identité nationale.
- Impossibilité pour des personnes ayant changé de domicile de s’inscrire. La raison est simple. Il leur est demandé de retourner à leur point de départ pour se faire établir une attestation de radiation. Il en est ainsi pour tous les agents de l’Etat mutés depuis 2003. Il en est de même pour ceux qui pour des raisons diverses, ont changé de domicile.
- Impossibilité pour des personnes dans certaines localités de s’inscrire même sur présentation de cartes d’identité nationale.

2.) Retrait des cartes d’électeur Beaucoup de problèmes à ce niveau également:


- Cas des personnes sans pièce d’identité. Elles ne sont pas autorisées à retirer la carte même sur présentation d’autres pièces d’identité. Alors même que la filiation était constituée.
- Des personnes présentant la carte d’électeur de 1998 et de 2003. Il leur est refusé de retirer la nouvelle carte alors que certaines personnes avaient joint leur acte de naissance ou nationalité.
- Des noms mal écrits. Une inadéquation entre la pièce d’identité nationale et la carte d’électeur vaut refus de retrait alors que d’autres indices auraient suffi à l’identification.
Il faut noter que les fautes d’orthographe provenaient surtout de la carte d’électeur.
D’une manière globale, la J.U.D.A. note que:

a) l’encre indélébile n’est pas disponible dans certains centres de vote. Mais le retrait et l’inscription se font.

b) dans certains centres d’inscription, les listes ne sont pas affichées tandis que dans d’autres, l’ordre des listes a été permuté ; ceci crée une perte de temps aux citoyens qui cherchent leur nom toute une journée et finissent par abdiquer lorsqu’ils n’en peuvent plus.

c) les inscriptions et le retrait se font dans certains centres d’inscription sans la carte d’identité ou avec une carte d’identité qui n’est pas encours de validité alors que dans d’autres c’est impossible.

d) des préfets et de sous-préfets voire des chefs coutumiers envoient des cartes vierges dans les pays limitrophes à remplir.

e) les heures d’ouverture et de fermeture des centres d’inscription ne sont pas respectées. Ouverture tardive et fermeture prématurée.

f) des individus circulent et prennent le nom des non inscrits en leur promettant de leur trouver des cartes le mardi 5 avril 2005.

g) Des individus circulent pour collecter une somme de1000 FCFA par personne pour leur ramener des cartes d’électeurs après quelques heures.

h) la formation des agents est inefficace au regard de l’interprétation variée des textes notamment le code électoral et les consignes données.

i) le taux de retrait des cartes n’atteint pas 35% au jour d’aujourd’hui.

j) le manque d’information amène des commentaires déplacés et exagérés entre les agents et les populations .

k) la commission administrative n’applique pas l’article 65 alinéa 3 du code électoral qui lui demande de procéder à une enquête lorsqu’une personne désire retirer sa carte ne dispose pas de pièce d’identité . La J.U.D.A. estime qu’il est opportun de demander aux autorités en charge de l’organisation des élections de prolonger la date du retrait et d’inscription en tenant compte des difficultés et irrégularités sus-énumérées.

l) des violences ont émaillé par endroit l’opération de distribution à cause des tracasseries et autres obstacles qui ennuient les populations.

m) des citoyens qui tentent de s’opposer à ces pratiques sus-mentionnées, sont l’objet de bastonnades et de violences administrées par des individus clairement identifiés comme miliciens du parti au pouvoir.

La J.U.D.A. demande à l’organe législatif de siéger immédiatement en vue d’adapter le code électoral au fait que la majorité des Togolais ne dispose pas de carte d’identité nationale. Cette réalité n’est pas exclusive au Togo mais elle est celle de tous les pays d’Afrique où les populations ne disposent pas de pièce d’identité. C’est bien là, la preuve de l’échec de nos Etats à former des citoyens responsables.

Elle exige également une prolongation des opérations d’inscription et de retrait des cartes et aux autorités en charge de l’organisation du scrutin de veiller à la distribution des dites cartes jusqu’à la veille du vote.

Considérant les enjeux des présidentielles prochaines, la J.U.D.A. exige que soit facilitée la participation de tous les Togolais à l’élection du Président de la République. Il est inutile de rappeler que le vote est un droit auquel nul ne peut porter atteinte.

Les mesures tendant à restreindre le suffrage sont d’une époque révolue et les graves entorses aux principes de base d’un Etat démocratique notées en ce moment au Togo sont à condamner . Ces faits, selon la J.U.D.A jettent un sérieux doute quant à la volonté des autorités actuelles d'organiser des élections libres et crédibles.

La Jeunesse Togolaise doit alors se mobiliser et redoubler de vigilance pour faire échec à toutes les formes de manipulation, d’achat de conscience et de fraudes quelle que soit leur origine.

Fait à Lomé le 04 avril 2005
Le Secrétaire Général
Rodrigue KPOGLI